Beta Dray Mione Potter-Malfoy
OoO
PDV BELLA
LAISSE-MOI TRANQUILLE
« Dans tes rêves. » murmurai-je amusée.
Je pouvais le voir calme dans son lit mais je ne savais pas s'il dormait.
Une fois toutes les pièces passées sous contrôle, je fis abstraction de Monsieur et Madame Cullen en plein câlin, au moins ils avaient toujours leurs vêtements, vérifiai les alarmes et partis me coucher.
Je lui parlerais demain.
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Cela faisait dix minutes que j'essayais de forcer cette putain de porte. Mon dieu ! Alice se moquerait de moi si elle me voyait.
Bon… c'est vrai qu'il était encore tôt mais je n'arrivais plus à dormir. J'avais envoyé la lettre à Emmett par mail mais il ne m'avait pas répondu. Je voulais la confirmation que c'était bien les Volturi et apparemment, Emmett les connaissait bien.
Mais que voulaient-ils ?
Edward avait-il vraiment leur bien ?
Est-ce qu'il savait pour cet objet ?
Ou non ?
Nous cachait-il quelque chose ?
Est-ce que les Volturi l'avait contacté ?
J'étais perdue, j'avais besoin de réponse, je voulais... Je ne savais pas trop ce que je voulais... Je savais seulement que je voulais Edward en vie et je voulais aussi qu'il m'affirme qu'il ne savait rien.
J'entre doucement dans sa chambre et m'assois dans un fauteuil. Je le regarde dormir, si paisible. Il est tellement simple de tout oublier en dormant. Je me force à ne pas détailler son corps parfait. Pourquoi fallait-il qu'il dorme torse nu ? Je dois vraiment être en manque pour que des images érotiques arrivent dans mon esprit.
Plus je le fréquentais, plus je le trouvais attirant.
« Tu sais, normalement, ce sont les hommes qui veillent sur le sommeil de leur princesse. » dit Edward d'une voix endormie.
Je le regarde, étonnée.
« Princesse ? » demandai-je étonnée et amusée.
« Ouais. » dit-il gêné
Je le vois triturer sa couette pour cacher son érection. Je souris gentiment.
« Tu es là depuis longtemps ? »
Je jette un œil à son réveil.
« Une heure. » dis-je
« Tu sais, je t'en veux. »
« Je sais. »
Nous nous fixons sans rien dire.
« Tu dois me parler Edward. »
Ma voix était légèrement cassée. Signe de faiblesse qu'Edward avait dû voir. J'avais même baissé les yeux. Ça me prenait aux tripes. Wesley avait raison, s'impliquer émotionnellement était vraiment trop compliqué. Il m'avait raconté son histoire avec Fox, ils en avaient bavé tous les deux.
Edward souleva sa couverture pour que je le rejoigne, j'hésite mais finalement je le rejoins. Il me prit dans ses bras pour me caler contre son torse chaud. Au début, je me tendis, mais les mots doux d'Edward me calmèrent. Nous restons en silence quelques instants, et je dois l'avouer, ça me fait du bien, comme si toute la tension était tombée de mes épaules.
« Tu sais même les plus forts ont des moments de faiblesse. »
« Je ne peux pas être faible, je ne peux pas me relâcher. » dis-je d'une voix ferme mais lasse.
« Pourquoi cela ? » demande-t-il étonné
« Parce que si je me relâche, tu meurs. »
« Je pourrais mourir, Bella. Je ne meurs pas forcement. »
« Et si c'était le cas ? » dis-je d'une voix tremblante.
« Est-ce que c'est une façon détournée de dire que tu tiens à moi ? »
Je ferme douloureusement les yeux. J'avais la même sensation qu'avec mon père, les même sentiments.
« Oui, je tiens à toi, sinon je ne serais pas ici. » dis-je me tortillant les doigts.
J'évite de le fixer, même s'il m'était difficile de le voir dans notre position. Il m'embrasse sur la tempe.
« Génial. »souffle-t-il « Je n'arrive plus à t'en vouloir. »
Je pouffe de rire mais je ne voulais pas louper son air contrarié de petit garçon trop gâté. Mais même ainsi j'avais envie de lui sauter dessus. Alors pour une fois, je suivis mon instinct qui m'ordonnait de poser mes lèvres sur les miennes. Mais à bien y réfléchir, je ne sais pas si c'était mon instinct ou mes hormones qui prenaient le dessus...
« Désolée. » murmurai-je contre sa bouche.
Rapidement, notre baiser devint plus enflammé. Je me retourne pour me retrouver face à lui. J'étais quasiment allongée sur lui. J'avais envie de m'assoir à califourchon sur lui mais cela aurait pu déborder et je ne savais pas si notre relation était prête à subir ce qui aurait indéniablement suivi. Mes mains se baladent sur son torse nu alors que les siennes glissent sous mon haut, je gémis à son toucher délicat. Personne n'avait eu autant de tendresse pour moi.
Nous nous séparons à bout de souffle.
« Il faut aller petit déjeuner. » dit-il.
« Oui mais après nous devons parler Edward. » dis-je d'une voix plus ferme.
Il pinça les lèvres avant de m'embrasser rapidement puis se leva.
Ses parents étaient déjà à table.
« Bonjour les jeunes. » dit gentiment Monsieur Cullen.
Jeune ? Moi ? Oui j'avais 19 ans, malgré les horreurs que j'avais pu voir. J'oubliais parfois que ma vie était beaucoup trop remplie pour mon âge.
« Salut ! » dit joyeusement Edward.
« Bonjour Monsieur et Madame Cullen. » dis-je plus froidement.
« Au fait, que s'est-il passé hier soir ? J'ai entendu un objet se casser. »
Esmé Cullen, pinça les lèvres et moi je souris gentiment.
« Tu as passé une bonne nuit mon chéri ? » sourit sa mère.
« Bof, mais le matin était plus agréable. »
Il me sourit. Sa mère allait me détester encore plus.
Nous mangeons en silence quand mon téléphone sonna. Je sortis de la pièce avant de prendre l'appel d'Emmett. Je savais que c'était lui, j'avais une sonnerie pour chacun de mes contacts. Cela s'avérait pratique dans certain cas.
« Un soucis ? » demandai-je
« Et toi ? » dit-il amusé « Tu n'as tué personne ? A part ma bonne humeur matinale avec tes mails à 6 heures ? »
Je grogne.
« Est-ce que tu confirmes que c'est eux ? »
« Oui, comme tu l'as dit, ils l'ont signé et par leurs prénoms. Parce que personne ne les connait. »
« Dis-moi que ce n'est pas ton cas ? » le suppliai-je
« En tout cas, cette lettre va nous permettre d'avancer. »Votre mari A payé. Si nous ne reprenons pas notre bien.
Votre fils aura Droit au même sort que votre mari. Nous savons qu'il sAit. » Edward doit détenir quelque chose, tu lui as demandé ? »
« Pas encore. On doit en parler. »
Je ferme les yeux. J'en avais marre de cette situation.
« Tu connais leurs noms ? Ça pourrait nous servir à quelque chose ? »
« A. D. A. Aro, l'ainé, Démétri et Alec. Tu es avancée ? »
« Non mais c'est toi le génie* de l'informatique. » grognai-je
« Et s'il ne sait rien ? »
« Son frère ? »
« Peut-être. Mais j'en doute. » souffle Emmett. « Mais peut-être qu'il y a des indices. Le père d'Edward devait avoir ce bien depuis un certain temps. »
« Pourquoi ? »
« Ils ont voulu le récupérer avant de le tuer. »
« Un mort ne parle pas. » commentai-je sombrement.
« Exact. Si cela se trouve, il a laissé des indices, savant surement sa fin proche. »
« Oh merde ! Fait chier. » grognai-je
« Quoi ? » dit mon correspondant légèrement amusé
« J'ai jamais été douée à chercher le trésor... »
Nous sourions tous les deux à ma bêtise.
« Es-tu sur de ce que tu avances ? » je demande plus sérieuse.
« J'y ai réfléchi toute la nuit Bella. » souffle-t-il
« Je confirme ! » entendis-je une voix derrière le combiné du téléphone.
Hein ? Quoi ? J'ai loupé un épisode ? Ils s'étaient enfin sauté dessus ?
Mais il raccroche avant que j'ouvre la bouche. J'avais à peine eu le droit à un bref « salut. »
Je regarde mon téléphone comme une idiote.
« Bella ? Ca va ? »
« Oui oui. » dis-je vaguement.
Nous retournons à table.
« De bonnes nouvelles ? » demanda assez froidement Esmé Cullen.
« Peut-être. » dis-je évasivement
Je voulais retourner dans mes pensées pour analyser la conversation que nous avions eu mais Monsieur Cullen était d'humeur bavarde.
« Alors Bella, comment avez-vous décidé de faire ce métier ? » me dit-il
J'haussai un sourcil dans sa direction.
« Celle-là, on ne me l'avait jamais posée. » dis-je moqueuse et amusée.
Je n'allais pas répondre à sa question mais depuis le début du repas, je sentais le regard glacial de la matriarche de la famille sur moi. Et le dernier qui a porté un regard comme ça sur moi est mort.
« Et vos parents ? Qu'en pensent-ils ? » demande-t-elle d'un ton froid.
Je grinçai des dents. Normalement, je ne répondais pas à cela mais je ne pouvais plus me taire.
« Ma mère a tué mon père sous mes yeux alors que j'avais dix ans, elle voulait m'enrôler dans son institution, institution qui essaye de tuer votre fils. » dis-je essayant de mettre le moins d'émotion dans ma voix.
Bien sûr, il y a eu un gros blanc... Edward qui, même sans connaitre mon histoire, me serra gentiment la main. Malgré le froid, j'étais fière de moi. Elle devait comprendre qui elle avait en face d'elle et si je devais lui rappeler régulièrement, je le ferais.
« Et je l'ai tuée alors que j'avais douze ans. Ça m'a pris deux ans avant de la retrouver mais j'étais jeune et sans expérience. » expliquai-je la fixant droit dans les yeux. « C'était la première fois que je tuais. »
Je savais que j'allais choquer, et je l'acceptais mais après quelques secondes, je me demandais quelle serait la réaction d'Edward par rapport à ma révélation.
Me prendra-t-il pour un monstre ?
Me fuira-t-il ?
Je me risquais à jeter un coup d'œil dans sa direction et je n'étais pas plus avancée. Certes, sa main était toujours dans la mienne mais il avait l'air dans la lune, perdu dans ses pensées.
« Et bien... Euh... » bafouille-t-elle
« Il faut que vous compreniez madame, que je ne suis pas une enfant de cœur et que je suis encore moins là pour m'amuser. Alors arrêtez de faire comme si j'étais votre ennemie. Vous ne m'appréciez pas ? Peu m'importe mais ayez au moins la décence de garder vos réflexions pour vous. Parce que je ne suis pas connue pour être d'une patience exemplaire. » grognai-je plus que je ne parlais.
Il était clair que je la menaçais.
« Je ne viens pas interférer dans votre job, faites-en autant. »
Je la vois gênée pour la première fois de ma vie. Elle acquiesça brièvement.
« Parfait. »
OoO
« Il s'est passé quoi avec ma mère ? » demanda Edward alors que nous étions sous la véranda mais à l'abri des plantes
J'avais mon ordinateur avec moi, pour suivre ce qui se passait autour de nous.
« Tu sais que normalement, c'est moi qui pose les questions et toi qui y répond ? » dis-je amusée
« Bella... » souffle-t-il « Tu ne peux pas répondre simplement au lieu de poser une autre question ? »
« Très bien. » soufflai-je à mon tour. « Ta mère nous a caché des choses importantes. »
« Oh. Elle ne voulait pas mal faire. »
« Je sais. » dis-je froide. « Mais cela aurait pu te coûter la vie. Tu en es conscient ? » demandai-je en le fixant.
« C'est ma mère. »
« Ce n'est pas parce qu'elle t'a donné la vie qu'elle peut te la pourrir ou même te la reprendre. »
Il médite sur mes paroles. Doucement, parce que je ne savais pas trop comment m'y prendre, je prends sa main dans mienne et pose ma tête sur son épaule. J'aimais bien son contact.
« Est-ce que ton père t'a légué quelque chose Edward ? Je veux dire quelque chose d'important, ou même de bizarre ? » demandai-je inquiète
OoO
A suivre...
