Hello tout le monde !
Comment vous dire que ce chapitre va bouger. Il faut pas trop chatouiller Bella, elle peut vite partir en live.
Bianca31: Merci beaucoup c'est super gentil. Ce chapitre va secouer un peu. Bisous !
MeliBZH: C'est possible que je n'ai pas réévoqué la plante pour une bonne raison. Mais on y reviendra. Bisous !
Allez bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous !
Bella était assise dans son salon. Elle avait dû rentrer plut tôt que prévu de son séjour chez Alice, tout ça à cause de cette maudite marquise qui n'en loupait pas une. Carlisle était furieux, pensant à moitié que Bella était responsable de la situation. La reine aurait été prête à prendre cette responsabilité si seulement Carmen était vraiment morte !
La brune avait toujours su que cette femme était dangereuse et manipulatrice, mais de là à s'auto-mutiler pour obtenir de l'attention, ça c'était fort. Le fait qu'elle ne montre pas la moindre émotion face à cette nouvelle avait enragé son mari. A quoi s'attendait-il ? Qu'elle se mette à pleurer ? De joie, ce serait sûrement arrivé si elle était vraiment morte... or elle ne l'était pas !
La reine grommelait depuis un moment dans ses appartements. Jane avait été rappelé plus tôt chez elle, Alice profitait de ses noces avec Jasper et Athénodora était souffrante. Autant dire qu'Isabella n'était vraiment pas d'humeur à être complaisante. D'ailleurs Alistair n'avait pas osé lui adresser la parole de peur de subir ses foudres. Il se faisait discret devant sa porte, la surveillant malgré tout.
Quand Carlisle entra dans les appartements de sa femme, il fut d'abord surpris de voir son garde aussi loin d'elle. Puis en tournant le regard vers Isabella, il comprit un peu mieux pourquoi. Alistair était malin et vu le regard de la reine, il valait mieux choisir avec soin ses mots. Carlisle la rejoignit donc et se mit en face d'elle.
- Vous serez peut-être soulagée de savoir que la marquise est sauve, lança-t-il avant que sa femme le tue du regard.
- Oh ! Vraiment ! Quelle surprise ! cracha-t-elle avec mauvaiseté.
- Vous n'êtes pas quelqu'un de cruel Isabella, donc je vous prie de cesser ce genre de réflexion.
Le ricanement de la reine enragea encore plus Carlisle.
- Elle vous manipulera toujours d'une façon ou d'une autre. Vous ne voyez rien. Ou vous ne voulez pas voir...
- Non ! C'est vous qui ne comprenez pas ! Lorsque ma femme est morte, moi aussi j'ai voulu mettre fin à mes jours et c'est elle qui m'en a empêché ! Je lui dois la vie ! Aujourd'hui c'est à moi de la soutenir.
Bella secoua la tête dégoûtée. Jusqu'où cette femme s'était-elle enracinée en lui ? Carlisle avait bon cœur au fond, mais face à cette harpie, c'était plutôt un défaut qu'une qualité.
- Croyez moi que si elle avait voulu mettre fin à ses jours, elle l'aurait fait ! s'énerva Isabella n'y tenant plus. Une femme aussi organisée n'aurait pas fait la faute de se suicider à l'heure de sa toilette ! Êtes vous naïf ou complètement stupide ?
- Je ne vous permet pas ! s'enflamma-t-il à son tour.
- Oh ! Vous ne me permettez pas ! Que croyez vous que vous ayez le droit de me permettre au juste ? Vous m'en imposez bien assez comme cela. De plus pourquoi être venu me chercher chez Alice ? Que pensiez vous que j'allais pouvoir y faire ? La ressusciter ? Suis-je bête, pour cela il faudrait qu'elle soit morte.
- Isabella..., se scandalisa-t-il n'en croyant pas ses oreilles.
- Non, il n'y a pas d'Isabella qui tienne. Faut-il que chacune de vos femmes soient sur le point de mourir pour que vous y prêtiez attention ? Si c'est le cas, dites le moi, je retourne de ce pas en Opale, je suis certaine que le prince James se fera un plaisir de m'égorger !
Carlisle en resta muet de stupeur. S'il s'était attendu à ça en rentrant dans ce salon.
- C'est mon amie avant tout autre chose et vous êtes assez bien placé pour savoir qu'on est prêt à tout pour aider un ami.
- Qu'en sais-je ? Vous m'avez retiré le mien ! siffla-t-elle furieuse.
- Bien puisque vous le prenez ainsi. Je vous pensais plus humaine. Il ne vous ai-t-il pas venu à l'esprit que c'était peut-être une femme fragile derrière toute cette façade, qu'elle avait besoin d'aide, que...
- Pitié épargnez moi le discourt de sa dépression, je n'y suis pas adepte !
Le roi se désola de l'entendre être aussi... méchante. Il avait du mal à le concevoir, Isabella était bien des choses, mais pas méchante, jamais. Au contraire, c'était une femme très empathique et il aimait ça chez elle. Pourtant, il remarqua que lorsqu'elle en avait après quelqu'un, cela pouvait se transformer en haine viscérale.
- Carmen restera au château le temps de sa convalescence...
- Alors ça il en est hors de question ! hurla Isabella en se levant. Je vous l'interdit !
- Je suis le roi ! Et je fais ce que bon me semble dans mon château ! cria-t-il à son tour.
La reine serra les poings et se retint fortement de frapper son mari.
- Vous m'avez fait une promesse, siffla-t-elle haineusement.
- Isabella elle a besoin d'aide...
- Vous m'avez fait une promesse ! Et une fois encore vous ne la respectez pas. Croyez moi sur parole, cette fois ci vous le regretterez.
- Est-ce une menace ? demanda-t-il en serrant les poings à son tour.
- Absolument ! hurla-t-elle en partant furieuse et en claquant la porte de ses appartements avec force.
Toute l'aile royale avait dû l'entendre. Alistair fit un révérence rapide au roi et rejoignit Isabella au plus vite. Carlisle fulminait dans son coin. Pourquoi tout devait-il être aussi compliqué ? Il n'avait jamais dit qu'il retournait avec la marquise, il n'en avait pas l'intention de toute manière. Seulement la réaction de sa femme le choqua au plus haut point. S'il s'était attendu à une telle colère. De plus, il ne prenait pas sa menace à la légère, après tout Isabella était phénixienne et elle avait de la ressource. Qu'allait-elle inventer ?
Isabella de son côté était en train d'affoler la garnison du château. Elle était entrée dans l'armurerie et avait exigé qu'on lui prête un arc et des flèches. Le jeune de l'accueil avait faillit lui répondre non, bien ancré en lui le fait que les femmes n'avaient pas à porter des armes, mais un autre soldat lui intima de se taire. Lui, il était là quand l'attaque sur le château avait fait rage. Il prit donc son meilleur arc et le tendit à sa reine avec une révérence. La brune le remercia du bout des lèvres et se dirigea vers le terrain d'entraînement. Et c'est là qu'ils s'arrêtèrent tous autant qu'ils étaient. Pouvait-on être plus précis dans ses tirs ? Probablement pas.
La reine était furieuse et elle n'arrivait pas à se calmer suffisamment pour réfléchir. Qu'allait-elle faire maintenant ? Cette sangsue était revenue avec une facilité déconcertante. Prenant à nouveau une flèche elle tira d'encore plus loin avec rage. L'envie que ces flèches se plantent dans la marquise lui démangeait grandement les mains. Si elle avait besoin d'aide pour sa prochaine tentative, Bella se proposait de l'aider. La brune mit les mains à son carquois et ne trouva plus aucune flèche, elle l'avait vidé à une vitesse folle. Alors qu'elle allait exiger qu'on lui en apporte d'autre, une main vint se poser sur la sienne sous les yeux inquiets de la garnison.
- Majesté, vous n'obtiendrez rien ainsi, lui conseilla Alistair soucieux pour elle. De plus, vous pouvez voir vous même que ça ne vous aide pas à vous calmer.
- Je suis furieuse, siffla-t-elle en serrant les dents.
- Oui, je sais. Et vous avez, de mon point de vue, raison de l'être. Seulement la colère n'a jamais donné de bons résultats niveau stratégie. Cette femme a réussi une fois de plus à vous faire passer pour la méchante. Vous êtes la reine et c'est votre mari. Vous commencez à bien le connaître et je suis certain que vous tenez à lui, sinon vous ne seriez pas dans un état pareil. A vous de trouver le moyen de reprendre la main. Vous en êtes capable et ce n'est pas un arc qui vous aidera dans cette entreprise.
- Plus les jours passent et plus je me demande si je ne me bats pas pour une cause perdue, lança-t-elle en s'attristant soudainement. Pourquoi j'insiste ?
- Peut-être parce que vous l'aimez, sourit Alistair en lui prenant son arc. Et que vous aimeriez qu'il vous aime en retour.
- J'en ai assez, se désola-t-elle en retenant ses larmes.
- Prenez sur vous jusqu'à ce que nous retournions dans vos appartements. Je pense commencer à vous connaître et vous ne sauriez plus où vous mettre si un soldat vous voyez en pleurs. Venez, je vous raccompagne.
Bella préféra se laisser guider pour une fois. Après la colère venait l'épuisement. Elle était fatiguée de se battre pour ce couple qu'elle espérait tant. Pourquoi s'acharnait-elle ainsi ? Son père avait peut-être raison au fond... Cette réflexion ne lui remonta pas des masses le moral. Jasper n'était pas là pour l'écouter et Alistair en avait déjà bien assez vu. Elle remit l'arc au soldat de l'accueil, sous le regard admiratif de l'assemblée.
Alors qu'ils rentraient à l'aile royale, la brune préféra rejoindre son bureau pour travailler. De toute manière elle allait broyer du noir dans sa chambre, autant se concentrer sur autre chose. Puis elle avait le vague espoir que Carlisle ne vienne pas la chercher en ce lieu. Il était rare qu'elle reste ici pour lire les rapports financiers, elle rejoignait souvent son mari dans son bureau. Mais ce jour là, mieux valait qu'ils restent éloignés l'un de l'autre.
Quoique les jours qui suivirent en furent de même. La reine évitait son mari comme la peste et dès qu'il essayait de lui parler elle lui répondait par des banalités. Carlisle, essayant d'apaiser sa colère, la laissa en paix. Il ne voulait pas forcer leur discussion de peur que cela ne débouche à nouveau sur une dispute. Mais dans un coin de sa tête, la reine n'avait pas oublié ce qu'elle avait dit. Carlisle allait le regretter et elle savait exactement quand.
Un bal avait était organisé en l'honneur du nouveau traité entre Volterra et Vespal. Toujours suivre les conseils d'Aro, Bella commençait enfin à le comprendre. Elle n'avait pas à tromper son mari, mais juste à lui faire croire. Voilà pourquoi elle se fit le plus belle possible sous le regard surpris d'Athénodora. Que la reine soit belle, elle avait l'habitude, mais qu'elle fasse un tel effort dans sa tenue était moins commun.
- Que manigancez vous ? soupçonna sa dame de compagnie enfin remise.
- Une vengeance, répondit Isabella avec un sourire froid.
Athénodora se stoppa aussitôt et regarda la reine en soupirant.
- Pourquoi vous donnez vous autant de mal pour un homme aussi ingrat ? demanda-t-elle n'y tenant plus.
- Parce que j'ai fait une promesse et que moi je sais les tenir, répondit Bella honnêtement.
- Ça ne devrait pas être au détriment de votre bonheur, ajouta la dame de compagnie en posant un main sur la joue de la brune.
- J'essaye justement d'être heureuse. S'il n'y avait pas la marquise, alors rien n'entacherait notre bonheur. Je lui lance son dernier rappel ce soir. S'il ne saisit pas la chance que je lui offre alors je passerais à l'étape suivante.
- Et quelle est-elle ?
- La guerre, avoua la reine sérieusement en ajustant sa robe.
- Vous aviez déjà dit que c'était sa dernière chance et pourtant vous revoilà entrain d'échafauder un plan pour le faire réagir.
- Alors dans ce cas, je vous promets que si Carlisle ne saisit la chance que je lui offre, alors il subira ma plus grosse colère. Une tellement phénoménale qu'elle se ressentira jusqu'en dehors de mes appartements. Et c'est lui qui viendra ramper pour changer.
- Carlisle ne sait pas ramper, ricana Athénodora sceptique.
- Et bien il apprendra. Mais j'ai encore une dernière carte à jouer avant d'en venir là.
Athénodora la regarda le cœur lourd. Il était rare qu'elle s'attache à quelqu'un mais cette jeune femme ne méritait pas pareil mari à ses yeux. Qui des trois frères étaient le pire mari ? C'était à croire qu'ils s'étaient lancé un concourt. Alors la dame de compagnie se tu et l'aida à finir de se préparer. Un diadème ornée la tête de la reine, entrelacé dans des tresses pour qu'il ne bouge pas. Comme la fois précédente, Isabella détacha le reste de ses cheveux. Cette robe mauve était très avantageuse pour elle, soulignant sa taille fine, sa poitrine et laissant apercevoir ses jambes. Elle appuya encore plus son maquillage que la fois d'avant. Ses yeux n'en étaient que plus expressif. La domestique qui lui fit devint de plus en plus rouge en se rendant compte que ce qu'elle faisait. La cour n'allait pas apprécier, ou au contraire, l'acclamer pour sa beauté, avec eux on ne pouvait jamais savoir.
Sulpicia eut un petit hoquet de stupeur lorsqu'elle la vit sortir de ses appartements. D'abord stupéfaite, un sourire coquin lui vint au visage. Elle attrapa le bras de sa belle sœur et se fit mutine.
- Ma chère vous êtes extrêmement en beauté. Serait-ce pour séduire votre mari plus qu'il ne l'est déjà ou justement pour le faire enrager ?
- Deuxième option, répondit doucement la reine avec un sourire en coin. Je veux qu'il comprenne qu'on ne joue pas avec moi sans en subir les conséquences. Cette marquise à intérêt à partir vite de ce château sinon je ne répond plus de moi.
- J'ai ouïe dire qu'elle reprenait ses aises ici, mais que Carlisle ne passait jamais plus de quinze minute avec elle...
- C'est amplement suffisant pour me tromper et ça il va vite le comprendre, sourit-elle méchamment.
- Qu'avez vous en tête, quoique ce soit, je vous aiderai si je le peux, s'amusa la reine retrouvant un peu de gaîté.
- Il me faut un émissaire étranger que Carlisle ne pourra pas attaquer et qui pourrait succomber à mon charme.
- Facile, cela concerne la moitié des hommes du bal de ce soir, se moqua gentiment Sulpicia les yeux brillant. Mais pour le faire enrager encore plus vite, je propose que vous preniez un des plus beaux ce soir, qui de plus connaît un minimum les phénixiennes pour savoir qu'elles ne trompent pas leur mari. Surtout un qui n'a pas peur de Carlisle mais qui adore le titiller.
- Amun, sourit Bella comprenant où elle voulait en venir.
- Amun, ajouta Sulpicia ne tenant plus en place.
L'homme était assez taquin pour rentrer dans le jeu. Autant dire qu'elle fit une entrée remarquée dans la salle de bal. Les hoquets se firent entendre de tous les côtés. Beaucoup d'hommes la dévorèrent du regard et pour une fois Bella en profita. C'était un peu le but recherché. Elle sentit un regard bien plus perçant que les autres et se tourna donc dans cette direction. Carlisle semblait paralysé, la bouche entre ouverte et les yeux scrutateurs. « Bien, très bien » pensa la reine en affichant un sourire en coin. L'ancien général se dandina sur son trône, mal à l'aise tout à coup. En seulement quelques secondes, sa femme venait de le mettre dans tous ses états. Ce n'était clairement pas le moment qu'il se lève. Comment arrivait-elle à lui produire cet effet ? Elle s'approcha de lui avec volupté, faisant soupirer certaine personne. Le roi faillit tomber en syncope lorsqu'il aperçu ses jambes galbés sortirent de sa robe. Il n'allait pas pouvoir tenir toute la soirée comme ça. C'était impossible. Bella s'installa sur son trône en scrutant la salle à la recherche d'Amun. Il était déjà en pleine discussion avec Sulpicia. Pour sûr, sa belle sœur était une alliée de choix dans cette entreprise.
- Vous êtes... très en beauté ce soir, la complimenta Carlisle trouvant la chaleur de la pièce insoutenable tout à coup.
- Merci, répondit-elle froidement sans même le regarder.
Autant dire que la température du roi redescendit aussitôt. Il posa une main sur le bras de sa femme, mais elle se déroba aussitôt en se tournant enfin vers lui.
- Vous êtes toujours en colère et je...
- Il suffit, le coupa-t-elle aussitôt. Si ce que vous avez à dire n'est pas aussi profond que le silence, vous seriez prié de vous taire. La marquise est-elle toujours dans ces murs ?
- Isabella..., se désola Carlisle devant son entêtement.
- Donc oui, dans ce cas, nous avons rien à nous dire. Pas ce soir. Non ce soir je vais profiter de cette soirée, m'amuser comme rarement je le fais, parce qu'on ne me laisse pas l'occasion d'être sereine une seule seconde. Et vous allez apprendre qu'avec une phénixienne il vaut mieux tenir ses promesses. Parce que chez nous, une menace est une promesse et vous savez à quel point je respecte les miennes.
Tous les poils du corps du roi se hérissèrent. Elle était terriblement sérieuse. Carlisle su à cet instant précis que sa femme allait lui faire regretter sa décision et de la pire façon qui soit. La reine était la tentation même ce soir, elle dégageait une sensualité hors du commun et tout ça n'était pas pour lui. Isabella était en pleine vengeance et autant dire que Carlisle n'aimait pas ça.
- Vous allez apprendre à me respecter ou alors je ferai en sorte de ne pas être respectable, trancha-t-elle avec un sourire mauvais.
Carlisle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, de se défendre ou bien de s'égosiller, que les cors de début de cérémonie se mirent en marche. Les salutations commencèrent sous la mauvaise humeur soudaine du roi de Volterra. Sa femme allait le rendre fou, c'était peut-être déjà le cas. Lorsque le protocole fut finit, il se tourna vers la brune pour lui dire sa façon de penser, mais n'en eu pas l'occasion puisqu'elle était déjà partie.
Le cœur de Carlisle s'accéléra aussitôt et il la chercha du regard. Elle se trouvait déjà en compagnie d'Amun et de Sulpicia. Il ne manquait plus que lui ! Le vespalien la dévorait du regard et cela fit enrager Carlisle aussitôt. Ce sale petit merdeux osait la contempler avec beaucoup trop d'insistance. Comble de tout, il lui avait lancé une œillade à lui avec un sourire en coin. Ça n'allait pas être possible, il allait exploser avant la fin de la soirée. S'il avait déjà du mal alors que la soirée venait à peine de commencer, comment allait-il faire pour se retenir jusqu'à la fin ? Impossible !
- Vous allez finir par nous le tuer, se moqua Amun amusé.
- Il mérite bien qu'on le secoue un peu, ajouta Sulpicia avec sympathie. Je vais donc vous laisser, puisque si je reste, tout ceci n'a aucun intérêt.
Bella la remercia et se concentra sur son invité.
- Vous n'avez toujours pas réussi à vous faire entendre de votre mari ? demanda le vespalien mort de rire.
- Il est bougrement sourd, répondit-elle en riant à son tour.
- Il ne fallait pas le prendre aussi vieux, se moqua-t-il gentiment.
- Quel autre choix avais-je ? Un prince sadique au tendance mutine. Non merci. Carlisle est un crétin fini, mais au moins face à lui je ne risque pas de trouver un médicament bizarre dans mon petit déjeuner.
- Je vois clair dans votre jeu et je suis disposé à vous aider, mais je tiens à ma vie malgré tout.
- Ne vous en faites pas, s'il doit passer sa colère sur quelqu'un ce sera sur moi et c'est justement ce que j'attends. Mon attitude n'est qu'un reflet de la sienne, aucune critique de sa part ne sera justifiée à moins qu'il ne la démonte tout seul et donc qu'il avoue qu'il a mal agi.
- Je ne voudrais pour rien au monde devenir votre ennemi, ajouta Amun avec admiration en lui embrassant la main. Une danse votre Majesté ?
- Avec grand plaisir.
Voilà comment Amun se montra bien plus entreprenant que la fois précédente. Collant la reine toute la soirée, la faisant rire, danser, la touchant discrètement mais pas encore assez aux yeux de Carlisle. Le roi fulminait dans son coin. Il n'écoutait absolument rien de ce que pouvait lui dire ses conseillers. Avait-il fini de poser ses mains sur elle ?! Amun récupéra une mèche de cheveux de la brune et lui remis délicatement derrière l'oreille se qui la fit rougir.
- Vous m'écoutez votre Majesté ? demanda un de ses conseillers en fronçant les sourcils.
- Non, répondit-il froidement en s'éloignant.
Non il ne l'écoutait pas, ni lui ni un autre. Parce que sa femme était en train de se faire courtiser par un autre et qu'elle y était réceptive. Son rire emplissait la pièce et en effet, elle semblait bien s'amuser. La jalousie du roi ne tenait plus en place. Il avait juste envie de la prendre et de la porter en dehors de cette pièce pour que plus personne ne la regarde avec désir. Il tremblait de rage en ne sachant plus quoi faire.
- Tu n'en loupes pas une toi, lança Sulpicia en posant une main sur son épaule. Tout se passait si bien, il fallait que tu gaffes.
- Je ne pouvais pas laisser Carmen à la rue, je l'aurais laissé chez elle, si elle avait encore un chez elle. Seulement en coulisse Isabella et Eléazar ont joué pour la mettre sur la paille.
- Cette femme a joué Carlisle, tenta de lui faire entendre Sulpicia. Et elle a perdu. Si elle avait été honnête dès le départ, elle n'en serait pas là maintenant. Tu veux aider Carmen parce que c'est ton amie et que tu la connais depuis presque toujours. Tu dis à ta femme qu'elle en ferait autant pour Jasper. Seulement, elle n'a jamais couché avec Jasper. Si c'était le cas, comment réagirais-tu ?
Mal, comprit le roi. Il n'aurait pas supporté de la voir rester amie avec Jasper s'il s'était passé quelque chose entre eux. Ce qui avait été une de ses craintes au début.
- Tu cumules les erreurs, continua l'ancienne reine. Tu la trompes, tu la blesses, tu lui enlèves son meilleur ami et tu arrives encore à lui demander de te pardonner. A sa place, j'aurai déjà fait tué ta maîtresse et toi aussi par la même occasion. Ton frère m'a toujours trompé, mais jamais il n'en a aimé une plus que moi. Il n'en a jamais fait passer une avant moi. J'avais le mari le plus infidèle du royaume, mais j'étais aussi la femme la plus aimée du pays. Je sais c'est contradictoire, mais c'était nous. C'était notre histoire, notre amour. Quel est ton histoire avec ta femme Carlisle ? Que lui as-tu offert à part de l'espoir pour mieux lui reprendre ensuite. Au lieu de penser au bien être de ta maîtresse, intéresse toi à celui de ta femme. Parce qu'elle va finir par faire une bêtise pour te faire enfin ouvrir les yeux.
Le roi écouta avec attention ce qu'elle lui disait. Il se sentait coupable, mais en un sens il ne pouvait pas mettre la marquise dehors. Pas après tout ce qu'elle avait fait pour lui. Elle l'avait soutenu dans les pires moments.
- J'aide juste Carmen, je ne suis pas retourné avec elle, je n'ai pas trompé ma femme depuis l'attaque du château. Je veux juste trouver un moyen pour la marquise de s'en sortir seule, sans mon aide.
- Et bien trouve vite, parce que Bella est à bout de patience. Et tu vas finir par la perdre. Tu ne pourras t'en prendre qu'à toi même.
Il savait qu'elle avait raison. Carlisle se concentra à nouveau sur sa femme et sa colère refit surface aussitôt. Amun avait sa main posé sur le bas de son dos et lui chuchotait quelque chose à l'oreille la faisant rire. Ses mains se serrèrent toutes seules. Il n'en supporta pas plus lorsqu'il les vit sortir ensemble de la salle en catimini. Carlisle les suivit aussitôt se préparant à intervenir. Il les retrouva dans un couloir en train de rire. Amun avait les yeux plongé dans le décolleté de la reine et avança la main pour la mettre personne ne sut où, puisque Carlisle l'attrapa avant et le fit reculer.
- Éloignez vous de ma femme ! s'énerva-t-il en se mettant entre les deux.
Amun ricana et fit un signe à la reine avant de retourner dans la salle de réception. La brune dévisageait son mari avec un air rebelle. Carlisle l'attrapa par le poignet et l'obligea à le suivre jusqu'à son bureau. Alors qu'il allait lui faire des reproches, lui dire qu'elle était irresponsable de se conduire ainsi en public, il n'y arriva pas. A la place il se jeta sur ses lèvres et la colla contre la porte. Le corps de Bella réagit aussitôt mais elle prit sur elle de rester passive, pour l'instant tout du moins. Son but était de le pousser dans ses retranchements.
- Qui a-t-il ? Je ne vous fais pas autant d'effet que votre très cher ami Amun, cracha le roi vexé qu'elle ne réponde pas à ses avances.
- Lui au moins il me voit, il apprécie ma compagnie, il apprécie mon corps et il n'aurait pas besoin d'une autre femme s'il m'avait moi, se vengea-t-elle avec un sourire perfide.
- Il ne vous aura jamais, pas tant que je serai là ! siffla Carlisle en l'embrassant à nouveau.
Il la prie par la taille et la bouscula jusqu'au bureau. Le roi jeta la totalité de ce qui se trouvait dessus au sol et posa les mains de sa femme dessus. Il se mit dans son dos et fit glisser ses mains le long des jambes de la brune.
- Est-ce qu'il vous fait cet effet ? chuchota-t-il sensuellement à son oreille.
Il colla son bassin contre les fesses de sa femme et lui attrapa les cheveux pour qu'elle tourne la tête vers lui.
- Croyez vous un seul instant que vous lui fassiez le même effet qu'à moi ? Je ne vous partagerai avec personne, jamais.
Il abaissa son pantalon et remonta la robe de la brune. Bella se retourna et sourit. Cela avait été tellement facile. Aro était un génie. Après ça, Carlisle n'allait plus pouvoir dormir en paix. Le sourire de la brune s'élargit un peu plus quand il s'introduisit en elle. Il la plaqua sur son bureau et commença à la pilonner avec hardeur.
- Vous êtes à moi, lança-t-il entre deux coup de reins.
Le corps de Bella était en feu, elle tenta bien de rester silencieuse mais ce fut peine perdue. Son orgasme fut violent et fit ralentir Carlisle. Il n'en avait pas encore fini avec elle. Il poussa ses cheveux et l'embrassa dans le cou, remontant jusqu'à son oreille.
- Personne d'autre que moi ne vous prendra de cette façon, parce que vous savez bien que nous sommes fait pour être ensemble.
Il passa sa main entre le bureau et elle et caressa son clitoris avec hardeur. Les gémissements de Bella reprirent de plus belle. Bon sang, elle était déjà à bout de souffle et il en remettait une couche. Un coup de rein, une caresse, un coup de rein, une caresse. La reine ne savait plus où elle en était. Accélérant encore plus, un deuxième orgasme la prit plus fort encore que le premier. Jamais elle n'en avait eu d'aussi puissant. Carlisle la colla totalement sur le bureau et se mit à jouir comme jamais ça ne lui était arrivé auparavant.
Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, à savourer ce pure moment de débauche et de luxure. Que venait-il de se passer au juste ? Se rendant enfin compte de son attitude, Carlisle se retira et regarda sa femme coupable.
- Je...vous ai-je fait mal ? s'inquiéta-t-il en se rappelant qu'il avait été un peu rude.
Bella explosa de rire en se redressant. Elle se retourna et l'embrassa tendrement.
- Maintenant au moins, vous ne pourrez plus penser à personne d'autre lorsque vous ferez l'amour, lança-t-elle en abaissant sa robe. Est-ce qu'elle vous fait cet effet ? Croyez vous que vous lui fassiez le même effet ? Vous êtes à moi et personne d'autre que moi ne vous prendra de cette façon. Parce que vous savez bien que nous sommes fait pour être ensemble.
Carlisle en resta sans voix. Elle avait retenu chacune de ses paroles, qu'il avait sorti sous le coup de l'émotion.
- Ce qui s'applique à vous, s'applique à moi. Je veux qu'elle parte.
- J'y travaillait déjà Isabella, vous n'aviez pas à en arriver là, se désola-t-il en posant une main sur sa joue.
- Qu'en sais-je ?
- Je ne vous ai pas trompé depuis que je vous ai dit que je vous donnerais du temps et je ne comptais pas le faire.
- Qu'en sais-je ?
- Vous pouvez me faire confiance...
- Non, justement je ne peux pas, trancha-t-elle en posant un autre baiser sur ses lèvres. Tant que vous ne reconnaîtrez pas qu'elle vous manipule, qu'elle se joue de vous, nous n'avancerons pas. Moi je sais qu'elle n'a jamais cherché à se suicider. Mais vous préférez la croire elle. Tâchez de bien réfléchir à vos prochaines actions, car moi je sais exactement comment réagir si je n'obtiens pas ce que je veux.
Elle le laissa au milieu de son bureau pour méditer ses paroles. S'en était fini des concession, fini de la patience. Cette chance était sa dernière et Bella ne reviendrait pas là dessus. Carlisle ne savait plus où il en était. Sa femme venait totalement de lui retourner le cerveau. Tout ce qu'il lui avait dit, après réflexion, il le pensait. Sincèrement. Puis la vérité lui sauta aux yeux. Il aimait sa femme et pas uniquement parce que c'était une partenaire de sexe absolument divine. Non, il aimait sa femme parce qu'il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi entier, d'aussi passionné. Isabella était sa femme et Carlisle se rendit enfin compte qu'il aimait sa femme plus que tout au monde.
J'avais promis du mouvement. Alors je vous laisse imaginer de quoi je suis capable pour le prochain chapitre. Bisous !
