Meliodas

Je ne m'étais jamais branlé devant une fille. Ce soir est une première. Enfin, je m'étais bien caressé une ou deux fois avant de m'enfouir dans un endroit plus douillet, mais… je ne m'étais jamais astiqué du début jusqu'à la fin. Je suis super-nerveux.

Toutefois, je mentirais si je disais que je n'étais pas également super-excité.

J'ai du mal à croire qu'Elizabeth est là, sur mon lit, nue. Elle est sublime. Elle est fine, avec des courbes là où il faut. Ses seins sont parfaits, ronds et fermes, avec en leur sommet des tétons rouge marron. Je regarde la petite ligne de poils entre ses longues jambes et je meurs d'envie qu'elle les écarte. Je veux la voir tout entière.

Toutefois, comme je ne veux surtout pas lui foutre la trouille en passant pour un pervers, je me tais et j'essaie de ne pas trop reluquer la bombe sexuelle qui est sur mon lit.

– Tu ne dis rien, m'accuse-t-elle, à la fois nerveuse et moqueuse.

– Je ne veux pas te faire peur.

– Mec, tu es à poil devant moi avec ta bite à la main. Si je n'ai pas déjà peur, je pense que rien de ce que tu pourras dire ne m'effraiera.

Elle n'a pas tort. Apparemment, ma queue adore qu'elle m'appelle mec. D'ailleurs, tout ce qui sort de sa bouche me fait bander.

– Écarte les jambes. Je veux te voir.

Elle hésite, puis elle le fait. J'en ai le souffle coupé. Elle est parfaite. Elle est rose, jolie, et mouillée… parfaite.

Je sens que je vais jouir très vite, mais je fais de mon mieux pour repousser l'inévitable. Je me caresse si lentement que c'en est douloureux et j'évite surtout d'exercer de la pression sur mon gland et le point sensible qui se trouve en dessous.

– Montre-moi ce que tu ferais si je n'étais pas là, je murmure. Montre-moi comment tu te touches.

Ses joues rosissent de façon adorable. Ses lèvres sont à peine écartées, juste assez pour y passer ma langue si je le voulais. D'ailleurs, je meurs d'envie de l'embrasser, mais je résiste. C'est un moment trop délicat pour risquer de la faire paniquer.

Lentement, très lentement, Elizabeth glisse sa main entre ses jambes, et une onde de plaisir électrique déferle en moi à toute vitesse.

– C'est ça, Ellie. Touche-toi.

Son doigt effleure son clitoris puis il le frotte. Son toucher est maîtrisé, comme si elle s'explorait pour la première fois, comme si elle prenait le temps de découvrir ce qui lui procure du plaisir.

J'aligne mon rythme sur le sien. Je suis prêt à exploser, mais c'est un moment trop important pour tout foutre en l'air. Je suis si proche de l'orgasme que je respire par le nez et contracte mes fesses pour me retenir.

– Est-ce que c'est bon ?

Elizabeth hoche la tête en me regardant, les yeux grands ouverts. Un petit soupir lui échappe et soudain j'imagine sa bouche sur mon sexe, je suis vraiment à deux doigts d'éjaculer et je me pince suffisamment fort pour avoir mal.

La main d'Elizabeth accélère tandis que l'autre trouve son sein et joue avec son téton.

Je réprime un grognement. Je rêve d'avoir ces seins dans ma bouche, bon sang.

– À quoi tu penses, Ellie ? je demande parce qu'il me faut une distraction.

Son regard se pose sur ma main.

– Je pense à toi.

Eh merde. Pas ce genre de distraction, Elizabeth ! Je me caresse plus vite. Il y a une femme nue sur mon lit et je ne peux pas la toucher, parce que ce soir, c'est elle qui compte.

– Je pense à combien tu m'excites, chuchote-t-elle. Je pense à combien je veux t'embrasser.

Je suis à deux doigts de me jeter sur elle et de lui donner ce qu'elle veut, mais je ne veux pas rompre ce moment si envoûtant, si intime.

– Quoi d'autre ? je demande.

Sa main quitte son sein et descend le long de son ventre plat jusqu'à son bassin. Elle est vraiment minuscule. Elle est si fine que je pourrais sans doute faire le tour de sa taille avec mes mains.

– Je pense à tes doigts… en moi.

Aargh. Moi aussi, mais je dois me contenter de regarder ses doigts. Elle en glisse deux dans sa chatte tandis que l'autre reste sur son clitoris. Ses joues sont rouges à présent. Et ses tétons pointent encore plus. Soudain, je réalise qu'elle se rapproche de l'orgasme. Je crois que je n'ai jamais connu un tel sentiment de satisfaction. C'est moi qui lui fais ça. Je ne la touche pas, mais c'est ma présence qui l'excite.

Je continue de me branler en serrant mon gland à chaque remontée.

– Je ne suis pas loin, je la préviens.

– Ah ?

– Vraiment pas loin. Je ne tiendrai pas longtemps.

Je réprime un juron parce que je vois ses doigts mouillés chaque fois qu'elle les retire.

Putain, je vais crever d'excitation.

– Moi aussi, dit-elle tandis que son regard se voile.

Nous gémissons en même temps. L'air autour de nous est chargé d'électricité.

– Oh… Oui…

Elle est haletante, maintenant.

– Regarde-moi, je marmonne. Regarde ce que tu me fais.

Je me branle plus vite et elle s'écrie « Meliodas ! »

Elle jouit en criant mon nom et je jouis en l'entendant. J'éjacule sur mes doigts et mes abdos et mon orgasme est tellement puissant que j'en perds l'équilibre. Je me raccroche au bureau tandis que des pulsations de plaisir parcourent mon corps. Je reprends peu à peu mes esprits et je réalise qu'Elizabeth me regarde. Elle est abasourdie et elle a l'air fascinée.

– Mon Dieu, dit-elle. Je n'arrive pas à croire que…

Tout à coup, elle est dans mes bras, nue, et elle semble ne pas être dégoûtée par mon sperme qui colle désormais à son ventre. Elle passe ses bras autour de mon cou et elle plaque son front sur mon torse.

– J'ai joui !

– J'ai vu ça, dis-je en riant.

– J'ai joui, et tu étais là, et…

Elle lève sur moi un regard plein d'admiration. J'oublie toujours à quel point elle est petite jusqu'à ce que l'on soit face à face et que je la vois se tordre le cou pour me regarder dans les yeux.

– On fait du sexe, maintenant ?

Ma queue durcit instantanément et elle la sent sur son ventre.

– Non.

Non ? Apparemment, je suis un masochiste. Ou alors je suis devenu fou.

– Comment ça non ?

– Ce qu'on vient de faire est déjà une grosse étape, et je pense que c'est comme ça qu'on doit procéder, dorénavant. Étape par étape.

Elle me regarde bizarrement.

– Quoi ? je demande.

– Rien. C'est ce que me disait ma psy, c'est tout. Étape par étape.

Elle reste silencieuse un moment, puis elle sourit. Un sourire si joyeux qu'il illumine la pièce entière. Jamais je ne l'ai vue aussi rayonnante. Ses yeux scintillent et mon cœur se resserre bizarrement.

– Tu es un mec bien, Meliodas, tu le sais ça ?

Un mec bien ? Si seulement ! Heureusement qu'elle ne peut pas lire dans mes pensées, car elle y verrait toutes les images salaces qui s'y précipitent.

– Ça m'arrive, ouais.

Elle sourit de plus belle, ce que je pensais impossible, et ma poitrine paraît prête à exploser tant je suis heureux.

Si j'ai accepté d'aider Elizabeth, ce n'est pas seulement parce que je suis son ami. C'est aussi parce que je suis un homme. Et lorsqu'une femme demande à un homme de coucher avec elle et de la faire jouir, il ne réfléchit pas. Il dit oui Madame.

Elizabeth a joui, et je sais que l'on couchera ensemble tôt ou tard. Le truc c'est que là, en cet instant, mon vœu le plus cher et de voir cette fille me sourire de nouveau.