Chapitre 31 : Le piège

Escouade Leader à base ! Escouade Leader à base vous me recevez ? Dit Gale avec une voix pleine de panique.

- Vous perdez votre temps. Dit de nouveau « la voix ». Nous avons brouillé vos émetteurs. Vous ne pouvez pas communiquer avec l'extérieur. Mais eux peuvent vous entendre.

- Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Hurla Gale.

- Qui je suis, ce que je veux…des questions simples, mais les réponses ne le sont pas pour autant.

Laissez-moi vous expliquer la situation. Reprit « la voix ».

Voyez-vous, nous n'avons pas du tout manqué notre cible l'autre jour.

Tout a été mis en œuvre pour vous amener ici, pour l'amener à nous, votre Geai Moqueur.

Maintenant que vous êtes là, la partie va pouvoir commencer et je vais vous en énoncer les règles.

Vous avez fait en sorte, de manière innocente, au début du moins, de faire tomber l'ancien régime.

Un régime qui apportait paix, sécurité et ordre à ce pays.

Et aujourd'hui vous autres idéalistes naïfs, vous pensez pouvoir tout révolutionner, mais vous n'avez aucune de vision de l'avenir.

Moi si.

Je vais faire en sorte de montrer le vrai visage du Geai Moqueur à tout Panem, de montrer aux gens du peuple de quelle supercherie ils ont été les victimes.

Tout d'abord, à l'attention de Madame Paylor : n'essayez pas d'envoyer une autre escouade ici, je ferais tout sauter immédiatement et il ne resterait plus rien de votre petite bande de pseudos héros.

L'ensemble du quartier ainsi que du bâtiment sont piégés et croyez bien que je n'hésiterais pas un instant à appuyer sur le bouton, si vous tentez de tester ma détermination.

- Si c'est moi que vous voulez alors relâchez les autres. Dis-je sans croire véritablement que cela changerait quelque chose à la situation.

- Très chère Katniss, je pourrais accéder à votre requête, dit « la voix », mais cela ne serait pas amusant dans ce cas.

Voyez-vous, vos amis ici présents, sont là à cause de vous et j'éprouve un certain plaisir à l'idée de les voir souffrir par votre faute.

- Hey l'homme mystère ! Cria Johanna, ne soit-pas lâche et vient nous rejoindre, on pourra s'expliquer face à face ! Dit-elle avec colère.

- Mais justement, c'est bien là le but, mademoiselle Mason nous retrouver face à face.

Mais avant cela, vous allez devoir trouver comment arriver jusqu'à moi.

Les sous-sols de ce bâtiment forment un véritable labyrinthe et vous allez devoir en trouver la sortie.

Attention, derrière chaque porte, se trouve, soit une épreuve, soit un élément qui vous fera avancer.

C'est, comment dire, ma nouvelle version, ma nouvelle conception des jeux, car lorsque j'aurais pris le pouvoir, et faites-moi confiance j'y parviendrais, je compte bien rétablir les jeux. Ceux-ci, dans leur concept étaient devenus obsolètes, je veux les rendre différents. Voilà des décennies, certains hauts penseurs ont eu l'idée de les faire évoluer jusqu'à arriver au résultat que vous connaissez. Il faut cependant éviter que le public ne se lasse. Je vais remédier à cela.

Vous allez être en quelque sorte mes bêta testeurs.

Ce qui m'amène donc à vous donner la seconde règle, comme pour les anciens jeux, vous n'êtes pas autorisés à utiliser d'armes automatiques.

Je vous invite donc à ouvrir la première porte sur votre droite, dans le couloir et à y déposer tout votre matériel et l'échanger contre les armes que vous trouverez dans la pièce.

N'essayez pas de me duper vous le regretteriez amèrement.

- Constance, chuchota Gale, tu as essayé de scanner la zone et de voir s'il y avait une faille dans le brouillage ?

- Oui, et je dois bien avouer qu'il n'y en a aucune. Nous allons devoir suivre les consignes de ce type. Dit-elle à voix basse.

- On s'est vraiment fait avoir comme des rats. Dit Johanna furieuse.

Furieuse, je l'étais aussi, de m'être faite enfermer là-dedans aussi facilement.

Je pensais à Peeta, il devait être fou de nous savoir dans une telle situation sans pouvoir ne rien faire. Il devait s'en vouloir, de ne pas avoir insisté pour m'accompagner, mais au moins je le savais en sécurité, ainsi que ma mère et les autres et cela me donna de la force en un sens. Pour le reste de l'escouade, la peur semblait s'être emparée d'eux à l'exception de Gale, qui tentait de garder la face et de Johanna, qui n'était plus qu'une boule de nerfs.

- Katniss, me dit Gale, tu vois une autre solution ?

- Pour l'instant je ne sais pas vraiment dans quoi on nous embarque Gale.

S'il dit la vérité et que tout est piégé, le seul moyen d'éviter de sortir de là les pieds devant, serait surement de faire ce qu'il nous dit.

Visiblement, en l'état, nous n'avions aucun moyen de sortir autrement qu'en suivant les consignes de « la voix » mystérieuse. Nous décidâmes, avec prudence, de suivre ses ordres et nous nous rendîmes dans la pièce indiquée. En entrant, celle-ci était plongée dans l'obscurité. Une fois la porte fermée, la lumière s'alluma et nous découvrîmes que nous étions à présent dans la clairière de mes premiers jeux avec en son centre, la corne d'abondance. Celle-ci, évidement, était pleine d'armes blanches en tous genres. Il n'y avait pas de piédestal entourant la corne, simplement des portes, vingt-quatre au total et au-dessus de chacune d'elles, un voyant rouge était allumé.

- Bien ! Dit soudainement « la voix ». Nous allons pouvoir commencer.

Sur votre droite vous trouverez un grand coffre.

Vous allez y déposer tout votre équipement, à l'exception de vos oreillettes et de vos caméras. Vos amis à l'extérieur ne doivent pas en rater une miette. J'ai bien dit, TOUT votre équipement.

- Et puis quoi encore ? Répliqua Johanna, on se met à poil aussi ?

- Mademoiselle Mason et son franc parlé. Non, vous pouvez rester habillés, dit « la voix » en riant, ce qui ne fit qu'accentuer son courroux.

Nous nous exécutâmes et dès que nous eûmes refermé le couvercle du coffre, celui-ci se verrouilla et s'enfonça dans le sol.

- A présent, sur la table devant vous vous trouverez des pistolets médicaux contenant vos traceurs. Je vous laisse imaginer la suite…

Chacun à notre tour nous nous injectâmes l'implant sous cutané permettant de nous localiser.

- Maintenant, prenez les armes de votre choix.

Une fois cela fait, placez-vous chacun devant une porte, celle que vous voudrez.

Après le décompte, le voyant au-dessus de chacune d'elle passera au vert, vous indiquant que vous pouvez avancer.

Oh, j'ai oublié de vous préciser, mes équipes et moi-même avons également piraté l'ensemble du réseau de télévision.

Vos aventures trépidantes vont donc être transmises en direct dans tout Panem !

Je pense que Monsieur Beetee va devoir passer quelques nuits blanches avant de trouver comment interrompre le signal.

Nous nous dirigeâmes tous les sept vers la corne d'abondance pour choisir nos armes. Je constatai qu'il n'y avait ni arc ni de flèches.

- Dépêchez-vous, dit « la voix », nous n'avons pas non plus toute la journée.

Ma chère Katniss, j'ai décidé de vous corser un peu la tâche.

En effet, vous avez maintes fois montré votre habileté avec un arc, mais j'aimerais voir de quoi vous êtes capable sans.

- Trop aimable. Répliquais-je sèchement

- Kat, me dit Gale à voix basse, s'il te faut me tuer à un moment donné, n'hésites pas.

- Tu vas arrêter de dire des bêtises pareilles s'il te plait ! Ce n'est pas vraiment le moment-là !

- Ils n'ont pas mis de hache non plus ! Pestât Johanna.

- Nous n'avons jamais eu d'entrainement pour manier de telles armes. Dit Clavius l'air dépité.

- Non, mais on va devoir improviser. Répliqua Constance avec conviction pour se donner du courage certainement.

J'opta pour une lance, des poignards ainsi qu'une machette. Gale prit une épée ainsi qu'une petite dague qu'il attacha à sa cheville. Johanna, prit quant à elle deux sabres japonais, Constance un trident, un peu comme celui qu'avait Finnick lors des jeux de l'expiation, Clavius opta pour un croissant à double lames, Angus pris une faucille et quelques poignards avec une ceinture, comme les miens, enfin Flynn pris deux cimeterres et une machette qu'il attacha dans son dos.

Nous nous dirigeâmes ensuite vers les portes. Il y en avait donc vingt-quatre mais nous restâmes tous à côté les uns des autres, Gale à ma gauche, à côté se tenait Johanna puis Constance, Angus, Flynn et enfin Clavius. Les voyants des portes étaient encore rouges.

- Surtout, leur dis-je, attendez bien que celui-ci passe au vert, si cette interface est identique aux Hunger Games, les ouvrir avant la fin du décompte vous tueraient.

- Chère Katniss, j'aime décidément votre perspicacité, mais à trop leur en dire, vous m'empêchez de faire mon travail et vous leur ôtez tout effet de surprise.

Bien, à présent le compte à rebours va commencer.

N'oubliez pas derrière chaque porte peut se trouver, la mort, peut être, ou une issue pour arriver jusqu'à moi.

Vous ne serez pas ménagés, là n'est pas le but, celui-ci est de montrer à ce pays, le vrai visage de leurs chers nouveaux héros et dirigeants !

- Bon, et si vous arrêtiez de vous écouter parler, pauvre lâche et que vous nous laissiez commencer, qu'on en finisse ? Hurla Johanna.

- A votre guise Mademoiselle Mason.

Le compte à rebours est lancé, dans 60 secondes, nous verrons si le sort vous sera de nouveau favorable.

- N'oubliez pas les gars, lança Gale à son équipe, quoi qu'il arrive restez concentrés.

Vous avez tous vu les jeux à la TV, vous savez de quoi ces équipes de fous sont capables, ne vous laissez pas déstabiliser, imaginez que vous êtes à l'entrainement.

Vous êtes des pointures c'est pour ça que je vous ai recruté, je sais que vous pouvez y arriver.

Ils acquiescèrent en faisant un hourra très militaire pour se donner de la force

Nous scrutions tous les lumières de nos portes, les secondes défilaient. Lorsque les lumières passèrent au vert, je franchis la porte, après un dernier regard à Gale, Johanna et aux autres.