Chapître 28 – Une chose dont j'ignorais avoir besoin
Le lendemain matin, Anne s'était réveillée aux aurores car elle avait hâte de profiter de son week-end à Avonlea. Elle voulait absolument rendre visite aux personnes qui avaient manqué à sa vie, comme Sebastian et Delphine, Miss Stacy, ou bien même Mme Lynde.
Le petit déjeuner s'était passé sans encombre, Marilla s'était promis de ne plus aborder le sujet de la veille, et cela arrangeait également son frère.
La jeune rouquine était installée à la table de la cuisine, elle était déjà vêtue, elle semblait s'être préparée à la hâte, car elle avait les cheveux à moitié en bataille avec sa natte légèrement défaite.
Matthew, Marilla et Jerry regardaient la jeune fille d'un drôle d'air, car ils n'avaient jamais vu celle-ci absorber aussi vite son petit-déjeuner.
La maîtresse de maison commença à rouspéter après cette dernière, « Veux-tu ralentir un peu ?! J'ose espérer que tu ne te tiens pas de la même manière devant Miss Blackmore ! »
Anne ne put s'empêcher de protester en entendant ce nom, « Entendre ce nom va gâcher ma journée, Marilla. Cette journée a tout pour être l'une des plus exquises que j'ai passé depuis longtemps ! », Puis elle ajouta timidement, « Enfin… mise à part une exception récente. »
« Alors, qu'as-tu prévu de faire aujourd'hui ? », demanda Matthew sur un ton bienveillant.
Cette dernière répondit, enjouée, « Eh bien…J'ai prévu de visiter Sebastian, j'ai tellement hâte de revoir Delphine ! J'aimerais également voir Miss Stacy, je voudrais avoir son avis sur les brouillons que j'ai écrit pour le concours de nouvelles de Queens. Oh et bien sûr ! Mme Lynde, qui je suis sûre me racontera tout ce que j'ai pu manquer à Avonlea. Oh ! Et j'allais oublier les Barry ! Je dois les remercier en personne pour le cadeau qu'ils m'ont fait ! »
« Un cadeau… ? » l'interrogea Marilla en fronçant les sourcils.
La jeune rousse répondit la mine défaite, « Comme je vous l'ai annoncé hier, Diana part à Paris durant un trimestre, étant donné qu'ils seront absent pour mon anniversaire, sa famille m'a offert une enveloppe avec de l'argent. »
Jerry qui était très attentif durant la conversation jusqu'à présent, quitta la table à la mention de Diana. La blessure étant encore trop récente, il ne supportait pas d'entendre parler de cette dernière. Anne le remarqua, un air désolé se dessina sur son visage, la jeune fille n'avait plus pensé à leur courte amourette depuis qu'elle avait commencé ses études à Queens.
Quant à Matthew et Marilla, ils ne semblaient pas être au courant de la situation, alors pour eux le comportement de Jerry était tout à fait normal.
Anne se demanda s'il y avait un moyen de réconcilier les deux jeunes gens, ou du moins faire en sorte qu'il n'y ait plus de malaise entre eux. Car après tout, Jerry était comme sa famille, et maintenant il vivait même aux Pignons Verts, Diana sera forcément confrontée au jeune homme à nouveau.
Soudain la jeune fille fut interrompue dans ses pensées par une Marilla scandalisée, « De l'argent ?! Et tu as accepté ?! »
« N'est-ce pas impoli de refuser un cadeau ? », rétorqua la rouquine sur un ton faussement innocent.
Ce qui ne semblait pas rassurer la femme au chignon, « Ils ne t'ont pas donné une fortune rassure-moi ?! »
« Oh non… Mais suffisamment pour me permettre de voyager si je me sentais trop seule à Charlottetown. », La pauvre Anne n'était pas fière de l'admettre.
« Tu as peur de te sentir seule ? » demanda Marilla soucieuse.
Cette dernière expliqua alors le fond de l'histoire tristement, « C'est que… Les filles m'ont beaucoup déçue dernièrement, mise à part Diana bien évidemment. C'est à cause d'elles si je n'ai pas eu de nouvelles de Gilbert durant des semaines. Je ne les comprends simplement pas parfois.», conclut-elle amèrement.
Matthew se leva de la table, s'apprêtant à commencer sa journée de labeur, ces histoires là étaient trop pour lui, il ne comprenait tout simplement pas comment certaines filles pouvaient être aussi cruelles. D'autant plus envers une personne comme Anne.
« Je suppose que Josie Pye en était l'instigatrice ? », réplica la sœur aînée.
« Evidemment ! » s'exclama la jeune rousse, puis elle ajouta, déçue, « Mais… c'est Ruby qui me contrarie davantage, je ne pensais pas qu'elle ferait une telle chose. Diana dit qu'elle a été influencée par Josie, mais ça ne l'excuse en rien selon moi. »
Marilla déclara avec un petit sourire, « Je suppose que tu as fait bien des envieuses. », puis elle affirma sagement, « Il n'est pas bon de garder des rancœurs envers une personne. Parfois l'ardoise a simplement besoin d'être effacé. Je suis sûre que Ruby regrette son geste. »
« Tu as raison Marilla. Mais c'est que je n'aime pas pardonner si facilement. », Répondit l'adolescente fermement.
La maîtresse de maison se mit à rire, « Oh oui, ça je l'ai remarqué à quelques reprises… »
Quelques instants plus tard, Anne enfila son manteau, ainsi que son écharpe. Elle ouvrit la porte et s'adressa à Marilla qui était en train de laver la vaisselle, « À tout à l'heure Marilla, je rentre vers 12h ! »
Elle monta alors sa jument Belle et galopa à travers les plaines. Elle n'en revenait toujours pas, elle était de retour à Avonlea, elle respirait enfin.
Une part d'elle avait déjà hâte d'arriver à la pause de décembre, pour voir ces mêmes paysages recouvert de neige, mais elle le redoutait toujours, car cela signifiait, dire au revoir à sa fidèle amie Diana. D'un autre côté, elle pourrait aussi passer du temps avec Gilbert durant toutes les vacances. Oui, elle se disait que finalement il y avait une plus grande part de positif que de négatif dans ces circonstances.
Elle aperçut enfin au loin, la maison des Lacroix, elle attacha Belle à un piquet, et se dépêcha de se rendre sur le porche de la demeure. Au moment où elle allait toquer à la porte, celle-ci fut devancée par Bash qui ouvrit la porte au même moment.
« Anne Shirley-Cuthbert ! On t'attendait ! » s'exclama-t-il tout sourire.
Cette dernière fut totalement confuse, « Mais comment vous.. »
Celle-ci fut coupée par le jeune père amusé, « J'ai croisé Rachel lorsque je raccompagnais Miss Stacy chez elle hier après-midi. »
Cela fit rire la rouquine, « Rachel Lynde est bien utile à la communauté. »
Hazel qui avait tout entendu de la conversation, intervint derrière Sebastian, « Tu comptes faire rentrer cette jeune fille ou bien on attend qu'elle se change en glaçon. »
Bash s'exêcuta et fit entrer cette dernière, puis il déclara sarcastiquement, « Désolée ma mère est de mauvais poil, car elle ne semble pas supporter le froid canadien qui s'installe. »
La mère de ce dernier ricana, « Oui… Dit celui qui porte au moins quatre couches de vêtements. »
Au même instant, Anne aperçut la petite Delphine arrivant au bras de son frère Elijah, tous les deux étaient souriant.
« Oh Delphine ! » s'écria-t-elle en se dirigeant vers celle-ci, elle commença à caresser la joue de l'enfant, puis elle se rendit compte de son impolitesse, « Oh ! Pardonnez-moi ! Vous devez être Elijah ! Je n'ai pas encore eu le plaisir de faire votre connaissance ! Vous ressemblez tant à Mary ! », Elle lui tendit sa main pour serrer la sienne.
Le jeune homme hésita un instant, puis à finalement sourit, il ne savait pas si elle disait vrai, mais cela lui réchauffa le cœur qu'on lui dise qu'il ressemblait à sa mère. Il tendit alors sa main à son tour pour serrer celle de la rouquine.
« J'ai entendu beaucoup parler de vous ! » rétorqua t-il avec le sourire.
Après les connaissances faites, cette dernière s'installa à la table de la cuisine, avec un bon thé chaud, elle avait également la petite Delphine sur ses genoux.
C'est alors que Sebastian demanda avec malice, « Alors comment va le Docteur Blythe ? »
Cette dernière sentit instantanément ses joues se réchauffer, « Je-je suppose qu'il va très bien. »
Tout à coup, le fermier prit un air sérieux et posa ses mains à plat sur la table, « Cela ne me regarde peut-être pas, mais… tu as cessé d'écrire à Gilbert ?! »
En cet instant, Anne semblait apprendre que ce dernier était au courant de sa nouvelle relation avec Gilbert.
Elle haleta : « Oui mais… c'était un malentendu ! Quelqu'un a volé ma correspondance, et je-je pensais qu'il avait décidé tout bonnement de ne plus m'écrire ! »
Le jeune père se mit à rire, « Vous êtes fous autant l'un que l'autre ! »
La jeune rousse balbutia, « Pour-pourquoi ?! »
« Tu penses vraiment qu'il aurait renoncé à t'écrire aussi facilement ?! » interrogea Sebastian scandalisé.
La jeune fille hésita, « Eh bien c'est que… »
Bash leva les yeux au ciel, et déclara fermement, « Bon très bien. Ca suffit. Attend deux minutes. » Il quitta la cuisine aussitôt, laissant une Anne décontenancée.
Parallèlement dans les rues de Toronto, Gilbert et Jack flânaient en ville, c'était une très belle journée, et les deux garçons souhaitaient en profiter, même si en réalité le jeune brun aurait préféré ne pas perdre de temps et plutôt passer sa matinée à étudier.
« Es-tu prêt pour ton premier cours particulier chez les Stuart ? » demanda le jeune rouquin pour taquiner.
Le jeune étudiant répondit dubitatif, « J'avoue que je ne sais pas trop à quoi m'attendre… », Il marqua une pause puis il déclara avec le sourire, « De toute façon, peu importe, ce n'est pas comme si je désirais enseigner plus tard, je le fais uniquement pour l'argent, payer ma pension et mes trajets en train. »
Son ami ricana et dit d'un ton moqueur, « Surtout le train. », Gilbert désapprouva aussitôt de la tête en riant.
Ils continuèrent ainsi de marcher dans une ruelle piétonne, il y avait de nombreuses petites boutiques, Jack fut interpellé par l'une d'entre elles, il s'arrêta devant la vitrine.
Le jeune roux s'exclama, les yeux brillants, « J'adore les vieux objets ! Chacun cache une histoire, c'est fascinant ! Si je n'étais pas prédestiné à exercer la médecine, j'aurais sans doute une affaire comme celle-ci…», admit-il, songeur.
Perplexe, le jeune brun déclara prudemment, « J'ai… l'impression, que la médecine ne t'attire pas du tout. Peut-être qu'un jour tu.. »
Ce dernier fut coupé instantanément par son ami, « Oh non ! Ça ne se réalisera pas. Et puis, j'exprimais juste des paroles en l'air, il ne faut pas chercher à me comprendre parfois. »
L'étudiant ambitieux ne sut quoi répondre à cela, effectivement, il ne comprenait pas son ami, lui-même étant orphelin et modeste, il n'imaginait pas qu'il pouvait être plus chanceux qu'un garçon aisé ayant toujours ses parents.
Soudain Gilbert vit quelque chose dans la boutique qui attira son attention, il s'introduisit dans celle-ci sans attendre, laissant son ami interloqué, il le suivit à son tour précipitamment.
Le jeune homme était devant une bibliothèque, où il y avait tout un tas de livres, quelques uns d'entre eux ressemblaient au petit dictionnaire qu'avait reçu Anne comme présent lors de leur premier noël ensemble.
Jack arriva derrière son ami, toujours taquin, « Ah oui j'oubliais ! Ta fiancée aime les livres. »
« Elle les adore. Ou plutôt elle les vénère. » Rectifia t-il en souriant, « Et… elle n'est pas encore ma fiancée. », Ajouta-t-il, fronçant les sourcils et regardant du coin de l'œil son partenaire de chambrée.
Tout à coup, une voix de vieillard se fit entendre, d'un ton amusé il déclara, « Eh bien, j'ai sûrement de quoi vous satisfaire doublement. », Il s'agissait de l'antiquaire.
Ce qui rendit immédiatement le jeune homme aux boucles brunes curieux.
À Avonlea, Anne attendait toujours que Bash refasse son apparition, pour patienter elle s'amusait à faire sauter sur ses genoux la petite Delphine.
Au même instant, le jeune père revint avec une boîte dans les mains, la rouquine le regarda d'un drôle d'air. Sebastian lui lança un sourire espiègle et déclara, « Ne dis pas à Gilbert que je t'ai montré ceci, il me tuera sûrement. »
Ce qui rendit la jeune fille encore plus attentive, elle se dirigea vers la boîte en question qui était posée sur la table de la cuisine.
« Vous avez beaucoup parlé ?! » s'exclama-t-elle en regardant la quantité de lettre dans la boîte.
« Me parler, ou bien… se plaindre de toi. » rétorqua-t-il en riant.
La jeune rousse commença à s'emporter, « Se plaindre de moi ?! »
« Du calme… Lis d'abord ! », Dit-il en riant de plus belle.
Elle rendit alors Delphine à son père et prit la boîte avec elle et se réinstalla à sa place initiale.
Anne ne le vit pas, mais on pouvait voir que le jeune père avait soigneusement caché deux de ces lettres dans une de ses poches de veste, il était clair que ces correspondances en particulier ne devaient pas tomber entre toutes les mains.
La jeune rousse commença alors à lire les extraits des différentes lettres qui parlaient d'elle. Sebastian vit toute une palette d'expression passer sur le visage de celle-ci, tantôt, émue, attendrie, confuse et offusquée. Il ne put s'empêcher de ricaner discrètement en voyant les réactions de la jeune fille.
« Sache qu'à l'heure actuelle, cela fait maintenant trois semaines qu'Anne ne m'a pas répondu. Je ne lui en veux même pas, peut-être ai-je mérité d'être ignoré pendant un certain temps. Après tout, j'ai courtisé une autre jeune femme durant des mois, et je dois dire que Diana m'a ouvert les yeux sur le point de vue d'Anne. J'ai dû tellement lui briser le cœur. Je t'autorise à me le dire Bash, je suis un idiot. La dernière chose que je souhaitais au monde, c'était qu'elle soit malheureuse, surtout si j'en étais l'une des causes. »
« Lorsqu'une fille te donne un baiser, cela veut bien dire qu'elle éprouve des sentiments pour toi n'est-ce pas ? Non pas que je doute des sentiments d'Anne, car elle ne peut rien faire sans amour ni passion. Mais… Peut-être aurait-elle changé d'avis ? Cela fait maintenant quatre semaines sans nouvelles d'Anne, combien d'autres devrais-je en supporter ? »
« Tu sais quoi Bash, j'ai décidé finalement de ne plus m'en faire au sujet d'Anne. Non, cette fois ce n'est pas moi le problème. Je lui ai écris ! Sans arrêt ! Quitte à parler seul, et raconter ma vie ici à Toronto. Mais apparemment rien de tout cela ne l'a fait réagir. Je n'ai pas osé me montrer pressant dans mes lettres, je ne voulais pas la forcer à me répondre. Mais tout de même, cette fille est têtue ! »
«J'espère que tout va bien de ton côté mon frère. Moi au moment où je t'écris, je prépare mes affaires pour me rendre à Charlottetown, Jack a fini par me convaincre. Et tout comme toi, il en avait marre de m'entendre me plaindre au sujet du silence d'Anne, sauf que lui devait le supporter presque tous les jours. Croise les doigts pour moi, en espérant que tout se passe comme je l'espère. Je ne pouvais plus patienter plus longtemps. »
Anne n'en croyait pas ses yeux, Gilbert s'était vraiment soucié d'elle durant toutes ses semaines. Bien sûr, elle se doutait qu'il s'était inquiété, mais elle était loin d'imaginer une telle intensité. Tout comme elle, Le jeune brun était passé par toutes les émotions, et cela la rassurait de ne pas être la seule à être autant passionnée.
Soudain, elle se leva et se dirigea vers Sebastian et le serra dans ses bras, « Oh merci ! Ces lettres veulent tant dire ! », S'exclama-t-elle en pleine euphorie.
Le jeune père répéta à nouveau fermement, « MAIS n'oublie pas ! Il ne doit.. »
« …rien savoir. » finit-elle sa phrase en souriant.
Chez l'antiquaire, Gilbert avait suivi le vieil homme dans l'arrière boutique, Jack lui continuait à chiner de l'autre côté.
Le propriétaire du magasin déclara, « Je n'en propose pas à mes clients habituellement, mais c'est la première fois qu'une telle occasion se présente. J'adore les livres, et maintenant ma nouvelle occupation durant mon temps libre est de fabriquer des objets qui ressemblent à des livres mais qui ne le sont pas en réalité. Voyez par vous-même. », Démontra-t-il en ouvrant un tiroir rempli de ce qui semblait être des petits livres avec de belles reliures en cuir.
Le jeune brun en prit un et l'ouvrit, il découvrit qu'à l'intérieur il n'y avait aucune page, à la place un simple tissu s'y trouvait, c'est ainsi qu'il comprit, il fronça les sourcils, « Une boîte à bijoux ? »
Le vieil homme sourit avec malice, « C'est bien plus que ça, c'est un écrin à bague. »
Les yeux de l'étudiant en médecine s'ouvrirent en grand, il ne sut quoi dire, « Oh je vois…Mais…je… »
« J'avais cru comprendre qu'il y avait une fille qui aimait les livres et qui n'était pas encore votre fiancée. Me serais-je trompé ? », L'antiquaire demanda cela sur un ton confus tout en prenant l'écrin des mains de son client pour le remettre à sa place initiale.
« Eh bien… Euh… Non, vous aviez raison ! C'est que… ça ne m'avait pas traversé l'esprit, de… de présenter la bague dans un écrin. », Déclara le jeune homme péniblement en se grattant la tête, tant il se sentait gêné.
« Ah ah ! Eh bien ! J'espère que sa famille n'est pas trop dans l'attente ou que cette jeune fille n'est pas du genre romantique ! Vous comptiez simplement présenter la bague dans une de vos mains ?! », S'exclama l'homme âgé en riant.
Se sentant toujours affreusement embarrassé, « Ce n'est pas comme si je l'avais déjà fait avant… »
Au même instant, de nouveaux clients entrèrent dans la boutique ce qui fit réagir le vieil homme, « Alors réfléchis bien mon garçon, si tu veux me trouver je suis de l'autre côté. », dit-il en faisant un clin d'œil au jeune homme.
Une fois seul, Gilbert se redirigea vers le tiroir où étaient rangés les écrins, il l'ouvrit et observa à nouveau les créations de l'antiquaire, il était songeur. Il hésita durant un long moment, puis il se décida à en prendre un, le minuscule livre qu'il prit avait une reliure de couleur turquoise avec de magnifiques motifs dorés, et à l'intérieur un tissu de velours beige s'y trouvait. Le jeune brun sourit, il avait trouvé l'objet qui lui manquait.
