Chapitre 22 : le vieux punk
On va voir l'un de mes personnages préférés et edsjfbrdjbfgdjkbngf je suis TROP CONTENTE DE POUVOIR L INCLURE DANS CETTE HISTOIRE KJBFSDFDFRJDL
On m'a demandé pourquoi les parents de Blaise restaient potes avec les Malefoy, je me dis (et risque d'approfondir un peu le sujet) que les parents de Blaise n'ont pas besoin de s'afficher publiquement avec les Malefoy, ils peuvent quand même bénéficier du networking, des relations découlant de leur amitié avec les Malefoy.
- Nous pensions que votre tante exagérait… Ou que c'était simplement une folie passagère.
C'est moi la folie passagère ?
Je sens la colère rougir mon visage et m'avance d'un pas mais Drago prend la main que j'avais tendue, porte le dos de celle-ci à ses lèvres et l'embrasse tendrement en me murmurant d'une voix douce.
- Tu veux bien aller me chercher une coupe ? J'arrive.
Je ne suis pas idiote. Il n'est pas idiot non plus. Le vieux couple a l'air idiot mais je me fiche de ce qu'ils pensent/font. Je décide d'obéir et de faire demi tour, allant me rafraîchir et nous chercher deux coupes de champagne. Je reste ensuite au bar, regardant le visage de la femme pâlir jusqu'à atteindre une couleur translucide et le visage de l'homme rougir jusqu'à devenir pourpre. Un drapeau du Japon à eux deux. Drago revient auprès de moi après quelques minutes, une mèche de cheveux rebelle retombant sur son front, la remettant en place, je lui souris.
- Et bien ? Qu'est-ce que tu leur as dis ?
Il me fait un clin d'œil sans me répondre et embrasse ma joue.
- Essayons de passer un bon moment.
Plus facile à dire qu'à faire. Je sens très bien que je ne suis pas la bienvenue et que l'amabilité envers Drago n'est que conditionnelle. Ils font encore des efforts, mais quand ils auront bien vu que je suis encore avec, il ne sera plus la bienvenue.
- Comment as-tu fais pendant deux ans ? je lui demande en chuchotant.
C'est sûr que je ne suis pas l'aimant médiatique que Papa ou Sherlock peut être, mais juste assez pour que ma relation amoureuse avec le fils d'un « « policitien » » en vogue soit relativement connue. Et, vu leur toile d'araignée de relations, ils ont dû l'apprendre via des connaissances communes.
- Comment ça ?
- On… était publique, on ne se cachait pas, et pourtant on dirait qu'ils sont… surpris.
- Mes parents ont étouffé les rumeurs, mon père, corrige-t-il avec irritation. Il répondait que ce n'était pas vrai, qu'une façade, …
Je me crispe. Drago hausse des épaules.
- Et quand les médias, les journaux, ou les blogs à gossip parlaient de nous, mon père exigeait que je les appelle pour les corriger, ce que je refusais systématiquement.
J'hésite. Drago a déjà sacrifié beaucoup pour moi, pour nous. Et il continue à faire des efforts sans rien exiger en retour. Peut être… peut être cela suffit ? Peut être est ce mon tour de faire attention ? J'enlève ma main de la sienne en inspirant profondément.
- Drago… Peut être que l'on peut continuer comme ça ? Encore un an ou deux ? je propose. Ce n'est pas comme si ton père allait magiquement changer d'avis.
Drago considère sérieusement l'offre. Ce que j'apprécie. Je n'aurais pas été rassurée si il avait simplement refusé. J'aurais eu peur qu'il regrette. Mais il considère l'offre et prend mon visage dans ses mains.
- Elizabeth. Cela suffit. Il est temps pour moi de prendre un peu d'indépendance.
Regardant autour de lui, il a un petit sourire rassurant.
- Mycroft Holmes est là. Tu devrais le rejoindre. Je vais parler à mon père.
Illustrant ses propos, il termine son verre d'un trait et m'accompagne jusque Mycroft. Celui-ci porte un joli costume classique, avec un nœud papillon, et écoute poliment une femme d'un âge mur portant une robe bleue roi. J'hésite à retenir Drago. Je ne pense pas que cela va bien se passer. Et je pense qu'il le sait.
Drago semble lire mon hésitation, il me murmure doucement :
- Tout ira bien.
Il presse ses lèvres sur ma joue, salue aimablement Mycroft et la femme, puis s'éloigne d'un pas ferme. Je le regarde faire quelques secondes puis me tourne vers Mycroft, ignorant simplement et purement la femme que j'interromps même dans son histoire.
- Vous savez que ça va mal se passer.
Mycroft pince les lèvres, lance un sourire mielleux à la femme (Lady Smallwood apparemment), lui demandant de nous excuser. Il me prend par l'avant bas et m'emmène à l'écart, je souris en coin.
- On va danser ?
- Elizabeth, pourrais-tu te tenir ? soupire-t-il, excédé.
- Je n'aime pas être parlée sur ce ton, je réponds froidement. Vous avez réfléchi à ma proposition ?
- Je ne vais pas laisser le petit Malefoy à la rue, répond-il comme si c'était une évidence.
- Ah non ?
Je suis un peu surprise, j'avoue, mais j'essaye de prétendre que non. Je sens des regards pesants et soupire un peu plus.
- Vous allez ternir votre réputation si on vous voit discuter avec moi.
- Sherlock se charge déjà de ça, répond-il comme si nous avions une conversation légère.
Il me fait même un regard plus doux, presque complice. Je fronce les sourcils.
- Vous avez pitié de moi ?
- Je pense que Drago Malefoy aurait pu avoir cette conversation sans t'amener ici.
Ouais il a pitié. Super. Un excellent moment. Mycroft et moi échangeons des banalités. J'apprécie le temps qu'il prend pour rester en ma compagnie et ne pas me jeter aux requins que sont les invités de ce gala. Après une dizaine de minutes, une porte claque et la silhouette de Drago traverse la salle à grands pas.
- On se capte plus tard, Mycroft.
Je fais semblant de ne pas voir son regard noir et suis Drago le mieux possible, mais le bougre est plus rapide qu'il en a l'air. Je finis dans des toilettes luxueuses et referme la porte derrière moi. Drago est penché sur un lavabo, ses épaules prises de sursauts et la tête baissée. Je m'avance avec hésitation.
- Drago ?
Il se crispe et inspire profondément, articulant froidement :
- Sors, Elizabeth.
Je ne suis pas certaine qu'il pense ce qu'il a dit. Je suis d'avis que les messages cachés sont des conneries, et si quelqu'un me dit quelque chose, je le prends littéralement. C'est peut être la faute de Sherlock maintenant que j'y pense.
Quoiqu'il en soit, je m'avance à nouveau. Dans le reflet, je peux voir ses yeux rouges et gonflés. Je me crispe un peu plus et pose lentement sa main sur le haut de son dos. Je vois une grimace douloureuse sur son visage avant qu'il éclate en sanglot. Je sens ma culpabilité me nouer la gorge, et le prends dans mes bras.
Après quelques minutes, il se recule et essuie ses yeux longuement avant d'inspirer profondément.
- Rentrons.
Il avale sa salive, me fait un espèce de sourire forcé et m'emmène vers la sortie. Quand la porte s'ouvre, Lucius et Narcissa Malefoy sursautent, attendant visiblement que nous sortions. Drago se crispe contre moi.
Bon je crois que c'est mon tour d'intervenir ?
- Merci beaucoup de votre invitation, je roucoule. Drago et moi allons prendre congé maintenant.
Drago ne regardent pas ses parents. Je vois le regard suppliant et larmoyant de Narcissa tandis que Lucius serre le poing, me regardant dédaigneusement.
- Nous voulions nous assurer que vous ne vous éternisiez pas.
- Ce serait mal me connaître.
Je sors de là, les bousculant au passage tandis que Drago me suivre sans un mot, incapable d'articuler quoique ce soit. Dans le taxi, je vois ses mains tremblées, je le vois se mordre la lèvre et regarder par la fenêtre en cherchant quelque chose dans le paysage. Quelque chose qu'il ne trouve pas.
Il claque la porte en rentrant, allant directement dans la chambre. Je l'entends se déshabiller si agressivement que j'ai peur qu'il déchire ses habits. Je vais dans la salle de bain, je me démaquille en faisant semblant ne pas entendre ses pleurs étouffés. Je mets mon pyjama, écoutant ses reniflements discrets. Quand je suis prête, je frappe bruyamment à la porte. Après quelques secondes, il m'ouvre la porte les yeux encore rouges.
- Tu veux une tasse de thé ? je propose doucement.
Je suppose que la grimace qu'il me lance était sensée être un sourire rassurant.
- Non, merci.
Je me glisse dans les draps et le regarde. Il est planté au milieu de la pièce, bras ballant, le teint pâle, les yeux rouges et dans le vide. Après un temps, il semble se ressaisir et me rejoint. Timidement, je passe mes bras autour de lui et il se blottit en silence.
Je ne sais pas trop si il dort de la nuit. Mais quand je me réveille, il est déjà hors du lit. J'entends la machine à café. Je le rejoins prudemment. Il me tourne le dos, déjà habillé, et les épaules crispées. J'inspire et souris, tentant :
- Bien dormis ?
Il ne me répond pas, mettant son café dans un thermos en terminant de faire son sac, prétendant ne pas me voir, ni m'entendre. Je me crispe et m'assois au plan de travail.
- Drago ?
Il ferme son sac, regardant autour de lui pour voir si il a oublié quelque chose.
- Tu m'ignores ?
Ses lèvres se pincent. Il m'a entendu cette fois. Il se tourne vers moi, son expression est glaciale. Je relève un sourcil.
- Non, je suis juste pressé.
- Tu penses bien mentir ?
J'essaye de retenir mon ton hargneux, et d'essayer d'avoir l'air intéressée, mais je pense échouer. Drago serre le poing contenant son thermo.
- Elizabeth… j'ai été… renvoyé de la famille, m'explique-t-il lentement comme si j'étais une demeurée.
- Je suis désolé, je m'exclame. Je le sais !
- Et c'est de ta faute, continue-t-il.
Je m'arrête net et le regarde en arquant un sourcil.
- Quoi ?
- C'est toi qui m'as forcé, soupire-t-il, froidement.
- Je ne t'ai forcé à rien, et si tu préfères rejoindre un groupe de blancs suprématistes, la porte est grande ouverte, je siffle.
- Ma porte ? se moque-t-il, éclatant d'un rire aigris.
Je serre les dents et regarde le plan de travail en essayant de ne pas dire des choses que je pourrais regretter.
- Tu peux les retrouver, je ne vais pas t'en empêcher.
- Tu m'as demandé de choisir entre toi ou ma famille.
- Et je t'ai choisis toi malgré certains de mes principes, je réponds froidement en relevant la tête vers lui.
- Principes ? répète-t-il mais il est interrompu par des coups clairs à la porte.
Je soupire, bien décidée à prétendre ne pas être là.
- Je vais défoncer cette porte ! aboie une voix grave.
Drago fronce les sourcils, très perturbé, et va ouvrir la porte, j'entends quelques mots de salutation très vite articulée suivit d'un :
- Il était temps qu'il y ait un nouveau dans le clan des déshérités ! Meda et moi on s'ennuyait.
Pénètre dans un cuisine, un homme, plutôt grand, avec de longs cheveux noirs relevés en queue de cheval d'où s'échappent quelques mèches rebelles, des yeux gris et un sourire ravageur. Il porte une veste en cuire et des docs martens noires ayant déjà bien vécu, ses oreilles sont percées, ses doigts sont bagués, et pourtant son attitude est aristocratique.
Je baisse les yeux vers ma tenue en rougissant, encore en pyjama, un short trop petit et un débardeur. Drago enlève son manteau et le passe sur mes épaules comme si nous n'étions pas sur le point de nous séparer une seconde auparavant.
- Keske…
L'homme a un sourire en coin et regarde Drago en lui faisant un clin d'œil.
- Je ne savais pas que j'arrivais au mauvais moment, mon très cher cousin.
- Arrivé sans invitation est arrivé au mauvais moment, répond sombrement Drago.
Donc personne ne va me présenter ?
- Comment avez-vous su que…, commence Drago mais il est encore une fois interrompu.
- Tutoie moi ! s'exclame l'homme en regardant avec curiosité nos ustensiles de cuisine.
- Je suis Elizabeth Watson, j'introduits fermement en tendant la main, avec détermination.
- Oh, j'en oublie les usages, roucoule l'homme en prenant ma main et embrassant le dos de celle-ci. Sirius Black.
O-Oh.
Je souris en coin et Sirius me rend mon sourire.
- C'est donc la raison de ton arrivée sur le droit chemin ? demande Sirius à Drago, faisant un signe de tête vers moi.
