Hello à tous !
C'est dimanche, et qui dit dimanche, dit publication. J'aurais bien voulu publier hier avant de partir au travail, mais je n'ai même pas eu le temps de corriger mon chapitre cette semaine, donc je m'en excuse. Du coup, je publie ce matin. J'ai très vite corrigé ce chapitre, mais je m'excuse d'avance si il y a des fautes qui sont passées au travers. Ca ne me ressemble pas de publier à la va vite comme ça, mais c'est un peu la course, avec la rentrée, la reprise du boulot, et tout ça, tout ça.
Je répondrai aux reviews plus tard dans la semaine, mais je souhaite vraiment vous remercier pour votre enthousiasme, j'ai adoré, ça m'a fait chaud au coeur.
Bonne lecture !
Dorea sortit de la Grande Salle et prit une grande inspiration, se disant que ça faisait un bien fou puis déambula à travers les corridors de l'école, se laissant porter par ses pas.
Elle arriva bien vite devant la porte menant à la tour d'Astronomie et emprunta la montée pour déboucher sur une pièce circulaire donnant sur le parc de Poudlard, l'air frais et quelques flocons de neiges, s'immisçant dans le passage. La serpentard s'installa alors près de la rambarde et s'adossa contre le mur glaçial de pierre.
Malgré la colère qui l'habitait, elle se sentait exténuée, physiquement et psychologiquement. Elle n'avait plus la moindre envie, ni ressentait le moindre sentiment. Elle sentait qu'elle n'allait plus jamais sourire, ni rire ou même être heureuse. Ce temps là était révolu.
Des pas se firent entendre dans les escaliers ainsi que des souffles haletants, puis apparurent devant elle, son frère, qui tenait la carte des maraudeurs dans sa main, accompagné de Ron et d'Hermione.
- Dorea, on t'a cherché partout, souffla Harry. On a su hier soir, par le père de Ron que Highclere a été attaqué. Est-ce que ça va ?
Cette dernière plissa le regard et la fureur se rétablissait en elle tel un poison coulant dans ses veines. Voilà la deuxième cause de son malheur : Harry Potter.
Sentant sa main tressauter sous un accès de débordement, elle fronça les sourcils et lança un regard assassin à Harry.
- Dégage Potter ! cracha subitement Dorea.
Harry et ses deux amis furent interloqués par le ton qu'employait la rousse.
- Pardon ? murmura le brun, ne saisissant pas pourquoi sa sœur était en colère.
La jeune lady se leva, sa main tremblante de rage.
- J'ai dit dé-ga-ge, articula Dorea.
- Mais Dott', je …
- Je t'interdis de m'appeler par ce surnom ! coupa la jeune Artwood avec mépris. L'une, des seules personnes qui m'appelaient par ce surnom, est morte ! Tout ça parce que je suis la sœur du survivant ! Alors dégage ! s'exclama-t-elle en haussant le ton.
Harry, Ron et Hermione se lancèrent un regard soucieux et Dorea préféra ne pas rester un instant de plus dans la même pièce de la personne responsable de la mort de son père.
Elle passa à côté du gryffondor, le poussant d'un coup d'épaule, puis dévala les escaliers et sillonna les couloirs pour se retrouver dans les toilettes du deuxième étage.
Elle s'introduisit dans une cabine, ôta sa veste, son t-shirt et mordit son bras, rouvrant ses plaies et hématomes sur son bras.
Drago, Daphné, Théo et Blaise qui se trouvaient devant la salle d'enchantement, tirèrent le cou, observant la porte et espérant que celle-ci allait s'ouvrir sur la jeune Artwood.
- Je ne crois pas qu'elle viendra en cours aujourd'hui, dit Théo dans un chuchotement, alors que le professeur Flitwick leur demandait de se mettre par groupe de deux pour un exercice pratique.
- Ça ne m'étonne même pas ! s'exaspéra Daphné. Pas après ce qu'elle a vécue.
- On devrait essayer de lui parler ? suggéra Blaise.
- Drago, qu'en penses-tu ? demanda Daphné en se tournant vers le blond.
Ce dernier, qui était resté silencieux depuis le petit déjeuner, haussa les épaules, plongé dans ses pensées.
Ce qu'il avait aperçu le matin même de la jeune fille ne ressemblait plus à Dorea Artwood. Elle avait eu ce regard si dur et menaçant, mais en même temps si déroutant par son aphasie … Comme si elle avait passé la limite de tout. Comme si on s'était acharné sur elle et qu'à présent, elle n'était qu'une petite chose faible, sans défense. Comme si on lui avait arraché sa dernière parcelle de vie.
Il se sentait terriblement coupable après toutes ces semaines, où il l'avait humilié, trouvant la moindre occasion de se moquer d'elle, dans le but seulement de lui faire payer sa trahison. Mais quelle trahison ? Ne l'avait-elle pas dit ? Elles les avaient protégés par son mensonge et comment l'avaient-ils remercié ? En lui tournant le dos et en lui faisant vivre un enfer.
- Drago ? murmura Daphné en posant une main douce sur son épaule.
Le jeune Malefoy se tourna vers son amie et la vit l'observer tristement.
- Arrête de te faire du mal, chuchota la blonde. On est tous responsable. On va arranger ça. Ok ?
Tous acquiescèrent distraitement le chef puis se concentrèrent sur le cours.
Le soir venu, alors qu'ils pénétrèrent la salle commune, ils trouvèrent Dorea installée sur un fauteuil face à la cheminée, le feu de l'âtre reflétant dans ses prunelles émeraude.
Lentement, elle tourna la tête vers les quatre amis et les observèrent fixement.
Les trois garçons pivotèrent la tête vers Daphné et cette dernière sut que c'était à elle de faire le premier pas. Elle leva les yeux au ciel devant la lâcheté masculine et s'avança de quelque pas vers la jeune fille.
- Salut, dit-elle dans un souffle.
Dorea resta muette, continuant de l'observer.
- Comment … Comment vas-tu ? demanda la blonde avec hésitation.
La serpentard ne répondit pas et détourna le regard vers l'âtre. La jeune Greengrass lança un regard désarmé aux trois garçons et Théo décida de lui venir en aide.
- Euh … Dott' …
Dorea se tourna vers le jeune Nott, des éclairs traversant ses yeux verts.
- J'ai … reçu une lettre de mon père ce matin …
Brusquement, la jeune fille se leva et d'un geste de main Théo se retrouva projeter dans les airs et chuta deux mètres plus loin derrière lui.
- Dorea ! se récria Daphné horrifiée par ce qu'elle venait d'aperçevoir.
Drago et Blaise se précipitèrent vers Théo qui l'aidèrent à se relever.
- Savais-tu que ton père a assassiné le mien ? dit la rousse, soudainement d'une voix froide
Tous restèrent interdit tandis que Théo époussetait sa cape.
- Je … je ne savais pas, murmura le jeune homme stupéfié.
- Et bien maintenant tu es au courant.
- Dorea, intervint Drago en s'approchant de l'adolescente.
- Toi la ferme Malefoy ! Ce n'est pas mieux, le tiens m'a ouvertement menacée et à peine une heure après sa visite, les mangemorts ont attaqués Highclere.
- On … on est désolé, dit Théo.
- Désolé ? répéta incrédule Dorea. Vous êtes désolé ? MON PÈRE EST MORT, cria-t-elle subitement. ASSASSINÉ PAR LE TIEN, tonna-t-elle en pointant un doigt tremblant vers Théo. ET MENAÇÉ PAR LE TIEN, fit-elle en se tournant vers le blond. TELS PÈRES, TELS FILS ! VOUS ÊTES PAREILS QU'EUX !
- JE T'INTERDIS DE DIRE ÇA ! hurla Drago à son tour. JE TE SIGNAL QU'ON NE L'A PAS CHOISI !
- JE N'EN AI RIEN A FAIRE, VOUS N'ÊTES QUE DES FILS D'ASSASSINS !
- NON ! CE N'EST PAS VRAI ! répondit Drago à présent furieux. ON NE CHOISIT PAS SA FAMILLE ! TU LE SAIS AUSSI BIEN QUE NOUS ! ET POUR TA GOUVERNE, TU N'ES PAS LA SEULE VICTIME ICI ! ALORS ON EST DÉSOLÉ, OK ?
Dorea sentait son bras tressauter, l'envie de se mordre la prit soudainement.
- Dorea, pourquoi tu trembles ? remarqua Daphné à côté d'elle.
Cette dernière courut vers les escaliers et grimpa les marches pour s'enfermer dans son dortoir.
- Vous avez vu ce qu'elle a fait avec ses mains ? dit lentement Blaise.
Tous se regardèrent d'un air entendu.
- Le phénix noir, devina Drago.
- Le phénix noir, répétèrent les autres.
Durant la nuit, alors que Daphné s'était levé pour boire une gorgée d'eau dans la salle de bain, elle ressassa à propos de son amie, la jeune Artwood. Qu'était-elle réellement ? Elle avait décidé avec Blaise, Théo et Drago, de se lancer dans des recherches sur le phénix noir dans la bibliothèque dès le lendemain. Néanmoins, tous les quatre se doutaient bien qu'il s'agissait de magie noire et ils espéraient avoir une autorisation de leur directeur de maison pour pouvoir accéder à la réserve.
Brusquement, elle entendit un cri déchirant retentir dans la pièce d'à côté et quand elle s'y précipita, elle vit la rousse se débattre dans son lit, tandis que ses trois camarades : Pansy Parkinson, Tracey Davis et Milicent Bulstrode s'étaient réveillées en sursaut.
Daphné s'empressa vers le lit de sa camarade et la vit, suintant de sueur. Elle devina qu'elle devait entrain de réaliser un cauchemar.
Elle se tourna vers Pansy, l'air grave.
- Demande à Drago une potion de sommeil ! s'exclama Daphné à travers les cris de son amie.
Pansy resta immobile sur son lit.
- Pansy ! s'énerva Daphné.
La brune réagit de suite et sortit du dortoir pour courir vers celui des garçons alors que Daphné faisait son possible pour calmer Dorea, qui ne cessait d'hurler.
Drago et Pansy apparurent sur le seuil de la chambre quelques minutes plus tard et ce dernier se figea en apercevant la détresse de la rousse.
Il se précipita vers le lit de Dorea, maintenant dans sa main une fiole au liquide violet et secoua à son tour les épaules de Dorea, tâchant de la sortir de son mauvais rêve.
- Dorea ! Dorea, calme-toi ! s'exclama le blond.
La jeune fille se réveilla tout d'un coup, ses yeux grands ouvert, ne sachant pas où elle se trouvait. Quand tout lui revint en mémoire, elle se mit alors pleurer et sans attendre, le jeune homme la prit dans ses bras.
- Il était là, murmura l'adolescente dans un sanglot étouffé. Il était venu me tuer, suffoqua-t-elle. Voldemort était venu me tuer.
Drago, qui caressait le dos de la serpentard, la réconfortant, tourna lentement la tête vers Daphné dont celle-ci avait le souffle haletant.
Le lendemain, au petit-déjeuner, les deux comparses racontèrent à Blaise et Théo ce qu'il s'était passé.
- Tu-sais-qui, était présent ? dit Blaise horrifié.
- Plus bas, Blaise ! réprimanda Daphné.
- Pas étonnant qu'elle fait des cauchemars, elle a vécu un véritable enfer, commenta Théo.
Ils tournèrent la tête vers la serpentard, qui s'était installée seule en bout de table et observait son déjeuner sans l'avaler. Elle avait le teint blême et les yeux cernés et cette vision désarmèrent les quatre serpentards.
La jeune fille retourna en cours le jour même et se fit des plus discrètes, tâchant de rattraper son retard qu'elle avait acquis durant le mois écoulé, sous les regards affligés de ses anciens amis ainsi que de son frère et des gryffondors.
Dorea, elle, depuis la veille, ne cessait de réfléchir à ce qu'avait dit Drago lors de leur dispute.
Ils n'avaient pas choisi. Elle n'avait pas choisi. Et était-ce vraiment de leur faute si leurs pères étaient des assassins ? Et puis cette nuit, après son réveil, il l'avait prise dans ses bras et bien malgré elle, elle s'était sentie bien pour la première fois depuis longtemps. Comme si les mois passés, avaient été balayés d'un revers de main.
La semaine défila et les quatre amis se retrouvèrent dans la bibliothèque le vendredi soir. Daphné s'affala, soupirant de fatigue devant le regard interrogateur de son ami Blaise.
- Rien, dit-elle abattue. Je n'ai rien trouvé. Drago et Blaise sont en train de chercher dans la section mythe et légendes, mais il y a tellement de livre que ça va nous prendre une éternité.
Les deux jeunes hommes revinrent vers eux avec une pile de livre à examiner, et les quatre congénères se mirent à leur tâche.
Deux heures plus tard, Dorea surgit dans les lieux, l'air plus maladifs que jamais.
Elle s'installa à une table non loin d'eux, ne les ayants pas remarqués et s'attela à ses devoirs.
Drago la contempla et fut plus que soucieux de son état. Depuis cette nuit où elle avait fait ce cauchemar, elle n'avait plus prononcé le moindre mot. À personne. Pas même en cours. Et il la voyait rarement dans la Grande Salle.
Son visage était plus maigre que jamais et ses yeux verts, habituellement malicieux et vivaces étaient ternes et sans vie. Elle avait l'air d'être un fantôme qui errait d'un couloir à un autre pour rejoindre les cours ou la salle commune.
- Dis-moi Daphné, dit-il en se penchant vers la blonde. Elle fait toujours des cauchemars la nuit ?
- De qui tu parles ? demanda cette dernière qui avait le nez collé sur un énorme grimoire poussièreux.
Drago fait un signe de tête vers la rousse installée devant eux et Daphné suivit son regard.
- Non, murmura la blonde en retournant à sa lecture. Tout ce que je sais c'est qu'elle ferme ses rideaux et qu'on n'entend plus rien.
Drago retourna à sa contemplation et fronça des sourcils.
Le samedi matin, alors qu'ils étaient tous réunis pour le petit déjeuner, à leur grand plaisir, Dorea fit irruption dans la Grande Salle.
Le dimanche, les verts et argents qui s'étaient logés dans la bibliothèque depuis une semaine, commençaient à être découragé.
- On ne trouvera jamais ! soupira Blaise en tournant frénétiquement les pages d'un gros grimoire.
- Moi j'en ai marre de lire ces mythes tous plus noirs les uns des autres. J'en ai presque la chair de poule, frissonna Théo.
- Dommage que l'on ne soit pas chez nous, s'exaspéra Drago. Je suis certain que mon père détient un livre sur ce phénix noir ou quelque chose du genre.
- J'ai trouvé ! s'exclama subitement Daphné
Mrs Pince lança un regard réprobateur au groupe et Daphné s'excusa rapidement, tandis que les trois garçons se penchèrent vers elle, tout ouïe.
Elle lut alors la page dans un murmure.
« Le phénix noir, une légende qui date de l'ère grecque antique, est bien trop noire pour en parler dans un livre. Nous pouvons seulement dire qu'à notre époque, l'identité de cette femme dotée de multiples pouvoirs, nous reste inconnue. »
- C'est tout ? s'étonna Baise
- Apparemment, dit Daphné distraitement en haussant les épaules.
- Ça relève de la magie noire, alors bien sûr, on ne trouvera rien ici, commenta Drago.
- Je ne vois pas Dorea faire de la magie noire, déclara Théo perplexe.
- Moi non plus, ajouta Daphné.
- Je pense qu'elle n'a juste pas conscience de qui elle est, répondit le blondinet.
Tous se mirent d'accord pour n'en dire mot à personne. Et quittèrent la bibliothèque, avec encore plus de question qu'avant.
Le lendemain, alors que Dorea montait mollement les marches pour rejoindre la Grande Salle, Harry l'intercepta dans le Hall d'Entrée. Il l'attrapa par le bras et l'emmena dans les étages où ils trouvèrent une salle de classe vide.
Quand il eut fermé la porte, il détailla sa sœur et se raidit sur place en apercevant son expression morne, inerte.
- Il faut que je te parle, dit Harry en s'avançant vers elle.
Dorea garda le silence ne cessant de fixer son frère. Tout au long de la semaine elle s'était demandé si sa colère envers le brun était réellement justifiée au point de se mettre à dos la seule personne qui faisait à présent partie de sa famille ?
- Écoute Dorea, je t'ai observé durant la semaine, et je suis inquiet pour toi. Tu ne mange pas et tu as l'air faible. Je veux juste savoir si tout va bien ?
La serpentard se sentit touchée par la complaisance du gryffondor. Mais elle resta muette, incapable de prononcer le moindre mot. Trop faible pour avoir une réelle conversation.
- Réponds-moi ! s'impatienta Harry en lui prenant les épaules.
Une larme coula alors sur sa joue et Harry, fut pris au dépourvu devant la peine et le deuil qu'affichait sa sœur.
Il l'enlaça, tâchant de la réconforter, mais sut que c'était peine perdue. Comment pouvait-on se remettre de la perte d'un parent ?
Il se dit alors qu'il ne lui parlerait pas de la vision qu'il avait eu il y a quelques jours, car Dorea Artwood avait assez vécu de malheurs comme cela, ces dernières semaines. Il était inutile de rajouter les siens.
Le soir même, tandis que Dorea quittait la bibliothèque un cri déchira la plénitude des lieux. Un nouveau hurlement suivit d'un sanglot cette fois-ci se répéta et la jeune fille l'identifia comme provenant du hall d'entrée.
Lorsqu'elle arriva elle distingua à travers la foule d'élèves qui encerclait le hall, le professeur McGonagall qui consolait le professeur de Divination, le professeur Trelawney, que Dorea avait rarement vu, ainsi que le professeur Ombrage qui se tenait devant elles, sur le seuil de la Grande Salle, un mince sourire satisfait collé aux lèvres.
Dorea refoula sur l'instant, une soudaine envie d'attaquer le professeur de défense contre les forces du mal.
- Allons, allons, Sibylle… Calmez-vous… Tenez, mouchez-vous… Ce n'est pas si grave…Vous ne serez pas obligée de quitter Poudlard.
- Ah vraiment, professeur McGonagall ? dit Ombrage d'un ton assassin en s'avançant que quelques pas. Et qu'est-ce qui vous donne le droit de dire cela ?
- Moi, répondit une voix grave.
Les portes de chênes s'étaient soudainement ouvertes et les élèves qui se trouvaient devant se tassèrent sur le côté, laissant Albus Dumbledore pénétrer le hall à son tour. Au-dehors, une brume pesait dans l'atmosphère, reflétant le clair de lune de la nuit grandissante.
Dorea tourna le regard et rencontra celui du professeur Rogue, qui lui, la fixait d'un air furieux.
- Vous professeur Dumbledore ? dit Ombrage avec un petit rire singulièrement déplaisant. J'ai bien peur que vous n'ayez pas compris la situation. J'ai ici – elle tira de sa robe un rouleau de parchemin – un ordre de révocation signé par moi et par le ministre de la Magie. Conformément au décret d'éducation numéro vingt-trois, la Grande Inquisitrice de Poudlard a le pouvoir d'inspecter, de mettre à l'épreuve et de renvoyer tout enseignant qu'elle – c'est-à-dire que je – juge incapable de répondre aux critères exigés par le ministère de la Magie. Or, j'ai estimé que le professeur Trelawney n'était pas au niveau requis et c'est pourquoi j'ai mis fin à ses fonctions.
Dumbledore émit alors un sourire et Dorea comprit qu'il avait une idée derrière la tête. Le directeur regarda alors le professeur Trelawney qui sanglotait toujours dans les bras du professeur McGonagall.
- Vous avez tout à fait raison, bien sûr, professeur Ombrage. Comme Grande Inquisitrice, vous avez parfaitement le droit de mettre fin aux fonctions de mes enseignants. En revanche, vous n'avez aucune autorité pour les expulser du château. Je crains bien, poursuivit-il en c'inclinant courtoisement, que ce pouvoir-là incombe encire au directeur de l'établissement. Or, je souhaite que le professeur Trrelawney continue d'habiter Poudlard.
Cette dernière laissa échapper un petit rire frénétique ponctué d'un hoquet qu'elle n'arriva pas à étouffer.
- Non … Non, je v-vais partir, Dumbledore ! Je quitterai P-Poudlard pour chercher f-fortune ailleurs…
- Non, répliqua Dumbledore fermement. Je souhaite que vous restiez, Sibylle.
Il se tourna vers le professeur McGonagall.
- Puis-je vous demander de raccompagner Sibylle dans ses appartement, professeur ?
- Bien entendu, répondit la directrice-adjointe. Allez venez Sibylle …
Le professeur Chourave surgit de la foule pour soutenir à son tour le professeur de divination. Puis le professeur Flitwick accourut derrière et pointa sa baguette sur la malle au centre du hall.
- Locomotor Barda, dit-il de sa voix flutée.
Il suivit les trois femmes qui passèrent près de Dorea pour monter les escaliers et enfin les quatre professeurs disparurent dans les étages.
Le professeur Ombrage, quant à elle, resté parfaitement immobile, les yeux fixés sur Dumbledore, toujours souriant.
- Et qu'allez-vous faire, demanda-t-elle dans un murmure qui résonna tout autour du hall, lorsque j'aurai nommé un nouveau professeur de divination qui aura besoin de cet appartement ?
- Oh, ça ne posera aucun problème, répondit Dumbledore d'un ton aimable. Figurez-vous que j'ai déjà trouvé un nouveau professeur de divination et il préfère loger au rez-de-chaussée.
- Vous avez trouvé ? s'exclama Ombrage d'une perçante. Vous avez trouvé ? Puis-je vous rappeler, Dumbledore qu'en vertu du décret d'éducation numéro vingt-deux …
- Le ministère est chargé de choisir lui-même la personne qualifiée dans le cas – et uniquement dans ce cas – où l'actuel directeur ne serait pas en mesure de trouver lui-même un candidat, répondit Dumbledore. Or, je suis heureux de vous annoncer qu'en la circonstance, j'ai réussi. Puis-je vous présenter ?
Il se tourna vers les portes ouvertes à travers lesquelles filtrait à présent la brume nocturne. Dorea perçut un bruit de sabot, puis apparut un centaure à la peau cuivrée et aux cheveux blond à l'entrée du hall.
- Voici Firenze, dit Dumbledore d'un ton joyeux à une Ombrage qui semblait frappée par la foudre. Je pense que vous le trouverez qualifié pour ce poste.
Un murmure parcourut l'assemblé des élèves et Dumbledore s'avança au centre du hall.
- Et bien, chers élèves, vous n'avez rien de mieux à faire ? dit-il d'une voix forte avec engouement.
Chacun se dispersèrent et Dorea avant de s'administrer vers les cachots, lança un dernier coup d'œil à Ombrage et Dumbledore qui s'affrontaient du regard. Un léger rictus se dessina sur la bouche de la serpentard, pensant que cette femme, qu'elle qualifiait comme de vieille harpie, n'avait que ce qu'elle méritait. Elle ressentait presque de la sympathie pour Dumbledore. Presque …
- Miss Artwood ! héla le professeur Rogue derrière elle alors qu'elle atteignait le sous-sol
Dorea se retourna et vit le maitre des potions suivit d'Harry, la rattraper devant la porte menant aux cachots.
- J'aimerais avoir un entretien avec vous, Miss, maintenant, dit le professeur en la toisant de sa hauteur de son ton mesuré et mésestant.
Puis il porta son attention vers Harry.
- Potter, j'en ai fini avec vous pour ce soir, en ce qui concerne l'occlumencie, veuillez récupérer vos affaires dans mon bureau.
Le brun acquiesça d'un signe de tête, observa sa sœur d'un coup d'œil et s'engagea dans les escaliers débouchant sur les cachots. Rogue jaugea alors la serpentard.
- J'aimerais savoir pourquoi le professeur Ombrage est venue tout à l'heure dans mon bureau, m'assurant que vous séchiez ses cours ?
Dorea regarda d'abord son professeur, puis baissa les yeux.
- Elle a soumis un renvoi temporaire, continua Rogue, mais je l'en ai dissuadé. Alors je vous conseil vivement de retourner à ses cours et de ne pas la provoquer. Votre père n'a pas donné sa vie pour que vous vous fassiez renvoyer de cette école et que vous couriez un grave danger au-dehors.
Dorea redressa tout à coup le chef.
- Me suis-je bien fait comprendre ? dit-il en insistant du regard.
La jeune fille, sentant ses yeux s'humidifier, approuva d'un signe de tête.
- Vous pouvez retourner à votre salle commune, dit le directeur de maison.
La verte et argent, passa devant lui et dévala à toute allure les marches des escaliers, puis sillonna le couloir. Elle rencontra son frère qui déambulait dans le sens inverse, mais avant que celui-ci ne lui demande quoi que ce soit, elle tourna sur sa gauche, puis sur sa droite, descendit une autre flopé de marches pour se tenir devant le passage de la salle commune, qui glissa après qu'elle est bredouillé le mot de passe.
Elle se précipita vers son dortoir et fit la seule chose qui la soulagea à cet instant. Alors elle s'enferma dans la salle de bain et mordit dans son bras, ses larmes s'échouant sur le sang de sa plaie.
A cet instant même, la porte de la pièce s'ouvrit à la volée et Daphné se figea sur place en découvrant sa camarade se tenir au centre de la pièce et se mordre jusqu'au sang.
Je vous dit à la semaine prochaine et promis, je corrigerai avec plus d'attention le prochain chapitre !
Des bises !
Dame Roulia
