Bonjour, bonsoir & bienvenue !

Vous avez faim ? Non ? Moi non plus. Mais elle oui.

Enjoy ;)


Une histoire et au lit

29 Jewelry Bonney / monde

(disclaimer Oda a tous les droits sur son univers et personne ne touche à la pizza de Bonney)

...

Tout le monde la regarde. Alors oui, bon ok, elle mange comme une cochonne. C'est pas pour rien qu'on l'appelle « La Gloutonne » ! Mais tout de même. Ces paires d'yeux vissées sur elle, passe encore. Mais les airs outrés et les soupirs désespérés qui les accompagnent, merci bien, elle s'en passerait. Juste pour faire un test, elle relève les yeux et foudroie une personne du regard, au hasard parmi les quelques clients de la salle. Un espèce de type ressemblant à une asperge avec un chapeau melon se fait tout petit sur sa chaise. Bonney ricane en plantant ses dents dans une cuisse de poulet, bien dorée et juteuse.

Tout le monde la regarde et puis après ? Elle a faim, quoi. Alors, elle bouffe. C'est pas compliqué à comprendre. Faisant passer ses kilos de nourriture grasse et diététique avec des litres de rhum, la pirate est la seule à manger dans la salle. Elle est seule à sa table et heureusement, vu comme elle en met partout. Elle s'essuie la bouche avec sa manche, rotant avec puissance.

- Oups, pardon…

Choqués, les gens quittent le restaurant un à un. Au bout d'un moment, il n'y a plus rien sur sa table et plus personne dans la salle. Bonney se frotte le ventre avec satisfaction. Un sourire étire ses lèvres. Elle se lève, fait quelques mouvements de bras, des squats… Elle émet un petit rot et elle se sent mieux.

- Garçon ? appelle-t-elle avec force.

Un petit homme gringalet, avec trois cheveux sur la tête et une moustache lui recouvrant la bouche, s'approche.

- Je-je-je peux faire quelque chose pour vous ?

- Appelle-moi ton chef, tu veux ?

- C'est que…

- Tout de suite ! gronde la pirate en usant de son pouvoir pour rendre son interlocuteur aussi petit qu'un enfant de 6 ans.

Elle ricane alors que le serveur/petit garçon file en cuisine en courant, tenant son pantalon avec la main. Elle l'entend chouiner un peu. Elle est dans un bon jour, elle attend calmement le patron pour payer son repas. (c'est dire si elle est de bonne humeur)

Le patron finit par arriver. C'est un homme corpulent, aux yeux ronds et étonnés. Il porte une petite moustache et une toque cachant complètement ses cheveux, s'il en a. Il s'approche d'elle.

- Mademoiselle ? interroge-t-il.

Bonney lui lance un petit sourire. Rares sont les chefs qui ne l'insultent pas pour le bordel créer ou qui lui font une remarque sur sa taille de guêpe.

- L'addition, patron ! lance-t-elle.

Le cuisinier pousse un long soupir en s'avançant à petits pas vers le comptoir. Il a l'air dépité, complètement dépassé par quelque chose qu'elle ne maîtrise pas. Bonney s'accoude et déclare :

- Vous avez pas l'air au mieux de votre forme, m'sieur.

Il hausse des épaules sans répondre. Il lui tend la note. Bonney la regarde sans hurler et sans que ses yeux ne sortent de leurs orbites. (vraiment, elle est de bonne humeur) Elle sort quelques billets de sa poche et les apposent sur le comptoir. Le chef regarde l'argent entassé sur le comptoir et pousse à nouveau un soupir.

- Bof. Finalement, gardez ça.

- Pardon ?

Bonney était de bonne humeur jusque là. Depuis quand les gens refusent qu'elle paye ?! Honnêtement, ça n'était jamais arrivé. Elle croise les bras et ne reprend pas sa monnaie.

- Je refuse, déclare-t-elle. J'ai bien mangé, je paie. Point barre.

- Vous savez, soupire le cuistot, je vais bientôt devoir mettre la clé sous la porte alors, quelques biftons de plus ou de moins…

Bonney lève un sourcil interrogateur. D'un geste du pouce, elle indique les cuisines.

- Et lui ? Cette espèce de type qui vous sert de serveur ?

- Mon beau-frère, réplique le chef en retirant son tablier.

Cette explication n'explique rien du tout mais Bonney hoche du chef comme si elle comprenait. Elle finit par reprendre sa monnaie et déclare :

- Ok. Je t'engage.

Elle remet tous les billets dans ses poches et se dirige vers la sortie. Le chef attend qu'elle soit à sa porte et demande :

- Vous êtes cuisinière ?

Elle éclate de rire en se tournant vers lui.

- Nan, j'suis pirate, mon vieux ! J'ai aimé ta cuisine et tu ne manqueras de rien sur mon navire. Alors, t'en es ?

Elle pose une main sur sa hanche, s'accoudant au chambranle de la porte de l'autre. Pour la première fois depuis le début de leur conversation, Bonney voit une émotion sur le visage du cuisinier. Un sourire peut-être. Sans doute la fierté que quelqu'un reconnaisse enfin son travail. Il lance son tablier dans un coin et va en cuisine renvoyer son beau-frère. Le serveur/petit garçon traverse la salle, le nez vers le sol. Bonney lui tapote le haut de la tête en ricanant puis, elle lui redonne sa forme normale.

Lorsque le chef revient, il tient une valise dans une main et traine de l'autre une charrette roulante contenant des marmites, passoires, cuillères et couteaux qu'il a récupéré. Bonney sort dans la rue, tentant de se souvenir de quel côté est le port. Le cuisinier, lui, ferme à clé son restaurant, tourne la pancarte sur « fermé » et dépose tranquillement la clé sur le tapis. À bon entendeur…

Sans un regard pour son ancien restaurant, il rejoint la pirate et déclare :

- Me voici.

- Bienvenue dans l'équipage, moussaillon ! J'm'appelle Jewelry Bonney et avec moi, on va aller jusqu'au bout du monde ! Et on va faire les meilleurs gueuletons du monde, évidemment.

Elle éclate de rire et prend la direction du port, son nouveau chef sur les talons. Elle sourit. Sa bonne humeur lui a valu son premier homme d'équipage. Elle est vraiment contente. Son aventure prend une nouvelle tournure, désormais. Elle devient diablement sérieuse ! Le monde n'a qu'a bien se tenir, Jewelry Bonney arrive.


NdZ J'aime bien ce personnage. Mais j'ai tendance à changer son caractère. Là, ça me semble pas trop mal... Merci d'avoir lu !