Après une matinée, charger en émotion, Éric avait besoin de s'éclipser. Son père n'était toujours pas rentré à la maison. Éric était tourmenté, et perdu dans ses pensées comme souvent ces derniers temps. Il marchait, sans but, dans les rues de Houston, lorsqu'une voix l'interpella. Une voix qu'il ne s'attendait pas du tout à entendre.

Éric : Tami ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Tami sauta au cou de son amoureux : j'ignorai que tu étais rentré. Tu m'as tellement manqué mon cœur.

Éric entrelaça sa belle : je pensais à toi tous les jours. C'est si bon de te sentir auprès de moi.

Tami : j'étais si inquiet à ton sujet. Je t'ai écrit plusieurs fois, mais je n'ai jamais eu de réponse. Je pensais que tu…

Éric mit un doigt sur ces lèvres pour la faire taire : je suis là et tout va bien. D'accord ?

Tami : tu es sûr que tout va bien ? Tu as l'air… préoccupé ?

Éric troublé : je suis juste surpris de te voir en ville. À vrai dire, je ne pensais pas te voir à mon retour. Tu n'es donc pas parti à l'université de Dallas ?

Tami : il y a de très bonnes universités ici. Alors, pourquoi partir loin dans ce cas ?

Éric : tu méritais beaucoup mieux.

Tami : s'il te plaît, j'ai déjà eu mon lot de dispute avec mon père à ce sujet.

Éric : ok, très bien.

Tami : cela n'a pas l'air de te faire plaisir ?

Éric : je… écoute Tami, je… je pars lundi pour le Junior Collège de Brenham.

Tami : quoi ?

Éric : oui, c'est plutôt surprenant, non ? Au boot camp, le coach de l'équipe nous a fait une présentation de son programme. Je lui ai fait bonne impression. Il m'a donc inscrit dans son programme.

Tami : mais c'est merveilleux Éric !

Éric : oui, mais te savoir, ici, en ville, j'ai l'impression de te laisser tomber.

Tami : Éric, c'est ta chance ! Tu dois y aller.

Éric : tu ne m'en veux pas ?

Tami : cela serait égoïste de ma part de t'en vouloir. Je t'ai toujours soutenu à reprendre ta vie en main. Je suis si fière de toi mon amour.

Éric prit la main de sa belle : viens, suis-moi.

Tami : où est-ce que tu m'emmènes ?

Éric : ne te pose pas de question et suis-moi.

Tami suivi son amoureux jusqu'à leur petite crique. Un lieu si spécial dans leur relation. Éric fit asseoir sa belle sur un rocher. Il prit ensuite un silex et commença à graver un cœur, avec leurs deux initiales à l'intérieur du cœur.

Éric prit ensuite la main de Tami et s'agenouilla devant elle : que notre cœur en soit témoin, Tami Tal, veux-tu devenir ma femme ?

Tami ému, hocha timidement la tête avant de chuchoter un oui.

Éric : désolé, je n'ai pas de bague à t'offrir, mais dès que j'aurai de l'argent, je t'en achèterai une. Promesse.

Tami : je m'en fous de la bague. Le plus important, c'est toi. Je t'aime Éric Taylor.

Éric : je t'aime Tami Tal Taylor.

Tami embrassa fougueusement son fiancé. Éric commença à dévêtir sa douce, puis il l'allongea délicatement sur le sable humide. Maintenant qu'ils étaient tous les deux en position horizontale, Tami, entièrement nu, commença à son tour à déshabiller son fiancé. Éric la stoppa net. « Laisse-moi faire ». En vérité, il ne voulait surtout pas qu'elle lui enlève son t-shirt. Éric enleva simplement son jogging, puis son boxer, et allongea son corps sur celui de sa belle. Tami voulait finir de le déshabiller entièrement, mais Éric se lança dans des caresses sensuelles, qui provoqua aussitôt un orgasme chez elle. Elle oublia complètement ce qu'elle voulait faire, et se laissa pénétrer en douceur. Éric accéléra le rythme, jusqu'à jouir à son tour. À bout de force, il se laissa tomber sur le corps luisant de sueur de sa future femme.

Tami : c'était merveilleux mon cœur.

Éric : tourne-toi, je vais te nettoyer un peu. Tu as du sable partout.

Tami malicieuse : et si on allait dans l'eau, pour nous nettoyer de ce sable humide. Allez, enlève ton t-shirt et suis-moi.

Éric gêné : je… je préfère le garder.

Tami : tu oses être complexé devant ta fiancée ?

Éric sourit nerveusement : bien sûr que non. Va dans l'eau. J'arrive tout de suite.

Éric attendu dont Tami lui tourne le dos, pour enlever à la hâte son t-shirt, puis couru la rejoindre dans l'eau. Maintenant, nos deux amoureux se faisaient face. Éric caressa ces cheveux, qui était rempli de sable. Tami lui attrapa sa main et la guida sur sa poitrine. Éric ressentait de l'excitation monté en lui.

Éric : tu es tellement belle Tami. Encore plus belle, qu'il y a six mois. Je me sens tellement chanceux de t'avoir dans ma vie. Jamais je ne pourrai te laisser, loin de moi, lundi.

Tami : et pourtant, il le faudra. Je ne veux pas être la personne qui te fait renoncer à cette chance inespérée. Je monterai te voir tous les week-ends. Tu sais que j'ai obtenu mon permis, il y a deux mois.

Éric : non, je ne veux pas que tu fasses la route. C'est trop fatiguant et imprudent. Je me débrouillerai pour descendre tous les week-ends, en bus ou en stop, peu importe.

Tami : très bien, on fera la route une fois sur deux. Fin de la discussion.

Éric : au début, je préfère que tu ne viennes pas. Je ne sais même pas où je vais dormir.

Tami : tu n'as rien trouvé pour te loger ?

Éric : pas encore. Je verrai sur place. J'ai un peu d'argent de côté pour une chambre. Et puis, je compte prendre un job à mi-temps pour subvenir à mes besoins. Dès que je serai bien installée, tu viendras.

Tami : cela faisait bien longtemps que je ne t'avais pas entendu parler de projet comme ça. Tu sais ce que tu veux, on dirait.

Éric : ce qui compte pour moi s'est de sortir diplômé, d'obtenir un job stable et comme ça, je pourrai t'offrir un beau mariage, une belle maison pour y fonder notre propre famille. Mais pas avant que tu puisses finir tes études en psychologie. Je m'en voudrais de priver le monde d'un aussi talentueux psychologue.

Tami : ce programme me plaît énormément. Mais maintenant, si on sortait de l'eau. Je commence à avoir froid. Allez, le premier sur la plage gagne un baiser de l'autre.

Éric resta volontairement derrière Tami.

Tami : j'ai gagné ! Je te pensais plus compétitif.

Éric : je suis un gentleman.

Tami le prit au dépourvu, en le prenant par la taille. Éric recula, grimaçant.

Tami : je t'ai fait mal ?

Éric : non, sois tranquille. On devrait se rhabiller, tu ne crois pas ? La nuit commence à tomber.

Tami : qu'est-ce que tu me caches ? Montre voir.

Éric : rien, juste des marques de bagarre. Tu as appuyé sur une ecchymose encore douloureuse. Ça va aller, je t'assure.

Tami : bagarre ?

Éric : oui, tu sais, au boot camp, les esprits s'échauffent vite quand tu es enfermé 24H/24H avec les mêmes personnes, avec un passif de délinquant comme moi.

Tami : et ça arrivait souvent à ce genre de chose ?

Éric enfila son T-shirt à la hâte : tu me connais, je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds.

Tami : tu ne parles pas beaucoup du boot camp depuis que tu es rentré. Il y a d'autres choses que je devrais savoir ?

Éric : pourquoi en parler ? Le passé reste au passé.

Tami : je ne veux pas que retombe dans une période de dépression comme après l'épisode de Dallas. Je ne veux pas te perdre de nouveau.

Éric : sois sans crainte mon cœur. J'aime trop la vie pour retomber dans une période aussi sombre.

Tami : tu sais que je suis là, si tu ressens le besoin de parler.

Éric : oui docteur Taylor. Allez habiller toi, tu vas finir par attraper froid. Ensuite, on va voir Chucky et on finira notre soirée au fast-food. Qu'est-ce que tu en dis mon cœur ?

Tami : Éric, j'ai oublié de te dire quelque chose. C'est à propos de Chucky.

Éric : tu m'inquiètes. Vas-y dit moi.

Tami : le père de Chucky a obtenu une mutation à Chicago. Ils ont déménagé le mois dernier. Il m'a laissé une lettre pour toi, qui est dans ma chambre. Je te la donnerai tout à l'heure. Je suis désolé mon cœur.

Éric : je ne peux pas croire que la dernière conversation que j'ai eue avec mon frère, c'était dans ce maudit parloir. Je n'ai même pas pu lui faire mes adieux dignes de notre amitié. C'était mon meilleur ami, et mon frère.

Tami : Chucky a eu exactement les mêmes paroles. Je suis sûr que la vie vous réunira à nouveau.

Éric : Chicago est à 1700 km d'ici. La famille de Chucky n'a aucune attache ici. À l'origine, son père était de l'Illinois. Donc, je peux comprendre qu'avec tous les événements de l'année dernière, il a décidé de repartir dans sa famille.

Tami : j'ignorai cela.

Éric : je sais que c'était le projet de Chucky de partir à Chicago. Il a toujours voulu travailler dans le monde des affaires. Je lui souhaite vraiment de réussir. Je suis vraiment ravi pour lui. J'aurai juste préféré lui dire en face.

Tami : il connaît ton adresse, je suis sûr qu'il écrira.

Éric : ça m'étonnerai qu'il m'envoie du courrier chez mes parents.

Tami : eh bien, on ira le voir alors, un jour. Je t'en fais la promesse.

Éric : bon, si on allait manger un bout au fast-food. Je meurs de faim. Et ensuite, on passe la soirée ensemble. On fait ce que tu veux.

Tami : j'aime ce programme. Il faut juste que je prévienne mes parents, que je dors chez une copine.

Éric : ce n'est pas bien de mentir.

Tami : si je dis à mon père que je suis avec toi, il m'enferme dans ma chambre.

Éric : tu exagères. Il m'aime bien ton père.

Tami : plus vraiment depuis ce braquage. Et en plus, il pense que j'ai renoncé à Dallas à cause de toi. Ce qui est partiellement vrai.

Éric : partiellement ?

Tami : l'université était super, vraiment, mais je ne me voyais pas retourner vivre à Dallas. Je me sens mieux ici, à Houston. J'aime cette ville, et ce, qu'elle dégage.

Éric : je suis assez d'accords avec toi. Je te promets qu'on se mariera ici, et qu'on élèvera notre famille ici.

Tami : encore des projets qui me plaisent. Vous cessez de m'étonner monsieur Taylor.

Éric : j'y compte bien. Allez va prévenir tes parents, que tu dors chez une copine, et je t'enlève pour la nuit.

Tami : tu ne préviens pas tes parents que tu ne rentres pas ?

Éric : pas la peine.