Salut tout le monde. Voici l'avant dernier-chapitre de la première partie de l'Arc Sanctuaire. Je ne sais pas encore quand je le terminerai, ni quand je commencerai la deuxième partie mais je publie celui-ci bien plus tard que je ne l'aurais espéré dû à un énorme rhume dont je suis toujours atteinte. Je sais, j'avais dit "Plus d'écriture lorsque je suis malade" mais croyez-moi, après plusieurs journées sans écrire clouée au lit et enfin pouvoir le faire lorsqu'on se sent bien mieux et qu'on n'a plus de fièvre, on est bien content. Allez, assez parlé de ma vie.

Bonne lecture:)

Chapitre 23:Le dernier soir

La journée était belle: le ciel était dégagé, bleu et ensoleillé. Les enfants de l'orphelinat en profitaient pour jouer au ballon. La partie était gérée par Miho. Shõko et les autres étaient venus observer l'orphelinat afin de se remémorer leurs souvenirs d'enfance. Saori était avec eux.

"-Autrefois, nous étions pareils, dit Shun

-Oui, dit Seiya

-Ca c'est vrai, dit Shõko, Et Seiya était nul en foot.

-Hé!Te la pète pas la fille."

Folle de colère, "la fille" mit un immense coup de poing au canasson ailé, qui alerta les enfants et Miho, et l'entraina un peu plus loin.

"-D'abord, la fille, elle a toujours marqué plus de buts que toi alors, c'est toi qui va éviter de te la péter. Ensuite, jusqu'à la fin de la bataille, je dois encore éviter de me faire remarquer. Alors, évites de griller ma couverture à cause d'un truc à la con, compris?

-Ah! OK, OK, dit Seiya en se massant la joue, Aïe! Quelle brute! Mais ne tape si fort.

-T'as qu'à être plus futé."

Quand il vit l'air sévère de Saori, Seiya préféra se taire.

"-Ne vous disputez pas. Avant la bataille, nous avons besoin de calme. Sinon, nous ne pourrons jamais être concentrés. N'oubliez pas que les adversaires seront plus puissants que les précédents.

-Tu as raison. Excuse-moi, dit Shõko"

Pégase préféra se taire. Il n'avait pas envie de se faire remarquer davantage à cause de bourdes. Shõko, elle, faisait comme si de rien n'était.

"-Regardez-les. On leur ressemblait quand on jouait tous était plein d'espoir pour le futur. Comme eux. Je le suis toujours. C'est pour ça que je me bats. Pour qu'il existe un monde meilleur pour chacun.

-Mais peut-être que c'est la dernière fois qu'on est ensemble, dit Shun tristement, Puisque demain, nous partons nous battre au Sanctuaire.

-D'ailleurs Saori, tu n'es pas obligée de venir avec nous, dit Hyôga

-Tu as peur que je sois une gêne?

-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais nos adversaires seront des Chevaliers d'Or. Nous nous sommes préparés le mieux possible mais toi, il pourrait t'arriver quelque chose.

-Tu as de la chance que je sois plus indulgente que Shõko.

-Nani?!

-Hyôga, je ne sais si tu veux que je reste au Japon parce que tu t'inquiètes pour moi ou parce tu crois qu'une femme ne devrait pas aller sur un champ de bataille mais une chose est sûre: si vous partez sans moi, vous ne pourrez jamais prouver qu'Athéna n'est pas au Sanctuaire et que je suis la vraie réincarnation d'Athéna. Ce serait totalement irresponsable de ma part de vous y envoyer seuls sans rien pour prouver que le Grand Pope est le vrai traître.

-Demo...(Mais...)

-J'ai pris ma décision. C'est moi qui suis supposée être à la tête du Sanctuaire. Je vais y aller. Je ne peux pas tolérer un monde qui causerait du malheur à ces enfants. Nous avons eût assez d'îles et de continents envahis ainsi que suffisamment d'attentats terroristes comme ça. Je ne veux pas que cela se répande jusqu'ici.

-Saori, murmura Seiya tandis que Shõko se mit à sourire

-Je vais écrire à Panagiotis. Quand nous arriverons, il nous guidera discrètement dans le Sanctuaire sans que le Grand Pope ne se doute de quoi que ce ne soit.

-Hai."

Miho se mit à siffler. La partie entre les enfants était terminée. Tous les enfants se réunirent autour de l'éducatrice. Sans savoir pourquoi, Shõko fut prise d'un élan d'audace.

"-Allez les gars,on s'fait un dernier plaisir avant d'partir. Allons jouer avec eux!

-Chouette! dit Seiya enthousiaste

-OK, dirent Shun et Hyôga

-Salut, dit Shõko, On est vos nouveaux adversaires.

-Passez la balle! dit Seiya

-Hé regardez, c'est Seiya, dit Makoto

-Passons-lui la balle.

-Tiens Shõ, à toi l'honneur.

-Shun, réflexe.

-Haha!

-A toi Makoto."

Les Chevaliers et les enfants s'amusaient bien. Saori les regardaient en souriant. Elle n'avait pas connu ça. Non pas qu'elle ne s'était jamais amusée mais quand Mitsumasa Kido était avec elle, soit il travaillait, soit il l'emmenait avec lui pour lui enseigner les noms des constellations ou l'emmener en voyage. Quand elle voulait jouer, c'était seule. C'était pour ça qu'à l'arrivée des orphelins dans la Résidence Kido, elle n'avait pas apprit à prendre en considération le plaisir des autres. Elle n'avait pas comprit que les enfants soi-disant recueillis par Mitsumasa Kido n'étaient pas des jouets mais des personnes. Mais lui, comment les voyaient-ils? Ses futurs protecteurs ou des porcs destinés à l'abattoir?Ils les avaient tous fait tellement souffrir. Shõko avait-elle enduré les pires horreurs parmi tous les enfants que Mitsumasa avait arraché à l'orphelinat? Après tout, le vieil homme était responsable de la mort de ses parents et l'avait séparé de sa soeur tout en l'habillant en garçon. Mais Saori, que pouvait-t-elle y faire?

Alors qu'elle continuait d'observer le match, Seiya se prit les pieds dans le ballon et fit une chute sur le sol sous les yeux de toute l'assemblée qui ne pût s'empêcher de rire.

"-C'est bien ce que je disais, dit Shõko, T'es nul.

-Oh toi!

-Sacré Seiya, dit Miho souriante"

Ils firent une autre partie et Saori discuta avec Miho. Ce ne fut que lorsque le soir tomba que le groupe décida de partir satisfait de l'après-midi qui venait de se dérouler.

"-On s'est bien amusés, dit Makoto

-Au revoir, les enfants, dit Shun

-Écoutez bien Miho, dit Seiya

-Et surtout, ne la stressez pas, dit Shõko

-Hai."

En voyant le regard triste de Miho, Saori comprit qu'elle était inquiète pour Seiya. Elle se tourna vers ce dernier.

"-Tu peux rester plus longtemps Seiya, dit-elle, Shõ, tu ne veux pas rester dîner à la Résidence Kido?

-Hum...Pourquoi pas, dit Shõko en devinant l'attention de son amie

-Demo...(Mais...)

-Cool, tu vas pouvoir rester manger avec nous, dit Makoto réjoui, Miho est sûrement d'accord.

-A demain Seiya, dit Shõko en lui faisant un clin d'oeil

-Heu...à demain"

Il faisait nuit. Miho avait entrainé Seiya sur le Port de Plaisance. Le ciel était étoilé et la nuit était calme. Les deux adolescents semblaient être bien. La nuit était fraîche mais elle n'était pas glaciale, ce qui était idéal pour se promener.

"-La nuit est si belle, dit Seiya, Ca faisait longtemps qu'on était pas sorti.

Miho? Tu n'as pas dit un mot de toute la soirée. J'ai fait quelque chose de mal?

-Seiya, tu te rappelles quand tu étais petit et que tu voulais partir en Grèce?

-Bien sûr que je m'en souviens.

A l'extérieur de la Résidence Kido, cinq ans plus tôt

Miho avait réussi à s'introduire secrètement dans la Résidence Kido. Lorsqu'elle en sortit, elle se rendit près du lieu où s'entrainaient les différents enfants sortis de l'orphelinat par le vieux Mitsumasa Kido. Elle finit par apercevoir Seiya.

"-Seiya! Seiya! Par ici.

-Miho!"

Ils allèrent vers le grand jardin où personne ne pourrait les voir. Seiya savait que Miho avait quelque chose d'important à lui dire sinon elle ne serait jamais venue en catimini jusqu'à la Résidence. Mais pourquoi était-t-elle venue?

"-Seiya, je suis venue pour t'apporter des nouvelles de Seika.

-C'est vrai? Comment va ma soeur?

-Bien.

-Ouf, j'étais inquiet.

Oh, et la soeur de Shõ?

-Nani?!

-Hier, il m'a dit qu'il s'inquiétait pour elle alors je voudrais savoir si tu sais quelque chose sur elle.

-Ah? Kyõko va bien aussi.

-Ah! Je vais pouvoir lui dire avant qu'il parte s'entrainer à l'Île d' sera rassuré. Merci pour les nouvelles, Miho.

Miho?

-Seiya, tu vas vraiment aller en Grèce?

-Comme je t'ai dis, je vais m'entrainer là-bas pour devenir Chevalier. Et je vais devenir très fort.

-Seiya, tu parles comme si tu partais en vacances. En plus, Shõ va faire la même chose sur l'Île d'Equueleus. Tu ne t'inquiètes pas pour lui? C'est quand même ton ami. Et même, tu n'as pas peur d'être blessé ou pire? Vous pourriez même vous faire tuer tous les deux.

-Si j'ai peur de tout, je ne pourrai jamais rien faire de ma vie. Et c'est pareil pour Shõ. Mais tu es une fille, tu ne peux pas comprendre pourquoi on fait ça.

-Comment oses-tu sortir un prétexte pareil? Tu pars en Grèce pour devenir Chevalier et tu t'en fiches de moi. Et bien pars si tu veux. En Grèce, n'importe où. Et si tu ne reviens pas, ça n'a aucune importance!

-Vraiment? Bah, au moins, je serai bien content de ne plus t'entendre piailler. Vivement que je sois en Grèce.

-Crétin!"

Le lendemain, elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle était toujours en colère contre lui mais elle avait voulu le voir partir parce qu'elle se doutait que c'était peut-être la dernière fois qu'elle le verrait. On avait accordé à Seiya d'être accompagné par Shõ jusqu'à la sortie de la Résidence Kido. Apparemment, il partait plus tard dans la journée et il avait voulu en profiter pour dire "au revoir" à son ami.

"-Bonne chance.

-Toi aussi."

Les deux enfants se regardèrent pendant quelques instants avant qu'on ne fasse rentrer Shõ; triste et en colère, dans la Résidence Kido. Seiya avait eût à peine le temps de tendre la main qu'on lui dit qu'il ne fallait pas tarder à y aller. Miho, elle, avait voulu observer la voiture qui l'emmenait de loin. Seiya regarda autour de lui. Peut-être avait-il espéré voir Miho. Mais non, rien. Comprenant qu'il ne la verrait pas, il monta triste et en colère en même temps. Miho n'en pût plus, elle voulait poursuivre la voiture, parler à Seiya une dernière fois même si elle lui en voulait parce qu'elle ne le reverrait peut-être plus.

"-Seiya, hurla-t-elle en pleurant"

Trop tard. La voiture s'était perdue au milieu de la circulation. Elle avait perdu la dernière occasion de voir son ami. C'était sans doute finit. Le comprenant, elle n'arriva plus à faire un seul mouvement et pleura.

Retour au présent

-Alors ce jour-là, tu m'as vu partir?

-Bien sûr que quand tu es revenu cinq ans plus tard, j'étais tellement heureuse.

-Moi aussi, j'étais heureux,

Oh Miho, je suis tellement désolé pour ce que j'ai dit il y a cinq ans. Je n'étais qu'un enfant et il m'arrivait de parler sans réfléchir.

-Ce n'est pas grave, Seiya. Seulement...

-Seulement quoi?

-Pourquoi m'as-tu menti?

-Menti? Mais de quoi tu parles?

-Ne te moque pas de moi. Je te parle de Shõko.

-Nani?!

-Quand l'infirmière et moi vous poursuivions dans l'Hôpital, vous nous avez forcés à partir séparément. Seulement, quand je te poursuivais, je l'ai aperçu par accident. J'ai entendu cette fille parler de Shõko au féminin et l'appeler par son vrai prénom. Elle a finit par être fatiguée de la poursuivre et l'a traité de sale peste. Je suis rentrée à l'orphelinat et j'ai décidé de faire comme si de rien n'était. Je voulais t'en parler mais c'était trop difficile parce que ce moment avec toi était tellement agréable. Seulement, il n'y aura sans doute pas d'autre occasion. Alors, je te repose ma question: pourquoi m'as-tu menti?

-Mi...Miho, ce n'est pas ce que tu crois.

-Pas ce que je crois? En plus, tu continues à te moquer de moi.

-Mais pas du tout. Jusqu'à hier, je ne savais même pas que Shõ était une fille. Aucun d'entre nous ne savait. C'est elle-même qui a décidé de nous dire la vérité hier.

-Arrête de l'appeler "Shõ"!

-Je...C'est à cause de l'habitude.

-J'arrive pas à croire que tu ais osé me dire que je ne pouvais pas comprendre ce que toi et soi-disant Shõ faisiez car je suis une fille alors que ton ami Chevalier le plus proche est une fille! Tu t'es fichu de moi!

-Miho, laisse-moi t'expliquer. Si Shõ...Enfin, Shõko...a été impliquée dans notre monde, c'est à cause d'une décision injuste de ce vieillard lunatique de Kido. Comme pour tous les enfants arrachés de l'orphelinat. C'est même elle qui a le plus souffert dans cette histoire: elle n'a pas seulement été arrachée de l'orphelinat et séparée de sa soeur. Elle a été arrachée à sa famille avant de la perdre et on l'a privé de sa maison et, d'une certaine façon, l'a contraint à se travestir alors qu'elle n'était qu'une enfant. Imagine toutes les souffrances que Shõko a enduré à cause de ce salopard de Kido.

-Si...si c'est vrai, pourquoi Shõko reste avec vous? Elle pourrait envisager une vie de femme normale maintenant que le vieux Kido est mort, non?

-On est ses amis. Et elle est la nôtre. Maintenant qu'elle est un Chevalier comme nous, elle ne peut plus revenir en arriè puis, elle est fière. Elle nous en voudrait si on la tenait à l'écart. Elle s'est battue sans arrêt jusqu'ici. Notre cause est aussi la sienne. Elle est impliquée comme nous.

-Tu veux dire que tu ne peux plus la considérer comme une femme?

-Je ne l'ai jamais fait. Et même maintenant, je ne sais pas si je le ferai. Je te l'ai dit, je ne savais même pas qu'elle en était une jusqu'à hier. Quand je pense qu'il n'y encore pas longtemps, on s'était juré d'être frères de coeur. Elle a dû se sentir tellement mal. Mais être frère et soeur de coeur, ce n'est pas tellement différent pour nous finalement. On aura toujours ce lien elle et moi.

-Alors, tu la considères comme ta soeur maintenant?

-Miho, tu dis ça comme un reproche.

-Seiya, tu as une vraie soeur quelque part. Tu l'as oublié? En plus, demain, tu vas repartir et cette fois, peut-être que tu ne reviendras jamais.

-C...comment sais-tu que je vais partir?

-C'était facile à deviner. Je te connais bien Seiya. Nous avons grandi ensemble. Même quand tu as l'air décontracté, tu es prêt à risquer ta vie. Mais pourquoi dois-tu toujours te battre et risquer ta vie en permanence? Tous les gens de notre âge peuvent vivre normalement et heureux. Tu ne vas quand même pas me dire qu'une fille ne peut pas comprendre alors que le Chevalier dont tu es le proche en est une?

-Miho, honnêtement, j'espère qu'un jour, je pourrai vivre normalement sans avoir à me battre mais il y a des choses que je dois faire. Parce que Shõ et les autres sont mes amis. Ils ont besoin de moi tout comme j'ai besoin d'eux. Même si les combats seront durs et violents, je n'aurai pas peur d'être blessé parce qu'ils seront avec moi."

Miho n'avait pas reprit Seiya quand il avait dit "Shõ" cette fois. Elle avait comprit que c'était plus une question d'habitude qu'autre chose. Mais tout de même. Elle avait un pincement au coeur à l'idée que Seiya fût proche d'une autre fille qu' -être que c'était plus cela que le prochain départ de Seiya qui la rendait triste. Toutefois, le fait que Seiya allait bientôt s'en aller lui faisait très peur. Elle l'avait dit, elle avait peur qu'il ne revînt pas cette fois-là.

"-Seiya, tu n'as vraiment pas peur?

-Oui. Parce que je n'oublie pas cette promesse que je me suis faite à mon retour au Japon: je dois revenir pour rechercher ma soeur.

-Oui, tu dois revenir. Tu dois revenir."

Sans ajouter un mot, Miho se jeta dans les bras de Seiya et se mit à pleurer. Seiya ne voulait pas la laisser comme ça mais il savait qu'il devait partir. Alors, il décida de la rassurer.

"-Je reviendrai. Je t'en fais la promesse."

Ces mots firent sourire Miho. Seiya essuya ses larmes et s'en alla. Miho le regarda s'en aller comme elle l'avait fait cinq ans auparavant et eût à rentrer dans l'orphelinat. Elle était encore mélancolique et malgré la promesse de Seiya, elle avait encore très peur qu'il ne revint pas de sa prochaine bataille.

A la Résidence Kido, Shõko regardait par la fenêtre rêveuse sans vraiment faire attention au reste du groupe. Elle était perdue dans ses pensées. Mais surtout, elle ne savait pas comment réagir à ce qui allait se passer.

"-Shõko, ça ne va pas? demanda Saori en allant la voir

-Saori, tu te rends compte que demain, je pars combattre des Chevaliers bien plus puissants que tous ceux que nous avons affrontés alors que Kyõko m'attends sûrement quelque part?

-Les choses n'auraient pas dû se passer comme ça pour toi. Je suis la seule responsable de ce qui t'est arrivé.

-Je t'ai déjà dit que non. Ce que je pense en ce moment n'a rien à voir avec ce qui s'est passé il y a treize ans. C'est vrai que si je le pouvais, j'aimerais vivre sans me battre et chercher ma soeur. Mais c'est la survie du monde qui est en jeu. Si nous ne nous battons pas, la vie au Sanctuaire restera un Enfer. Pire. Il y aura encore des attentats terroristes et des îles et continents envahis. De plus, des gens comme Miho ou les enfants de l'orphelinat risqueraient de ne plus vivre en paix. Souviens-toi de ce qui est arrivé au Coliséum. Quand les Ombres ont attaqués, des civils auraient pu être touchés. Et c'était une chance qu'il n'y avait personne à l'intérieur le jour où il a été incendié.

-Tu veux dire que tu as peur de ne pas revenir pour ta soeur?

-Sûrement pas. Je me suis jurée de rester en vie. Et si nous ne faisons rien, le Grand Pope va continuer à mentir et utiliser le nom d'Athéna pour justifier sa cruauté. Mais par contre, j'ai peur de ce que pourraient être les résultats de mes recherches.

-Ne perds pas espoir. Je suis sûre que ça n'est pas ce que ta soeur voudrait.

-Merci Saori."

"-Tu les as vues? demanda Hyôga alors qu'il était encore assis à la table avec Shun

-Oui. Saori arrive à bien mieux communiquer avec Shõko maintenant qu'elle sait la vérité. Comme si elle avait vraiment trouvé quelqu'un avec qui parler.

-C'est étrange.

-Quoi?

-Nous avons tous grandi ensemble. Et pourtant, j'ai l'impression de ne rien connaître de Shõko. Et maintenant que je sens que je commence à apprendre à la connaître réellement, on va combattre les Chevaliers les plus dangereux de l'Ordre de la Chevalerie.

-Le fait d'éviter de t'attacher aux autres par honneur pour la réputation des Chevaliers des glaces ne justifie pas la dispute que tu as provoqué chez elle. Ce n'est pas une autre personne que tu vas voir au combat, c'est toujours le Chevalier Equueleus. Tu comprends, Hyôga?

-...

-Hé, Shun, Hyôga.

-Oh, Shõko.

-Je vais rentrer. Bonne nuit.

-B...Bonne nuit, bafouilla Shun

-Bonne nuit, dit Saori

-Hé Shõko.

-Hum?

-Rentre bien.

-Merci Hyôga."

Si Shun avait bafouillé, c'était parce qu'il avait senti Shõko lui mettre un papier dans la main. Il ne savait pas ce qu'était son contenu mais il se dit que le mieux était de s'éclipser dans sa chambre pour le découvrir.

"-Où vas-tu Saori? demanda Hyôga à cette dernière qui s'éloignait

-J'ai des choses à régler avant d'aller me coucher. Vous ne me verrez pas avant demain. Bonne nuit.

-Bonne nuit.

-Oui, bonne nuit."

Saori se rendit dans ce qui avait été autrefois le bureau de Mitsumasa Kido devenu le sien. Elle avait prit une décision importante en ce qui concernait deux personnes qui comptaient beaucoup pour elle. Certes, il était important qu'elle retrouvât sa place au Sanctuaire pour l'équilibre du monde mais le bonheur de ses amis était également important à ses yeux.

Quand Seiya entendit son téléphone sonner, il fut surprit. Non pas que ça le fit râler parce qu'il était couché mais il ne s'y attendait pas. Oh, de toute façon, il n'arrivait pas à dormir en pensant à ce qui allait se passer le lendemain. Alors, autant décrocher. Cependant, en voyant le numéro affiché, il fut surprit.

"-Saori?

-Je te dérange?

-Non, non. C'est juste que...

-Tu ne t'attendais pas à ce que ce soit moi?

-Oui.

-J'espère qu'on ne t'a pas mis dans une situation gênante en te laissant à l'orphelinat.

-Non, ne t'inquiète pas. Miho est très gentille. Si je dis à Saori que Miho sait pour Shõ, elle va le lui dire et Shõ m'en voudra de ne lui avoir rien dit. Il vaut mieux que je me taise.

-Seiya.

-Oui?

-C'est de ma faute si vous allez tous risquer vos vies demain. Je...

-Calme-toi. Si nous risquons nos vies, c'est parce que ce que le Grand Pope a fait est immonde. Si nous ne faisons rien, il va continuer à régner en tyran tout en faisant croire qu'il agit au nom d'Athéna et de la justice. Comme il l'a fait avec Aiolia il n'y a pas si longtemps. Et je sais que je n'échouerai pas puisque dois retrouver ma soeur. Et ce n'est pas tout.

-Que veux-tu dire?

-J'ai promis à Miho de revenir.

-Seiya je...

-Hum?

-Non, rien. Bonne nuit.

-B...Bonne nuit."

Saori raccrocha le téléphone lentement parce qu'elle ne voulait pas vraiment mettre fin à cette conversation mais elle savait qu'elle devait laisser Seiya se reposer à cause de la dure journée du lendemain. Elle mit fin à la conversation à regret puis se mit à réfléchir au sujet de quelque chose qu'elle estimait important. Oui, elle savait ce qu'il lui restait à faire avant le départ.

"-C'est le mieux pour eux. Et puis, nous en avons tous déjà parlé. Ils n'aimeraient pas ne servir à rien. Allô? Oui c'est Saori Kido. Passez-moi les Chevaliers d'Acier s'il vous plait.

-Mademoiselle Saori?

-Bonsoir Shou. Pardonnez-moi de vous déranger à une heure aussi tardive.

-Que se passe t-il? demanda Daishi

-Est-il arrivé quelque chose de grave? demanda Ushio

-Non, rassurez-vous.

-Alors, pourquoi nous contactez-vous?

-Je voudrais vous demander quelque chose.

-Quoi donc?

-De ne pas nous accompagner au Sanctuaire les Chevaliers de Bronze et moi demain.

-Quoi?

-Vous nous accompagnerez sur le lieu du départ au cas où nous serions attaqué mais il vaut mieux que vous restiez au Japon pour veiller sur la Fondation Graad.

-Mais, mademoiselle Saori, nous ne pouvons pas rester au Japon à ne rien faire pendant que les Chevaliers de Bronze vont se battre pour le bien du monde.

-Se battre pour le bien du monde, c'est aussi se préoccuper du bonheur des autres. Pendant que certains vont se battre, ceux qui les aiment les attendent désespérément. Pendant que Shõ et Seiya iront au Sanctuaire avec nous, vous lancerez des recherches sur leurs sœurs Kyõko et Seika.

-Mademoiselle...

-Je leur ai fait une promesse, je dois la tenir. Tout comme ils ont promit de m'aider à veiller sur l'équilibre du monde. Alors, ferez-vous ce que je vous demande au nom de cette promesse?

-O...oui mademoiselle.

-Merci. Croyez-moi, que ce soit en aidant les autres Chevaliers ou en veillant sur la Fondation Graad, vous serez toujours des Chevaliers quoiqu'il arrive.

-Nous le savons mademoiselle. Dormez bien et courage.

-Merci."

Shun arriva à sa chambre. Il déplia le papier que lui avait donné Shõko. C'est alors qu'il remarqua que celui-ci n'avait rien d' brillait et l'on pouvait voir de la brume sur ce dernier. Shun n'eût pas le temps de se demander pourquoi Shõko lui avait donné ceci qu'il fut entouré d'un immense nuage lumineux et perdit connaissance.

Quand il se réveilla, il constata qu'il se trouvait dans un paysage brumeux. Ou plutôt dans un ciel noir dominée par de la brume. Mais étrangement, il était à la fois entourée de celle-ci et parvenait à marcher sur cette dernière. Il était incapable de comprendre ce qui lui arrivait.

"-Où suis-je? se demanda-t-il"

Ne sachant pas vraiment quoi faire, il continua à marcher. Mais plus il avançait, plus il avait l'impression que sa marche serait sans fin.

"-Est-ce qu'il y a quelqu'un? demanda-t-il, Ouhou!"

Un souffle se fit entendre. Cela incita Shun à se taire. Il ne savait pas du tout quoi faire. Plus qu'inquiet, il était apeuré. Que faisait-il dans cet endroit? Pourquoi? Soudain...

"-Viens mon cher ami
Je vais te guider
Dans mon lieu rempli
De secrets

Viens mon cher ami
Suis ma voix
Allez
Viens dans mon paradis de magie"

Il ne rêvait pas. Quelqu'un était en train de chanter. Et la voix lui demandait de venir jusqu'à lui. Ou plutôt jusqu'à elle. Car il s'agissait d'une femme. N'ayant pas d'autre solution que de se repérer au son dans ce chaos brumeux, il décida de se repérer à l'aide de ses oreilles.

"-Est-ce ça que Shiryû ressent depuis qu'il est aveugle?

-Oh mon cher ami

Tu as le privilège

De céder à mon sortilège

Oh mon cher ami

Ne me repousse pas

Car je ne te veux aucun mal

-Sortilège?

-Viens mon cher ami
Regarde la lueur
N'aies donc pas peur
Car c'est bien moi

Viens mon cher ami

Baisse tes défenses
Faire donc preuve de patience

-Cette lumière..."

Il y avait bien une lueur furtive. Mais ça ne semblait pas en être vraiment une. On aurait plutôt dit une lumière au devait voir ça de plus près.

"-Cette voix...Je suis sûr que je la connais.

-Oh mon cher ami

Tu as le privilège

De céder à mon sortilège

Viens mon cher ami
Je vais te guider
Dans mon lieu rempli
De secrets
-Je suis de plus en plus proche.

-Viens mon cher ami
Suis ma voix
Allez

N'aies donc pas peur car c'est bien moi"

Il était tout près. Le son était de plus en plus audible. Mais lorsqu'il fut parfaitement clair, il n'en crut pas ses oreilles. Ce ne fut que lorsqu'il entendit distinctement la chanteuse et qu'il réalisa la situation pour de bon.

"-Viens dans mon paradis de magie"

Lorsqu'il vit son visage, il n'en crut pas ses yeux. Son amie de toujours ne ressemblait pas à celle qu'il connaissait. Elle portait une robe bleue marine et avait un diadème de la même couleur sur ses cheveux.

"-Bonsoir Shun, dit-elle d'une voix douce

-Shõko?

-Suis-moi.

-Mais que..."

Shõ prit Shun par la main et l'entraina à l'intérieur d'une pièce étrange. Il fut si surpris qu'il poussa un soupir de stupeur. Le lieu ressemblait à la pièce d'un château très ancien fait de pierres les plus solides. Mais toutefois, il était petit et semblait isolé du monde. Malgré tout, en regardant derrière lui, Shun voyait qu'il était entré par une fenêtre qui donnait sur un ciel non pas avec la lumière du jour ou la nuit étoilée mais d'une noirceur qui l'intrigua plus qu'elle ne l'inquiéta; ainsi toute la brume avait disparue. L'adolescent remarqua des étagères sur lesquelles étaient entassés des fioles, des bouteilles, des casseroles, des pots ainsi que des livres, des plantes et d'autres nombreuses choses que Shun n'arrivait pas à définir. Il vit également des marmites.

"-Shõko, est-ce que...

-Adresse-toi autrement à Lamia, morveux!

-Eri, ne lui parle pas comme ça. C'est un ami.

-Un ami? Ce n'est quand même pas l'un de tes compagnons d'armes?

-Et bien si.

-Alors ça, c'est le bouquet. Un Chevalier dans une antre de sorcière.

-Alors, c'est bien ton antre de sorcière?

-Eri, en plus d'être une Sorcière, moi aussi, je suis un Chevalier, je te rappelle. Cette situation n'est donc pas absurde. Alors laisse Shun tranquille.

-Tu es le Chevalier de quoi, gamin?

-Je...je m'appelle Shun. Je...je suis le Chevalier Andromède.

-Andromède. Je connais cette légende. Cette jeune fille avait été enchainée à un rocher afin d'être sacrifiée aux différentes bêtes de Scylla, un monstre mi-femme, mi-démon qui s'était plaint d'une soi-disant insulte fait par le peuple aux Néréides à Poséidon. Et c'est lui qui a décidé de ce châtiment1
-Eri, ça sert à rien de lui raconter puisque qu'il porte l'Armure d'Andromède.

-Oh, tu as raison. Mais en tout cas, peut-être que la légende était fondée parce que ce Chevalier est très joli garçon.

-Heu...

-Je rêve ou tu viens de lui faire un compliment? Shun, tu as un grand privilège. En général, elle s'énerve dès que je mentionne le nom d'un de nos amis.

-Oh ça va, hein?

Mais pourquoi l'as-tu fait venir ici?

-Ce n'est pas une chose que tu dois savoir. Eri, je dois te demander de nous laisser seuls.

-Oh je vois. Après tout, je ne suis qu'une Onryõ. Je vais me reposer dans un chaudron.

-C'est une quoi? demanda Shun effrayé

-Ne t'inquiète pas, toutes les sorcières en ont une. Et Eri n'est pas dangereuse, je peux te l'assurer.

-Shõko, elle ressemble à...

-...ma mère. Oui, je sais. Quand cette antre est apparue pour la première fois après que j'ai obtenu mes pouvoirs, l'Onryõ n'avait pas de forme, ni de nom. C'est mon inconscient qui lui a donné cette apparence. Alors, je lui ai donné le nom de ma mère. Mais je ne lui ai pas dit ce détail.

-Oh.

-Si tu veux savoir comme je t'ai attiré jusqu'ici, ben en fait, ce papier contenait de Poudre de Zéphyr2. Elle crée un vent qui permet à un corps ou à un esprit de se téléporter à l'endroit choisi par la personne qui l'a manipulé. Normalement, on peut aussi entrer ici à partir de chez moi à l'aide du Diamant de Sybaris mais je ne voulais pas t'obliger à te déplacer jusque là.

-Ce n'est pas vraiment ce que je voulais savoir.

-Ah?

-Je me demande, pourquoi m'as-tu attiré ici?

-Viens."

A ces mots, elle l'emmena vers une porte qui les conduisit vers une pièce obscure très faiblement éclairée par une bougie.

"-Ne sois pas surpris. Je ne peux pas recevoir d'électricité ici.

-Quel est cet endroit?

-Tiens ma main."

A ce moment-là, Shun eût l'impression d'être projeté à l'intérieur de quelque chose; ou plutôt dans quelque chose. Comme dans un être qui était à la fois lui et pas lui. Il ne savait pas ce qui lui arrivait.

C'est alors qu'il vit un endroit qu'il ne connaissait pas. Il se trouvait sur un Île où il faisait très chaud. La végétation y était peu abondante. Il y avait bien une source mais la vie y semblait difficile.

"-Où sommes-nous? demanda Shun

-Sur l'Île d'Equueleus, le lieu où je me suis entrainée pour obtenir mon Armure.

-Alors, c'est un de tes souvenirs. Mais comment?

-Regarde.

-Écoutez-moi bien vous tous.

-Qui est cet homme?

-C'était Nios, le Maître de Rhilia, une amie. Je n'aimais pas beaucoup ce type. Ce n'était pas mon Maître mais quand il n'était pas là, lui et lui et se partageaient les enseignements avec les disciples de l'Île. Comme ce jour-là.

-Si vous voulez devenir des Chevaliers, vous devez tous être forts. Vous vous devez de respecter la réputation de la Chevalerie en donnant une image honorable à notre Ordre. C'est pourquoi vous devez réunir discipline et force.

-Débile!

-Hahahahahahaha!

-Ca c'est moi, dit Shõko

-Je l'avais deviné, dit Shun en ricanant"

Le Shõ de l'Île devait avoir deux ans de moins que la Shõko de l'Antre de Lamia. En tout cas, ce qui était sûr, c'était qu'il avait très envie de rire.

"-Oh vraiment? Eh bien jeune insolent, si tu trouves que mon enseignement est débile, tu pourrais peut-être dire à ces jeunes gens comment devenir Chevaliers à ma place. Mais dois-je te rappeler que tu n'as pas d'Armure, idiot?

-Je n'ai peut-être pas d'Armure mais je sais qu'être Chevalier n'a rien à voir avec la force. Avant de s'entrainer, faut observer ce qui se passe autour de nous et réfléchir.

-Je vois bien là le disciple d'Eudoxe. Ecoute petit, je sais que ton Maître a une manière d'enseigner différente de la mienne mais quand il n'est pas là, tu dois faire comme je dis.

-On m'a apprit à ne jamais être hypocrite.

-Shõ, je t'en prie, arrête.

-Elle, c'est Leiko, mon Deuxième Maître et une ancienne disciple d'Eudoxe. Quand mon Maître n'avait pas le temps de me faire suivre son enseignement, elle se chargeait de moi. Mais elle devait aussi prendre des leçons.

-Ton Deuxième Maître te demande d'être moins insolent. Je ne sais pas si c'est pour respecter tes ainés ou pour éviter de t'attirer des ennuis mais en si tu te ne tais pas, je te montrerai à ma façon que la violence est utile.

-Nios, est-ce là une façon digne d'enseigner la Chevalerie aux générations futures?

-Eudoxe! Je te croyais parti pour une semaine.

-Je suis revenu plus tôt que prévu.

-Ah voilà mon Maître.

-Tu as peut-être ta propre manière d'enseigner mais je ne te permets pas de frapper mon disciple. Et dois-je te rappeler qui est le maître de cette Île?

-Hihihi!

-Cesse de ricaner Rhilia! Ou alors, je te donne plus d'exercices physiques.

-Oh Rhilia!

-Qui est-ce?

-Une amie d'enfance. C'était un des disciples de Nios. On convoitait la même Armure. Comme tu t'en doutes, elle a perdu face à moi. Mais avant que le Sanctuaire ne soit la proie d'Arlès, il y avait un homme, Clépios, qui permettait à des gens ayant échoué à devenir des Chevaliers à s'entrainer pour devenir des Chevaliers aux Armures Sans Nom. J'ai indiqué à Rhilia comment faire et maintenant, elle en est un.

-Tu as vraiment fait ça?

-Oui. Je ne voulais pas que son rêve soit détruit par ma faute. Malheureusement, plus personne ne pourra avoir la même chance qu'elle.

-Pourquoi?

-Le Grand Pope n'aimait pas la manière de faire de Clépios. Il la trouvait inutile à la Chevalerie. Il l'a fait exécuter peu après que Rhilia ait obtenu son Armure Sans Nom.

-C'est horrible!

-C'est aussi valable pour vous.

-Oh!

-Qui sont ces deux-là?

-Ore et Elor. Deux abrutis. Mais j'ai pas trop envie de parler d'eux.

-Shõ, Leiko, venez. Maintenant, c'est à mon tour de me charger de vous."

Eudoxe entraina les deux filles un peu plus loin. Il semblait assez mécontent.

"-Shõ, tu dois arrêter de faire des tiennes, dit Eudoxe d'une voix sévère, Je sais que tu n'aimes pas les méthodes de Nios. Je ne les approuve pas non plus mais si j'étais obligé d'exclure un Maître de cette Île juste parce qu'il a différentes manières de faire que les miennes, nous n'aurions plus assez de Maîtres pour les disciples. De plus, quand je ne suis pas là, il a le droit d'enseigner comme il le veut donc de te punir comme il le désire. C'est la dernière fois que je te sauve la mise, compris?

-Oui, Maître Eudoxe.

-Leiko, tu lui feras faire cent fois le tour de l'Île à la nage.

-QUOI?!

-Ce sera ta punition.

-Mais Maître Eudoxe...

-Il n'y a pas de Maître Eudoxe qui tienne. Tu feras cent fois le tour de l'Île à la nage. Point.

-Non Maître Eudoxe, vous ne comprenez pas. Donnez-moi n'importe quelle autre punition sauf ça. Des tractions, de la course pendant des heures, des sauts de monts en monts, des journées entières à rester attaché à un rocher...N'importe quoi mais pas de la nage.

-J'ai déjà décidé de ta punition. Point!

-NON!

-Shõ!

-Shõ! Arrête de te recroqueviller et assume tes actes.

-Et vous, soyez plus attentif.

-Leiko, comment oses-tu me contredire?

-Vous savez très bien que Shõ ne peut pas se soumettre à cette punition.

-Mais qu'est-ce que tu racontes?

-Ne me dites pas que ça ne vous a pas sauté aux yeux?

-De quoi parles-tu?

-Oh, je n'arrive pas à le croire. Vous n'avez jamais vu le comportement de Shõ face à l'eau?

-Et alors? Un Chevalier ne doit reculer devant rien.

-Le comportement de Shõ est similaire au vôtre face à un certain type de personne, Maître Eudoxe.

-Leiko, comment oses-tu?

-Vous comprenez ce que je veux dire?

-Très bien, très õ, en punition, tu feras des sauts de monts en monts pendant deux jours sans dormir, ni manger.

-O...Oui, Maître Eudoxe.

-Leiko, ne recommence plus jamais ça, dit Eudoxe en tournant les talons furieux

-Pour...Pourquoi as-tu fais une chose pareille?

-Je ne t'ai jamais vu te baigner avec les autres disciples ou bien enlever tes vêtements devant les autres, Shõ. J'en ignore la raison mais je suis à peu près certaine que tu as quelque chose à cacher et qu'enlever tes vêtements devant quelqu'un serait trop dangereux. Alors, essaie de faire plus attention à toi.

-D'a...D'accord.

Merci Leiko, ajouta Shõko alors que les deux enfants se souriaient"

Le décor se dissipa. Pourtant, Shõko et Shun avaient pourtant l'air de se trouver toujours dans le même lieu. Les deux adolescents comprit qu'il s'agissait d'un autre souvenir de Shõko. Bien plus récent d'ailleurs car Shõko, travestie comme il y avait encore peu de temps, avait grandit.

"-Regardez-les tous les deux.

-Vous allez payer pour avoir oser nous insulter, dit Ore

-Sûrement pas, c'est l'un d'entre nous qui remportera l'Armure d'Equueleus, dit Shõko

-Exactement, dit Rhilia, Vous n'êtes que deux idiots.

-Vous ne méritez pas cette Armure, dit Elor

-N'oublie pas Shõ, dit Leiko, Agis, n'écoute pas ce qu'on te dit.

-Frappe Rhilia, dit Nios, Ne t'arrête jamais.

-Puisque tu as osé m'insulter, je ne te ferai aucun traitement de faveur même si tu es une femme.

-Ca me convient. Prends ça!

-Et voici pour toi. Yaaah!

-Espèce de...

-Ah!

-Je vais te...

-Ah, je ne..."

Ore et Elor étaient étendus sur le sol incapable de faire le moindre mouvement après ce combat. C'était évident. Les deux amis venaient de remporter cette manche afin de tenter de devenir Chevaliers. Tous deux semblaient d'ailleurs très fiers de leur exploit.

"-Shõ, Rhilia, il ne reste plus qu'Ichnos, dit Eudoxe, Demain, l'un d'entre vous le combattra. Si celui ou celle qui aurait choisi de le combattre le vainc, vous savez ce qui arrivera.

-Heu...Maître Nios, dit Rhilia, Je souhaiterais vous parler en privé.

-Hum...D'accord mais faisons vite."

A ce moment-là, le souvenir disparut laissant Shõko et Shun non pas dans l'obscurité mais dans un décor blanchâtre.

"-Mais...mais qu'est-ce qui se passe? demanda Shun

-Je n'en sais rien, dit Shõko, Mais j'ai l'impression que nous resterons un certain temps comme ça.

-Pourquoi? Quel était cet endroit? Une sorte de pièce aux souvenirs?

-En quelque sorte. Ca s'appelle une Mnémosyne3. Chaque sorcière en a une dans son antre. Ca lui permet de voyager dans sa propre mémoire quand elle s'y rend.

-C'est pour ça que tu m'as fait venir ici? Pour me montrer tes souvenirs? Mais pourquoi?

-On ne s'est jamais vraiment parlés de nos entrainements entre nous. On a à peine parlé des lieux où on était mais jamais de ce qui nous est arrivé là-bas.

-C'est...c'est vrai, constata Shun

-Tu as toi-même dit que c'était peut-être la dernière fois que nous étions ensemble puisque demain nous partons au Sanctuaire. Ca comptait beaucoup pour moi de partager une étape importante de ma vie avec un ami.

-Sh...Shõko..."

Pourquoi lui?Il ne comprenait pas pourquoi Shõko n'en avait pas parlé à Seiya. Pourtant, Pégase était son ami le plus proche. Il était comme un frère pour elle. Quant à Saori, peut-être qu'elle aurait culpabilisé en voyant Shõko s'entrainer dur comme fer pour devenir un Chevalier d'Athéna même si elle se moquait des imbéciles autour d'elle pour tenter d'atténuer ses souffrances quotidiennes. En ce qui concernait Hyôga, il n'était pas assez proche d'elle pour comprendre la douleur qu'elle endurait depuis son enfance. Mais et Shun? Est-ce qu'il la connaissait mieux? Est-ce qu'il pouvait comprendre pourquoi elle l'avait attiré jusqu'à son antre. Il ressentit comme un mélange de joie et de mélancolie. Shõko lui faisait confiance pour lui dire ce qu'elle ressentait et elle n'hésitait pas à lui montrer sa facette vulnérable qu'elle n'avait jamais révélé aux autres. Mais, lui, que devait-t-il faire dans de telles circonstances? Ne pas réagir? Tenter d'en savoir plus sur son passé? Il choisit la deuxième option afin de ne pas être un mauvais ami.

"-Rhilia, que voulait-t-elle ce jour-là?

-Je n'étais pas censé le savoir. Je les ai suivis elle et Nios afin de comprendre. Elle lui a dit qu'elle ne voulait pas affronter ni Ichnos, ni moi. Elle pensait qu'elle avait atteint son but mais pas moi. Je n'ai pu m'empêcher de sortir de ma cachette. Je m'en foutais de me faire engueuler. J'ai essayé de la convaincre de changer d'avis mais elle ne voulais rien entendre. Je devais combattre Ichnos sans avoir à combattre Rhilia par la suite pour remporter l'Armure d'Equueleus. Mais comme tu t'en doutes, ça n'a servi à rien.

-Comme ça se fait que tu as tout de même dû te battre contre Rhilia malgré le fait qu'elle ne voulait plus?

-Ce trouillard d'Ichnos s'est barré dans la nui la veille du combat. Il avait peur de moi alors il n'a pas voulu m'affronter. A cause de lui, j'ai dû me battre contre une amie. Dieu merci, elle est un Chevalier maintenant."

Alors que Shun souriait, le décor blanchâtre s'évapora pour laisser place à une île entièrement composée de pierre sans aucune végétation, ni eau douce. La seule eau qu'on y trouvait, c'était celle de la mer qui entourait l'île. Toute forme de vie, que ce soit animale ou insecte, y semblait constamment menacée. On aurait dit que l'Enfer ressemblait à ce lieu.

"-Mais...Mais c'est...C'est l'Île d'Andromède, s'exclama Shun, Que faisons-nous ici?

-Je n'en sais rien, dit Shõko, Je ne comprends pas pourquoi on se trouve sur l'Île où tu as suivi ton entrainement. Oh mais..."

Un enfant aux était frappé par deux garçons. Ces derniers semblaient y prendre beaucoup de plaisir. L'enfant maltraité ne se défendait pas. Il était de dos. C'est alors qu'une fille blonde intervint. Elle était masquée. C'était donc une future Femme-Chevalier.

"-Arrêtez! Reda, Spica, les entrainement ne sont pas censés être des bagarres.

-La ferme June!

-Vous allez voir si je vais la fermer!"

A ces mots, June frappa les deux garçons sur les deux garçons sur les mâchoires, ce qui les fit tomber sur le sol. Elle se précipita vers le garçon sur le sol et l'aida à se relever. Ce fut à cet instant que Shõko le reconnut.

"-Shun, est-ce que ça va?

-Quoi? Mais ça ne peut quand même pas être...

-June, qu'est-ce que tu as fait?

-Maître Albior...

-J'ai compris. Reda, Spica, vous ne devez pas vous battre en dehors des entrainement, est-ce clair?

-Oui Maître Albior.

-Alors, disparaissez immédiatement!"

A ces mots, les deux brutes lâches s'en allèrent sans demander leur reste.

"-Shun, comment te sens-tu?

-Bien je crois, Maître Albior.

-Je crois bien que si, dit le Shun du présent, C'est un de mes souvenirs.

-Cette fille...

-C'est June, une amie. Elle convoitait l'Armure du Caméléon. Reda et Spica voulaient aussi l'Armure d'Andromède.

-Je vois.

-Shun, viens, dit June, Pourquoi?

-Pourquoi quoi?

-Tu le sais bien. Il faut que tu te défendes. Si tu n'en es pas capable, tu n'as rien à faire ici.

-Non, il faut que je reste. Je dois avoir l'Armure d'Andromède.

-Alors dans ce cas, il faut au moins que tu te défendes quand on t'attaque. Je ne sais pas si c'est parce que tu as l'impression d'être faible ou si c'est parce que tu détestes la violence mais ici, tout le monde veut être Chevalier et n'importe qui peut t'attaquer le dos pour une Armure. Alors, secoue-toi un peu!

-Je ne compte plus le nombre de fois où elle m'a aidé jusqu'à ce que je finisse par devenir plus fort. Grâce à elle, j'ai finit par être plus sûr de moi. Quant à mon Maître, c'était un homme juste."

Le décor se dissipa. Pourtant, Shun et Shõko avaient pourtant l'air de se trouver toujours dans le même lieu. Les deux adolescents comprit qu'il s'agissait d'un autre souvenir de Shun. Bien plus récent d'ailleurs car Shun avait grandit. Les Shõko et Shun du présent observèrent le Shun du passé qui devait avoir dix ans. Celui-ci était caché derrière un rocher. Il écoutait une conversation.

"-Que se passe-t-il? demanda Shõko

-Ce jour-là, j'écoutais une conversation entre mon Maître et June.

-Tu penses qu'il devrait rentrer au Japon, n'est-ce pas?

-...

-June, c'est son choix, pas le mien.

-Mais vous êtes son Maître! Pourquoi vous ne le renvoyez alors que vous voyez bien qu'il n'arrive pas à se battre?

-Ce n'est pas qu'il n'y arrive pas, June.

-Qu'est-ce que vous voulez dire?

-Shun a quelque chose que beaucoup de gens n'ont pas. Cela fait à la fois sa force et sa faiblesse. S'il s'en sert bien, il pourra devenir Chevalier. Mais s'il ne le fait pas, il mourra.

-Vous croyez?

-Oui. C'est pour ça que je ne peux pas le renvoyez. Tout simplement parce que je ne serai pas digne de l'Ordre de la Chevalerie si je le faisais."

Albior partit. Le Shun du passé décida de faire comme s'il n'avait rien entendu. Il rejoignit June un moment après qu'Albior soit partit.

"-Bonjour June, dit le futur Chevalier Andromède

-Oh Shun. Tu me cherchais?

-Oui, je voudrais te parler.

-Qu'est-ce que tu veux te demander?

-Je voudrais savoir...

-Quoi?

-Est-ce...Est-ce que tu crois vraiment en moi?

-Pourquoi tu me demandes ça?

-J'ai l'impression que tu ne me comprends pas. Même si tu m'aides quand je suis blessé, j'ai l'impression que tu ne m'encourages pas à avancer. Pourtant moi, je t'ai toujours encouragé quand je te voyais t'entrainer aussi durement pour obtenir ton Armure. Je t'ai même soigné après un dur entrainement.

-Ca n'a rien à voir avec ça, Shun. Je pense simplement que tu as le droit de ne pas aimer le violence. Mais si tu veux devenir Chevalier, il faudra bien que tu l'utilises un jour ou l'autre."

A ce moment-là, le souvenir disparut. Cette fois-ci, Shõko et Shun étaient de retour dans la Mnémosyne. Seulement, Equueleus n'avait pas l'air de comprendre ce qui s'était passé. Elle semblait complètement dépassée par ce qui venait d'arriver. Elle ne pouvait pas s'expliquer les raisons de ce qu'elle et Shun venaient de voir. C'est alors qu'elle et Andromède remarquèrent que leurs mains étaient toujours entrelacées. Gênés, ils se dégagèrent légèrement l'un de l'autre.

"-Shõko, qu'est-ce qu'il y a? demanda Shun

-Les Mnémosynes sont censées permettre uniquement aux sorcières de voyager dans leurs propres mémoires. Nous n'aurions jamais dû voir tes souvenirs."

A ces mots, Shõko sortit brutalement de la pièce laissant Shun complètement perdu. Eri se dirigea vers la jeune sorcière et la regarda sévèrement.

"-Fillette stupide! Encore heureux que tu n'ais pas fermé la porte.

-Nani?

-Andromède n'a aucun contrôle sur cette Antre. Il ne peux pas lutter contre le pouvoir de cette Mnémosyne et toi, tu ne contrôles pas encore tout à fait tes pouvoirs de sorcière. Si tu l'avais laissé à l'intérieur, il aurait été prisonnier d'une autre dimension et tu aurais été incapable de le faire revenir. Si tu peux y entrer et en sortir à ta guise, c'est parce cette Antre t'appartient, rien de plus.

-Shõko...

-Oh Shun."

Il était doucement sorti de la Mnémosyne. Shõko était appeurée. Ce n'était plus l'idée qu'il s'était passé quelque chose qu'elle ne comprenait pas mais plutôt que son ami ait failli disparaître par sa faute qui l'avait terrifié. Avant qu'elle n'ait pu montré quelque chose de trop étrange, Eri décida d'intervenir.

"-Mais qu'est-ce qui s'est passé à l'intérieur, à la fin?

-Eri, on a...

-Quoi?

-On a pas seulement vu mes souvenirs. On a aussi vu...

-Il y avait aussi les miens, dit Shun

-Vous en êtes sûrs?

-Hai.

-...

Dis-moi, Lamia. Quand tu as voulu faire voyager Andromède dans ta mémoire, tu as tenu sa main, n'est-ce pas?

-Mais quel rapport?

-Je croyais que tu étais plus maline que ça. Il n'était pas nécessaire de lui donner la main. Il aurait simplement suffi que tu l'entraines à l'intérieur à l'intérieur de la Mnémosyne pour lui montrer ta mémoire.

-Quoi?

-Quand Andromède tenait ta main dans la Mnémosyne, tu partageais ton être avec lui.

-Oh!"

"-Je suis désolée Shun. Je n'avais aucune idée que les choses se passeraient comme ça. J'aurais dû faire plus attention et attendre de mieux maîtriser mes pouvoirs.

-Ne t'excuse pas. Au contraire. Ca m'a fait du bien de partager ceci avec toi. Tu avais raison. Nous avions besoin de partager ce que nous avions vécu avant de partir pour la bataille."

Shõko afficha un sourire heureuse que son ami ait comprit ses intentions.

"-Shun?

-Hum?

-Tu n'es pas triste de n'avoir jamais su à quoi ressemblait June?

-C'est vrai que j'aurais aimé le savoir. Malheureusement, tant que Saori n'aura pas changé cette loi stupide, je ne pourrai voir que ce masque.

-C'est tout ce que tu penses?

-Que veux-tu dire?

-Ca ne t'a jamais mit en colère de voir les Femmes-Chevaliers dans une telle situation? Condamnées à ne jamais pouvoir se montrer à visage découvert devant personne. Même pas dans l'intimité avec n'importe quel garçon pour lesquels elles ont juste un peu d'affection.

-Je...

-Tu quoi?

-Je...Je n'y avais pas vraiment réfléchi.

-...

Imbécile!

-Shõko..."

Elle ne l'avait jamais insulté. Si elle le faisait, il avait sûrement dit quelque chose de très grave. Qu'avait-t-il donc à se reprocher?

"-Qu'est-ce que tu as? Qu'est-ce que j'ai fait?

-Tu voudrais que cette loi change juste pour savoir à quoi ton amie d'enfance ressemble. Après que je vous ai raconté tout ce que j'ai subi depuis mon enfance?

-Shõko...

-Regarde ceci, dit-elle en se recouvrant le visage d'un masque, Dis-toi bien que tu aurais vu ceci sur mon visage pendant des années si je n'avais pas prit la décision de vous mentir. Si ça se trouve, je serais encore en train de le porter en ce moment si Saori n'avait pas prit la décision de changer cette loi comme tu l'appelles. Tu ne saurais même pas à quoi je ressemble si ça a avait été le cas.

Et pourtant le fait d'avoir prit la décision de mentir a été d'autant plus douloureux, ajouta-t-elle en enlevant le masque, Toutes ces Femmes-Chevaliers que j'ai vu, je n'ai jamais pu passer du temps avec elles alors que je savais qu'elles enlevaient leurs masques quand elles étaient seules. Je ne devais rester qu'avec les hommes parce que j'avais fait le choix de ne pas obéir à une loi, pas seulement stupide, mais aussi injuste. Et pourtant, ça m'arrivait d'aller voir les femmes parce que je ne voulais pas trahir ce que j'estimais être mon vrai genre et non pas un déguisement. Mais malgré ça, elles devaient garder leurs masques devant moi parce qu'à leurs yeux, j'étais un homme. Seulement, je suis une femme comme elles et elles ne le savent pas. Tu l'as dit toi-même: c'est sans doute la dernière fois que nous sommes ensemble. Non seulement, nous ne saurons jamais à quoi ressemblent nos amies pas seulement à cause de la stupidité mais aussi à cause de l'injustice. Et pour moi, une femme travestie condamnée à ne jamais voir les visages d'autres femmes humiliées par l'Ordre de la Chevalerie si elles perdaient leurs masques devant les hommes, je peux t'assurer que non seulement, c'est révoltant mais, surtout, ça fait mal. Je n'ai pas arrêté de penser que j'étais une traîtresse à mon genre et ça m'a hanté toute mon enfance. Et toi, tu me dis "J'aurais aimé savoir à quoi June ressemble mais je ne peux pas parce que, c'est comme ça"?

-Shõko...

-Tu me déçois.

-Non, ce...Ecoute, on ne m'a jamais parlé de ce genre de choses. June refusait de le faire. Je lui avais déjà demandé si elle serait capable d'enlever son masque devant moi si on lui laissait le choix de le faire. Elle ne voulait pas en parler. Je pensais juste qu'elle refusait d'aborder la question mais je ne pensais qu'elle pouvait ressentir ce genre de souffrance. Je t'assure.

-...

Je veux bien te croire. Après tout, il n'y a pas si longtemps, tu ne savais même pas que j'étais une femme. Tu n'aurais jamais imaginé que ce soit le cas, pas vrai?

-...

Et bien, oui. Mais le fait que tu en sois une et que tu ais été capable de vaincre autant d'ennemis prouve juste que j'étais stupide de croire que seul un homme était capable de le faire. De plus, j'étais très mal placé pour penser une chose pareille vu le nombre de fois où tu m'as protégé."

Malgré eux, ils se mirent à rire. Ca faisait du bien de retrouver une certaine légèreté après une discussion aussi chaotique.

"-Shõko?

-Hum?

-Merci de m'avoir fait venir ici. Ca m'a fait du bien de partager des choses avec toi.

-Ne me remercie pas. Je t'ai fait délibérément apparaître. Ca n'était pas la meilleure manière de faire mais je ne savais pas vraiment comment m'y prendre.

-Ca n'est pas grave.

-...

Tu vas pouvoir rentrer maintenant. Bonne nuit, Shun."

A ces mots, Shun recula, ou plutôt son corps reculait sans qu'il n'en ait le contrôle. Ce fut comme s'il glissait dans le paysage brumeux par lequel il était venu.

Quand il se réveilla, il était à nouveau dans sa chambre à la Résidence Kido. Il avait du mal à comprendre s'il était bien resté dans cette pièce ou s'il en était sorti mais il était certain d'une chose, ce qui venait de se passer était bien réel. Shõko, ou plutôt Lamia, l'avait entrainé dans Antre de sorcière pour partager un moment privilégié avec lui. Devait-t-il en être heureux ou triste? Après tout, elle avait vu ses faiblesses et ils s'étaient disputés. Mais est-ce qu'elle ne les connaissait pas déjà? Il ne savait pas vraiment. Et puis, leur discussion s'était terminée de manière légère. Il décida qu'il devait en être heureux. Il s'allongea sur son lit l'esprit apaisé heureux de ce moment qu'il avait passé avec Shõko.

A son dojo, Shõko était assise sur son lit pensive, se demandant quelle conclusion elle devait tirer, non pas de la discussion qu'elle avait eue avec Shun car ils avaient eu plus ou moins une conclusion satisfaisante à ce sujet, mais plutôt de ses souvenirs. Qu'avait donc bien pu vouloir dire à Albior le jour de sa discussion avec June?

"-Je sais ce que tu as, Shun. J'ai bien comprit ce que ton Maître voyait en toi. Et tu as dû sûrement le voir ici après être devenu Chevalier. Tu n'as aucune raison d'avoir honte d'être ce que tu es. Aucun d'entre nous n'a eu de chance. Quand tu auras l'occasion d'avoir fait une chose comme celle que j'ai accompli sous tes yeux il n'y a pas si longtemps, tu verras que ce n'est pas horrible d'être ce que nous sommes."

1En réalité, les choses ne se sont pas passées ainsi. Andromèdeétait la fille de Céphée, le Roi éthiopien de Joppé, et de la Reine Cassiopée. Cassiopée s'était vantée que sa fille était plus belles que les Néréides. Évidemment, elles ont pas aimées ça et se sont plaints à Poséidon car c'est leur protecteur. Il a envoyé un monstre marin (selon certaines versions, c'est un monstre marin femelle, d'autres disent que c'est le Kraken. Oui, celui qu'on voit dans Pirates des Caraïbes) pour dévaster Philistia, la ville de naissance d'Andromède. Céphée a comprit qu'il devait sacrifier Andromède au monstre marin après avoir consulté l'oracle de Zeus-Ammon. Au passage, contrairement à l'anime où elle est représentée portant une légère robe, en réalité, dans le mythe, elle était à poil et portait juste des bijoux. Et désolée de casser tout le délire du Shun qui est digne de sa constellation et dont le caractère correspond bien à celle qui s'est sacrifiée au nom du bien de son peuple mais même si elle a été accepté ça en ayant conscience de ce qui allait lui arriver, dans la vraie histoire, le sacrifice n'a jamais eût lieu. En effet, alors que ça allait arriver, Persée est venue la sauver et ils se sont mariés (après que Persée ait tué Phinée qui voulait aussi épouser Andromède par contre [Non, ce n'est pas un acte possessif et jaloux qui craint. Phinée était l'oncle d'Andromède et elle le détestait]). Au fait, c'est Athéna qui a placé Andromède parmi les constellations.

2Inspiré du Vent Zéphyr dans le mythe Éros et Psyché quand le dieu Éros veut amener Psyché dans son palais dans le ciel, il utilise ce vent pour l'y amener en toute sécurité et l'y épouser.

3Mnémosyne est une Titanide et également la déesse de la mémoire et des souvenirs dans la mythologie grecque.

Et voilà, c'est finit pour aujourd'hui. Je vous dit à je-ne-sais-pas-quand pour un prochain chapitre.

A bientôt:)