Moi : Salut les gens ! n_n
Ryuga : J'ai lu le chapitre. Tu n'es qu'une saloperie.
Moi : Héhé, j'ai pas pu résister ! n_n
Kyoya : Qu'est-ce qu'elle a encore fait celle-là ? -_-
Moi : Eh bah lis le chapitre et tu sauras ! u_u
Chris : Je sais pas pourquoi, je sens que ça implique un certain Julian Konzern…
Moi : Je vous ai dit de lire le chapitre si vous voulez savoir !
Chris : Bah vite alors ! Wonderinn ne possède pas MFB ! Voilà, maintenant on peut le lire !
Moi : Euh… Bah oui du coup... Bon chapitre tout le monde X)
Kyoya : Je sens que je vais avoir besoin d'un café moi…
Réponse aux reviews :
Komachu : Tiens, je pensais que t'aurais des questions pour Damian toi ! X)
La colo de l'enfer ! Ryu et Kyo en monos, et nous en vacances ! Va y avoir des morts c'est sûr ! XD
Marius : Vous m'avez pas laissé vos questions pour Jack et Damian… Faut me les laisser pour que je puisse écrire un peu à l'avance, sivouplait ^^'
Rien qu'à la place passager de la voiture de ma mère je m'énerve, qu'est-ce que ce serait si j'avais le volant dans les mains ! XD
J'ai adoré écrire ce chapitre bonus, comme le précédent ! Je suis contente qu'il ait plu du coup ! n_n
P.S : (Moi : Kiddou, t'es revenu ! \n_n/ Kidd : Ouais ouais. Faut que je commence à réfléchir à ce que je vais emmener en vacances pour bien défoncer Maldeka ! Law : On part dans deux semaines Eustass-ya, t'as le temps. Kidd : Je planifie, l'infirmière ! Law : *ricane* Tu connais ce mot ? Kidd : Ta gueule ! Moi : Aaaah, il y a de l'ambiance à nouveau ! n_n)
Jinwrite : Euh… C'est pas dangereux de ne pas noter son mot de passe de compte ? XD
Je pourrais écrire une thèse entière sur le RyuKyo ! XD
Effectivement, ça manque de RyuKeru ! Je remédierai à ça dans le prochain chapitre bonus ! ^^
Après avoir rangé mes affaires, profité un peu de mon petit-ami et croisé l'autre Barbie avec une coupe un peu plus rasée sur les côtés de la tête, je redescends retrouver mes potes dans la salle commune. C'est bizarre, Ryuga n'est pas là… Bah, il devait avoir quelque chose à faire et il est passé dans sa chambre, elle est juste à côté de la mienne après tout. Dashan est toujours en train de se débattre avec le col de son haut qui lui tient trop chaud. Le pauvre, il subit quand même pas mal à cause de son petit-ami. Mais bon, si ça fait 5 ans que ça dure entre eux, c'est bien qu'ils s'aiment vraiment, peu importe que l'un des deux soit un gros possessif pratiquement jaloux maladif. Quelques minutes après que je sois redescendu, Ryuga redescend à son tour, sifflotant et les mains dans ses poches. Mmh, ma théorie était juste je pense. Au moment où il s'apprête à se poser sur le canapé, entre Dashan et moi, un énorme bruit de gargouillis retentit de la pièce, et quand je dis énorme je promets que c'est pas tant exagéré que ça. On se lance tous des regards perplexes, se demandant lequel d'entre nous peut être affamé au point que son ventre fasse un bruit pareil, et on obtient notre réponse en remarquant que Damian rougit à vue d'œil.
-D-Désolé, j-j'ai zappé le petit-déjeuner ce matin, bafouille le bleu, aussi rouge que la mèche de notre surveillant.
-C'est vrai qu'on t'a pas vu au petit-déj ce matin, on s'est demandé ce que tu faisais et puis quand on t'a retrouvé on a oublié de te demander où t'étais passé, fait remarquer Nile.
-En fait, j'ai appelé Jack ce matin, et puis du coup j'ai complètement oublié de prendre mon petit-déjeuner et maintenant j'ai super faim… explique Damian, toujours tout rouge.
-Eh bah il est plus que temps d'aller à la bouffe alors ! S'exclame Chris en se levant comme un ressort. En plus c'est la rentrée, je crois qu'on va avoir du katsudon ! J'adore ça, c'est ma meilleure découverte culinaire japonaise !
-Du…katsudon ? C'est quoi du katsudon ? Demande notre ami égyptien, un sourcil haussé en signe d'incompréhension, tout comme Damian qui ne semble pas connaître ce merveilleux plat lui non plus.
-Un plat japonais plutôt familial, c'est pas un truc compliqué, répond Ryuga avec un petit sourire. C'est du porc pané avec du riz, généralement servi dans un bol.
-Woah, ça a l'air vachement bon, dit le plus petit de notre bande en souriant, l'air un peu rêveur.
-Ouais, bah le katsudon du réfectoire de l'école, je suis sûr qu'il sera jamais aussi bon que celui de ma mère, répliqué-je en ricanant.
-Les plats d'un réfectoire, aussi bons soient-ils, ne seront jamais à la hauteur des plats d'une maman qui cuisine avec tout son amour, rétorque mon petit-ami en ricanant lui aussi.
-Ça, c'est sûr ! Tiens d'ailleurs, maintenant que ta mère a dégagé ton enfoiré de padré, on pourrait venir manger chez toi un week-end pour goûter le fameux katsudon si délicieux de ta maman, Kyoya ? Glousse le blondinet.
-Ma foi, c'est fort possible, répondé-je en souriant. Je suis sûr que ma mère adorerait vous rencontrer, elle est très contente que je me sois fait des amis. Si je lui dis que vous voulez venir déjeuner, non seulement elle va être ravie mais en plus elle va se donner le plus de mal possible pour faire un déjeuner par-fait !
-Okay, c'est bon, je veux absolument venir déjeuner chez toi Kyoya ! S'exclame Chris.
-Oui bah on verra ça plus tard, on peut aller manger s'il vous plait ? Supplie pratiquement Damian, la main sur son ventre. J'en peux plus moi, j'ai trop faim…
-Oui oui, on y va ! Répond immédiatement le blond en souriant.
En gloussant, on sort tous de la salle commune pour aller au réfectoire. On va se taper un bon déjeuner, et après c'est retour en cours. Enfin, ça va pas être l'horreur non plus, nous on a un seul cours cet après-midi ! Dashan il en a deux lui. J'ai l'impression qu'il a toujours plus de cours que nous, ce qui n'est pas trop étonnant j'imagine puisqu'il est en deuxième année. Sur le chemin du réfectoire, Ryuga se rapproche un peu de moi, pas trop pour que ça ne paraisse pas bizarre de l'extérieur, et me regarde avec un sourire en coin.
-Si tu invites toute la bande chez toi pour un déjeuner lors d'un petit week-end sympa, moi je vais être sur le banc de touche, ricane mon petit-ami. Je peux pas venir déjeuner chez la mère d'un des étudiants que je surveille, ce serait chelou.
-T'en fais pas, je demanderai à ma mère de te garder une part de katsudon de côté, et je viendrai chez toi avec pour que tu puisses goûter, dis-je en réponse, avec un sourire amusé.
-Trop aimable, rétorque Ryuga en souriant aussi.
-Le katsudon, c'est un peu la spécialité de ma mère, je ne voudrais pas que tu sois privé du droit d'y goûter, gloussé-je. Et ta mère, c'est quoi sa spécialité ? Enfin…elle en a une déjà ?
-Yep, les nouilles instantanées. Je te l'ai dit, ma mère est médecin, elle a pratiquement jamais le temps de cuisiner. C'est mon père qui cuisine la plupart du temps.
-Et du coup, c'est quoi la spécialité de ton père ?
-Il en a pas vraiment, il aime bien cuisiner et il change très souvent de…je sais pas trop comment dire, de « mood ». Pendant une période, il cuisinait des omelettes avec plein de trucs différents à côté, pour tester, il y a pas longtemps il s'est mis à cuisiner un peu végétarien, et maintenant…bah maintenant, il aime bien faire des rouleaux de printemps en entrée, et c'est cool.
-Ah ouais carrément, il y a un vrai cordon bleu chez toi !
-Ouais euh, je te rappelle que j'habite plus chez mes parents, c'est mon frère qui me raconte tout ça.
-Ah oui c'est vrai… Au fait, tu dis que ta mère elle est médecin, mais elle fait quoi précisément ? Enfin…si c'est pas trop indiscret.
-Non, t'inquiète. Elle est médecin généraliste. Elle a beaucoup de boulot du coup, des rendez-vous toute la journée et elle rentre à la maison vers 20H. Je préfère toujours ça que chirurgien, si elle bossait à l'hosto, je l'aurais jamais vu quand j'étais gamin !
-Tu viens de résumer la présence de mon père avant le collège : je le voyais jamais, et je m'en portais très bien.
-Je te crois, mais tu sais bien que mes parents ne sont pas comme ton père.
-Je sais.
En continuant de discuter, on arrive au réfectoire. C'est la rentrée, donc il y a pas mal de monde au réfectoire ce midi. J'ai même l'impression qu'il y a plus de monde que d'habitude… C'est le katsudon qui attire tout le monde ? Après plusieurs minutes à faire la queue avec nos petits plateaux, on se retrouve avec nos bols de katsudon et on peut aller s'assoir. Depuis près de deux mois qu'on est ici, on a pratiquement notre table attitrée au réfectoire. Personne ne se met jamais dessus, même quand il y a beaucoup de monde. Pas fâchés d'être enfin arrivés à table, surtout Damian qui meurt de faim, on s'installe en moins de deux secondes et on se jette presque littéralement sur notre déjeuner. Je goûte sans attendre le katsudon de l'école, impatient de pouvoir comparer avec celui de ma mère, et je suis plutôt surpris. Woah, il est vraiment bon, c'est du haut niveau. Pas aussi bon que celui de ma mère, ça c'est impossible de toute façon, mais c'est l'un des meilleurs katsudons que j'ai jamais mangé en tout cas.
-La vache, c'est super bon ce plat ! S'exclame Damian, des grains de riz tout autour de la bouche. Faut que j'apprenne à refaire ça chez moi, je dois absolument faire goûter à Jack.
-C'est pas très compliqué tu sais, c'est juste du riz et du porc pané, réplique Ryuga, son bol dans les mains. Le plus compliqué, c'est la cuisson du riz en fait. Faut pas que ça colle, enfin pas trop.
-Raaah, mais sérieusement, comment on fait pour manger du riz avec des baguettes ?! S'énerve Nile, tentant désespérément de manger ses grains de riz, qui eux préfèrent retourner dans son bol.
-Tu tiens mal tes baguettes, attends, glousse Chris en lâchant son déjeuner pour positionner correctement les doigts de Nile sur ses baguettes. T'as jamais mangé dans un resto japonais ou quoi ?
-Puisque ça t'intéresse, non, j'ai jamais mangé dans un resto japonais, répond l'égyptien, l'air un peu vexé.
-Te vexe pas Nile, je rigolais ! Rétorque le blondinet, toujours en train d'aider Nile à bien mettre ses doigts sur ses baguettes. Voilà, comme ça, ça devrait mieux marcher.
-Au fait, vous avez quoi comme cours vous cet après-midi ? Demande Dashan, son bol bien entamé. Vous en avez qu'un seul vous, non ?
-Ouais, on a cours de marketing, lui répond Nile, qui arrive enfin à manger son riz. Enthousiasme…
-Aaaah, Mr. Doji nous avait manqué tiens ! S'exclame sarcastiquement Chris. C'est reparti pour les cours encore plus ennuyeux qu'un après-midi sous la pluie chez mamie !
Le reste du déjeuner se passe dans la bonne humeur, mais vous connaissez le dicton : le temps passe vite quand on s'amuse. Résultat : le déjeuner se termine déjà, et il est temps de retourner chercher nos affaires au dortoir pour aller en cours. Enfin, pas tout de suite non plus, le cours ne commence que dans une demi-heure à peu près. On se lève tous de table, pour certains avec le reste de leur dessert dans la bouche, on débarrasse et on sort du réfectoire pour rejoindre le dortoir Alpha. Il n'y a pas tant de monde qui s'agite pour aller en cours au final, je crois que les 3ème année et au-delà n'ont pas de cours cet après-midi, ou alors ils sont plus tard que les nôtres. C'est le moment où on se sépare pour tous aller chercher nos trucs dans nos chambres. Il n'y a que Ryuga qui reste évidemment dans la salle commune, vu que lui va juste aller surveiller les couloirs cet après-midi. Il est pas enthousiaste, je vous le dis. En sautant des marches, je remonte dans ma chambre pour me changer, ouais ouais, faut bien que je le remette à un moment, et récupérer mon sac de cours. Je ne croise presque personne dans les escaliers, j'avoue que je ne suis pas trop surpris. Il y en a qui attendent vraiment le dernier moment pour aller en cours, mais genre vraiment le dernier dernier moment.
Une fois arrivé dans ma chambre, je commence par dégager mes fringues pour enfiler mon uniforme version estivale. Ça veut juste dire que je ne porte pas ma veste et que je retrousse les manches de ma chemise pour ne pas avoir trop chaud. Je me change rapidement, récupère mon sac de cours pour y fourrer mon ordi, ma trousse et ma pochette avec mes feuilles et vérifie que je n'ai rien oublié. Après m'être bien assuré que je n'ai rien oublié, je ressors, fermant bien à clé derrière moi, et retourne dans les escaliers pour redescendre jusqu'à la salle commune. Alors que je m'apprête à descendre la deuxième portion d'escalier, menant vers le 2ème étage, j'aperçois quelqu'un qui monte vers le 3ème du coin de l'œil mais je n'ai pas le temps de bien voir la personne en question parce que…je sens quelque chose cogner dans mes pieds. Emporté par l'élan que j'avais en descendant, je n'arrive pas à me rattraper à temps et je…je tombe dans les escaliers devant l'accès au 2ème étage. Mon seul réflexe, c'est de mettre mes bras devant mon visage pour le protéger. Quand j'arrive tout en bas, sur le palier du 2ème, je me sens à moitié assommé et j'ai mal partout, mais j'ai surtout mal à la cheville gauche. Pitié, dites-moi que je me suis pas pété un truc en tombant…
En haut des escaliers que je viens de dévaler, j'entends un ricanement qui ne tarde pas à s'éloigner, ou plus précisément à monter. Je ne l'ai pas vu, mais je suis sûr que c'était Julian. L'enfoiré, il m'a fait un croche-pied… Il est complètement inconscient et psychopathe ce mec, j'aurais pu me péter la nuque en tombant et mourir, mais ça visiblement il n'y a pas pensé. Putain, j'ai tellement mal, mais faut que je me relève. J'essaie de me remettre debout, et c'est maintenant que je me rends compte que j'ai laissé tomber mon sac en haut des escaliers. Heureusement, sinon mon ordinateur aurait pris extrêmement cher… Alors que je suis presque debout, je pose mon pied gauche par terre et ressens une douleur fulgurante qui me fait retomber au sol. Oh non bordel, tu vas pas me dire que je me suis pété une cheville en tombant ?! Ne voulant pas y croire, j'essaie de m'appuyer à nouveau sur mon pied gauche, mais la même douleur envahit ma cheville et mon pied et j'étouffe un cri entre mes dents. Non, c'est pas possible putain, pas ça ! J'crois que je vais en chialer de rage et de frustration…
-Hé… Ça va ? Demande une voix pas très assurée au-dessus de moi.
Je lève la tête vers la personne qui vient de me parler et reconnait le garçon pâle et maigrichon qui partage la chambre de Julian, Reiji. Evidemment, en tombant j'ai dû faire beaucoup de bruit, et il est à cet étage donc il m'a probablement entendu. Penché sur moi, les cheveux de sa frange ne cachent plus ses yeux comme d'habitude. Son regard est…triste et mélancolique. Dans ses yeux jaunes, je lis de l'inquiétude pour moi, et elle est sincère, mais je lis surtout de la tristesse et une espèce de peur qui n'a pas de sens pour moi. Je m'apprête à répondre quand j'entends des pas qui montent rapidement vers nous. Ryuga ne tarde pas à apparaitre, seulement l'air perplexe, mais quand il me voit par terre, la perplexité laisse place à de l'inquiétude.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Demande notre surveillant en venant près de moi. J'ai entendu un gros bruit… Kyoya, ça va ?
-M-Moi aussi j'ai entendu le…le bruit, c'est pour ça que je suis venu… bredouille Reiji, baissant la tête comme s'il avait honte de simplement être là.
-Je… Ryuga, on m'a fait tomber dans les escaliers, dis-je, encore un peu perdu. Julian m'a fait tomber…
À la mention du nom de Julian, Reiji semble soudain très mal à l'aise et repart dans le couloir du 2ème étage en bredouillant des paroles sans aucun sens. J'ai l'impression que ce mec…n'a plus toute sa tête, c'est étrange. Ryuga est tellement concentré sur moi qu'il ne prête aucune attention à Reiji. Mon petit-ami semble littéralement en train de bouillir de rage.
-Julian a fait…quoi ? Demande-t-il, étrangement calme. Beaucoup trop calme en fait, c'est sûr qu'il va péter un plomb…
-Il m'a fait tomber dans les escaliers… soupiré-je. Je redescendais avec mes affaires pour rejoindre tout le monde en bas, il montait du 2ème, et il m'a fait un croche-pied… Je ne l'ai pas vu, c'est allé trop vite, mais une fois arrivé tout en bas des escaliers…je suis sûr d'avoir entendu son ricanement.
-Je jure sur mon honneur que je vais défoncer cette espèce de petit con de blondinet de merde, gronde froidement Ryuga, ses yeux dorés semblant lancer des éclairs.
-Évite s'il te plait, ne t'attire pas d'ennuis Ryu, dis-je à voix basse, voulant être sûr que personne ne puisse nous entendre, bien qu'il n'y ait personne autour de nous.
-Là… Là il a franchi la limite de ma putain de patience. Je ne vais pas laisser passer ça.
-Ryu, s'il te plait, ne t'occupe pas de ça pour l'instant… Tu…Tu pourrais aller chercher mon sac en haut des escaliers ? Je l'ai fait tomber quand Julian m'a fait un croche-pied…
-Pourquoi…tu me demandes d'aller le chercher ? Tu ne peux…oh putain, me dis pas qu'à cause de cet enfoiré, tu t'es cassé un truc, parce que là je vais vraiment imploser.
-Je sais pas ! Je peux plus me lever, j'ai atrocement mal à la cheville gauche !
-Okay okay, ne t'énerve pas mon cœur. Pardon, je devrais pas t'oppresser comme ça, je fais n'importe quoi… Je vais chercher ton sac, et après je vais t'emmener à l'infirmerie, okay ?
-M-Mais, et mon cours ? Faut pas que je me prenne une absence…
-Kyoya, si tu vas à l'infirmerie, tu seras tout excusé pour ton absence. Et puis ton cours est dans environ vingt minutes, peut-être…si ce n'est pas trop grave, peut-être que tu seras revenu à temps.
Après avoir soupiré, je hoche la tête pour dire que j'ai compris et que je suis d'accord pour aller à l'infirmerie. Ça ne m'enchante pas des masses, mais si je me suis cassé la cheville, il faut arranger ça le plus vite possible. Ryuga vérifie qu'il n'y a personne dans le coin, m'embrasse rapidement, puis se redresse pour aller chercher mon sac en haut des escaliers. Une fois qu'il l'a récupéré, il le met sur son épaule et revient vers moi. En faisant très attention, il passe son bras droit sous mes genoux et son bras gauche autour de mes épaules, puis me soulève dans ses bras pour m'emmener à l'infirmerie. C'est un peu gênant d'être porté comme ça, comme une princesse ou une jeune mariée, mais je préfère ça plutôt que de devoir faire du cloche-pied accroché à Ryuga jusqu'à l'infirmerie. Toujours très prudemment, Ryuga descend jusqu'au rez-de-chaussée du dortoir et se dépêche de sortir sans même prendre le temps de checker la salle commune. Nos potes vont se demander où je suis passé, ou plutôt où on est passé.
Très rapidement, mon surveillant se dirige vers l'extrémité du bâtiment où j'ai presque toujours cours. Je n'y vais presque jamais, mais je sais qu'il y a l'infirmerie à cet endroit. Comme les cours sont censés commencer dans quelques minutes, je suppose qu'il n'y aura personne. Une fois arrivé à destination, il se trouve que j'avais raison : il n'y a personne. Ryuga passe donc à côté des sièges de la salle d'attente et toque directement à la porte de l'infirmerie, un peu entrouverte. Une voix claire et féminine lui dit d'entrer, et il pousse la porte avec son épaule. L'infirmière est une jeune femme, elle doit sûrement avoir à peu près le même âge que Ryuga, et elle est très surprise de me voir dans les bras du surveillant. Rapidement, mon petit-ami lui explique que je suis tombé dans les escaliers et que j'ai mal à la cheville gauche suite à cette chute. L'infirmière hoche la tête et demande à Ryuga de me poser sur le lit médical dans la pièce. Il s'exécute, m'aide à enlever ma chaussure gauche puis vient se mettre à côté de moi. L'infirmière se lève de derrière son bureau, nous rejoint et s'attèle à palper ma cheville dans tous les sens. Putain, ça fait vraiment mal. J'espère qu'elle va pas faire ça trop longtemps parce que je vais finir par hurler moi.
-Bon, ce n'est pas fracturé, c'est juste foulé, finit-elle par dire. Il faudra poser une attèle pour maintenir la cheville en place quelques temps, et il va te falloir des béquilles au début.
-Super… grogné-je.
-Estime-toi heureux, pour une chute dans les escaliers alors que tu courais, tu t'en sors très bien, rétorque-t-elle. Tu vas avoir des bleus sur les bras et les jambes à cause de la chute, mais juste une cheville foulée, c'est presque miraculeux.
-Je sais, mais ça m'énerve… soupiré-je.
-Toujours est-il que je ne peux pas te poser l'attèle ici, il va falloir que tu ailles à l'hôpital pour ça, ou chez ton médecin. Je vais faire une ordonnance pour tes parents.
-Q-Quoi ? Mais je vais faire comment en attendant ?
-Je peux te prêter des béquilles en attendant, j'en ai ici. Tu fais quelle taille s'il te plait ?
Après lui avoir répondu, elle part dans une pièce un peu à l'arrière et revient avec une paire de béquilles. Pendant qu'elle retourne à son bureau, Ryuga m'aide à me relever et à prendre appui sur les béquilles. Elle écrit rapidement l'ordonnance pour mes parents, enfin ma mère mais ça elle ne le sait pas, la donne à Ryuga pour qu'il la range dans mon sac et me dit de faire attention à ne pas poser le pied gauche par terre. Je n'ai jamais marché avec des béquilles, c'est plutôt mon casse-cou de petit frère qui a l'habitude de ça, mais je n'ai pas trop de mal à m'en sortir avec celles que l'infirmière m'a prêté. Ryuga reste quand même collé à moi, au cas-où je trébucherais. Il m'accompagne jusque devant l'amphi où j'ai cours dans quelques minutes, et évidemment tout le monde se retourne sur nous à cause de mes béquilles. Je sens que je vais adorer ça, youhou… Juste devant la porte de l'amphi, Chris, Damian et Nile discutent et ils écarquillent les yeux en nous voyant arriver.
-Kyoya, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?! S'exclame Nile en venant vers moi.
-On te voyait pas arriver alors on s'est dit que tu devais trainer et que tu nous rejoindrais ici, mais visiblement tu as été retenu contre ta volonté, rajoute Damian en regardant la cheville que je garde en l'air.
-Je suis tombé dans les escaliers, ou plutôt on m'a fait tomber, soupiré-je.
-Laisse-moi deviner… Julian Konzern ? Ricane sarcastiquement Chris.
-Ouais, répondé-je. J'ai la cheville gauche foulée, faut qu'on me pose une attèle.
-Putain, cet enfoiré de blondasse a vraiment un putain de problème dans son crâne, fulmine le blond. Ça lui a pas traversé l'esprit une seule seconde que t'aurais pu te briser la nuque et mourir ?
-Soit il n'y a effectivement pas pensé, soit il le savait pertinemment et dans ce cas-là il est encore plus cinglé que ce qu'on croyait, dit Nile d'un air assez neutre, mais en réalité ses yeux jettent des éclairs.
La porte de l'amphi s'ouvre à ce moment-là, et les étudiants commencent à rentrer. Ryuga me repasse mon sac, nous dit au revoir et part surveiller les couloirs, puis on rentre dans l'amphi à notre tour. On monte à l'endroit où on s'installe toujours, bien que je galère un peu à monter les marches de l'amphi, et on se pose vite. Le cours ne tarde pas à commencer, toujours aussi chiant que d'habitude, mais je n'arrive pas à me concentrer. Je suis inquiet pour Ryuga… Il était beaucoup trop calme devant l'amphi quand on parlait de Julian, ça ne lui ressemble pas d'être comme ça. En fait, depuis l'infirmerie il est bien trop calme. J'espère qu'il va pas faire une connerie sous le coup de la colère, je ne veux pas qu'il s'attire des ennuis.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Héhé, détestez-moi ! n_n
Kyoya : Mais pourquoi toujours moi ?! Et d'abord Nile qui se fait chloroformer la tronche, et ensuite Damian qui se fait taillader le dos, et maintenant moi qui me pète une cheville à cause de la blondasse ! è_é
Moi : Faut bien que la fic avance ! X)
Ryuga : Je sais pas pourquoi, je sens que je vais effectivement faire une connerie au prochain chapitre…
Moi : Tu verras la semaine prochaine ! n_n
Chris : Dis-donc, il va servir à quelque chose Reiji ou tu comptes juste lui faire trainer sa tronche de dépressif dans certains chapitres ?
Moi : Vous verrez ! Roooh, je vais pas tout balancer quand même !
Chris : Okay, okay ! X)
Moi : Sinon, j'ai vérifié, et effectivement je pars en vacances le 3 août, donc le chapitre du blog des bladers ne sera pas le 4 ! Je le posterai la semaine suivante, le 11 ! n_n
Kyoya : Une semaine de repos, sans chapitre, hallelujah…
Moi : La ferme, Kyo… -_-
Ryuga : Du coup, dimanche il va enfin y avoir le nouveau chapitre de ton omegaverse ?
Moi : Yes ! Et on a passé les 3 500 vues sur cette fic d'ailleurs, j'suis trop contente ! \^^/
Kyoya : Au secours…
Chris : T'arrêtes jamais de râler toi hein ? X)
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! n_n
Kyoya : Salut…
Ryuga : Salut.
Chris : Bye ! ^^
