Beauuuuucoup de douceur dans ce chapitre. Je n'étais pas très inspirée mais d'humeur câlin le jour de l'écriture. Ça donne ça ! Il fait du bien et je les adore quand ils sont si meugnons tous les ensembles.
{ Enjoy }
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Le carillon de la boulangerie résonna dans l'air. Sabine leva les yeux de son comptoir et afficha un grand sourire en voyant qui venait d'entrer.
« Adrien. Tu es bien matinal.
- J'ai une petite livraison spéciale. Sourit-il en levant sa main dans laquelle figurait un beau petit paquet cadeau.
- Marinette n'est pas encore réveillée. Mais vas-y. Elle a assez dormi ce matin.
- Merci Sabine. »
Elle lui sourit et leva les yeux au ciel quand un « Enfin ! » se fit entendre de l'arrière-cuisine. Adrien sursauta légèrement et interrogea Sabine du regard. Avant qu'elle ne puisse répondre, Tom débarqua dans la boutique, s'essuyant les mains pleines de farine sur son tablier.
« Tu as enfin arrêté de nous appeler M. et Mme Dupain-Cheng. Pleura-t-il faussement. C'est un grand jour.
- Tom… Rit Sabine en secouant la tête.
- Je ne vous ais toujours pas appelé. Sourit Adrien pour le taquiner.
- J'ose espérer que tu ne serais pas familier avec ma femme sans l'être aussi avec moi. »
Les yeux plissés de Tom firent rire Adrien et Sabine. À cet instant précis, l'ours se détendit et vint poser une main sur l'épaule du mannequin pour le saluer.
« Il n'y a plus qu'à travailler sur ce vouvoiement et nous serons parfaits.
- On ne peut pas tout avoir d'un coup. Rit Adrien.
- Quelle insolence. »
S'indignant faussement, Tom leva le menton et se détourna, retournant fièrement dans sa cuisine pour continuer son travail. Les yeux d'Adrien brillaient de bonheur et de malice. Il se tourna vers la mère de Mari'.
« On dirait qu'il est de bonne humeur.
- C'est l'anniversaire de sa petite fille… Bien sûr qu'il est de bonne humeur. Allez, va la réveiller. On vous attend pour le petit déjeuner. »
Adrien dépassa le comptoir pour se rendre dans l'appartement en un temps record.
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Une caresse sur son visage fit légèrement froncer les sourcils de Marinette, l'éveillant doucement mais surement. Assis au pied du lit, Adrien la regardait avec admiration alors qu'il laissait son doigt glisser sur sa joue. Elle était mignonne quand elle dormait et il se sentait presque coupable de la réveiller d'un si joli sommeil. Elle gémit un peu dans son sommeil, étirant le sourire d'Adrien. Une autre caresse et elle tourna le visage pour s'échapper du toucher.
Adrien laissa échapper un rire. Il se redressa et reprit ses caresses, approchant son visage du sien.
« Allez ma belle au bois dormant, il est l'heure de se réveiller. Chuchota-t-il à son oreille.
- Normalement, le prince réveille la princesse avec un baiser. »
Le murmure de Mari' envoya un frisson sur le corps d'Adrien. Réveillée mais toujours les yeux fermés, elle tourna la tête de nouveau dans sa direction. Adrien cessa ses caresses sur la joue et s'approcha d'elle avec un autre sourire amoureux.
« Comme le souhaite la princesse. »
Ses lèvres effleurèrent les siennes pendant qu'il lui répondait. Il vit un léger sourire s'étendre sur le visage de Mari' juste avant qu'il ne l'embrasse plus intensément. Marinette laissa échapper un soupir de contentement alors que ses bras quittèrent le dessous de la couette pour s'enrouler autour du cou de son petit-ami. Il sourit dans le baiser et vint s'allonger à ses côtés sans la lâcher d'un millimètre. Elle se blotti contre lui, détacha ses lèvres des siennes et ouvrit les yeux.
« Salut.
- Salut Princesse. Bien dormi ? Demanda-t-il en replaçant des mèches de cheveux derrière son oreille avec une tendresse infinie.
- J'ai préféré le réveil. »
Elle frotta le bout de son nez au sien et vint placer sa tête dans le creux de son cou, respirant son parfum. Elle le sentit se tortiller légèrement contre elle juste avant qu'un petit poids ne vint s'installer sur sa hanche. Curieuse, elle se redressa légèrement et vit un petit cadeau. Elle sourit et plongea son regard dans le sien.
« Bon anniversaire Princesse.
- Merci beaucoup. »
Elle l'embrassa une fois de plus avant de se détacher de sa chaleur et de s'emparer du cadeau.
« Ce n'est que le premier de la journée. »
Adrien se redressa et plaça une main derrière son dos pour prendre appui dessus. Doucement, il posa sa tête sur l'épaule de sa petite-amie, son regard dérivant légèrement sur son corps à peine recouvert par un pyjama d'été. Il déposa un baiser sur sa clavicule, la faisant frissonner.
« Un seul aurait été suffisant Chaton.
- J'aime te gâter. Ouvre-le. »
Elle le regarda de biais et sourit avant de détacher le papier. Elle reconnue la petite boite et son cœur s'emballa légèrement. En l'ouvrant, elle vit deux petits charmes absolument adorables. Les doigts d'Adrien glissèrent sur son poignet, le retournèrent pour détacher le bracelet qu'elle portait tous les jours sans s'en séparer. Prenant les deux nouveaux charmes, il les fit glisser sur le bracelet avant de le rattacher au poignet de sa petite-amie.
Il adorait ces mots et jamais il ne s'en lasserait.
Quand il plongea son regard de nouveau dans le sien, il fut accueilli par un doux sourire et des yeux pétillants.
« Parce que toi seule détient la clé de mon cœur, je trouvais approprié de t'offrir ces deux symboles. Pour que tu ais un souvenir de moi en toutes occasions.
- Comme si tu sortais de ma tête un seul instant. »
Adrien sourit une fois de plus dans le baiser qu'elle lui donna. Il aurait aimé y rester mais le souvenir d'un petit-déjeuner les attendant l'obligea à se séparer d'elle.
« Merci. Je les adore.
- De rien. Maintenant, lève-toi. Tes parents nous attendent pour le petit-déjeuner. »
Il se recula et se leva alors qu'elle boudait légèrement, laissant un « On ne peut pas tout simplement rester ici ? » s'échapper depuis le dessous de la couette qu'elle avait rabattue sur elle. Adrien éclata de rire et lui retira la couette brutalement, la faisant crier d'indignation.
« Rends la moi Adrien.
- Non. Debout. Tu as faim, j'ai faim et si je ne mange pas bientôt, c'est toi que je vais finir par manger. »
Marinette le regarda, amusée. Adrien prit conscience de ce qu'il avait laissé échapper et eut la décence de rougir légèrement. L'amusement de Mari' grandit un peu plus et elle glissa de son lit pour se trouver à quelques centimètres de son petit-ami. Elle posa une main sur son torse et se hissa sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille.
« C'est plutôt tentant chaton. »
Il frissonna quand elle l'embrassa dans le cou juste avant de s'échapper et de descendre l'échelle de sa mezzanine. Adrien renifla et la suivit du regard, appréciant le fait qu'elle ne portait qu'un short de pyjama et un débardeur. Cette fille allait être sa mort !
Il la rejoignit finalement quand elle quitta sa chambre pour de bon et qu'il entendit son père lui souhaiter son anniversaire depuis le bas. Le cri de joie de Mari' lui fit accélérer le pas pour les rejoindre.
Les parents de Marinette s'étaient joint à eux à tour de rôle, pour que quelqu'un soit toujours présent dans la boulangerie afin d'accueillir les clients. Le jeune couple avait pris son temps pour déjeuner, se taquinant et savourant ces instants entre eux. Adrien devait l'admettre, sortir avec Marinette avait des avantages qu'il appréciait particulièrement. Se sentir aimé par sa belle-famille, avoir des vrais repas savoureux et non fade et sans gout, manger accompagné dans la bonne humeur… C'était des changements agréables dans sa vie quotidienne. Et il y prenait goût.
Sa petite bulle de bonheur éclata quand Sabine revint quelques minutes après les avoir laissé seuls en train de jouer à UMS sur la console du salon.
« Chérie, tu ne m'avais pas dit que Wang était en France. »
Le couple arrêta net leur combat sur le jeu. Le visage rayonnant de joie de Marinette blanchit brutalement et ses yeux dérivèrent vers Adrien en quête de réconfort. Les mains du mannequin serrèrent un peu trop le contrôleur qu'il tenait et il se tourna immédiatement vers Mari'. Ils se perdirent dans le regard de l'autre quelques secondes, essayant de reprendre contenance avant de faire face à une Sabine pleine d'excitation.
« Il est en bas et veut te voir pour te souhaiter un bon anniversaire. Il est tellement adorable.
- Maman… Commença Mari', la voix légèrement tremblante alors qu'Adrien avait délaissé son contrôleur pour prendre une de ses mains et poser l'autre sur sa cuisse en signe de soutien.
- Il est en bas. Tu veux descendre ou je le fais monter ? »
C'est à ce moment-là que Sabine vit l'état dépité de sa fille et put voir la colère danser sur les traits d'Adrien. Immédiatement, elle se tut et les regarda pleinement.
« Il y a un problème chérie ?
- Je ne veux pas le voir. Avoua Mari' en se redressant et en faisant face à sa mère.
- Écoute, je sais que tu veux passer du temps avec ton amoureux mais il ne faut pas négliger tes autres amis qui…
- Ce n'est pas ça Sabine. Intervint Adrien en se mettant aux côtés de sa petite amie. »
Lui et Mari' échangèrent un regard. Adrien savait qu'elle devait leur dire ce qu'il s'était passé avec lui. Ses parents avaient le droit de savoir. Mais il savait aussi qu'elle ne le voulait pas. Mais si ses parents ne comprenaient pas qu'il n'était pas le bienvenu chez eux, alors Mari' ne pourrait pas être protégée par ses parents. Et il était hors de question que Wang dispose d'une telle faille pour l'atteindre. Le mannequin vit la honte commencer à prendre place dans le regard azur de son amour. Il ne pouvait pas le laisser l'approcher. Il lui adressa un sourire rassurant et serra l'emprise sur sa main pour l'attirer un peu plus contre lui. Elle s'y détendit mais n'osa toujours pas regarder sa mère. Ce n'était pas à lui de dire quoique ce soit mais il devait la lancer.
« Il vaut mieux qu'il ne s'approche pas trop d'elle. Avoua-t-il doucement en relevant le visage de Mari' pour qu'elle le regarde.
- Et pourquoi ça ? Il était un bon ami en Chine et…
- Il m'a fait du mal maman. Coupa Mari', prenant de la force dans le regard encourageant d'Adrien avant de faire face à sa mère. S'il te plait, ne me demande pas maintenant de quoi il s'agit. Je… je te le dirais plus tard, promis. Mais pas aujourd'hui. Je ne veux pas qu'il gâche aujourd'hui aussi.
- Chérie… »
Sabine était visiblement confuse. Elle lança un regard à Adrien qui hocha la tête légèrement pour la rassurer. Son regard dériva entre les deux adolescents, les sourcils froncés par l'inquiétude qui commençait à la ronger de l'intérieur.
« Je ne veux pas le voir. Ni maintenant, ni jamais. S'il te plait…
- Très bien. Concéda-t-elle. Je lui dirais que tu es déjà parti sans qu'on ne t'ai vu. Mais j'attends une explication dès demain.
- Promis. »
Le sourire qu'elle lança à sa mère pinça le cœur d'Adrien. Lui qui voulait que cette journée soit parfaite, voilà qu'il venait la gâcher juste en pointant le bout de son nez. Il resserra son emprise sur elle et passa sa main dans le creux de ses reins pour qu'elle soit complètement blottie contre lui. Il serait son rempart. Aujourd'hui, demain et tous les autres jours.
D'un hochement de tête, Sabine tourna les talons et retourna dans la boulangerie pour faire partir Wang.
« Je suis désolé Princesse. »
Il déposa un baiser sur le haut de son front et il l'a senti se fondre en lui, passant ses deux bras derrière son dos et frottant son visage dans son cou. Il sourit et la serra encore plus.
« Tu aimes bien être là.
- J'adore ton odeur. Elle m'apaise. Elle me fait sentir en sécurité. »
Le cœur d'Adrien bondit dans sa poitrine. Il ferma les yeux et apprécia pleinement le câlin, heureux de lui faire sentir ces sentiments. C'était tout ce qu'il pouvait demander. Le son de la fin de la partie sur UMS attira leur attention et c'est d'un même mouvement qu'ils tournèrent la tête pour voir qu'un grand « Game Over » clignotait sur les deux écrans. Adrien renifla et rit doucement.
« Je t'avais dit que tu perdrais un de ces jours. »
Elle le frappa gentiment à l'épaule avant de se dégager de lui pour couper la télévision. Quand elle lui refit face, les bras croisés sous sa poitrine pour le regarder avec amusement, les lèvres d'Adrien s'étirèrent dans un sourire taquin et il la regarda de bas en haut.
« Tu devrais aller te changer pour passer à la suite.
- La suite ? Quelle suite ?
- C'est une surprise. S'amusa-t-il. Alors file te changer avant que je ne te force à te balader en ville dans cette tenue. Pas que ça me déplaise, tu es adorable. Mais je n'aime pas trop l'idée que d'autres personnes puissent te voir ainsi. La taquina-t-il, déclenchant une légère rougeur sur ses joues.
- On a combien de temps avant que tu ne doives y aller ?
- C'est là toute la beauté de cette journée. Sourit-il en s'approchant d'elle. Je suis à toi toute la journée. Je serais ton ombre toute cette sainte journée. Prête à me supporter ? »
Son sourire s'agrandit alors qu'il lui avouait qu'il avait toute la journée de libre pour la passer avec elle. Elle lui sauta au cou et l'embrassa avec ardeur. Il recula d'un pas sous l'attaque et rit entre ses lèvres juste avant qu'elle ne retourne au creux de son cou.
« C'est le plus beau cadeau.
- Et ce n'est pas terminé. Allez, vas-y. J'aimerais t'amener quelque part avant que nous devions revenir ici pour déjeuner avec tes parents. Et après ça, Nino et Alya nous rejoigne à la piscine vu qu'ils voulaient absolument te voir aujourd'hui. Ronchonna-t-il faussement, faisant rire la brune dans ses bras.
- Je ne vois pas pourquoi.
- Moi non plus. Mais ils m'ont obligé à te partager avec eux.
- Les méchants. S'amusa-t-elle.
- Je les déteste.
- Tu les aime.
- Je t'aime. Eux, je les supporte pour l'après-midi. Nuança-t-il avec un sourire.»
Elle rit un peu plus et Adrien l'embrassa sur le front, amusé également. Elle se recula de quelques centimètres et plongea son regard dans le sien. Posant une main sur sa joue, elle le caressa avec tendresse.
« Je t'aime aussi. »
Elle l'embrassa encore une fois et retourna dans sa chambre pour se changer.
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Adrien l'emmena dans une petite galerie où étaient exposés plusieurs croquis originaux de plusieurs grands noms du monde de la haute couture. Voir Marinette s'extasier devant eux lui réchauffa le cœur. Main dans la main, ils déambulèrent dans la galerie avant de continuer leur matinée par une promenade tranquille à juste parler. Passer du temps tous les deux était quelque chose de précieux pour eux et l'avoir pour elle toute seule suffisait à la jeune franco-chinoise. Bien sûr, quelques fans venaient réclamer des autographes ou des selfies. Et, la plupart du temps, Adrien acceptait avec un sourire. Rien ne pourrait miner une fois de plus son moral aujourd'hui. Il ne doutait pas qu'il y aurait de nouvelles photos d'eux dès le lendemain dans les magazines mais il s'en contrefichait. Tant que Mari' souriait, c'était tout ce qui importait.
Quand ils rejoignirent les parents de Mari', ils furent surpris de voir qu'ils avaient préparés un panier de pique-nique. Après avoir fermé la boulangerie, ils se dirigèrent vers le parc juste à côté pour profiter du beau temps. Pendant près d'une heure, Adrien découvrit à quel point les Dupain-Cheng adorait fêter l'anniversaire de leur fille unique. C'était attendrissant et, au fond de lui, il l'enviait. Mais, plus que tout, il était heureux de faire partie de ce petit cercle désormais.
Un dernier passage à leur appartement pour récupérer les maillots de bain et le jeune couple prit la route pour rejoindre leurs meilleurs amis. À quatorze heures pétantes – merci Adrien pour ta ponctualité – ils les attendaient devant la piscine. Encore quelques minutes et ils débarquèrent au bout de la rue. Dès qu'ils furent dans leur ligne de mire, Alya cria et se mit à courir pour sauter sur Marinette.
Adrien rattrapa les deux filles qui allaient tomber en arrière alors que la rouquine chantait un « Joyeux anniversaire » bien trop fort et faux. Les deux hommes éclatèrent de rire.
« Bon anniversaire Nettie. »
Nino la serra dans ses bras un peu plus longtemps qu'il ne le faudrait. Si son anniversaire était une fête, c'était aussi une piqure de rappel qu'elle ne devrait pas le fêter seule. Et Bri' aurait eu également dix-sept ans désormais. Ils échangèrent un sourire et souhaitèrent tous les deux un joyeux anniversaire à Bridgette en pensée.
« Bon allez. Allons nous rafraichir. Ordonna Alya en s'emparant du bras de Mari'. Oh quels nouveaux jolis charmes. Tu as bon goût Sunshine. Complimenta-t-elle en lui faisant un clin d'œil.
- Je sais. Sourit-il. »
Marinette lui fit un léger clin d'œil et entra dans le bâtiment. Alya la monopolisa pendant toute la file d'attente et emmena presque de force la brunette dans la même cabine qu'elle pour se changer. Les gars haussèrent les épaules et mirent rapidement leur maillot de bain. Un passage aux douches et ils allèrent directement mettre leurs affaires sur des chaises longues s'il en restait dehors.
Il ne fallut que quelques minutes supplémentaires pour que les filles les rejoignent.
« Je te le dis Dude, si tu… Oh merde.
- Quoi ? »
Devant l'air de son ami, Adrien se tourna et s'étouffa avec sa bouteille d'eau. Il savait qu'Alya était canon. Il avait déjà été à la piscine avec elle. Mais Mari' ? Première fois. Et il ne fut pas déçu. Jusque là, il ne l'avait vu qu'avec un short et un tee-shirt en ce qui concerne sa tenue la plus légère. Pas même en sous-vêtements. Une nouvelle étape était franchie pour lui. Il rougit quand sa petite amie capta son regard glisser sur son corps. Un sourire taquin se dessina sur ses lèvres et elle ne se fit pas prier pour le reluquer également. Devant son inspection, Adrien reprit confiance. Il tendit la main pour s'emparer de la sienne et l'attira vers lui assez brusquement. Elle couina quand elle atterrit dans ses bras.
« Tu aimes ce que tu vois Bugaboo ? Murmura-t-il à son oreille.
- Je peux te poser la même question ? Taquina-t-elle.
- Prenez une chambre. Railla Alya. »
Le couple rit et se sépara. Marinette s'empara de la main d'Alya et l'attira dans le bain le plus proche. Les gars ne mirent pas longtemps pour les rejoindre.
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« Il y a un endroit où j'aimerais aller. »
La piscine était derrière eux désormais. Les cheveux encore humides, une glace dans les mains, les quatre ados descendaient les escaliers pour continuer leurs activités. Il était prêt de dix-huit heures désormais mais ils avaient la soirée pour eux. Enfin, ils devaient finir chez les Dupain-Cheng pour un repas tous ensembles mais ils n'étaient attendus qu'à vingt heures. Alors, quand la question du « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » a été posé, Mari' n'avait pas hésité à répondre.
« Je pensais y aller aussi. Ça te dérange si je t'accompagne ? »
Marinette sourit à Nino. Il vint se placer à ses côtés alors qu'Alya et Adrien se demandaient où elle comptait aller. Mari' se sentit un peu mal à l'aise pour leur avouer mais elle devait y aller. C'était important pour elle.
« Euh… vous n'êtes pas obligé de venir si vous ne le voulez pas. On peut vous rejoindre un peu plus tard dans un café.
- Pour ça, il faudrait déjà savoir où tu comptes aller. Encouragea Adrien, commençant à comprendre.
- Je ne suis pas la seule à avoir un anniversaire à fêter. Sourit-elle timidement. C'est un peu glauque d'aller dans un cimetière le jour de son anniversaire alors…
- J'adorerais rencontrer ta sœur. »
Le regard que lui lança Marinette embauma son cœur. Elle tendit la main et effleura la sienne du bout des doigts, le remerciant silencieusement. Alya y était déjà allé avec Nino l'année dernière, même si Mari' n'était peut-être pas encore au courant. Mais elle accepta également d'y aller.
Un tour chez le fleuriste et ils allèrent tous ensemble souhaiter un autre anniversaire. Et, pour la première fois depuis son retour, Mari' ne se sentit pas sombrer complètement quand elle arriva sur la tombe de sa sœur.
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Le repas avait été… mouvementé. Adrien et Alya avaient fait la connaissance de la Nonna de Marinette, pleine d'énergie et d'aventures à raconter. Il y avait également son grand-père paternel, ce qui était un exploit en soit apparemment.
Les souvenirs d'enfance remontaient, au plus grand désespoir de Marinette et de Nino. Alya et Adrien avaient mal au ventre à force de rire des mésaventures des deux amis d'enfance. Sincèrement, Adrien n'avait jamais vu Mari' et Nino rougirent autant quand Tom raconta la fois où ils s'étaient peints de la tête aux pieds, complètement nus, enfants. Ni leurs batailles navales épiques dans les bains. Ou encore les histoires rocambolesques qu'ils se racontaient avec leur imagination débordante. Bien évidemment, Bri' était toujours de la partie. Nino grogna plus d'une fois quand il se souvenait des misères que les deux fillettes lui avaient faites.
Le coup fatal a été donné quand les photos furent sorties. D'un geste, Nino et Mari' avaient sauté sur la boite avant même qu'Adrien et Alya ne comprennent de quoi il s'agissait. Tom fut plus rapide et les mis hors de leur portée. Alya éclata de rire quand Nino monta sur sa chaise pour l'atteindre et finit par glisser, tomber sur Mari' et finir au sol dans un mélange de cris et de malédictions. Le temps qu'ils se relèvent, sans l'aide de personne, les photos étaient étalées sur la table.
Ils boudèrent au coin de la table.
Après le gâteau, Mari' fut couverte de cadeaux. Sa Nonna lui offrit un souvenir d'un voyage au Costa Rica, son grand-père lui transmit une recette de famille secrète sous l'œil jaloux de son fils qui renifla en lançant un regard à son père. Ses parents lui offrir des nouveaux tissus plus rares ainsi que des nouveaux outils pour sa conception. Alya avait créé un blog pour qu'elle puisse avoir une trace permanente de ses créations et y mettre tout ce qui l'inspirait. Nino lui avait composé une nouvelle compile, comme tous les ans, et elle savait qu'il avait trouvé les sons qui l'aiderait à chaque instants. C'était leur rituel. Elle les remercia tous, ayant déjà reçu son cadeau d'Adrien. Seulement, il déplaca un autre paquet devant ses yeux ébahis.
« Adrien, non !
- Adrien si. Rit-il.
- Mais tu m'as déjà fait un cadeau. Plein de cadeaux ! Tu ne m'a rien laissé payer aujourd'hui. Tu n'avais pas à…
- J'aime te gâter, je te l'ai dit. Ouvre-le. »
Elle l'observation quelques instants et rougit sous le regard intense de son petit-ami. Elle grommela légèrement dans sa barbe et l'ouvrit en lui jetant plusieurs coups d'œil. Quand elle ouvrit la boite, ses yeux s'émerveillèrent et se bloquèrent sur lui. Il affichait un sourire satisfait et se leva pour sortir le nouveau collier qu'il lui avait acheté. Sans un mot, il le passa autour de son cou. Elle prit le petit motif et le regarda avec attention. C'était un petit trèfle à quatre feuilles d'un vert qui lui rappelait les yeux d'Adrien. Deux petits ornements s'étaient incrustés sur deux des pétales, petit clin d'œil aux surnoms qu'ils s'étaient donnés sur le jeu en ligne et dans la vie : une coccinelle et un petit chat noir qui semblait la chasser. Mari' leva son regard vers lui.
« Comment…
- Mon père connait pas mal de bijoutiers et j'ai demandé une petite faveur à l'un d'eux. Il est unique en son genre. »
Elle se jeta à son cou, renversant la chaise au passage. Il perdit le compte des « Merci » au bout de dix alors qu'il riait doucement et qu'il la serrait dans ses bras.
« J'ai une dernière surprise.
- Adrien !
- Ce n'est rien. En fait, c'est plutôt une demande pour tes parents.
- Si tu nous demande sa main fiston, nous allons avoir un petit problème d'âge et de majorité. Plaisanta Tom, déclenchant une rougeur sur leurs deux joues quand tous se mirent à rire.
- Non, rien de tel. En fait, Nino et Alya sont aussi concernés et ont déjà accepté. »
Mari' lança un regard à ses deux amis qui lui sourirent.
« Mon père organise toujours une séance photo en dehors de Paris l'été pendant une semaine. Cette année, ce sera du côté de Bayonne. Et il a accepté que j'amène quelques amis avec moi pour pouvoir passer du temps avec eux entre les séances photos. Nous avons une villa qui est réservé et Nathalie nous surveillera en restant dans les parages. Alors, je me demandais si vous m'autorisiez à amener Mari' avec moi. Et Nino et Alya bien sûr.
- Bien sûr mon garçon. Accepta Tom. Tant que je ne finis pas Grand-Père les mois suivant.
- Papa ! »
Plus rouges qu'Adrien et Marinette à ce moment-là, pas sûr que ça existe.
