Chapitre 24 : I am not throwing away my shot

Coucou ! Doucement mais sûrement, la saga se termine, et vu que je suis un bébé avec attachment issues je continue d'écrire "l'après", laissez moi vous dire que je DETESTE l'enfant maudit, et qu'à part Scorpius qui est mon choubichou bichou, je ne retiens rien. Alors, je vais peut être vaguement m'en inspirer but that's it ! Pour ce qui est "l'après" que je suis entrain d'écrire, soit je le publie dans cette fanfic, soit je fais un "huitième tome", dites moi ce que vous en pensez !

La fin de ce tome est triste parce que... bah c'est la guerre... et j'adore écrire en écoutant "quiet uptown" en boucle ! Je te remercie très fort Claraa pour ta review, elle m'a fait super plaisir


Neville entra dans la Salle Sur Demande en criant, le visage rayonnant de bonheur.

- Regardez qui arrive ! Je vous l'avais bien dit, non ?

Il nous l'avait bien dit, en effet. Il est vrai que Neville, en tant que porteur d'espoir du groupe, continuait de nous dire de garder espoir en Harry, sous mes roulements d'yeux exaspéré. Comme déjà dit, je n'aime pas dépendre d'autres choses que moi même.

Cris de joie, hurlements de bonheur et autres expressions d'euphorie sont nombreuses. Ils se jettent sur eux, leur frottant les épaules, leur serrant les mains, comme quand les supporters de foot à la fin d'un match rude et difficile.

Difficilement, je peux apercevoir Harry regarder la salle sur Demande avec surprise et ébahissement. Il a l'air d'aller bien. Sans doute un peu plus adulte qu'avant, je peux distinguer une petite barbe mal rasée à certains endroits et ses cheveux sont encore moins bien coupés que d'habitude. Hermione a attaché ses cheveux dans une stricte queue de cheval, ses yeux semblent avoir vus des choses qu'elle ne peut enlever de sa mémoire. Je vois un morceau de tissus attaché à l'un de ses poignets, comme un bandage un peu rustique. Ron, lui, semble plus assuré qu'avant. Il a toujours été grand un taille, mais soudainement, ses larges épaules sont enfin droites, son port de tête est confiant.

Je vois Harry poser des questions aux uns et aux autres. Ça me fait plaisir de voir le regard débordant de joie de Seamus, de voir l'excitation de Lavande. Ça me réchauffe le cœur de les voir retrouver leur visage de grands adolescents, de jeunes adultes, et non de soldats. Les plus jeunes sautillent de joie, posant des questions désordonnées au trio d'or qui ne sait vraiment où regarder.

Soudain, Harry se tourne vers moi et je peux voir son visage se figer de stupéfaction. Je me lève en ouvrant les bras, ajoutant toutes les poses théâtrales possibles. Je m'avance à grands pas. Peu importe ce que je pense sur le symbole qu'ils sont devenus, peu importe ce que je pense sur leur secrets constants. Ce sont mes amis. J'étais inquiète. Ils vont bien. C'est le plus important.

- J'espère que je te manquais, Potter.

- Je vois que vous avez été occupé, me répond Harry en me prenant dans ses bras quelques minutes.

Je ferme les yeux, soulagée de voir qu'ils vont bien tous les trois. Je prends Hermione et Ron dans mes bras à mon tour. Hermione me regarde un instant de trop, observant mes cicatrices, je baisse les yeux vers son bout de tissus au poignet et elle rougit, sans vraiment rien dire. Ron me serre dans ses bras dans une accolade amicale, plus comme une vieille amie que comme une damoiselle en détresse. Je préfère ça.

- Comme si j'avais besoin que tu sois là pour faire ce qui doit être fait, je susurre avec un sourire.

Mais Harry n'est pas là pour discuter. Je le vois nous tourner le dos quelques secondes puis chanceler (rapidement soutenu par Ron) et se faire volte face, le visage ruisselant de sueur. Je remarque ses cernes profondes et son teint terriblement pâle.

- Ça va Harry ? demande Neville. Tu veux t'asseoir ?

- Non, coupe Harry.

Harry lance un regard entendu à Ron et Hermione. J'ai envie de rouler des yeux. Je vois que les secrets continuent. Parfait. Je soupire et recule m'asseoir un peu plus loin, observant la scène de loin mais me permettant d'entendre tout ce qu'il se dit.

- Il faut y aller, dit durement Harry.

- Qu'est-ce qu'on fait Harry ? Quel est le plan ? demande Seamus.

- Le plan ? répète Harry. Et bien… il y a quelque chose dont… Ron, Hermione et moi devons nous charger et ensuite on s'en ira d'ici.

J'inspire profondément, déjà prête à ramasser les plus jeunes à la petite cuillère. J'en vois quelques uns échanger des regards interloqués et perdus. Je sens le petit Henry s'appuyer contre moi, lourd de déception. Je caresse doucement ses cheveux en silence, écoutant d'une oreille ce qui est dit du côté du trio d'or. J'entends aussi les membres de l'AD tenter de négocier pour avoir des infos. C'est peine perdue les copains, croyez moi. Soudainement, j'entends Neville argumenter :

- Nous sommes l'armée de Dumbledore. Nous l'avons formée tous ensemble. nous avons continué à la faire vivre pendant que vous étiez partis de votre côté…

- Ce n'était pas vraiment un pique nique, vieux, réplique Ron.

Je laisse tomber un tabouret à proximité dans un bruit sonore. Je regarde Ron, mes membres tremblant de colère.

- Pourquoi Ronald ? je susurre. Tu penses qu'on a joué à « Qui fait le meilleur patronus » en votre absence ? Tu ne penses pas que nous avons reformé l'AD pour des cours de Défenses Contre les Forces du Mal j'espère ?

Je regarde froidement Harry.

- Nous avons reformé l'AD parce que Dumbledore chérissait Poudlard plus que tout. Et qu'il aurait voulu que l'esprit du château persiste. Nous avons réalisé notre propre mission. Et je pense que nos missions se rencontrent ici et maintenant. Cela suffit de faire chacun bande à part.

Ni Ron ni Harry n'ont le temps de réagir.

- On a bien eu ton message, El' ! Salut tous les trois, on pensait bien que vous seriez là !

C'est Dean et Luna. Alors que Seamus se jette sur Dean avec un rugissement de bonheur, je cours pour attraper Luna dans mes bras et la serrer de toutes mes forces. Elle répond à mon étreinte avant de se reculer et de saluer :

- Salut tout le monde ! ça fait du bien de revenir !

J'éclate de rire, des larmes de soulagement perlant aux coins de mes yeux.

- Qu'est-ce que vous faites là ? demande Harry, surprise.

- On avait promis de les rappeler si vous arriviez, j'explique. Enfin, Neville avait promis. Désolé pas désolé, mais je ne croyais pas à votre retour.

Je n'y crois toujours qu'à moitié. Après tout, ils ont clairement fait comprendre que la situation du château n'était vraiment pas leur problème.

Luna a l'air d'aller bien. Elle salue Neville avec une étreinte et je vois mon meilleur ami rougir discrètement. Lavande remarque également et nous échangeons toutes les deux un regard complice. Lavande et Parvati ont découvert le crush de Neville en quelques jours. Elles ne lui ont rien dit mais m'en ont parlé. Malgré leur amour pour les ragots, elles ont su garder celui là pour elle. Dean, lui, explique à Seamus qu'il n'a plus de baguette.

Tel que je comprends la suite des choses, Harry, Ron et Hermione comptent repartir une fois « la chose » faite. J'ignore les vagues nauséeuses qui me prennent l'estomac à l'idée de devoir rester dans un château infesté de Carrows pendant une seconde de plus.

Un nouveau bruit se fait entendre, et Ginny, Fred, George et Lee Jordan entrent avec un sourire radieux. Mon cœur manque simplement et purement un battement, je n'entends plus rien, je n'ai d'yeux que pour George. Il porte un col roulé brun, un blouson violet et un pantalon noir. Ses cheveux sont désordonnés, un peu trop long, un peu trop court, la coupe de celui qui n'a pas vu un coiffeur depuis trop longtemps. J'ai oublié ma balafre, les bleus le long de mon cou, mais quand je croise le regard de George, je vois aussitôt le sien se baisser pour regarder mes blessures avec horreur. Je ne suis pas fan des effusions dramatiques en public. Mais j'ai oublié le public. Je ne vois que George et me précipite dans ses bras. George m'attrape contre son torse avec une étreinte qui m'assure qui ne me relâchera que si absolument nécessaire.

- Tu vas bien ? me demande-t-il, au creux de mon oreille.

- Tu veux entendre quelque chose de niais ?

- Toujours, me sourit-il en me serrant un peu plus fort.

- Maintenant oui.

George m'embrasse, attrapant mon menton entre ses doigts et me forçant à lever la tête vers lui. Quand nous terminons le baiser, Ginny se jette aussitôt dans mes bras, et je la serre contre moi avec soulagement. Je salue Lee Jordan et attrape la main de Fred qui m'étreint quelques secondes.

- Je vois que tu as bien géré l'AD, me dit Fred.

- Comme si tu en doutais, je souris.

George garde son bras fermement autour de ma taille lorsqu'il demande à Harry :

- Quel est le plan ?

- Il n'y a pas de plan, marmonne Harry, visiblement ailleurs.

- On va improviser au fur et à mesure ? C'est ce que je préfère, sourit Fred.

- Il faut arrêter ça ! s'écrie Harry. Pourquoi les as-tu appelé ? C'est de la folie !

La question avait été posée à Neville.

- Parce que la dernière fois que tu as voulu l'affronter seul ça s'est tellement bien passé, n'est-ce pas, Harry ? je demande froide et méchante.

Le regard que me lance Harry m'indique que si il avait la possibilité, il me tuerait sur le champs ou presque. J'entends un claquement de langue réprobateur de la part de George, mais je n'ai cure. Je suis folle de rage que Harry ait oublié la véritable raison pour laquelle il est sensé vaincre Voldemort en premier lieu. Je suis folle de rage qu'il continue de nous emmerde avec son syndrome de superhéros.

Mais surtout, je suis en colère contre Dumbledore qui est celui qui lui a fait croire tout cela en premier lieu. Dumbledore lui a fait croire qu'il devait tout faire tout seul ou presque. Il a mis le poids de toute une guerre sur les épaules d'un gamin de 17 ans, alors que lui est tombé du mauvais côté au même âge. Ce n'est pas seulement hypocrite, c'est purement injuste.

Je vois que Harry discute de quelque chose avec Ron et Hermione et semble véritablement perturbé, sourcils froncés et je peux presque apercevoir les rouages de son cerveau bouger à toute vitesse. Je me détache de George et m'approche. Je prends doucement le visage de Harry entre mes mains et le force à me regarder dans les yeux.

- Dumbledore n'aurait jamais dû te faire croire que tu devais faire ça seul. Je suis désolé qu'il l'ait fait. Mais nous sommes là maintenant. Pour toi. Et pour nous même.

Harry me regarde mais semble regarder à travers moi. Finalement, il s'écarte en hochant lentement la tête et finit par dire d'une voix forte :

- D'accord ! OK !

Fred et George, en plein milieu d'une blague, s'interrompent et se tournent vers Harry. Je vois George qui désigne d'un geste du menton sa main, comme pour indiquer que je dois la retrouver. Et je le fais avec plaisir. George m'attrape contre lui et embrasse ma tempe quelques secondes avant de me relâcher et de me regarder avec toute la douceur du monde. Harry explique qu'il recherche un diadème perdu mais George me tire un peu à l'écart, dans un coin vide de la Salle sur Demande et il semble… Timide ?

Il a les yeux baissés sur le sol et se racle la gorge. Je vois Ginny, Fred, Lee et NEVILLE échanger un regard entendu. George finit par plonger ses yeux dans les miens et me sourit.

- C'est sans doute la fin, quoiqu'il arrive aujourd'hui…

- Je sais.

J'inspire profondément.

- Ça va faire un petit temps que nous sommes ensemble… trois ans, m'informe-t-il comme si je ne savais pas compter. Et… Quoiqu'il arrive aujourd'hui, je veux que tu saches que je t'aime.

- Je t'aime aussi, je souris.

- Je n'ai pas pu vraiment demander à ton père. Mais je trouve ça démoder et je suis sûre que toi aussi. J'ai réussi à demander leur avis à Neville et Ginny. Et ils sont tous les deux d'accord.

- Ils sont d'accords ?

- Je sais que nous sommes jeunes, et je ne veux pas faire le grand pas aujourd'hui ou même dans un an. Mais je veux que, quoiqu'il arrive aujourd'hui, on soit ensemble. Et… les temps sont incertains et…

Et là devant mes yeux ébahis, George Fabian Weasley s'agenouille devant moi et sort un petit boitier de sa poche. Je jette un bref regard vers la foule et constate avec soulagement que tout le monde écoute Harry (sauf ceux qui nous observaient en premier lieu).

- George… on est si jeune, je murmure, sans trop quoi savoir répondre.

- Elizabeth Watson… Veux tu m'épouser ?

Je m'apprête à dire non. Honnêtement, je l'aime de tout mon cœur mais… nous sommes tellement jeune. Et puis, je pense à mon père et ma mère qui n'ont pas pu profiter de leur jeune amour. Je pense aux parents de Harry, mariés et parents si jeune. Peut être étaient ils trop jeunes…. C'est vrai. Mais ils n'ont jamais pu le savoir. Et ce mariage « trop » jeune leur a permis de profiter de leur amour. Et j'aime George. Je peux mettre la bague et l'on peut se marier dans 20 ans. Dans 6 mois. Jamais. Au fond… les temps sont incertains, il a raison. Je regarde la bague dorée où une petite pierre rouge trône fièrement sur le haut de celle-ci.

- Je te préviens George Weasley… je garde mon nom de famille.

George ne sourit pas, il a le visage tendu d'appréhension. Il m'écoute sans vraiment comprendre le but de ma remarque. Je souris.

- Oui.

Les épaules de George se détendent de soulagement et il me, très littéralement, met la bague au doigt avant de m'embrasser fougueusement.

- Il était temps ! crie Fred derrière nous avant de siffler.

Lee Jordan applaudit avec Neville et très rapidement c'est une standing ovation. Je regarde un à un le visage de mes amis, radiant de bonheur à la simple idée que deux d'entre eux sont amoureux. Harry, Ron et Hermione me sourissent, de l'autre côté de la pièce.

Les dernières secondes de bonheur avant la bataille.


Sooooooooooo... keske vous en pensez ?