Lorsque Aurelius se réveilla, comme prévu, il dévora. En fait, le plateau se serait même sérieusement vidé sans les sorts de Réapparition. Merlin, était-ce parce qu'Aurelius était un jeune adulte, ou bien cette garce de Mary-Lou Barebone avait-elle affamé ses enfants en plus de les battre ?

Mais bien vite, la Magie se rappela à lui, et c'est sans enthousiasme qu'il termina son petit pain en forme de Niffleur. Newt n'eût qu'à passer sa main sur ses paupières pour qu'elles se ferment et que le jeune homme ne retombe dans son lit.

Newt renvoya le petit déjeuner dans l'armoire et fit venir à lui le déjeuner : côtelettes d'agneau et de porc, écrasé de pommes de terre, pommes de terre fondantes, haricots verts, gigot, saucisses, légumes en tout genre, yaourts, fromage blanc, fromages, sucre, miel, tarte à la citrouille, à la mélasse, à la framboise, aux noix de pécan, aux pralines…

Une nouvelle fois, vers midi, Aurelius se réveilla, dévora, et se rendormit, et le soir, lorsqu'il eût terminé ses potages, tourtes à la viandes et aux pommes de terre, sa tarte aux fraises et celle au chocolat, et qu'il eût avalée sa dernière cuillerée de glace à la vanille, il repoussa le plateau, restant éveillé cette fois ci, en proie à un léger malaise.

Newt, en pantalon et chemise boutonnés à la hâte -il s'était rhabillé à vitesse vampirique ce matin, peu avant le réveil d'Aurelius, sachant que le voir nu le mettrait mal à l'aise, et ne s'était franchement pas inquiété du caleçon ou des chaussettes-, lui retira le plateau et sourit. Le jeune homme resta appuyé contre son oreiller, sa main frottant machinalement sa gorge à l'endroit de la morsure, son visage trahissant une légère nausée, que Newt savait absolument sans lien avec l'énorme quantité de nourriture ingurgitée en une journée. Aurelius se frottait la gorge et la grattait de ses ongles dans un mouvement compulsif, au point de faire rougir sa peau, presque de s'écorcher. Bien qu'il aurait sans doute dû l'en empêcher, Newt se contenta de s'asseoir aux côtés de son presque Calice, attendant qu'il vocalise son inconfort. D'énormes progrès avaient déjà été faits. Le garçon ne s'était même pas aperçu qu'il était encore nu sous les draps, ou bien il n'y avait pas fait attention. Ni au fait qu'ils s'étaient retrouvés seuls tous les deux, dans la même pièce, de toute évidence beaucoup trop proches, alors qu'il était endormi. Aurelius avait enfin compris qu'il était en sécurité avec lui, qu'il ne lui ferait jamais de mal…

-Qu'est ce qu'il se passe ? Finit par geindre le jeune homme.

Newt, déboutonnant sans bruit sa chemise, se pencha sur le jeune homme et cueillit ses lèvres carmines en un baiser qui le laissa légèrement haletant, se débarrassant de son vêtement d'un coup d'épaule. Sans que le jeune homme ne le voit, il déboutonna son pantalon.

-C'est la Magie qui fait son travail, Aurelius.

Il mordilla tendrement la peau de sa gorge et le garçon poussa un cri dont il sembla lui-même surpris. L'endroit de la première morsure restait toujours délicieusement sensible…

-Tu as besoin que je te morde. Mais quelque chose manque. Le lien n'est pas complet…

Il sentait déjà les battements de cœur du garçon qui s'accéléraient. Mais il n'y avait plus de retour en arrière possible. Avec surprise, il sentit les bras d'Aurelius qui se refermaient timidement sur sa nuque.

-D'accord… Balbutia le garçon.

Newt, stupéfait, ne put empêcher un grand sourire de lui manger le visage, et il plongea tendrement sur les lèvres de son presque amant. Il allait veiller à ce qu'il ressente autant de plaisir que pendant la morsure, et même plus, et il se débarrassa prestement de son pantalon, dans un mouvement si rapide que Aurelius n'eût même pas le temps de se poser des questions…

Comme la veille, il décida de privilégier la douceur. Il commença par un baiser qui laissa Aurelius pantelant, demandant plus. Il embrassa la ligne de sa mâchoire et descendit le long de sa gorge, pour arriver à l'endroit de la morsure, et aspira, lécha, mordilla la petite cicatrice, mais sans jamais percer la peau, car le processus de régénération du sang n'était pas complètement amorcé. Aurelius avait énormément mangé aujourd'hui, et il se sentait mal car trop de sang coulait dans ses veines, mais il ne pouvait prendre le risque de le mordre pour le soulager maintenant, il n'était pas temps.

Cela ne l'empêcha pas de tant insister, et pendant si longtemps, que Aurelius, les mains auparavant crispées sur les draps, désinhibé par la sécurité qu'il ressentait en cet instant et par le souvenir du plaisir de la veille, s'était mis à fourrager dans ses cheveux, gémissant, les jambes crispées jusqu'au bout des orteils, se soulevant pour un peu plus de contact, que Newt lui refusait pour l'instant, le frustrant…

Un vampire normal aurait été incapable de frustrer son calice sexuellement, pas sans en souffrir lui-même. Dommage pour Aurelius en cet instant, Newt n'était pas un vampire normal, mais un vampire avec un contrôle surhumain -vampirique- sur ses instincts. Mais il savait que Aurelius ne lui en tiendrait pas rigueur, au contraire ! Cela n'en serait que meilleur…

Cela dit, ce n'était pas pour cela que Newt vivait les choses facilement. Merlin ! Qu'il avait se retenait de ruer contre son calice et qu'il avait envie de s'enfouir en lui avec force ! Mais il était hors de question qu'il fasse cela sans délicatesse comme le dernier des sauvages !

Il voulait que son Calice soit aussi dépendant de lui qu'il l'était déjà lui-même. Il voulait prouver à Aurelius Dumbledore, anciennement Croyance Barebone, à quel point le plaisir pouvait mener aux portes du Paradis plutôt que des Enfers. Et c'est pour ça que lorsqu'il eût de nouveau laissé un magnifique suçon sur sa gorge, il monta à son oreille, qu'il suçota et mordilla de tous côtés. C'est pour ça qu'il appliqua le même traitement à l'autre, avant de descendre s'en prendre aux deux petits grains de chair rosée, tendus, brûlants, qui semblaient n'attendre que ses dents pour les martyriser, maintenant qu'ils n'étaient plus cachés par deux bras encombrants.

Aurelius hoqueta en se découvrant ce nouveau point sensible, et gémit de plaisir. De temps en temps, il tentait de retenir ses gémissements, mais régulièrement, il perdait la bataille contre lui même, et gémissait bruyamment. Newt adorait cela. Il se jura que bientôt, son adorable Calice n'aurait plus peur de s'entendre…

Il sentit ses abdominaux qui se contractaient sous sa langue alors qu'il les redessinait de sa salive, son muscle froid s'engouffrant dans la petite cavité, faisant glapir son propriétaire de surprise, dernière étape avant la plus délicieuse des friandises…

Lorsque la bouche de Newt s'égara enfin sur la verge d'Aurelius, ce dernier se cambra sur les draps. Pourtant, Newt n'avait fait qu'y poser ses lèvres, et il parcourait la verge de baiser et de coups de langues, comme il l'avait fait avec le reste de son corps. Mais lorsqu'il entendit Aurelius qui gémissait d'un air désespéré, suppliant pour plus, il ne put résister. Souriant, ravi d'avoir atteint ce résultat qu'il n'avait fait qu'espérer, Newt plongea sur la verge raide avec délice, l'engouffrant dans sa bouche avec une lenteur qui tenait probablement du supplice.

Aurelius gémit bruyamment et souleva ses hanches dans un mouvement compulsif. Mais Newt ne cessait de jouer avec sa proie, l'avalant puis la relâchant, tournant autour de sa langue taquine, aspirant, suçant autant que possible, mordillant parfois, l'éraflant de ses deux gigantesques canines ! Et lorsqu'il sentit l'épieu de chair qui durcissait un peu plus sur sa langue, il s'en éloigna brusquement, lui préférant subitement l'intérieur de cuisses, les hanches, s'attirant un gémissement de la plus pure frustration de la part de son compagnon. Ce n'était pas son but. Pas totalement.

Mais à peine sa langue eût-elle effleuré le petit œillet rose que Aurelius poussa un cri de stupeur et referma brusquement ses genoux sur sa nuque, l'empêchant de descendre plus bas, alors que son corps se crispait brusquement de quelque chose qui n'était certainement pas du plaisir. Newt, s'attendant à cette réaction, releva la tête vers lui.

-Arrête ! S'exclama Aurelius, c'est…

-Sale ? L'interrompit Newt.

Mortifié par la honte, Aurelius hocha la tête. Par Merlin, Dieu et tous leurs copains, qu'est ce que Newt aurait souhaité pouvoir découper Mary-Lou Barebone en petits morceaux en cet instant…

-Tu n'es pas sale, Aurelius, répondit-il avec douceur. Fais-moi confiance…

Aurelius, incertain, ne desserrait toujours pas ses jambes.

-T'ai-je déjà donné une raison de douter ? Demanda-t-il sur le même ton.

Aurelius, haletant, semblait partagé entre le plaisir qu'il avait ressenti jusqu'ici et la honte de ressentir ce même plaisir. Finalement, Newt baissa la tête et érafla de ses canines pointues les deux petits bijoux qui renfermaient le plus délicieux des nectar, et Aurelius poussa un cri en rejetant sa tête en arrière, alors que ses deux genoux se séparaient et que ses pieds retombaient sur les draps. Newt saisit aussitôt cette occasion et plongea sur la petite ouverture, la maltraitant de sa langue, aspirant et suçotant la chair rosée, caressant l'intérieur des cuisses de ses doigts froids, jusqu'à ce que Aurelius se remette à gémir et que ses jambes se soient ouvertes si largement que ses genoux reposaient eux aussi sur les draps…

Puis, sans prévenir, Newt le reprit en bouche et Aurelius cria ! Il ne sentit même pas le doigt qui s'introduisait en lui, ne le sentit pas qui fouillait, cherchait, mais le sentit qui trouvait. Il poussa un long gémissement de plaisir alors qu'il découvrait une sensation encore inconnue. Ce point si étrange en lui, le doigt ne cessait d'y appuyer, il allait jouir juste avec un doigt, oh Merlin ! Sa mère était une idiote ! Il sentait ce doigt à l'intérieur de son ventre, tout son corps se crispait et se détendait d'une manière merveilleuse, il ressentait tellement de plaisir qu'il peinait à le trouver supportable, il n'était pas possible d'avoir plus…

Il se trompait. Il n'entendit pas Newt qui murmurait un sort, il ne sentit même pas le doigt qui se retirait, perdu qu'il était dans le plaisir qui parcourait son corps, et il gémit puissamment en sentant quelque chose de tellement plus gros qu'un doigt, qui appuyait si précisément à cet endroit…

Une vague de Magie balaya la pièce et détruisit tout sur son passage, faisant trembler les murs. Newt réussissait tant bien que mal à contrôler son Obscurus, qui craignait pour sa survie, mais de toute évidence, Aurelius avait plus de mal. Et il ne s'en rendait même pas compte. Newt espéra que la décharge de Magie n'allait pas créer trop de dégâts dehors. Il avait d'autres choses à s'occuper pour l'instant…

Aurelius gémissait et criait à s'en casser la voix. Comment avait-il pu avoir peur de ça ? Un tel plaisir ne pouvait être démoniaque ! Ou alors, Merlin, il signait tout de suite pour les Enfers, si il pouvait y retrouver Newt !

Il gémit de dépit en sentant le vampire se retirer et se cambra sous ses doigts en le sentant revenir. Merlin ! Était-ce possible de mourir de plaisir ? Incapable de contrôler son corps, incapable de contrôler ses cris, Aurelius ne put que crocheter ses doigts à la tête de lit et projeter ses hanches à la rencontre de Newt avec force. Tout était parfait. Tout aurait pu l'être si son sang ne tourbillonnait pas dans ses veines à lui en donner le tournis ! Il avait l'impression qu'il allait s'évanouir. Il aurait tellement aimé ressentir plus, tellement plus…

Le vampire jubilait. Son calice était éblouissant ainsi, abandonné dans le plaisir le plus pur, gémissant et criant librement, libéré de toutes ses interrogations et de tous ses doutes…

Il ne manquait qu'une chose. Qu'il le débarrasse de son trop plein de sang qui lui donnait le vertige en battant avec tant de force dans ses veines. Et lorsqu'il se pencha et perça la peau de la gorge de ses dents, Aurelius rugit littéralement de plaisir en sentant son sang s'échapper de son corps ! Ça ! C'était ça qu'il lui manquait ! Et il lâcha la tête de lit et crocheta ses bras dans la nuque de Newt alors que l'orgasme le prenait par surprise et le soulevait comme une lame de fond ! Il gémit bruyamment en sentant Newt qui retirait brusquement ses dents de sa gorge et, mûs par une force incontrôlable, ils rejetèrent la tête en arrière…

Newt sentait son Obscurial qui se débattait, mais il avait déjà perdu. Haletant, il regarda une fumée noire obscurcir les yeux de son Calice et s'éclaircir progressivement pour devenir d'une blancheur immaculée, teintant ses yeux d'un blanc laiteux, avant de se retirer. Il devina que le même phénomène s'était produit dans ses propres yeux, et comprit en sentant la force gronder au fond de lui que l'Obscurial n'avait pas réellement disparu !

La haine l'avait fait, tout comme le désir de Destruction qui avait grondé en lui pendant des années. La force brute qui les caractérisaient, elle, était restée. Elle était simplement devenue contrôlable et pure…

Newt et Aurelius gémirent d'un gémissement commun en sentant le plaisir qui leur incendiait les reins de nouveau, et Newt s'empressa de plonger sur la gorge d'Aurelius pour cicatriser sa plaie, la Magie ne lui en avait pas laissé le temps ! Il suça la peau, aspirant un peu de sang au passage, et Aurelius se mit à trembler d'une manière incontrôlable alors que Newt se remettait à le pilonner !

Ce n'était pas normal. Pas qu'il s'en plaignait, mais ce n'était pas normal. Qu'est ce qui pouvait justifier une union aussi longue et puissante ? Ils étaient unis, liés irrémédiablement par un lien de Vampire à Calice, jusqu'à la fin des temps, alors que manquait-il ? Newt ne se sentait pas complet, et il décelait l'inconfort dans les gémissements de son délicieux amant…

Ne sachant quoi faire pour le consoler, il se pencha sur lui pour l'embrasser. Ce n'est qu'au dernier moment qu'il aperçut la légère fumée blanche qui s'échappait de la bouche d'Aurelius, mais son compagnon ne lui laissa pas l'occasion de se reculer et termina le mouvement. Leurs bouches se rencontrèrent, tout comme leurs Obscurus…

Ce fut comme une explosion de jouissance. Une déflagration. Un raz-de-marée qui les submergea sans prévenir, alors que leurs Magie se liaient au plus haut niveau, fougueuses et incontrôlables. La vague de Magie qui se répandit dans la pièce fit exploser les vitres et se répandit alentour. Le Ministère allait sans doute les emmerder, mais pour l'instant, Newt avait d'autres choses à penser. Sa bouche était scellée à celle de son Calice et il était hors de question qu'il s'occupe d'autre chose que de son souffle, de sa langue, de son plaisir. Du plaisir qui les ravageait tous les deux. La jouissance les avait balayés en même temps que leur Magie, mais elle peinait à redescendre, comme rechignant à les abandonner, et ce ne fut pas avant un orgasme de plus qu'ils s'apaisèrent…

Aurelius, haletant, épuisé, s'endormit presque aussitôt, alors que Newt baisait encore chaque parcelle de sa peau avec fougue, incapable de s'en empêcher, incapable de perdre le contact de la peau de son Calice sur ses lèvres, mais il se calma bien vite en constatant qu'il s'était endormi et, soudainement rempli de tendresse, il ramena le drap du lit sur leurs corps nus, Aurelius se collant immédiatement contre lui, pourtant plongé dans un profond sommeil…


Je suis de retour!

Bon, rien n'a changé par rapport au message que j'ai posté il y à deux jours, mais j'ai pris le temps de répondre aux reviews et tout ça. Donc, voilà.

Merci d'avoir attendu pendant tout ce temps, j'espère que tout le monde va bien, et les publications reprennent. Le rythme sera peut être un peu plus aléatoire vu que j'ai quand même une tonne de trucs à gérer, mais sinon, je suis là. Pas de changement par contre sur le fait que cette histoire est et restera la dernière. Mais ne vous en faites pas, mes histoires, vous pourrez les garder, ok? :)

Bises à tous, à bientôt pour la suite! :)