Moi : Salut les gens ! Voilà le chapitre 35, un chapitre bien différent des autres ! n_n

Kyoya : Et il a quoi de spécial, vu que je ne suis pas Ryu et que je ne les lis pas en avance ?

Moi : Ce chapitre est entièrement du point de vue de Ryuga ! n_n

Ryuga : Ouais, du coup ça change.

Chris : J'ai hâte de voir ce que ça donne !

Moi : Avant de commencer, je dois vous dire quelque chose. Il y a eu un update concernant mes vacances !

Ryuga, Kyoya et Chris : Ah ?

Moi : Je pensais que je partais environ une semaine…mais en fait je pars 10 jours. Donc je reviens chez moi le 13 août, dans deux semaines à partir d'aujourd'hui en fait… Ce qui veut dire que le prochain chapitre du blog des bladers est décalé d'une semaine, je le posterai le 18, et que le prochain chapitre de Mon réconfort n'arrivera que dans trois longues semaines… ^^'

Kyoya : Hallelujah, le répit dure plus longtemps que prévu !

Chris : Nos vacances là-bas aussi du coup ! ^^

Kyoya : Ah… Ah merde, ça j'y avais pas pensé…

Ryuga : *ricane*

Moi : Voilà, ça c'est dit, donc maintenant on peut faire le disclaimer et laissez place au chapitre ! Qui se dévoue ? ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde ! n_n


Réponse aux reviews :

Komachu : Oui j'ai compris, tu veux que Ziggurat en prenne plein la tronche ! XD
Okay Nile, comment gérer tous ses problèmes ? XD

Jinwrite : C'est un choix de laisser beaucoup plus transparaitre le côté oméga de Kyoya que le côté alpha de Ryuga ! C'est une manière de montrer que Kyoya se sent beaucoup + défini par le fait d'être un oméga que Ryuga par le fait d'être un alpha. Accessoirement, comme Ryuga est sous suppressant, son côté dominant et agressif est atténué. Voilà ! n_n
Oui, tu peux aller zigouiller Ziggurat ! XD

Marius : Trois enfants, dans la vraie vie, c'est pas toujours super… Le fameux enfant du milieu, coincé dans la place la plus inconfortable ! Moi je n'ai qu'une grande sœur, donc on est une fratrie de deux, mais ma meilleure amie a une fratrie de trois et est le fameux enfant du milieu ! C'est pas toujours drôle ! X)
J'imagine même pas la réaction qu'on peut avoir quand on se fait mettre la pression à 18 ans pour avoir des enfants ! Bonjour l'angoisse !
P.S : (Moi : Maldeka, j'ai dit à Kiddou que tu voulais faire la paix… Il a explosé de rire, et actuellement il rigole encore… ^^' Law : *ricane* Je crois que ça veut dire non. Moi : ^^')


Après avoir laissé Kyoya et presque tout le reste de la bande à leur cours de marketing, normalement je suis censé aller surveiller les couloirs jusqu'à environ 17H, mais là c'est mort. Je suis beaucoup trop énervé pour ça. Tant que j'aurai pas retrouvé cet enfoiré de Julian et que je lui aurai pas fait comprendre que là, il a définitivement dépassé la limite de ma putain de patience, je pourrai pas me concentrer sur autre chose. J'vais pas le cogner, j'suis pas con, mais je vais lui faire passer l'envie de recommencer un truc pareil. Je l'avais déjà eu très mauvaise quand il avait tailladé le dos de Damian, mais là… Déjà, il s'en est pris au mec que j'aime, donc j'ai envie de l'atomiser, mais en plus il aurait pu le tuer, merde ! Soit il n'a même pas pensé au fait qu'en faisant tomber Kyoya dans les escaliers il pourrait le tuer, et dans ce cas-là il est très con en plus d'être totalement tordu, soit il y a bien pensé et il l'a fait quand même, et alors c'est définitivement un putain de psychopathe. Mais que ce soit l'un ou l'autre, actuellement je m'en fous totalement. Il a fait volontairement tomber Kyoya dans les escaliers, et je vais bien lui faire comprendre que s'il refait un truc pareil, on retrouvera pas tous les morceaux de son cadavre.

Comme il n'a pas cours, je suis pratiquement sûr de savoir où est passé ce petit fils de pute. Il ne peut pas être avec son pote avec une coupe émo moche là, Wales, parce que lui il a cours, donc il doit être en train de fumer derrière le dortoir. Il fume assez régulièrement, mais surtout quand il est fier d'un de ses coups, alors c'est sûr qu'il y sera. Je vais lui faire bouffer son putain de mégot et prier pour que ça lui foute le feu de l'intérieur et qu'il devienne une torche humaine. Non, en vrai je vais pas faire ça, mais je vais en rêver cette nuit. Sur le chemin vers le dortoir Alpha, je croise quelques élèves qui n'ont pas cours ou qui sont en retard, et vu la tronche qu'ils tirent tous, je dois avoir mon expression des très mauvais jours. Moi je ne m'en rends pas compte, mais c'est pratiquement sûr que j'ai effectivement mon expression de « je passe une très mauvaise journée et j'ai envie de commettre un meurtre ».

Arrivé près du dortoir, je fais le tour pour aller derrière le bâtiment, face à la forêt. C'est là que les élèves vont pour fumer, et pas que du tabac, et faire à peu près tous les trucs qu'ils veulent garder secrets. Après, y a les types comme moi qui y vont simplement pour être un peu tranquille. Et comme je m'y attendais, cette petite pute de Julian Konzern est en train de fumer ici, appuyé contre le mur du dortoir. Il est là, appuyé tellement insupportablement nonchalamment contre ce foutu mur blanc en crépi, sa clope fumante entre l'index et le majeur de sa main droite. Il a enlevé sa saleté de veste en queue-de-pie, donc il est là avec sa putain de chemise noire retroussée aux coudes. On dirait le cliché du beau mec que toutes les meufs veulent se taper dans une comédie romantique, avant de se rendre compte que le mec est certes beau, mais que c'est surtout un gros connard. Remarque, c'est ce qu'est cette blondasse de merde : un beau mec, mais surtout un gros connard, et un énorme psychopathe par-dessus le marché. Putain, à le voir là comme ça, un putain de sourire satisfait aux lèvres, ça me donne envie de lui prendre la tête et de la lui racler contre le crépi du mur. Ouais, ça aussi j'en rêverai cette nuit.

-Ça va Konzern, je te dérange ? Grondé-je froidement pour attirer son attention.

Julian ne sursaute pas, il sait que je suis là depuis un moment, il m'a sans doute vu arriver du coin de l'œil ou alors il m'a entendu. Sa seule réaction, c'est de sourire encore plus et de ramener sa cigarette à ses lèvres pour tirer une autre bouffée, ne prenant même pas la peine de tourner la tête vers moi. Je déteste ce petit con, je le hais !

-Non, pas du tout Ryuga, me répond-il avec une désinvolture tellement énervante. Que me vaut le plaisir ?

-Comme si tu ne le savais pas, grogné-je en réponse. Tu sais très bien pourquoi je suis là.

-Non, je ne vois pas de quoi tu parles, rétorque-t-il en essayant d'avoir un ton de voix innocent. Je n'ai rien fait récemment. Je suis juste allé dans ma chambre récupérer mon paquet de cigarettes, je suis passé voir Wales avant qu'il parte en cours, et je suis redescendu ici pour fumer. Il s'est passé quelque chose entretemps ? Je ne suis pas au…

-Arrête de jouer au plus malin avec moi, espèce de sale petit con complètement tordu, le coupé-je froidement et rageusement, sentant mon cœur battre plus fort dans ma poitrine et serrant mes poings au point que j'en enfonce mes propres ongles dans les paumes de mes mains.

Je n'avais jamais insulté Julian avant, pas directement en tout cas, j'avais toujours réussi à me contenir, mais là je commence à exploser. Face à ce subite changement de comportement chez moi, la blondasse sursaute et tourne enfin la tête vers moi. Je ne sais pas quelle expression j'ai actuellement sur mon visage, mais visiblement elle doit être assez effrayante vu la manière dont il se décompose soudainement. Putain, ça c'est bien jouissif.

-Tu sais très bien pourquoi je suis là, espèce d'enfoiré, dis-je en me rapprochant de lui. Tu as fait un croche-pied à Kyoya dans les escaliers. Félicitations d'ailleurs, à cause de toi il s'est foulé la cheville.

J'ai beau me rapprocher de lui assez lentement, Julian ne bouge pas. Je crois qu'il est paralysé de terreur, il a les jambes qui tremblent mais il n'essaie même pas de faire un pas en arrière. C'est sûr que pour un lâche pareil, ça doit faire peur de se retrouver dans une situation pareille, obligé de faire face à ses propres actes avec quelqu'un qui n'est pas prêt à lâcher l'affaire. Parce que oui, je ne compte vraiment pas le lâcher. Il a fait tomber mon petit-ami dans les escaliers, il aurait pu le tuer, alors je compte bien lui faire payer son acte en lui collant la trouille de sa vie. Une fois assez près de Julian, je le saisis par le col de sa chemise et le plaque contre le mur du dortoir, lui faisant lâcher sa cigarette à moitié fumée et pousser un petit gémissement apeuré ridicule. Il est tellement paralysé par la peur qu'il ne pose même pas ses mains sur mon bras pour essayer de me faire lâcher. Ou alors il sait parfaitement qu'il ne pourra pas me faire lâcher donc il n'essaie même pas. Dans tous les cas, l'expression de terreur sur son visage me fait extrêmement plaisir à voir. Il fallait pas m'énerver.

-J'en ai plus qu'assez de toi, sale gamin psychopathe pourri-gâté, dis-je le plus froidement possible, les yeux pleins de haine. Déjà quand tu as tailladé le dos de Damian, j'ai eu une sacrée envie de t'en coller une, mais là t'as dépassé les putains de bornes. Et pourtant les bornes, j'ai pas cessé de les repousser depuis trois putains d'années que t'es là ! Mais là… Là, c'est fini, je vais plus laisser passer. T'es inconscient ou juste complètement taré ?! Tu te rends compte que t'aurais pu tuer Kyoya en le faisant tomber dans les escaliers ?! T'aurais fait quoi s'il s'était brisé la nuque en tombant ?! T'aurais été voir sa mère et son frère et tu leur aurais dit « Désolé, je voulais pas le tuer, juste lui faire du mal parce qu'il a osé me remettre à ma place » ?!

Au fur et à mesure, Julian blêmit de plus en plus. C'est bien ce que je pensais : il n'avait même pas pensé au fait qu'il pourrait tuer Kyoya en le faisant tomber dans les escaliers. Putain d'inconscient. J'agis d'abord parce que je suis en colère et vexé comme un pou, et ensuite je réfléchis, c'est ça sa mentalité.

-T'es vraiment qu'un abruti complet. À force d'aller chez le coiffeur, le sèche-cheveux a fait cramer tes neurones ? Ricané-je sans trouver ça drôle, juste pour être méchant, parce que là j'ai envie de l'être. Je te préviens Konzern, si tu refais encore du mal à un de mes potes, si tu oses recommencer un truc pareil, je vais te tabasser bien à l'abri dans la forêt et je vais pas faire semblant. Rien à foutre de me faire virer, si je peux t'empêcher de faire du mal à des innocents qui ont juste eu l'envie de te tenir tête. Crois-moi Konzern, je ne blague pas. Tiens-toi tranquille, sinon tes parents vont te récupérer dans un sale état. D'un côté, tu sais quoi ? Vas-y, recommence, parce que j'ai tellement envie de pouvoir foutre mon poing dans ta sale gueule.

Sur cette dernière menace, je lâche ce petit connard blondinet, qui se laisse glisser le long du mur jusqu'à finir assis contre ledit mur. Il s'est mis à pleurer de manière incontrôlée au moment où je lui ai dit que je le tabasserai sans me retenir s'il refaisait un truc de ce style, on dirait un gamin apeuré. Tellement pathétique. Le message est passé au moins, ça c'est sûr. Bien, maintenant que j'ai pu décharger ma haine et que je me sens plus calme, je peux retourner faire mon boulot, c'est-à-dire surveiller les couloirs. Les mains dans les poches, je retourne vers les bâtiments de cours, ayant presque envie de siffloter. Putain, ça m'a fait tellement de bien de mettre un coup de pression pareille à ce petit con de Konzern et de le voir pleurer comme un gosse de 5 ans. Je me sens beaucoup mieux, même si je pense toujours à Kyoya. J'espère que sa cheville ne le fait pas trop souffrir… Et encore, je suis soulagé pour lui que ce ne soit que foulé et pas cassé. Je me suis cassé la cheville quand j'avais 16 ans, j'oublierai jamais la douleur que ça provoque.

Très vite, je suis de retour à mon habituel poste de l'après-midi, et je déambule nonchalamment dans les couloirs, mon téléphone à la main. Surveiller les couloirs, c'est d'un ennui ! Les étudiants ne trainent JAMAIS dans les couloirs, pour la simple et bonne raison qu'ils sont tous au courant que sécher les cours est une très mauvaise idée et qu'ils ne veulent pas avoir d'ennuis. J'ai l'impression d'être aussi utile qu'un ficus moi quand je surveille les couloirs… Mais bon, mon père dit que si ça se passe si bien, c'est justement parce que je surveille les couloirs et que du coup je dissuade les étudiants d'essayer de sécher. Moi j'ai comme un doute…

-Ryuga, appelle calmement une voix devant moi.

Je relève tout de suite la tête parce que je reconnais cette voix, c'est la voix de mon père. Mon père ? Mais qu'est-ce qu'il fait dans les couloirs à cette heure-ci ? Il devrait être dans son bureau…

-Papa ? Qu'est-ce que tu fais là ? Lui demandé-je, rangeant mon téléphone.

-Je te cherchais, je dois te parler, me répond-il simplement. Viens, allons dans mon bureau.

Je ne sais pas comment je dois prendre cette information… Quand mon père dit ça, soit il a un truc important à me dire concernant l'école, soit j'ai fait une connerie et je vais me prendre un sermon. J'espère très fort que c'est la première option, parce que se faire passer un savon par son père quand on a bientôt 26 ans, ça fait quand même très mal à l'égo… Et puis j'ai pas fait de conneries récemment, enfin si on exclut que je viens de menacer un étudiant de le tabasser, mais l'étudiant en question est un connard fini et mon père ne peut pas être au courant. Curieux, et un peu anxieux je dois le reconnaitre, je suis donc mon père jusqu'au bâtiment de l'administration. Son bureau y est, au troisième étage, qui est le dernier. Le bureau de mon père est impeccablement rangé, en permanence. Même son bureau est super bien rangé. Jamais un des livres qu'il était en train de lire n'y trainait, il n'y avait jamais de feuilles ou de stylos en vrac dessus non plus. Pour le coup, je n'ai pas hérité de ce côté hyper organisé et méthodique de mon père, j'ai plutôt hérité du côté bordélique de ma mère.

Une fois qu'on est tous les deux arrivés dans le bureau, mon père referme la porte derrière nous et vient s'appuyer sur son fameux bureau en acajou si bien rangé, pas vraiment assis dessus. Ce n'est pas étrange venant de lui, il ne s'assoit jamais derrière son bureau pour me parler à moi, sauf quand j'arrive et qu'il est déjà assis à son bureau.

-Qu'est-ce qu'il y a papa ? Demandé-je en voyant mon père croiser les bras mais ne toujours rien dire.

-Tout à l'heure, des étudiants t'ont vu te diriger vers l'infirmerie avec un première année dans tes bras, répond mon père, passant une main dans ses cheveux blancs faussement pas coiffés. Les bruits vont vite dans cette école, tu le sais, et c'est très vite remonté jusqu'à moi. Que s'est-il passé ?

-Oh, je comprends mieux, soupiré-je, soulagé que ce ne soit que ça. Ce première année, c'était Kyoya. Tu sais, c'est l'un des étudiants avec qui je traine. Il est tombé dans les escaliers. Enfin, « tombé »… Quelqu'un l'a fait tomber.

-Je sens que c'est encore un coup de Julian Konzern ça, et que comme d'habitude, il n'y a aucune preuve qui permettrait de le mettre face à ses actes et de le renvoyer, rétorque mon père avec lascivité, n'ayant même plus la force de s'énerver comme moi. Bon, Kyoya va bien j'espère ?

-Ç'aurait pu être bien pire. Il est tombé dans des escaliers quand même… Il s'est juste foulé la cheville gauche, mais je suppose qu'il doit avoir mal partout et qu'il va avoir des bleus sur les bras et les jambes, il ne veut simplement pas le dire pour ne pas m'inquiéter. L'infirmière lui a prêté des béquilles, et je l'ai accompagné en cours. Je suppose que comme il n'a qu'un seul cours qui ne va pas se terminer tard, il va appeler sa mère pour qu'elle vienne le chercher et l'emmène chez le médecin, il a besoin d'une attèle.

-Tant mieux.

-Je te jure que j'en ai plus qu'assez de ce petit enfoiré de Konzern. J'en peux plus de le voir faire du mal à des étudiants qui ont eu le « culot » de lui tenir tête ou qui ne lui reviennent simplement pas. Il a toujours eu un côté sans limites, mais là il a été trop loin ! Putain de merde, il aurait pu tuer Kyoya !

En reparler, ça fait ressurgir ma colère. J'ai une énorme envie de frapper dans quelque chose, mais j'ai peur de casser quelque chose alors je me contente de serre les poings de toutes mes forces, quitte à me faire saigner en enfonçant trop mes ongles dans les paumes de mes mains. Je sens que ce soir à la muscu, je vais choper un sac de sable et me défouler dessus. Mon père me regarde sans bouger, et d'un seul coup il soupire d'une manière étrange. C'est comme s'il avait quelque chose à me dire, mais qu'il ne voulait pas vraiment me le dire…

-Écoute Ryuga… S'il te plait mon grand, sois honnête avec moi, dit-il en se décollant de son bureau, venant vers moi. Est-ce qu'il y a quelque chose entre Kyoya et toi ?

Je reste bouche bée et je n'arrive pas à répondre immédiatement, ce qui trahit déjà ma réponse. Et merde, voilà le moment que je redoutais sans doute le plus… Je dois bien avouer que…j'étais presque sûr que mon père finirait par remarquer la complicité entre Kyoya et moi, les sentiments qu'on partage. C'était presque inévitable pour moi. Bon, allez, maintenant je dois assumer. Hors de question de me défiler devant mon père, c'est pas comme ça qu'il m'a élevé.

-Oui papa, il y a quelque chose entre nous, répondé-je après un soupir.

-Ryuga… commence mon père.

-Je sais papa, j'ai rompu la promesse que je t'avais faite, mais je te jure que j'ai pas fait ça sur un coup de tête ! Le coupé-je, voulant m'expliquer et justifier ma décision. Entre Kyoya et moi, c'est pas juste une histoire de sexe, on s'aime vraiment ! C'est la première fois…que j'aime vraiment un mec. Alors oui, il a fallu que ça tombe sur un étudiant de première année, mais je suis vraiment amoureux papa, crois-moi, et lui aussi il m'aime vraiment.

-Je sais fiston, réplique-t-il en souriant légèrement.

-Attends… Quoi ? Comment ça ? T'es…T'es pas en colère ? Tu me fais pas la morale ?

-Ryuga, ça fait quatre ans que tu travailles ici, quatre ans que tu tiens cette promesse sans problèmes. Je me doute bien que si tu as rompu cette promesse, ce n'est pas juste parce que Kyoya te plaisait physiquement et seulement physiquement. Et puis...quand je te vois t'énerver comme ça parce qu'on lui a fait du mal, je sais que tu n'exagères pas et que tu es vraiment amoureux. La seule autre personne pour laquelle tu t'es déjà mis autant en colère, eh bien c'est ton frère.

-Est-ce que ça veut dire…que tu vas pas me forcer à rompre avec Kyoya ?

-Bien sûr que non enfin, tu me vois sérieusement faire ça ?

-Et…t'es content pour moi ?

-Évidemment Ryuga, je suis ravi que tu vives enfin ton premier amour. Je commençais à avoir de la peine pour toi quand même, de ne toujours pas avoir connu l'amour alors que tu as déjà 25 ans. C'est réparé maintenant.

-Papa… Merci papa, t'es vraiment le meilleur.

Je n'arrive pas à retenir mon soulagement et mon bonheur et je prends mon père dans mes bras. Il n'attend pas pour me rendre mon étreinte, riant légèrement. Je savais que mon père ne péterait pas un câble, je le connais, mais j'avais quand même un peu peur qu'il me fasse la morale et qu'il désapprouve mon histoire d'amour avec Kyoya. Mais heureusement, j'ai un super paternel qui veut juste que je sois heureux, et avec Kyoya je suis l'homme le plus heureux du monde.

-Ryuga, je dois quand même te prévenir, dit mon père en rompant notre étreinte, posant ses mains sur mes épaules. Si votre relation vient à être découverte et que ça dérape, je vais devoir faire comme si je n'étais pas au courant et je ne pourrai pas me ranger de ton côté.

-Je sais très bien papa, je sais quels risques je cours, répondé-je, l'air sérieux. Mais tu sais, les parents de Kyoya… J'vais pas tout te raconter, mais sa mère a demandé le divorce, et c'était son père qui voulait qu'il soit dans cette école. Je pense que l'année prochaine, Kyoya ne continuera pas ses études ici, et alors on n'aura vraiment plus à se planquer.

-Tant mieux pour vous alors, mais en attendant…

-Il va falloir être discrets, je sais. T'inquiète pas papa, je gère. On gère.

-Je ne m'en fais pas pour toi Ryuga, je sais que tu es débrouillard et que tu ne prendras pas de risques inconscients. Ta mère et ton frère sont au courant ?

-Non… Tu penses que je devrais leur dire ?

-C'est comme tu le sens Ryuga.

-Ouais… Si t'es au courant maintenant, je vois pas pourquoi je continuerai de leur cacher à eux.

-Je te l'ai dit mon grand, c'est comme tu le sens.

-Je vais leur dire ce soir. Tu m'enverras un message pour me dire si maman est en état ou si elle est trop fatiguée et qu'elle a envie de dormir ?

-Bien sûr, mais tu sais très bien que ta mère n'est jamais trop fatiguée quand il s'agit de t'avoir au téléphone.

-Haha, ouais je sais. Bon, faudrait peut-être que je retourne faire mon boulot moi…

-Éventuellement.

-Hé ho, c'est toi qui m'as interrompu !

-Je sais, je te taquine. Allez, retourne surveiller les couloirs vides avec ton fidèle téléphone.

On glousse tous les deux, mon père me serre dans ses bras avec toute sa tendresse paternelle en me recommandant une dernière fois d'être prudent, puis je quitte le bureau pour retourner surveiller les couloirs du bâtiment de cours. Tout en traversant les couloirs du bâtiment administratif, je ne peux pas m'empêcher de sourire, ressentant tellement de soulagement et de joie. Je n'ai plus à cacher ma première relation amoureuse à mon père, d'ailleurs il faudra que je prévienne Kyoya à ce sujet, il est content pour moi, et je pense qu'avec la frousse que j'ai flanqué à Julian, il va rester enfermé dans sa chambre et pleurer toute la journée. J'ai réussi à remettre cette journée sur les bons rails. J'ai hâte de le dire à mon petit-ami. Ça le rassurera de savoir que je vais mieux et que je me suis calmé, que mon père est au courant pour nous et approuve notre relation, et ça lui fera sans doute très plaisir de savoir que j'ai fait flipper Julian à l'en faire pleurer comme un bébé. Ouais, j'ai hâte de retrouver mon grand blessé pour lui apporter du réconfort.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Mwhahaha, humilié le Julian ! *sourire sadique*

Ryuga : *ricane* C'est dingue ce que ça fait plaisir.

Kyoya : *ricane* Ça fait trop du bien ouais !

Chris : Il est super cool le père de Ryuga dans la fic en tout cas ! X)

Moi : C'est sûr, ça change du père de Kyoya ! XD

Chris : C'est pas peu dire ! XD

Moi : Au prochain chapitre, on revient au point de vue de Kyoya ! ^^

Kyoya : *ricane* À dans trois semaines alors !

Moi : Ha ha, c'est ça, marre-toi… La prochaine fois qu'on se retrouve, c'est dimanche prochain, juste avant que je parte, et je sens que le chapitre tu vas pas l'aimer du tout Kyo ! X)

Kyoya : Super, comme presque tout le temps… -_-

Ryuga : Tu la cherches, et après tu t'étonnes de te prendre un revers de karma.

Kyoya : Oh ça va hein…

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche tout le monde ! ^^

Kyoya : Salut…

Ryuga : Salut.

Chris : Bye bye !

Moi : 10 jours dans un endroit où on crève de chaud, je vais m'amuser tiens !