Bonj'oir chers lecteurs ! Comment allez-vous ?
Voici le chapitre 26, riche de révélations et en émotion. Nous aimons jongler entre horreur, peine et humour. Un mélange des fois difficile à maîtriser. Espérons que ça vous plaise toujours autant.
C'est ton cas, Nedwige Stark et nous te remercions chaleureusement pour ta review !
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Belle lecture à vous. Nous nous retrouvons en bas. .
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Chapitre 26 : Son destin est de mourir.
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En ce début de matinée, Alessandro Violenti, alias Ronald Weasley, attendait patiemment devant l'entrée des cuisines de Poudlard. Le petit bruit sec caractéristique du transplanage le fit sourire.
« Tout s'est bien passé, Dob… ? Dobby ! »
L'elfe de maison en question portait des dizaines de longues boites fines dans ses petits bras. Plusieurs tombèrent sur le sol, tant il y en avait.
« Pourquoi en as-tu pris autant ? Questionna le Serpentard avant de se baisser pour les ramasser.
« Monsieur Violenti n'a pas précisé à Dobby combien il en fallait, fit remarquer l'elfe. »
Pour seule réponse, le métamorphosé lui fit un sourire.
« Tu en as mis du temps, souligna l'italien alors qu'ils s'étaient mis en route pour le bureau de la directrice de Gryffondor. C'est bientôt l'heure du petit déjeuner.
« Monsieur a toujours faim, répliqua Dobby. Mes amis des cuisines vous surnomment le finisseur d'assiettes.
« C'est une règle d'or chez les Weasley. On finit toujours notre assiette.
« La vôtre oui, mais pas celles des autres avec, continua la créature, amusée. »
Le jeune rouquin se fit la remarque que l'elfe de maison ne mâchait pas ses mots.
« Donc je suis même connu chez les elfes de maisons, constata fièrement le nouveau vert et argent.
« Je ne sais pas si cela est une bonne chose, dit l'elfe de maison. »
Leurs pas les menèrent devant le bureau de la professeure. Celle-ci leur ouvrit rapidement, l'air inquiet.
Leurs pas les menèrent devant le bureau de la professeure. Celle-ci leur ouvrit rapidement, l'air inquiet.
« Vous en avez mis du temps, souligna-t-elle, son regard se posant tour à tour sur eux.
« C'est de sa faute, madame, lança l'elfe nonchalamment. Dobby ne savait pas combien de baguettes prendre. Il en a pris autant qu'il pouvait dans ce qu'il restait de la boutique…
« Merci Dob, soupira le jeune sorcier, l'air désabusé avant de froncer les sourcils subitement. Ce qu'il restait de la boutique ? Répéta-t-il, l'air hébété.
« La boutique de a été vandalisée et son propriétaire emmené à… Azkaban, révéla tristement la vieille sorcière.
« Mais… C'est… »
Alessandro en perdait ses mots, abasourdi.
« Il a vendu des baguettes à des enfants nés-moldus… Il s'agit d'un… crime aujourd'hui, ajouta difficilement Minerva, les paupières tremblantes. Ça devrait suffire, ajouta-t-elle sombrement alors que ses deux visiteurs venaient d'entasser une montagne de boites sur la petite table ronde qu'il y avait à gauche du bureau.
« Quand se fera l'évacuation ? Demanda Ron, reprenant peu à peu contenance.
« Nous avons plus de temps à perdre. Elle se fera pendant le petit déjeuner. Monsieur Zabini nous a indiqué que Poudlard va être perquisitionné dans quelques jours. Les élèves nés-moldus courent tous un trop grand risque. Ils rendront leurs nouvelles baguettes et seront escortés en toute sécurité loin des Mangemorts avides de sang, expliqua McGonagall en regardant le tas de baguettes. Votre frère nous a confirmé que la Chaumière pouvait accueillir autant de personnes qu'il le faudra.
« Hagrid les a rejoints là-bas ?
« En effet, Monsieur… Violenti, répondit-elle, s'efforçant de l'appeler par son nom d'emprunt. Ils seront assez nombreux pour former ceux qui le veulent au combat. Pour les plus jeunes qui veulent retrouver leur famille, ils seront envoyés dans d'autres pays, loin du tumulte de la Guerre qui gronde ici. »
L'ancien Gryffondor acquiesça, rassuré de constater que tout était bien organisé. Il savait qu'il pouvait compter sur son frère Bill et sur le sorcier Kingsley pour entraîner les sorciers qui voulaient se battre. Il allait quitter le petit bureau de son ancienne directrice de maison lorsqu'il se souvint d'une question à lui poser.
Dobby salua joyeusement la sorcière puis se tourna vers son ami.
« Je m'en vais préparer votre petit déjeuner, annonça-t-il, l'air taquin.
« Merci, Dob'. N'oublie pas mes saucisses, ajouta le jeune Weasley avec un sourire rêveur aux lèvres.
« Monsieur… Violenti, si ça ne vous dérange pas trop, j'aimerais…
« Oui, professeur, coupa le Serpentard après que l'elfe se soit éclipsé. J'ai encore une question à vous poser, ajouta-t-il en regardant sa professeure de métamorphose.
« Eh bien, je vous écoute, dit-elle, l'air pressé.
« Savez-vous où je peux trouver Helena Serdaigle ?
« La Dame grise ? Répéta la sorcière, intriguée. Elle erre souvent dans l'aile ouest du château. Mais elle peut se balader un peu partout, ajouta McGonagall.
« Je vais commencer par-là. Merci, professeure. Ha, ajouta-t-il, l'air soudain embêté, j'aurais une petite faveur à vous demander.
« Monsieur Weasley, s'impatienta la professeure.
« Je risque d'être en retard si je dois la chercher dans tout Poudlard…
« Vous n'avez qu'à sauter le petit déjeuner, proposa Minerva avec un regard rieur. »
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La mine déconfite, le jeune homme quitta la salle. Il rejoignit la grande salle, attrapa un scone fourré en vitesse puis repartit pour l'aile ouest, secteur des Serdaigle. Il croisa Cho Chang qui descendait les grands escaliers.
« Toi, là ! Appela-t-il sur un ton impérial. As-tu vu la Dame grise ce matin ?
« Oui, pourquoi ? Demanda la sorcière asiatique, interloquée.
« Dove* ? Demanda l'italien.
« Elle est partie vers la cour intérieure ouest, répondit une autre élève bleue et bronze, avant d'entraîner Cho avec elle vers la Grande salle.
« Gracie ! Claironna Alessandro, pas peu fier de son accent. »
Il se précipita vers l'endroit indiqué et, quelques minutes plus tard, arriva au centre de la cour. Le sol en pierre froide était recouvert d'une épaisse couche de neige. Il observa autour de lui, cherchant le spectre. Il voulut repartir vers les marches qui menaient dans la tour de Serdaigle, lorsqu'il entendit chantonner faiblement. Sans savoir pourquoi, Ron pensa à Luna Lovegood. Celle-ci chantonnait souvent comme ça. Il secoua la tête pour se libérer l'esprit et continua son introspection. Plus loin, voletant au-dessus de la neige, la Dame grise n'avait pas remarqué sa présence. Il s'approcha doucement pour ne pas l'effrayer. « Effrayer un fantôme ? », se demanda le sorcier, amusé par ses propres réflexions.
« Veuillez m'excuser, chère Damoiselle, pour cette intrusion matinale, mais j'ai une requête à vous soumettre. »
La revenante se tourna lentement vers lui puis l'observa de ses grands yeux sans vie. Lorsqu'elle remarqua le serpent du blason brodé sur sa robe de sorcier, ses yeux noirs se plissèrent et le transpercèrent.
« Comment osez-vous venir en ces lieux me déranger ?! Hurla-t-elle. Vous, un ignoble Serpentard !
« Ne vous méprenez pas sur mes intentions, gente dame, supplia ce dernier en dressant ses mains devant lui, comme pour lui montrer qu'il n'avait rien de dangereux.
« Rien de ce que vous pourrez me dire me fera changer d'avis sur votre espèce ! Cracha-t-elle, de plus en plus furieuse. Vous n'êtes que fourberie et mensonge !
« Oui, admit Ron sous les traits d'un Serpentard. Tom Jédusor l'était, en effet. »
A ce nom, Helena lui lança un regard terrifiant et s'élança vers lui en une fraction de seconde. Elle le traversa et dans ce mouvement vif, l'italien perdit l'équilibre et se retrouva parterre, les fesses dans la neige.
« Il n'y avait pas que lui ! siffla-t-elle avait de disparaître dans le couloir. »
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L'horloge, qui sonnait 9h, lui indiqua qu'il n'avait plus le temps de lui courir après. Le Serpentard se releva vivement. Il ne prit pas le temps de se sécher et se précipita vers la salle de métamorphose. Les élèves étaient déjà entrés lorsqu'il y arriva. Le bel italien, la robe de sorcier trempée, s'avança lentement vers le dernier siège restant, espérant que la vieille McGo, installée à son bureau, ne le remarquerait pas.
« On a cru bon d'aller s'amuser dans la neige, Monsieur Violenti ? Demanda cette dernière sans même relever les yeux vers lui. »
Ce dernier lui lança un sourire des plus narquois puis s'installa nonchalamment à la place à côté de Zabini. Celui-ci lui lança un regard intrigué puis lui fit remarquer qu'il avait mis de l'eau partout.
« A l'Académie Beauxbâtons, ils ne vous ont pas appris les sorts de séchage ? Demanda la professeure en arrivant à sa hauteur, un grimoire dans les mains. »
Le jeune italien la regarda dédaigneusement puis se jeta un sort à lui-même.
« Qu'est-ce que t'as foutus ? Lui souffla Blaise, une fois la sorcière repartie vers son bureau.
« Une histoire de fantôme, répondit Alessandro, le plus bas possible. Helena Serdaigle, poursuivit-il en voyant l'incompréhension dans le regard du métis.
« Qu'est-ce que tu lui voulais à la Dame grise ?
« Des informations, elle n'est pas commode. Elle déteste les Serpentard.
« Normal, après ce que lui a fait…
« Monsieur Zabini ! Coupa la professeure de métamorphose. Vous avez l'air bien intéressé par ce cours. Vu que vous vous permettez de discuter, peut-être pourriez-vous nous faire une démonstration de votre talent ? Insista-t-elle, l'air sévère. »
Ce dernier se leva de sa chaise, l'air blasé puis tapota la tête d'Alessandro. Avant qu'il n'est pu amorcer le moindre mouvement, l'italien se retrouva avec les cheveux, d'un côté vert, de l'autre argent. Des rires jaillirent dans toute la salle. Le jeune Violenti le menaça de sa baguette mais c'était sans compter sur McGonagall qui les interrompit.
« Vous en avez pas assez de créer le chaos partout où vous passez ? Soupira-t-elle.
« Oh, ça ? Ce n'est rien ! Avertit le métis, son regard noir lançant faussement des éclairs. Attendez de voir ce qu'on vous réservera le moment venu.
« C'est une menace ? Intervint Neville en se levant de son siège, jouant son rôle à la perfection devant les Serpentard assis derrière lui. Parce qu'on peut régler ça ici, si tu veux ?
« Il suffit ! Trancha la professeure. Monsieur Zabini, veuillez sortir. Le cours s'arrête ici pour vous. Je ne vous laisserais pas semer le trouble ici. Et emmenez Violenti avec vous, rajouta-t-elle en se tournant vers ce dernier. Dans ma classe, on ne se bat pas. Je pense que les cours avec les Carrow sont bien suffisants pour ça. »
Elle leur lança son regard le plus glacial puis tourna les talons. Les deux Serpentard se levèrent puis sortirent sans aucune résistance.
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Une fois dans le couloir, Ron, sous les traits du beau brun, se souvint de leur conversation.
« Tu disais quoi avec Helena Serdaigle ?
« Vu que grâce à toi, j'ai une heure de libre, je veux bien te répondre sans contrepartie, déclara Blaise avec un sourire en coin. Tu ne connais pas l'histoire d'Helena Serdaigle ?
« Non…
« De sa folle histoire d'amour ?
« Non…
« De ce quel a fait pour ça et comment ça s'est terminé ?
« Bah, non… »
Le métis soupira longuement, l'air encore plus blasé que d'habitude.
« Tu ne cesseras donc jamais de baisser dans mon estime. Tu ne connais rien de Poudlard ?
« Si ! Je connais des passages secrets que même toi, tu ignores, répliqua Ron, un sourire fier au visage.
« N'importe qui peut lire une carte, fit remarquer le métis, adossé contre un mur, les sourcils haussés. Pour en revenir à notre chère Helena. Elle était la fille de Rowena. Elle était amoureuse d'un baron que sa mère ne voulait pas pour elle. Dans sa rébellion, la fille vola un objet très précieux à sa mère et s'enfuit avec son amant. Ce même amant, qui dans un excès de rage, lui trancha la gorge puis se donna lui-même la mort, pris par les remords.
« Un baron ? Répéta Alessandro.
« Le baron sanglant ! Reprit vivement Blaise, agacé de constater que son interlocuteur était aussi idiot. »
Le regard de « l'idiot » s'illumina et il partit en courant sans même répondre au jeune Zabini, trop pressé d'en finir avec cette histoire de fantômes.
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Le réveil fut difficile pour les habitants de la maison d'Otto. N'ayant quasiment pas fermé l'œil de la nuit, le sorcier allemand, aidée par Tonks, incapable de dormir, entreprit de réparer les dégâts causés la veille.
« Va te reposer, ordonna le cousin de cette dernière en arrivant derrière elle. Il ne voudrait pas que tu prennes des risques inutiles vue ton état.
« Je ne peux pas rester les bras croisés après ce qu'il s'est passé.
« Va dans la cuisine. Je te prépare une infusion. Et après, au lit.
« C'est censé être moi la grande cousine qui doit veiller sur toi.
« On inverse les rôles pour cette fois, insista Draco en lui prenant ce qu'elle avait dans les mains. »
Otto les observa, attendri par cet échange. Son instinct ne l'avait pas trahi concernant le jeune Malefoy. Il les suivit jusque dans la cuisine, s'octroyant une petite pause. Ils s'installèrent autour de la table, des tasses fumantes devant eux. La lourdeur du silence qui les entourait poussa Tonks à poser une question qui la taraudait.
« Comment va-t-elle ? »
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[Elle… Cette si belle et talentueuse sorcière. Cette jeune femme courageuse et intrépide. Loyale envers ses amis et ses convictions. Draco n'avait pas cessé de penser gaiement à toutes ces qualités qu'elle procédait. Il n'en oubliait pas ses défauts pour autant. Une femme aussi têtue qu'une femme puisse l'être. Un peu trop donneuse de leçons. Moins réservée qu'il ne le pensait car très discrète. Peut-être un peu trop ?
Le Serpentard se redressa vivement du sofa sur lequel il s'était allongé en attendant l'heure du dîner. Il se rendait compte qu'il n'arrivait pas à lui trouver autant de défauts ou qu'il leur trouvait des excuses… Pris au dépourvu par ses propres pensées, il rejoignit la principale intéressée, installée à table, en train de bouquiner.
« Cites-moi l'un de tes défauts ! Lança-t-il précipitamment, la faisant sursauter.
« Tu m'as fait peur…
« C'est pas un défaut ça ! Rétorqua-t-il, balayant sa réponse d'un geste de la main.
« Mais… Tu devrais le savoir, se reprit-elle, une lueur de défi dans les yeux. Pendant des années tu me les balançais au visage.
« Rancunière, Hermy ? Répondit-il en insistant sur son surnom.
« Aucunement, Dreki.
« Dreki ?
« Quoi, tu préfères Drek ?
« Mais d'où vient ce surnom ?
« C'est Draco en…
« On a un souci ! Coupa Dora en entrant dans le petit salon. Draco, tu veux bien me suivre s'il te plaît ? »
Le jeune homme acquiesça sans quitter Hermione des yeux puis suivit sa cousine. La jeune femme n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour deviner d'où venait le souci. Elle remarqua la lune pleine dans le ciel étoilé et partit rapidement à la recherche de son meilleur ami.
Tonks lui avait brièvement parlé de potion Tue-Loup, bredouillé qu'il y en avait plus, que c'était Rogue qui la préparait pour lui, qu'il fallait l'enfermer au plus vite au sous-sol et qu'elle ne pouvait pas prendre le risque vu son état. Elle avait parlé tellement vite que Draco avait du faire preuve d'une grande concentration pour comprendre.
Au vue de l'état de son ancien professeur de défenses contre les forces du mal, il n'aurait pas eu besoin d'explications pour comprendre. Il demanda à Tonks de les laisser et qu'il prenait la situation en main. La jeune femme lança un dernier regard inquiet à son époux, sur le point de devenir un monstre assoiffé de sang et remonta les marches de la cave.
« Il faut se dépêcher, dit Rémus, la mâchoire sensiblement crispée, en montrant du menton une cage où se trouvait des entraves.
« C'est nécessaire ? Demanda Draco en déglutissant difficilement au moment où Lupin entrait dans la cage. Un sort ne sera pas suffisant ? »
Mais aucune réponse ne vint de l'homme qui devenait créature. Des halètements rauques firent reculer Draco de quelques pas. Les grognements terrifiants qu'il produisit poussèrent Draco à reculer encore. Il sentit les barreaux d'une autre cage dans son dos et n'eut pas le temps de réagir, pris à la gorge par nul autre que Greyback.
La respiration coupée, le sorcier eut tout juste le temps d'attraper sa baguette et de piquer le bras poilu du Loup-Garou qui le lâcha immédiatement. Il n'eut pas le temps de reprendre son souffle que déjà Lupin, après avoir hurlé, se jeta sur lui, assoiffé de sang. Le jet rouge spécifique du sort Stupéfix frappa l'être surnaturel qui le fit valdinguer vers l'unique sortit de la cave.
Le jeune Malefoy se précipita vers le fond de la cave pour avoir plus d'espace pour se défendre. Il comptait l'attirer pour ensuite se faufiler entre ses griffes et atteindre la sortie. Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps que déjà le chien fou le chargeait à nouveau dans des aboiements furieux. Le Serpentard lança plusieurs sorts informulés d'affilé mais ne parvint pas à toucher sa cible, qui bondissait dans tous les sens. Un des sort toucha malencontreusement la cage du deuxième Loup-garou, ce qui brisa le sort qui maintenait la cage verrouillée. Greyback n'attendit pas plus longtemps pour se libérer. Les deux loups réunis hurlèrent à la mort. Draco se demandait s'il allait voir le lever du jour…
L'instinct d'Hermione ne l'avait pas trompé. Ils entendirent les cris des loups alors qu'elle et Harry descendait le reste des escaliers en trombe. Le reste des occupants de la maison s'était réuni dans le salon. Harry heurta Luna de plein fouet alors qu'elle tenait un bol avec du pudding à la vanille. La Blondinette le lâcha lorsqu'elle entendit le cri de Draco. Sa baguette brandie, elle descendit les quelques marches qui menait au sous-sol. Les autres à sa suite. Seule Tonks avait été sommée de rester en arrière par Otto.
« Dray ! Hurla la petite voix de Luna dans la pénombre de la cave. »
L'appelé ragea d'autant plus fort lorsqu'il l'entendit entre deux grognements. Il préférait mourir que sa Luna soit blessée. Greyback aussi l'avait entendu et, quitta le combat contre le sorcier pour se précipiter vers la blondinette.
« Lu ! Barres-toi ! Hurla le beau blond, désespéré. »
Mais la jeune femme ne l'écouta pas et bondit sur le côté avant de fendre l'air de sa baguette. Un jet de lumière jaillit sur la bête et l'entoura de grosses cordes. Alors qu'elle pensait l'avoir immobilisé, elle s'élança vers le fond de la cave. C'était sans compter sur la force, décuplée par une soif de sang innommable, du Loup-garou qui arracha ses liens et sauta derrière elle, prêt à lui arracher la tête d'un coup de patte. La sorcière eut tout juste le temps de voir son ami au sol avant de faire volte-face. Dans un besoin de le protéger, la jeune femme se transforma en une lionne féroce qui bondit sur la créature, toutes griffes sorties, comme si elle voulait protéger ses petits.
Otto, en voyant ça, se transforma également. Sous la forme d'un immense grizzli, l'aurore attrapa le Loup-garou pour le jeter contre une paroi avant qu'il ait le temps de planter ses crocs dans la lionne. Dans ce court laps de temps, Harry se précipita vers l'arrière du sous-sol où Draco était toujours aux prises avec l'autre créature, suivi de près par Viktor après une seconde d'hésitation.
Greyback, tombé devant Hermione et Aria, se releva d'un seul bon et les poussa à remonter au rez-de-chaussée. L'ours suivit le mouvement dans un grognement qui fit trembler les murs. Aria sentit le souffle brûlant du monstre dans sa nuque et ne put retenir un cri de terreur. Hermione lança un énième sort pour le faire reculer, sans succès. Alors qu'elles atteignaient la bibliothèque, au bout du couloir, la Gryffondor se retourna et voulut lancer un Stupéfix à son assaillant. Arrivé par derrière, le Grizzli qu'était devenu Otto voulut agripper la bête de sa patte avant. Dans l'élan de son geste, il griffa le bras tendu d'Hermione, lui entaillant profondément la chaire. La brunette hurla de douleur, tenant son bras noyé de sang. L'animagus, croyant que la blessure provenait du Loup-garou, grogna férocement de rage et plongea sa gueule dans le cou de l'ennemi. La morsure profonde atteint la carotide et provoqua une hémorragie mortelle. Greyback s'écroula sur le sol en poussant un dernier couinement.
Dans le sous-sol, sans dessus dessous, Lupin n'avait d'yeux que pour Draco, coincé contre le mur du fond. Il avait beau essayé de le repousser, il revenait à la charge. La lionne, sentant le danger grandir, émit un rugissement bestial, appelant la bête à se retourner vers elle. Luna voulait partir à l'attaque, mais étant sa première transformation complète, elle avait mal dans tout son corps. Elle ne parvint pas à faire le moindre mouvement, reprenant peu à peu sa forme humaine et fut projetée contre une étagère par le monstre. Harry et Viktor profitèrent de cette diversion pour se liguer ensemble contre le loup féroce. Ils finirent par l'immobiliser et l'enfermer dans la seule cage restée intacte. Draco se leva difficilement, prit par des vertiges violents. Après avoir repoussé une énième fois la bête sauvage, il s'était violemment cogné la tête contre le mur. Une grosse entaille sur l'avant du crâne, du sang lui coulait sur le visage.
« C'était quoi ça ?! Beugla l'Elu, haletant. Que s'est-il passé ?! »
Mais le Serpentard, encore le souffle coupé, ne pouvait pas lui répondre. Il réussit à distinguer le corps de Luna dans les débris et poussa brutalement le jeune Potter pour accourir auprès de sa sœur de cœur. Il la souleva doucement malgré la douleur qu'il avait à la tête et monta doucement les marches menant au rez-de-chaussée.
« Comment une fille aussi forte pouvait être aussi légère et frêle ? », se demanda le jeune homme. Le regard qu'elle lui lança l'impressionna d'autant plus. Il n'était pas implorant, pas désespéré, bien au contraire. Il y avait encore dans son regard azur une férocité insoupçonnée. Alors qu'il commençait à être appaisé, il entendit des gémissements étouffés au bout du couloir. Il déposa doucement Luna au pied de l'escalier et s'avança vers la personne qui émettait ses sons. Là, son sang se glaça.
Hermione, suite à la griffure, avait été rejetée en arrière. Elle avait heurté de plein fouet le sol, le visage en premier. Sa lèvre s'était fendue à l'impact. Complètement sonnée, elle ne pouvait affirmer qui l'avait blessé.
L'homme qui faisait battre son cœur voulut s'élancer auprès d'elle mais Alastor Maugrey, qui revenait d'une mission, le poussa du passage, son œil de verre tournoyant dans tous les sens.
« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! Aboya-t-il.
« C'est la pleine lune. Rémus et le prisonnier se sont transformés en Loup-garou…
« Nymphadora ! Coupa le borgne, en se tournant vers sa consœur. Tu peux m'expliquer pourquoi ton mari n'a pas pris sa potion ?!
« On pensait qu'il en avait encore, avoua-t-elle, les yeux baignés de larmes. »]
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« Elle dort toujours et on ne sait pas pour la blessure, confessa le jeune Malefoy. »
Le silence envahit la cuisine, chacun des sorciers présents plongé dans ses pensées. Fol' Œil entra dans la pièce et brisa ce silence.
« Dora, peux-tu m'expliquer pourquoi il n'avait plus de potion ? Questionna-t-il en entrant dans le vif du sujet, sans aucun égard.
« Séverus faisait ses potions, commenca-t-elle. On croyait qu'il lui en restait quelques-unes mais on s'était trompé. Lorsqu'on s'en….
« C'est une négligence intolérable ! Tu es Aurore ! Et lui, n'est pas un Loup-garou depuis hier, que je sache, gronda son mentor.
« Tu crois que je ne le sais pas ! Concéda la métamorphe en retenant de nouveaux sanglots. Si Hermione devient un Lou….
« Je peux préparer sa potion tue-loup, si vous le voulez, intervint celle qui venait d'être citée d'une voix faible.
« Tu devrais être allongée, la réprimanda gentiment son petit ami depuis peu.
« Je vais bien, affirma-t-elle, ne t'inquiète pas.
« Ne pas m'inquiéter ? Tu plaisantes, j'espère !
« Dreki, souffla-t-elle en lui prenant la main pour l'apaiser. Mes blessures sont pratiquement guéries et non, je ne mangerais pas ma viande plus saignante qu'avant. Je pourrais encore me promener au claire de lune, affirma-t-elle en souriant.
« Was ? Wie ist es möglich ? ** demanda l'allemand.
« Je n'ai pas tout compris, débuta la jeune sorcière brune, mais j'ai saisi le sens de votre question. Ce n'est pas Greyback qui m'a entaillé le bras mais vous, élucida-t-elle.
« Mich ?!
« Ne vous en voulez pas, grâce à vous, j'ai échappé au pire. »
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L'Héritier Malefoy se rendit dans la chambre de la jeune Serdaigle. Il tenait à la voir avant d'aller à son rendez-vous. La belle blonde était allongée dans son lit, en train de manger quelques friandises.
« J'espère que tu ne t'es pas servi dans ma réserve personnelle, prévint Dray.
« Et si c'était le cas, que me ferais-tu ? nargua Luna. »
Le vert et argent se posa à ses côtés et la prit dans ses bras. Il était soulagé, aucune des deux n'était gravement blessée ou pire, n'allait se transformer en créature de la nuit.
« Je dois t'avouer que la nuit dernière, tu m'as subjugué, déclara le sorcier. Sans toi, je ne sais pas si je serais encore de ce monde.
« Il faudra que je peaufine mon rugissement, dit-elle d'un air tout à fait détaché. »
Draco ne put s'empêcher de rire, il ne s'habituerait jamais à ses réflexions venues de nulle part. Il embrassa sa tempe et s'en alla pour retrouver son meilleur ami et la fameuse Miss Parkinson.
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Revenir en ces lieux si nostalgiques par ses bons, comme ses mauvais souvenirs, lui faisait un drôle d'effet. Le bureau de Rogue n'avait pas changé d'un flacon. Tout était toujours ordonné, classé. Il se rappela soudain la requête d'Otto et sortit un petit parchemin de sa poche. L'homme lui avait écrit une petite liste d'ingrédients qu'ils leur manquaient au Q.G et dont ils avaient grand besoin. Draco s'était proposé lui-même pour les récupérer, sachant qu'il devait venir ici.
Alors qu'il venait de trouver enfin l'aconit, conservée dans un liquide étrange, Blaise et Pansy entrèrent. Le métis fit rapidement les sorts d'insonorisation puis les rejoignit.
« Heureuse de te revoir, mon petit Draci…
« N'essayes même pas de m'amadouer, prévint le beau blond, le regard dur. Si ça ne tenait qu'à nous, dit-il en désignant son ami d'un geste de la tête, nous ne serions même pas là.
« Mais comme ça ne tient pas qu'à vous, reprit-elle avec un grand sourire de suffisance, la question ne se pose pas.
« Tu es admise, à une condition, continua-t-il, refoulant son envie de la frapper.
« Une seule ? C'est mon jour de chance.
« Une condition qu'ils ont imposée, mentit Blaise, au courant du stratagème qu'ils allaient mettre en place, lui et son acolyte. »
La jeune femme sauta pour s'asseoir sur le bureau où, quelques mois plus tôt, Rogue travaillait encore en tant que professeur des potions. Le jeune Malefoy lui lança un regard sévère mais la jeune femme fit mine de ne pas le remarquer.
« Je suis toute ouïe, minauda-t-elle, en balançant ses jambes fines d'avant en arrière.
« Tends ton bras, ordonna le métis en lui rendant son sourire suffisant.
« Pourquoi faire ? Demanda-t-elle.
« La condition, intervint Dray, maintenant très impatient d'en finir au plus vite. »
Il savait pourtant que c'était peine perdue avec Pansy. Elle adorait faire durer le plaisir. Il se posait encore la question : dans quoi s'aventurait l'Ordre avec une garce pareille dans ses rangs ?
« Pas de Véritasérum pour moi ? Questionna-t-elle, toujours réticente à donner son bras.
« Mieux que ça, jubila le jeune Zabini avant d'attraper l'avant-bras droit de sa camarade de classe.
« Pourquoi autant de brutalité, rechigna-t-elle. Je t'ai connu plus doux. »
Draco n'attendit pas plus longtemps pour sortir sa baguette et la pointer au-dessus de leurs bras joints.
« Toi, Pansy Parkinson, t'engages-tu à ne jamais rien dévoiler sur Blaise et moi et notre véritable allégeance ?
« Un serment inviolable ? S'étrangla la brunette en voulant s'arracher à l'emprise du métis. »
Mais ce fut en vain, Blaise était beaucoup plus fort qu'elle.
« Toi, répéta Draco, les dents serrées, Pansy Parkinson, t'engages-tu à ne jamais rien dévoiler sur Blaise et moi et notre véritable allégeance ?»
La jeune femme se savait coincée. Soit elle refusait et dévoilait, de ce fait, ses véritables intentions. Soit elle acceptait au risque de ne pas pouvoir respecter ses engagements auprès de son bien-aimé et du Maître. Elle implorait Merlin pour qu'il y ai une faille dans ce serment qu'elle allait prêter.
« Moi, Pansy Parkinson, répondit-elle au bout de quelques secondes, je m'engage à ne jamais rien dévoiler sur toi, Draco, et Blaise et sur votre véritable allégeance. »
A ces mots, un filament rougeâtre sortit délicatement de la baguette du jeune Malefoy, enchaîneur de ce serment.
« T'engages-tu à ne divulguer sous aucun prétexte l'emplacement du Quartier Général de l'Ordre du Phoenix ? »
A ces mots, son corps s'affaissa légèrement. La Serpentard perdait tout doucement espoir d'être gratifié pour son infiltration puisqu'elle ne pourrait pas dévoiler les informations essentielles. Elle commençait à comprendre le jeu de ses deux anciens amants. Elle était persuadée qu'ils faisaient ça, simplement pour sauver leurs peaux.
« Je m'y engage, déclara-t-elle vivement, comme pour rattraper le temps qu'elle avait mis à répondre. »
Un second filament vint entourer leurs poignés enlacés.
« Et t'engages-tu à ne jamais divulguer l'identité de chacun des membres de l'Ordre du Phoenix ?
« Oui, répondit-elle avec conviction, je m'y engage. »
Le dernier filament, couleur d'ambre, vint encercler leurs poignets liés et y laissa une marque cuisante. Blaise lâcha sa prise et se recula. La vert et argent affichait un sourire satisfait tout en se frottant le poignet. La faille, elle l'avait trouvé. Elle sauta du bureau et s'avança vers la porte tout en sautillant, guillerette.
« Il nous manque quand même un peu, notre cher Séverus Rogue, ajouta-t-elle en se retournant vers les deux sorciers restés en arrière. »
Son sourire sadique fit trembler Draco de rage, mais ne voulant pas entrer dans son jeu, il se refusa d'y répondre. Elle quitta la pièce et alla retrouver celui pour qui elle faisait tout ça.
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Blaise se tourna vers son ami et lui tendit un parchemin.
« Tu donneras ça aux Bouffons d'or, dit-il.
« Il me semble que je ne suis pas un hibou ! Répliqua le blondinet en le prenant néanmoins.
« Et moi, une chouette hulotte ! Renchérit le métis. Ici, on a commencé les sorts de magie noire. S'en est où de ton côté ?
« Vue ce qu'il s'est passé hier soir, ça ne va pas tarder, lança Draco avant de poursuivre sous le regard interrogatif de son meilleur ami. Lupin et Greyback se sont transformés. Je n'ai pas eu le temps d'enfermer Lupin. Il m'a attaqué et sans le vouloir, j'ai libérer l'autre avec un sort. On a eu du mal à les repousser. La bonne nouvelle, enchaîna-t-il avant que Blaise n'est pu intervenir, c'est que Luna a réussi son Animagus. Je suis tellement fière d'elle. Tu l'aurais vu ! Ajouta-t-il, encore lui-même impressionné par ses prouesses.
« Mais, c'est toujours moi, ton meilleur ami ? Questionna le métis, l'air faussement inquiet. Elle ne va pas me remplacer ?
« Otto a également pris la forme de son Animagus et a blessé Hermione avant de…
« Hermione ? Coupa le jeune Zabini, visiblement plus intéressé par les changements personnels dans la vie de son meilleur ami. J'ai loupé quelque chose ?
« Il y a eu un mort ! S'énerva le blondinet à force d'être interrompu. »
Blaise balaya ces derniers mots d'un revers de la main, sous le nez de son frère d'armes, l'air désintéressé. Il savait que ce dernier voulait éviter le sujet.
« Craches le morceau, tu sais que je n'en démordrais pas.
« Un gentleman ne dévoile jamais ses secrets, souffla Draco, un sourire victorieux au visage.
« Toi, un gentleman ? Je t'ai déjà vu dans des situations graveleuses, petit lubrique que tu es.
« Je tâcherais d'être un gentleman avec elle, déclara-t-il, mettant ainsi fin à leur discussion. »
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La toute aussi lubrique Pansy Parkinson retrouva son amant tant adoré qui l'attendait dans les dortoirs de Serpentard. Elle s'élança vers lui pour l'embrasser mais Théodore la retint par les épaules, le regard perçant.
« Comment ça s'est passé ? Interrogea-t-il. Tu as la confirmation qu'ils sont des traîtres ? Enchaîna-t-il sans qu'elle puisse répondre. Tu pourras nous dire où est leur repaire ? Insista le fils Nott, la jeune femme toujours muette devant lui. Tu vas pouvoir nous dévoiler leurs plans de bataille ?
« Oui ! S'écria-t-elle, ses yeux verts brillants de satisfaction. La voilà, la faille !
« Quelle faille ?
« Au serment inviolable. »
A ces mots, le jeune Nott l'agrippa par le cou et la plaqua contre le mur. Son regard était devenu aussi noir que l'aura qu'il dégageait.
« Comment as-tu pu être aussi conne ? Siffla-t-il, les dents étroitement serrées. Si j'ai bien compris, tu ne me sers plus à rien ? Je vais devoir trouver un autre moyen pour satisfaire ma vengeance et prouver au Maître qu'ils sont des traîtres. Dois-je te rappeler que nous le faisons à son insu et ce qu'il en coûtera s'il découvre que nous manigançons quelque chose dans son dos ?!
« Je… pourrais… toujours… t'être utile, articula-t-elle, étouffant sous l'emprise du jeune homme. »
Il finit par la relâcher, voulant entendre la suite.
« Je ne peux rien divulguer mais je peux faire en sorte, avec de fausses informations, que leurs vrais visages se dévoilent. Tu sais très bien que je suis maîtresse en la matière, ajouta-t-elle en osant un petit sourire.
« C'est ta dernière chance. Je pars en mission et à mon retour, je veux que tu ais un plan. »
Il ne daigna pas la regarder ou attendre une réponse de sa part et sortit vivement de la chambrette. La jeune femme se frotta le cou, l'air esseulé. Malgré toutes ses menaces, sa brutalité, elle n'osait imaginer sa place ailleurs qu'à ses côtés.
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Le reste de la journée se passa paisiblement dans le Q.G. Les habitants avaient fini de rendre son aspect originel à la maison, comme si la nuit dernière n'avait pas existé. Les adultes s'étaient réunis dans le salon principal. Maugrey souhaitait faire le point sur les missions en cours et surtout, il voulait éviter que les évènements de la veille ne se reproduisent.
« Je tiens tout d'abord, commença le lycanthrope, à peine remis de sa transformation, à m'excuser. J'ai commis une terrible négligence et des vies ont été mises en danger. C'est pourquoi, je vais partir…
« Arrête de faire ta petite fée, intervint Fol'Œil. Tâches d'être plus prudent. Miss Granger se chargera de te faire ta potion. D'après ce que les gens disent, c'est la meilleure.
« Cela m'aidera mais je compte quand même m'éloigner, reprit Lupin. Je vous confie Dora.
« Toujours à pleurer sur ton pauvre petit sort, invectiva l'Aurore. Tu dois réparer tes erreurs et pour ça, nous avons besoin de toi ici. Elle a besoin de toi, dit-il en désignant Tonks du doigt. Et d'autant plus, lui ! insista-t-il en baissant le doigt vers le ventre proéminant de la future maman. »
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Les jeunes sorciers avaient décidé, quant à eux, après le retour de Draco, de se retrouver entre eux dans le petit salon du deuxième étage. Aria avait ensorcelé de minuscules instruments qui entamèrent une douce mélodie. Viktor se dandinait lentement de gauche à droite, assis sur un tabouret, près du bar, un verre de Vodka pur-sang dans la main. Luna, les yeux rivés sur un coin du plafond, ne bronchait pas, l'air intrigué.
« Lu, m'accorderais-tu…, commença Draco.
« Ils sont magnifiques, le coupa-t-elle sans lâcher le plafond des yeux. C'est étrange qu'ils soient là, ajouta-t-elle pour elle-même.
« Mais de quoi…
« Ils ont dû rentrer par la fenêtre, continua-t-elle sans faire attention à son ami. Je vais leur ouvrir pour qu'ils sortent. »
Elle bondit d'un geste léger de son fauteuil et s'élança vers l'unique fenêtre de la petite pièce.
« Elle fait toujours ça, lança alors Hermione, qui avait suivi leur échange après être entrée. »
Elle vint déposer son menton sur l'épaule de Draco alors qu'il lui tournait le dos. Le jeune homme se retourna doucement et lui attrapa délicatement la main.
« Me feriez-vous l'honneur ? Demanda-t-il d'une voix théâtrale en lui montrant d'un signe de tête l'espace qu'il y avait pour danser. »
La jeune femme lui fit son plus beau sourire et tous deux se laissèrent guider par la belle mélodie.
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Harry, de son côté, n'avait pas changé ses vieilles habitudes et était, une fois de plus, en retard. Il boutonna sa chemise, le regard dans le vide puis s'avança vers sa porte de chambre. Il n'eut pas le temps de faire un pas de plus, que la sensation de brûlure si familière, lui fendit le crâne, l'obligeant à se recroqueviller au sol.
« Pas… maintenant, articula-t-il entre ses dents. »
Mais déjà sa vision s'était brouillée…
Il se retrouva entouré d'arbres, les pieds nus, presque translucides, sur un sol enneigé. Ses pieds, qui ne lui appartenaient pas, s'avancèrent d'un pas aérien devant l'entrée d'une grotte. Les yeux du Mage, à travers lesquels Harry voyait, parcoururent l'espace qui l'entourait. Au loin, il y avait un sentier et un panneau en bois abîmé. Un python géant lui glissa de l'épaule et vint coller sa tête dans sa nuque.
« Les pièges suffiront. Personne n'en sortira vivant,siffla Nagini dans la langue des serpents, à son protecteur.
« Bien, très bien, dit affectueusement Voldemort. Quant à toi, reste toujours à mes côtés. »
Le Seigneur des Ténèbres se retrouva en un instant dans une salle à manger plongée dans la pénombre. Après avoir ravivé le feu d'un simple geste de la main, le Mage noir se tourna vers l'entrée de la pièce. Le jeune Nott s'avança alors vers lui.
« Quelles sont les nouvelles ? As-tu les preuves que tu cherchais ? Interrogea la voix sinistre de Voldemort.
« Non, mais… »
Le sorcier n'eut pas le temps de finir, propulsé en l'air par la force du sort que le Seigneur des ténèbres venait de lui lancer.
« Si tu n'en trouves pas, c'est qu'il n'y en a pas ! Trancha l'être au visage de serpent, avant d'abattre, à nouveau, sa baguette. »
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Celui-qui-a-survécu retrouva le sol douillet de sa chambre au Q.G. Il se releva lentement, la tête toujours en feu. Il tentait de remettre en ordre ce qu'il venait de voir. Ce devait être la forêt dont leur avait parlé Malefoy. Il savait que si Voldemort, lui-même, se déplaçait, cela devait être d'une grande importance. Il avait également compris que Jédusor y avait placé des pièges mortels pour protéger ce qu'il voulait garder secret.
Il se précipita vers le petit salon. Il fallait qu'il informe sa meilleure amie de cette vision et de ce qu'elle leur révélait. Il ouvrit la porte à la volée, faisant sursauter Luna, non loin de celle-ci.
« Mione ! Lança-t-il avant de se raviser instantanément en voyant que cette dernière était en train de danser avec le Serpentard. »
L'appelée lui lança un regard interrogatif mais Harry lui dit « non » de la tête. Ces révélations pouvaient attendre un petit peu. Au moins le temps d'une soirée. Il tendit alors machinalement le bras vers la Serdaigle et l'entraîna sur la piste de danse improvisée.
« Nous n'avons pas dansé ensemble depuis la fête de noël de Slughorn, dit joyeusement la blondinette.
« Je suis désolé d'être un mauvais ami pour toi, souffla le Gryffondor, l'air embêté. Nous sommes tous les deux ici, mais je ne suis pas très présent pour toi. Je tiens à te féliciter pour ta transformation, ajouta-t-il, les yeux brillants. J'ai toujours cru en toi.
« Merci, Harry. Moi aussi, je crois en toi. Ne t'excuses pas. »
Les couples de danse se croisaient. Draco fit un petit baiser à Hermione puis se pencha vers Harry.
« On échange ? »
Le beau brun laissa la jolie blonde allait avec le vert et argent et retrouva sa meilleure amie. Il la fit tournoyer en dessous de son bras puis la serra dans ses bras, savourant cet instant. Quelques pas de danse plus tard, l'Elu ne put s'empêcher de penser à Ginny. Il aurait aimé danser avec elle également. Il se promit qu'à la fin de la Guerre, tous deux allaient se retrouver et profiter d'instants comme celui-ci.
Hermione remarqua son air pensif.
« Tu penses à Ginny ? Chuchota-t-elle à son oreille.
« Tu lis toujours en moi.
« Je te comprends un peu mieux maintenant, dit-elle en tournant son regard noisette vers le grand blond qui faisait rire Luna. »
Aria et Viktor formèrent un troisième couple de danse. Ils entamèrent une valse typique des pays de l'Est. Impressionnés, les autres couples cessèrent leurs mouvements et se reculèrent. Au bout de quelques enchaînements, Aria se sépara du jeune Krum et vint attraper le bras d'Harry. Le bulgare voulut en faire de même avec la jolie brune mais Draco se mit en travers de son chemin.
« On va boire un verre ? Demanda-t-il à sa dulcinée.
« Oui, si tu veux, répondit-elle, amusée par son comportement. Harry il a le droit, mais Viktor…, commença-t-elle alors qu'ils arrivaient au bar.
« Potter ne veut pas te mettre dans son lit, l'informa-t-il.
« Il y a une différence entre vouloir, et pouvoir, mon très cher Dreki.
« Tu parles Islandais ? Interrogea la bulgare, en se tournant vers eux alors que sa danse l'avait rapprochée.
« Tu comprends l'Islandais ? Demanda Hermione.
« Durmstrang se trouve de l'hémisphère nord et mes deux grands frères y ont étudié avec des Islandais, clarifia la jeune aurore.
« Que veut-dire « Dreki » ? Demanda ledit « Dreki ».
« Dragon, dirent en chœur les deux jeunes femmes. »
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Le reste de la soirée se déroula dans la même ambiance, entre danses et discussions. Le beau blond s'apprêtait à aller se promener avec sa sœur de cœur, qui voulait, à tout prix, voir certaines créatures de la nuitè qu'elle seule connaissait, mais son attention fut attirée par la voix grave du bulgare. Ce dernier s'approchait un peu trop d'Hermione à son goût. Il chercha un moyen de détourner l'attention et se souvint du parchemin qu'il devait transmettre aux deux rouge et or.
« Hermy, chérie ! L'appela-t-il d'une voix enfantine. J'ai quelque chose pour toi ! »
L'appelée comprit qu'il ne bougerait pas et que c'était à elle de venir à lui.
« Attends-moi, Viktor. Je reviens tout de suite, dit-elle gentiment alors qu'elle s'avançait vers Dreki.
« Tu me cherches, hein ?
« Ais confiance, souffla-t-elle tout en se dressant sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser. »
A ce geste tendre, le regard du champion de Durmstrang s'assombri mais au fond de lui, l'homme voyait que la belle semblait heureuse et épanouie avec Malefoy. Il aimait la voir sourire et c'était avec lui qu'elle souriait le plus. Il détourna les yeux et se dit qu'il devait se faire une raison et essayer de passer à autre chose. Ils pourraient toujours être amis.
« Avoues que tu n'avais rien à me donner, affirma la Gryffondor, toujours collée contre son Serpentard.
« Tu me crois aussi fourbe que ça ?
« Tu es fourbe, Draco.
« Bon, je te l'accorde. Mais pas là. J'ai ça pour toi. »
Il lui tendit le parchemin alors que sa belle s'était reculé d'un pas. Elle reconnut immédiatement l'écriture de son ami et se dirigea vers l'Elu après avoir donné un second baiser à son cher et tendre.
« Bon, on se retrouve plus tard, lança ce dernier en la regardant s'éloigner. »
Harry se doutait déjà de quoi il s'agissait quand il croisa les yeux de son amie.
« Ron nous a écrit…
« Moi aussi, j'ai des choses à te dire, mais on verra ça demain. Profite de cette soirée et veilles à verrouiller la porte, cette fois, ajouta-t-il avec un grand sourire moqueur. »
La jeune femme lui balança un coup de coude dans les cotes avant de se mettre à rire.
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Depuis tout jeune, Harry Potter avait pris la mauvaise habitude de grignoter la nuit, de temps en temps. Souvent privé de nourriture chez les Dursley, il attendait que tout le monde soit endormi pour manger quelque chose. A minuit passé, une petite faim l'entraîna jusque dans la cuisine, déjà occupée par nulle autre que Tonks.
« Tu ne dors pas ? Demanda le jeune Potter, la tête dans le réfrigérateur.
« Rémus grogne dans son sommeil, expliqua-t-elle.
« Il y a une chambre de libre au deuxième étage si ça peut t'aider.
« Je te suis, dit-elle avant de lui prendre le bras. »
Ils commencèrent tranquillement à monter les marches. L'un comme l'autre, l'air ailleurs.
« Je ne t'ai pas demandé comment tu te sentais depuis hier soir, entama Harry.
« J'ai vu pire… On a évité la catastrophe, heureusement.
« Le point positif c'est que Greyback ne pourra plus faire de mal à personne. Sa mort…
« Ça me fait penser, coupa l'Aurore en se stoppant. Avec tous les évènements qui se sont enchaînés, j'ai oublié de te donner quelque chose de la part de Séverus. Il me l'a confié. Il avait tout prévu… Je devais te le donner si quelque chose lui arrivait et seulement à cette condition. Etonnement, il me faisait confiance…, dit-elle dans un souffle, plus pour elle-même. Accio « fiole de Séverus » ! Ajouta-t-elle d'une voix plus forte. »
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La fiole fut vivement rattrapée par Harry, toujours doté de bons réflexes. En l'observant, il comprit ce qu'elle contenait. Trop curieux pour attendre que le soleil se lève, il laissa Tonks dans les escaliers et redescendit au rez-de-chaussée. Il savait qu'Otto avait une pensine dans son bureau. Après avoir versé le souvenir, il y plongea le visage.
La fumée noire se dissipa et révéla la scène.
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Rogue, assis devant le bureau directorial de Poudlard, tenait la main droite de Dumbledore noircie par un maléfice.
« Buvez le reste, ça limitera les effets du maléfice à votre main, pour le moment. Il se rependra, prévint le Maître des potions d'un ton grave.
« Combien de temps ? Demanda Albus.
« Peut-être un an, Albus… »
Le directeur de Serpentard se leva précipitamment et tourna le dos à son ami.
« Ne m'ignorez pas Séverus ! Nous savons tous deux que Lord Voldemort a ordonné au fils Malefoy de me tuer. »
Rogue lui tournait toujours le dos, comme glacé par ses propos.
« Mais s'il échouait… On peut imaginer que le Seigneur des ténèbres se retournerait vers vous, continua le sorcier à la longue barbe alors que Séverus faisait enfin face à son homologue. »
Les traits du visage de Rogue démontraient à quel point ces paroles étaient dures à entendre.
« C'est vous qui devrez me tuer, Séverus, annonça Dumbledore. C'est le seul moyen, continua-t-il en voyant la mine déconfite de son confrère. La condition pour que le Seigneur des ténèbres vous fasse pleinement confiance. »
Le regard du maître des potions s'assombrissait un peu plus à chaque mot, déglutissant difficilement.
« Le moment viendra où il faudra révéler certaines choses à Harry Potter. Mais vous devrez attendre jusqu'à ce que Voldemort soit des plus… vulnérable.
« Pour lui révéler quoi ? Interrogea Séverus alors qu'il allait et venait dans le bureau, l'air contrarié. »
Albus s'était relevé entre temps et lui faisait face.
« Le soir où Lord Voldemort est allé à Gordric's Hollow pour tuer Harry. Lorsque Lilly s'est jetée entre eux pour faire bouclier, le sortilège a ricoché, informa le vieil homme. A cet instant, un fragment de... l'âme de Lord Voldemort s'est détachée, enchaîna-t-il en s'approchant de son interlocuteur, et s'est accrochée au seul être vivant qu'il a trouvé. Harry, lui-même, confessa-t-il. Oh, ce n'est pas par hasard qu'il sait parler aux serpents. Ce n'est pas par hasard qu'il peut voir dans l'esprit de Lord Voldemort. Une part… de Voldemort… vit… à l'intérieur de lui.
« Donc… quand le moment sera venu, Potter devra mourir… En déduit le Prince de Sang-mêlé d'une voix basse, chargée d'émotion.
« Ou…Oui, affirma difficilement Dumbledore, le regard dans le vide. Oui. Il… doit mourir.
« Vous l'avez gardé en vie pour qu'il puisse mourir au moment propice, dit Rogue, l'air abattu, son regard noir transperçant le vieux sorcier. Vous l'avez élevé comme un porc… destiné à l'abattoir. »
Un silence de plomb s'installa entre les deux sorciers.
« Donc, quand l'heure sera venue, reprit Séverus, brisant le silence, Potter devra mourir.
« Oui ! Il doit mourir, affirma Albus, tout aussi peiné par cette vérité. Et Voldemort devra la tuer de sa main. C'est essentiel ! »
Le souvenir s'estompa peu à peu sur le visage et le regard triste du professeur.
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Harry eut juste le temps de voir les lèvres de l'homme bouger mais ne put en entendre les paroles. Son cœur rata un battement, devenu lourd dans sa poitrine. Il voulut reculer mais l'arrière de son pied fut retenu par le bord du tapis. Il trébucha et se retrouva au sol. Sans pouvoir les retenir, des larmes vinrent noyer ses joues. Il retira ses lunettes, embuées par sa respiration haletante puis prit une grande inspiration.
Était-ce là, sa destinée ? Mourir…
Il resta quelques minutes, perdu dans ses pensées. S'il était le septième Horcruxe qu'il fallait détruire, il l'acceptait. Il se releva, une détermination peu commune dans les yeux. S'il devait mourir pour sauver les êtres qui comptaient le plus pour lui, il était prêt à le faire mille fois. C'était un faible sacrifice comparé à toutes les morts qui avaient été causées pour lui.
Il devait garder cette information pour lui. Il savait que s'il en parlait, on essayerait de l'en dissuader et l'empêcherait d'accomplir sa tâche. Le fait de voir leur tristesse pourrait faire vaciller sa détermination.
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Tard dans la nuit, Hermione ne parvenait pas à trouver le sommeil. Elle avait attendu Draco un moment, mais il ne l'avait pas rejoint. Elle se rendit dans la remise de la serre pour entamer la préparation de la potion Tue-loup. Alors qu'elle était concentrée sur le hachement d'une plante, un souffle chaud dans son cou la fit sursauter.
« Je t'ai cherché partout, chuchota l'héritier Malefoy à son oreille avant de l'encercler de ses bras.
« Quand je n'arrive pas à dormir, il faut que je m'occupe.
« Je connais des façons de s'occuper un peu plus… agréables, susurra-t-il.
« Je n'en doute pas, répondit-elle alors qu'elle continuait son travail. Je termine ça et nous pourrons y aller. »
La patience n'était pas le fort d'un Malefoy et il savait, en digne héritier du savoir de son parrain, que la partie la plus longue de cette préparation était, justement, ce qu'elle était en train de faire. Il ne comptait pas passer les deux prochaines heures dans ce cabanon, à rien faire.
Ils étaient seuls. Toute la maison dormait et ils ne seraient pas dérangé. La belle brune portait un pull en laine de couleur crème ainsi qu'une jupe noire qui lui arrivait au-dessus des genoux. Ses jambes étaient recouvertes par un fin collant noir. Cette tenue le dérangeait. Une idée germa dans son esprit vicieux. Il saisit discrètement sa baguette dans sa poche et d'un sort informulé, il fit augmentait la température de la petite pièce. Il s'éloigna d'elle et fit mine de s'occuper en feuilletant un livre posé sur l'étagère, en attendant que son sort fasse effet.
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Au bout de quelques minutes, la jeune femme sentit l'atmosphère de la pièce changer. Elle ôta son pull au ralenti, sachant pertinemment que de magnifiques yeux gris suivaient le moindre de ses faits et gestes. Elle lâcha son pull devant lui d'une main légère et plongea ses yeux noisettes dans ce gris si profond.
« Je sais à quoi tu joues, dit-elle en souriant avant de retourner à son occupation. »
Elle portait un débardeur noir en guise de seconde peau. Il moulait parfaitement sa petite poitrine. Le jeune Malefoy fit mine de vouloir prendre une fiole posée près du chaudron et frôla le bras de la jeune Granger. La belle se mit à sourire silencieusement, de plus en plus amusée par ses agissements.
Ce petit jeu dura un moment. Il ne cessait de la frôler, la caresser, alors qu'il prenait telle ou telle chose. La sorcière essayait, tant bien que mal, de rester concentrée sur sa préparation. Hermione se mordilla la lèvre inférieure pour empêcher un son de sortir, alors que Draco venait de poser sa main sur sa peau libre entre son débardeur et sa jupe. Ses doigts caressèrent sa peau pendant qu'il se penchait au-dessus de son épaule pour voir son travail. Ses yeux tombèrent sur sa délicieuse bouche. Son regard s'assombrit lorsqu'il remarqua qu'elle se mordait la lèvre inférieure. De sa main libre, il l'empêcha de continuer.
« Arrête de malmener cette bouche, murmura le beau blond. Si tu savais comme j'ai envie que cette bouche me donne du plaisir. Le ferais-tu pour un chocogrenouille ? demanda-t-il tout en explosant de rire, fier de sa bêtise.
« Un chocogrenouille ? répéta-t-elle toute aussi hilare. »
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Les deux sorciers reprirent leur calme. Pendant leur fou rire, Hermione s'était retournée pour faire face à Draco. L'intensité de regard acier brûlait sa peau à chaque endroit où il se posait. Elle commençait à avoir véritablement chaud. Inconsciemment, ses cuisses se resserrèrent. Ce geste, n'échappa pas au vert et argent. Il plongea son regard dans le sien et lui fit son fameux sourire en coin. D'un claquement de doigt, le collant et le sous-vêtement de la rouge et or disparurent.
« Tu devrais te sentir mieux, non, Hermione ? susurra-t-il d'une voix très suave. »
Il s'avança vers la jeune femme mais cette dernière l'arrêta d'un geste de la main. A ce geste, le jeune homme arqua un sourcil. La jolie brune, toujours dos au bureau, recula et débarrassa d'une main ce qu'il y avait dessus pour s'y assoir. Le beau blond voulut suivre son mouvement mais il se stoppa net. La sorcière venait d'écarter légèrement ses cuisses, dévoilant partiellement sa féminité.
Le sorcier ne s'attendait pas à ce qu'elle ait autant d'audace. Il prit ça pour une invitation et amorça un mouvement pour la rejoindre, mais c'était sans compter sur Hermione. Elle plaqua son pied droit contre son torse. Sa jupe, en se soulevant, en dévoila un peu plus.
« Es-tu prêt à jouer jusqu'au bout, Draco ? Susurra-t-elle d'une voix très suave à son tour. »
Lorsque son prénom fut susurré de cette manière, il perdit le peu de retenu qu'il avait. D'une main agile, il agrippa sa cheville droite et l'écarta de son torse. De son autre main, il empoigna délicatement ses cheveux et fondit sur ses lèvres. Tandis que leurs langues entamaient une danse sensuelle, la main qui tenait toujours la cheville, remonta lentement, dans une caresse exquise, jusqu'au haut de sa cuisse. Ce touché délicieux fit frissonner Hermione. Elle ne put retenir un gémissement qui, s'évanouit dans leur baiser devenu endiablé.
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A bout de souffle, ils se séparèrent. Front contre front, ils haletaient, fous de désir l'un pour l'autre. La rouge et or commença à déboutonner sa chemise tout en parsemant son cou de baisers, qu'elle savait sensible. Le vert et argent se laissa faire alors que du bout de ses doigts fins et experts, il effleura sa vulve. Il voulait qu'elle lui en demande d'avantage. Il savait comment la faire craquer.
Se sentant défaillir, la belle brune répondit à ses attouchements par un mordillement suivit d'un suçon. A cette réponse, le beau blond caressa sa boule de chair sensible et ce contact poussa la Gryffondor à arrêter ses baisers, haletante. Elle se bascula légèrement en arrière offrant l'ouverture qu'attendait le Serpentard. Ce dernier aventura un doigt dans sa féminité tandis que son pouce torturait son clitoris. Plus elle gémissait, plus il intensifiait ses mouvements jusqu'à ajouter un second doigt.
Hermione, ne voulant pas rester inactive, harponna sa nuque et plongea son regard de braise dans celui, hardant, de Draco. Elle lui offrit un grand sourire et claqua des doigts.
« Tu n'es…pas le seul…à savoir faire…de…la magie sans baguette, haleta-t-elle alors qu'il n'avait cessé ses vas-et-viens. »
Ce dernier se retrouva vêtu uniquement de sa chemise. La sorcière empoigna son sexe dressé et entama une torture égale à celle qui lui était infligée. Le souffle du sorcier s'accéléra et il calla son front contre l'épaule de son amante. D'un geste habile, la belle passa son pouce sur la fente de son gland.
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Le bruit d'une porte qui claque, dans le dos d'Hermione, les pétrifia tous deux dans leur élan. Le jeune Malefoy releva la tête et au même moment la tête de la jeune Granger pivota en direction du visiteur impromptu. Otto, les yeux baissés sur un parchemin, ne remarqua pas immédiatement les deux intrus. Il releva la tête et resta figé de stupeur en les voyant.
« Arh ! Entschuldigung*** ! Chje pensais hêtre le seul hencore debout hà cette heure-ci ! Dit-il tout en faisant marche arrière. Herrrrmioneuh, nous fverrons demain pour la potion, ajouta-t-il alors qu'il avait disparu derrière la porte. »
La jeune sorcière explosa de rire face à la situation et face au visage décontenancé de son amant. Son fou rire entraîna la sien.
« On… y… arrivera… jamais, hoqueta-t-il difficilement tant il riait. »
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Trad :
* Où ? (Alessandro)
** Quoi ? Comment est-ce possible ? (Otto)
*** Désolé ! (Otto)
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Réf :
« Le ferais-tu pour un chocogrenouille » en référence à la blague : Tu suces pour un mars ?. .
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Hey hey hey !
Nous nous sommes permises de prendre, pour le souvenir de Rogue, la scène exacte du film. C'est l'une des scènes les plus marquantes de la saga et nous voulions la retranscrire dans notre histoire.
Oui… Encore un problème de porte… Nous faisons durer le plaisir et vous faisons méchamment languir…
Vous pouvez nous maudire dans les reviews ! Haha ! ou simplement donner votre avis.
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A très vite alors…
