Je ne possède aucun des personnages de la série TV.

Un recueil de textes courts sur l'univers de la série White Collar nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire

Pour la première fois de sa vie, Neal avait l'impression de ne plus avoir de solution

Ce texte a été écrit dans le cadre de l'Event "La Liste de l'Eté" du groupe "Papotage, écriture, lecture et bonne humeur" dans lequel il faut placer trois mots imposés dans un texte de moins de 1000 mots

Liste 8 : A la belle étoile, Pique-nique, Cocktail

Nombre de mots : 699

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES SUR WHITE COLLAR

Un soir à la belle étoile

Un soir à la belle étoile

Neal aimait les lumières de la ville, c'était quelque chose qui l'avait toujours fasciné. A la nuit tombée, New York lui semblait encore plus vivante que dans la journée. De la terrasse de l'appartement de June, il pouvait rester des heures à les regarder, se laisser bercer par les bruits, les couleurs et se vidant l'esprit. Ça lui faisait du bien de ne penser à rien, tout était si emmêlé en ce moment dans son esprit.

Le jeune homme cligna des yeux et fixa le ciel au-dessus de lui, la nuit était chaude et il se voyait bien dormir là, sur le transat, à la belle étoile. Cela lui donnerait l'impression de se trouver ailleurs… parce qu'en ce moment, malgré le fait qu'il aimait cette ville, ses lumières et cet appartement, Neal se sentait piégé. Bien plus enfermé que dans la cellule de sa prison, parce que pour la première fois, il ne voyait pas de solutions. Peter ne lui parlait plus que pour le boulot, il était froid, distant, et cassant, trois choses qui lui brisaient le cœur et mettaient ses sentiments à fleur de peau. En plus, il envisageait de partir, d'accepter cette promotion à Washington et de l'abandonner là… sans aucun regret… Il avait même découragé Jones de se proposer pour devenir son superviseur, lui disant qu'il détruirait sa vie… C'était si injuste… Est-ce qu'il avait vraiment détruit la vie de Peter ? Cette promotion, ce n'était pas à leur collaboration qu'il a devait ? Bien sûr il y avait eu l'épisode avec son père, la prison mais il l'en avait sorti, non ? Il avait mis sa vie entre les mains d'un psychopathe pour ça, mais il l'avait sorti de là, non ?... sauf que c'était la goutte d'eau de trop… Sans la détruire, Neal comprenait en quoi sa présence avait bouleversé pendant presque cinq ans celle de son ami… Le constat était amer, mais il avait fini par le perdre… Neal frissonna… Dans ces conditions, il ne lui restait plus que la fuite… mais, à l'époque où Peter était encore comme son frère, il avait déjà essayé et on avait lancé un chasseur de primes meurtrier à ses trousses… Neal ne voulait pas vivre avec cette menace et puis… Peter ne serait pas là pour le protéger cette fois…

Le jeune homme se leva et se rapprocha de la balustrade. Il observa le trafique routier au bas de l'immeuble art déco et soupira. Au final, il ne lui restait pas beaucoup d'option.

- Un cocktail ? Demanda une voix qui le fit sursauter. Ce n'est pas une recette très moderne, mais Byron l'adorait.

Neal se retourna en direction de la voix.

- June ? Mais vous ne deviez pas rentrer que dans deux semaines ?

- Si mais un mois c'était déjà bien… et j'ai senti que mon garçon avait besoin que je rentre.

- June, vous étiez chez votre fille, c'est votre famille et…

- Tu crois que tu ne représentes rien ? Demanda la vieille dame en lui mettant le verre entre les mains.

Neal ne dit rien et la vit sortir un gros panier en osier à l'ancienne. Elle l'ouvrit et déposa une nappe à carreau sur la petite table avant de déballer un pique-nique.

- J'ai fais quelques achats en venant, j'ai bien fais, j'ai vu que tu n'avais rien mangé ce soir et que ton frigo était vide.

- June…

- Arrête Neal, viens t'asseoir. Nous allons manger tranquillement et tu vas me dire ce qui se passe. Je déteste te voir avec des cernes de cette taille, dit-elle en se rapprochant de lui pour lui caresser la joue.

Neal frissonna, déposa le verre sur la table et se pencha en avant. June ouvrit les bras et le réceptionna avec tendresse. Il était bouleversé, elle l'avait comprit juste en le voyant penché par-dessus cette balustrade.

- Allez Neal, tout va bien. Je suis là, tu le sais bien.

- Merci…

- De rien mon petit, de rien… souffla doucement June sans le relâcher.

Elle avait bien fait de rentrer plus tôt, son instinct de mère ne l'avait pas trompé, il avait besoin d'elle.


Combiné avec Défi de Sarah et Voirloup n°62 : écrire sur un pique nique (Défi Enfer de Dante)