Chapitre 20 : Concert, Dernier Temps
Point de vue Emeline
Un cling coule jusqu'à mon oreille. La seconde plus tard, le masque de Starjun tombe sur le matelas. Ses cheveux noirs encadrent ma tête et me chatouillent le cou. Je n'arrive pas à bouger. Non seulement, il fort et il les pèse ses 200 kg, même peut-être plus. Je n'arrive pas à me concentrer et me contente d'ouvrir la bouche en grand. Pour cause, je sens ses dents m'agripper la peau. Cette douleur, comment peut-elle me faire sentir ainsi. Des papillons se forment dans mon ventre.
Star…
Le temps semble suspendu tandis que je sens cet homme passer ses mains sur mes flancs. Des frissons me parcourent et me font trembler. Puis d'un coup, Starjun s'appuie davantage sur moi et commence à me sucer l Je ne peux rien faire d'autre que serrer mes mains sur les draps.
Finalement, la prise de Starjun se relâche puis il me quitte. Aucune énergie ne me permet de me redresser. Son souffle est court, le mien est dans le même état. Peu de temps après, le masque quitte lui aussi le matelas. J'ai à peine le temps de voir son visage avant qu'il ne le cache de nouveau. Se dirigeant vers la porte vitrée, un petit sifflement s'échappe de ses lèvres. Je tourne la tête vers la sortie. Starjun se tourne vers moi.
Bon concert.
Après cette phrase, ces deux mots, il saute par-dessus la rambarde et disparait. La discrétion de son dragon est impressionnante ou alors c'est autre chose. Avec toute cette agitation, je sens mes paupières se fermées.
De nombreux bruits résonnent dans cette pièce immense qui est pourtant vide. Des cris d'animaux souffrant le martyre des pleurs s'élèvent. Je n'ai qu'un souhait chanter pour les apaiser. Une mélodie résonne dans ma gorge puis s'exprime dans la salle. En peu de temps, le calme revient ainsi que de bonnes ondes. Animaux, humains, tous peuvent vivre heureux. Ce monde peut être cruel et je suis sûre d'être capable de l'apaise ne serait-ce qu'un peu. Soudain une voix familière atteint mes oreilles. Je me retourne et trouve un homme grand aux longs cheveux noirs. Ce dernier enlève son masque et découvre un visage triste. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Je veux m'approcher mais en même temps, un sentiment étrange me saisit. Derrière moi des plumes m'encadrent sans me toucher. Elles me cachent seulement ma droite et ma gauche.
Le rideau va bientôt tomber.
Cette voix est tellement basse qu'elle me fait sursauter. Comme si un fantôme m'avait adressé la parole.
Soudain la voix de Starjun, ou plutôt son cri d'effroi, me soulève le cœur. Une désagréable sensation de régurgiter me prend. Le vertige me submerge puis mes yeux s'ouvrent enfin. Je me redresse et me remet sur le dos pour inspirer le plus d'air possible.
Je mets un certain temps pour reprendre mes esprits. Les larmes coulent tant ma douleur semblait réelle. Je regarde l'heure. Il n'est que 4h32. Quel cauchemar ! Je ne me souviens même pas de la dernière fois que fait un cauchemar. Je me dirige vers la salle de bain et me passe de l'eau froide sur le visage, puis je me regarde dans le miroir.
Ho misère comment un cauchemar peut me faire ça ?
Je ressemble à un zombie. Des énormes cernes entourent mes yeux ! Posant mes mains froides sur mon visage, j'essaye de revivifier ma peau avec des contrastes de température. Je souffle en passant que le plus efficace est de retourner me coucher. Je continue sur mon cou puis grimace de douleur. C'est à ce moment que je remarque un bleu sur le bord de mon épaule. Je reste scotcher devant mon miroir et enfin je réagis.
La vache Starjun tu ne m'as pas raté ! Comment je vais faire pour cacher ça moi ?!
J'ausculte le bleu qui s'est formé et vois de légères marques de dents.
Ah oui quand même ! Bon je vais m'en occuper plus tard.
Je me change pour retourner me coucher. Je ne vais pas risquer le concert du siècle à cause de la marque d'un homme à la limite de la bestialité.
Pour la deuxième partie de la nuit, j'ai réussi à récupérer même si la première partie de la journée est presque écoulée. Un problème demeure pourtant. Je n'arrive pas à cacher ce suçon énorme !
Starjun qu'est-ce qui t'as pris de faire. Et si Le chef voyait ça ?
Il faut vraiment que j'arrête de hurler. On va finir par m'entendre. Je finis par abandonner avec le maquillage et me concentre sur des vêtements qui pourrait cacher ce…
Je souffle. Je suis stressée par la signification de cet acte ainsi que sa spontanéité. J'ai à peine eu le temps de mettre mon T-shirt, que la porte est frappée avec des coups réguliers. J'invite la personne est comme je le pensais c'est le chef. Il me sourit et je vois de la fierté dans ses yeux. Je ne peux m'empêcher de me rapprocher de lui. Comme s'il lisait dans mes pensées, il se baisse et entoure ma taille de ses bras puissants. C'est câlin rapide et j'en profite pour me rendre compte qu'on ne peut pas voir ce que je cache grâce à mes vêtements.
Le repas est léger ce midi mais nutritif. Je vais avoir l'énergie suffisante pour ce soir. Cette après-midi nous nous rendons sur le lieu où se passera le concert. C'est presque l'équivalent du stade gourmet, c'est là que le Festival Gourmet est organisé, un équivalent aux Jeux Olympiques culinaires. Une visite est organisée. On commence par les coulisses, les différents éclairages, la scène et enfin l'immense salle de plusieurs milliers de chaises.
Waouh. Mon stress est aussi imposant que cette scène.
Le chef essaye de me rassurer mais c'est peine perdue. Je ne me suis jamais confrontée à ce genre de situation.
Bin oui évidemment.
Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas comme si tu as un point de comparaison. Ça sera le premier concert de cet Ère Gourmet.
Je ne sais pas si ça peut complètement me rassurer, dis-je avec une petite moue.
Même avec toute la volonté du monde, tu ne pourras pas la rassurer avant l'heure, dit une voix familière.
En me retournant, je peux voir le Président de l'IGO toujours habillé chiquement nous faire un sourire. Je ne sais pas si je suis heureuse qu'il soit là ou encore plus nerveuse. Il enlève ses lunettes de soleil et les installe dans sa chemise.
Président que nous vaut cette visite ? Demandé-je.
HA ha n'ai-je pas le droit de prêter mainte forte à Grosbosse pour venir te rassurer ?
On ne serait pas trop de deux pour ça.
Je rougis face à leur petite blague mais grâce à eux. La pression est retombée.
Il y a quand même une autre raison pour ma venue ici.
A ses mots, le Président me tend une feuille de papier. Je le remercie avec un mouvement de tête et observe ce qui m'a été tendu. Il s'agit d'un ensemble de chiffres regroupés dans deux tableaux. Je suis perplexe quand je remarque enfin un mot : « Yens ».
Attendez. Ce n'est quand même pas…
C'est le détail du coût, des ventes, prix de vente des billets…
Mes yeux s'élargissent eu fur à et mesure de l'énumération. Ensuite un des doigts fait bouger la feuille. Quand, je regarde le Président, il me demande de regarder les derniers chiffres de la feuille et une petite phrase écrite à la main donne un sentiment d'émoi. Je ne peux m'empêcher de le lire à voix haute.
« En résumé, l'ensemble des places disponibles a été vendu à ce jour. Merci à cette merveilleuse idée qui à contribuer plus de revenu que le combat entre Toriko contre le Battle Wolf » C'est impossible vos comptes ne doivent pas être à jour ! Le combat de Toriko, même s'il n'a pas eu lieu, à susciter le plus d'intérêt dans cet événement plus qu'exceptionnel.
Je regarde simultanément le Chef et le Président chacun a un sourire amusé. Plus je les regarde plus j'ai l'impression que cette phrase reflète la réalité. Je ferme les yeux de peur que des larmes émotionnelles ne s'échappe, puis délicatement une autre feuille se glisse sur la première feuille. J'ouvre les yeux et vois une feuille composée d'un texte avec l'emblème de l'IGO en haut à droite. Cette feuille plus formelle que la précédente. Je commence à lire. Il s'agit d'un accord écrit entre le Président et moi ?!
Ce contrat montre la volonté de Mademoiselle Emeline de vouloir céder 90% des bénéfices du concert fait le 17 Août de cette année. Ces derniers auront pour principal objectif d'améliorer le quotidien de milliers de personnes victimes de la disparité entre les plus riches et les plus pauvres. Par la présente le Président Ichiryuu s'engage à utiliser ses bénéfices pour…
Une petite liste de construction de bâtiments et de différentes recherches se déroule sous mes yeux. Quand je lève les yeux, Ichiryuu me tend un stylo.
Je me suis permis de créer ce contrat… Tu ne m'en veux pas ?
Bien sûr que non ! Dis-je en prenant le crayon sans hésitation. Vous m'offrez énormément, c'est le moins que je puisse faire. Et les 10% restants ?
Tu en auras un peu quand même !
Pendant que les deux hommes rient, je pense à tout ce qui pourra être fait grâce à l'argent de ce soir. Ces gens affamés que l'on pourra nourrir, donner un toit sans trou. Ma volonté vient d'augmenter un immeuble. Je suis gonflée à bloc pour ce soir.
Prépare toi Ère Gourmet, je vais mettre ma pierre à l'édifice.
Bien dit petite.
Je me joins au bonheur du moment et me rend compte que mon estomac s'est débloqué. Le Président et Grosbosse ont marqué le coup en apportant un petit repas vite fait. J'apprécie ses nouvelles saveurs. Ça fait un bien fout d'avoir retrouver son palet.
La nuit commence à décliner. Les dernières répétitions sont effectuées. Je ne peux plus rien faire d'autre. Garder mon énergie et ne pas flancher sont mes objectifs pour cette dernière heure avant le coup d'envoi. Derrière le rideau de la scène, des décors sont installés, les lumières sont revues une dernières fois. Soudain mon portable sonne. Je me retire de la scène en partant vers les coulisses et me dirige vers ma pièce. Je ne suis pas folle du terme ma loge. Je décrocche et la voix de Komatsu résonne dans mon oreille.
Salut Emeline, j'ai pris quelques instants pour te dire bonne chance ?
Merci Komatsu ! Contente que tu m'ais appelé.
Comment ça se passe ?
Je passe quelques minutes avec lui au téléphone. Il s'excuse de ne pas être présent pour ce moment. Je le rassure sur ce point mais vite il me laisse. Je lui souhaite bon courage aussi et que je lui raconterai. J'ai à peine le temps de raccrocher que quelqu'un m'interpelle.
Emeline ! Je suis contente de te voir avant ce grand moment ! Alors… Comment tu te sens avant le début de ce concert ?
Tina tu as réussi à rentrer ?! Pas de caméra ici enfin s'il te plait.
Ha dit-elle en baissant sa caméra.
Roucoule.
Coucou toi.
Je te promets que tu aurais une interview exclusive mais s'il te plait soit juste mon amie. Tu veux bien ?
Ton amie ?
Oui.
Elle semble surprise par ma demande et ma révélation. Est-ce vraiment une révélation ?! Je la prends dans mes bras pour appuyer mes dires. Elle m'encadre aussi. Je la laisse partir en appuyant mon regard.
Plus que 30 minutes, avant le coup d'envoi. Les maquilleuses m'ont « convoqué » pour donner un coup de magie sur ma peau, avec un peu noir, marron pour mes yeux et du rose pour mes pommettes et autres petits coups de pinceau. La coiffure est aussi arrangée. Il leur faut vingt-cinq minutes pour me préparer à leur convenance. C'était limite comme elles disent mais je suis ravie du résultat et les remercie chaleureusement. Le Chef vient me chercher et me montre la salle complète. Je n'arrive pas à croire que la salle soit remplie.
Dois-je qualifier ça de miracle !?
Tu en reparleras quand tu auras terminé.
Je le regarde surprise par sa réparti. Son sourire moqueur me fait aussi étirer les lèvres. Je suis à 5 minutes du début et je pose ma main sur mon épaule gauche où Starjun a laissé une marque. Est-ce que vous pensez à moi Second de la Gourmet Society.
Reste cachez surtout.
A qui parles-tu ?
Ha ?
Emeline ?
Oui ? demandé-je innocemment
Il soupire et pose un baiser sur mon front.
Je serais là quoi qu'il arrive.
Il se retire dans les coulisses. Quand il disparait de mon champ de vision. Le rideau se lève. Différentes caméras sont devant moi dans la fosse. Je m'avance sur le devant de la scène et des applaudissements résonnent dans cette salle impressionnante. Pourtant ma peur, mon angoisse s'envolent dans seul coup et je remercie chaleureusement le public présent ainsi que ceux à travers leur télévision.
Point de vue global :
Le moment est venu pour Emeline de se faire connaître dans le monde la musique dans ce manga qui l'a adopté à plus d'un titre. A propos de titre, elle donne une impressionnante compilation différente de ce qu'elle a pu chanter dans le restaurant qu'elle a travaillé. Le gérant a donné son accord pour une pause bien mérité. Comme les affaires sont revenues entre temps.
Emeline enchaine des chansons de plusieurs générations et au style différents. Ses sentiments se reflètent dans les chansons ainsi que les quelques pas qu'elle enchaînent avec les hologrammes. Les spectateurs dans la salle comme derrière leur télévision bougent, claquent leurs mains en accord avec ce qu'ils entendent. Le monde humain, même les plus démunis, la suive. De son côté Starjun au large de cette terre sans beaucoup d'intérêt, entend la musique et voit les effets de lumière de la scène. En même temps que son regard admire la vue, il porte sa main à son masque et plus précisément à sa bouche. Il a encore la sensation de sa peau et se qu'il aurait pu faire s'il ne s'était arrêté.
Qui est insouciant maintenant ? Oui je suis.
Comme si leur pensée ne faisait qu'un Emeline sort de son programme et lui consacre une chanson de ce qu'elle ressent. Elle se bat entre deux parties d'elle-même. C'est à ce moment qu'une gêne se concentre sur ses omoplates. A partir de ce moment, alors qu'elle commence à peine au bout de 45 minutes de concert, une nouvelle vague d'énergie augmente sa capacité pulmonaire à celle d'un athlète accompli. Comme guidée, son programme est complètement chamboulé. Jusqu'ici elle se contentait de faire des chansons solos mais maintenant, c'est comme si un duo chante pour l'assemblée.
Le reste du concert se passe ainsi. Les hologrammes se sont transformés en un simple effet de lumière et sur les temps possible, Emeline fit les chorégraphies bien connues dans son monde malgré le micro dans une main. Pour conclure son concert, la maitresse de la scène décide de finir sur sa mélodie en la sifflant chatonnant. Lorsque le dernier son finit de se répandre, un silence de cathédrale résonne à travers le monde humain. Des larmes commencent à couler de ses joues puis un tonnerre d'applaudissement retentissent. Une telle vibration pourrait changer le rythme des vagues aux abords de cette terre. Starjun pu même la sentir, ce qui entraine un sourire sous son masque. Il se courbe d'une révérence vers la personne à l'honneur en cette nuit.
Félicitation Emeline, tu viens de marquer cette Ère Gourmet, dit-il en partant sur son dragon.
Starjun a plus que raison sur ce point. La vague d'émotion provoquée par Emeline s'étendit sur plusieurs kilomètres et embelli chaque plat dégusté ou en cours de préparation.
Pendant ce temps, sur la scène, Emeline est gagnée par l'émotion. Les larmes yeux, elle remercie du fond de son cœur. Derrière les rideaux rouges, Grosbosse croise ses bras, fier de sa petite protégée. Son avenir est sans équivoque. Il est le premier ravi, selon lui, de la tournure de la chose. Maintenant elle ne voudra plus partir désormais car son cœur, à elle et à de nombreuses personnes, serait brisé.
Cet univers semble conquis par les événements de cette nuit. Pourtant, il y a en a un qui est témoin d'une crise. Une jeune femme dont la vie ne tient qu'à un fil depuis de nombreux mois est sur le point de basculer. Ses systèmes vitaux ont commencé à lâcher. Pendant plus d'une heure, un combat médical s'est engagé. De nombreux médecins entourent la jeune femme. Pour certain, cette nuit fut l'une des plus improbables. Les poumons de la jeune fille ont été les premiers à lâcher entrainant un infarctus. Pendant que deux infirmières intubaient la jeune femme, deux autres préparent le défibrillateur. Plusieurs fois le médecin envoya des ondes de chocs sur cœur sans résultat. Juste au moment où tout le monde pensait que c'était terminé, le cœur repartait. Ce schéma s'est répété plus de fois qu'aucun humain ne pourrait le supporter. Pourtant à un moment l'alarme des machines ne résonna plus. L'état de la jeune femme fut enfin stable bien que faible. Le pire est passé pour l'instant mais pour combien de temps.
Le concert est fini et Les places se vident lentement. Une équipe de nettoyage ne met pas longtemps à commencer leur travail malgré l'heure tardive. Pendant ce temps, Emeline aux anges se rafraichi dans sa loge. Elle se contente d'une petite douche pour rejoindre sa couette le plus vite possible. Après avoir enfilé les vêtements confortables, Emeline sort avec son petit sac de voyage. Sur l'un des murs, le Chef attend sa sortie le sourire aux lèvres. Quand il la voit, il ouvre ses bras et cette dernière y va avec plaisir. Comme un père porterait sa fille, le Chef se dirige vers l'hélicoptère avec Emeline dans ses bras.
Sur le premier Biotope, la nouvelle chanteuse se dirige vers son petit nuage pour le reste de la nuit. En vérité, ses vêtements confortables étaient un pyjama épais et une robe de chambre, ainsi, dès qu'elle arrive au niveau de son lit, elle rabat les couvertures sur elle et souffle, soulagée. Rapidement, elle sombre et Grosbosse passe doucement sa grosse main sur le front de la jeune endormie.
Merci Emeline.
Il caresse sa tête pendant quelques minutes avant de quitter la chambre. Il la regarde une dernière fois avant de fermer la porte. En dehors de la pièce, le Président attend à son tour. Quand Grosbosse croise son retard, ce dernier quitte le mur pour serrer le poignet du chef. Celui-ci fait de même, chacun a un sourire triomphant comme le fût cette soirée.
Vous avez entendu ce qu'il s'est passé en même temps que ce concert ?
Dites-moi Président.
Les deux compères se partagent des informations sur l'impact de ce concert, mais aussi les impressions émis. Tous les deux quittent le couloir pour rejoindre la salle de réunion. Pendant une partie de la nuit, ils discutent ensemble de la suite des événements puis chacun retourne chez soi.
Point de vue Emeline.
Je me suis réveillée difficilement ce matin. Mon corps est lourd et mes jambes tremblent. Mon dos aussi me lance, pourtant, je ne me souviens pas de l'avoir mal mené. Je quitte les draps en me soulevant avec les bras face à mon matelas mais mes bras cèdent et je retourne sur le matelas.
N'importe quoi moi. J'aurais dû faire des étirements.
Après une autre douche un peu plus chaude, je me sens moins courbaturée. Je me sèche bien les cheveux en retournant dans ma chambre. Quand le lit et en vue, un nouvel objet est déposé, une robe bleu marine avec le buste en dentelle. Un petit mot attend sur le tout.
« Invitation pour la réception donnée en l'honneur de la nouvelle voix de l'Ere Gourmet »
Je tourne la carte pour découvrir l'adresse du restaurant Gourmet, celui de Komatsu. Ainsi qu'un petit mot me demandant à être prête à 11h30. Il est 11h10, je me précipite malgré mes jambes douloureuses et ce point dans le dos à finir de me préparer. A 11h30 précise, la porte s'ouvre sur le Chef en costume ! C'est un point que je ressens dans le coin gauche de ma poitrine.
Chef mais qu'est-ce que vous…
Charmant nan ? Dit-il en buvant un coup.
Oui sans aucun doute. Vous allez être mon cavalier ?
Il rit et me tend son coude.
A peine deux heures plus tard, le groupe d'amis mon groupe d'ami m'attend dans la grande salle du restaurant. Lorsque je franchi les portes, tout le monde m'accueille dans une agitation incontrôlable. Je ris de bon cœur. Ils forment un cercle autour de moi et me félicitent pour mon exploit. Je suis heureuse malgré la douleur toujours présente.
Bienvenue à la chanteuse la plus talentueuse du moment et je lui souhaite un bon appétit.
Je me retourne et vois Komatsu devant plusieurs chariots de nourriture et une vingtaine de serveurs les suivent. Les tables sont bientôt prêtes pour recevoir des plats plus délicieux les uns que les autres. Une main imposante me pousse le dos vers la table au milieu de la pièce. Quand je me pose enfin sur le siège, je sens rassurer de enfin avoir un soutien. Ma respiration accélère. Mon cœur me fait de plus en plus mal.
Ça va Emeline, me demande Tina
Oui ça peut aller avec une soirée comme hier, il faut que je récupère.
Oui c'est certain.
Je lui souris puis Komatsu me dépose le plat qu'il m'avait promis. La fameuse Soupe Du siècle ! Après notre rituel en début de repas, je prends une cuillère de mon assiette. Je déguste comme jamais cette délicieuse soupe. Son effet ne se fait pas attendre. Mes lèvres commencent à s'étendre d'elles-mêmes mélangés à mes larmes de bonheur, ça ne fait pas bon ménage. Comme Coco, je cache mon visage mais je continue ma soupe. Le repas continue et la gêne commence à disparaitre. J'écoute quelques discussions aux alentours. Certains parlent de leurs essais aux chorégraphies que j'ai faites. Je suis sûre le point de poser un morceau de viande sur ma langue.
Emeline ma chérie tient bon ! Dit une voix que je connais, comme un murmure.
Tu m'as parlé Tina.
Non, dit-elle la bouge remplie.
Emeline !
Cette voix ça ne peut pas être… ! Ça fait tellement longtemps que je ne l'ai pas entendu. Avant que je ne puisse prononcer ce mot, mon cœur et mon estomac se retournent. Je m'écarte d'un coup de la table en lâchant ma fourchette. Ma main trouve automatiquement ma bouche pour éviter d'en mettre partout. Seulement ce ne sont pas mes sucs qui s'échappent des écarts de ma main mais du liquide rouge.
Emeline ! Crie Grosbosse.
Par tous les aliments de cette Terre, jure Tina.
Maman… Mes jambes cèdent ainsi que ma conscience. Est-ce que mon cœur aussi ?
