Bonjour à tous,

Désolée pour l'attente, je suis trop occupée en ce moment, je n'ai pas du tout le temps.

Gros chapitre cette fois ci, mais c'est pour me faire pardonner. Je n'avais pas envie de le couper en deux, du coup profitez bien !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Merci aux review sur le précédent chapitre, ça me fait plaisir de voir que vous aimez toujours autant. Si jamais vous voyez des incohérences (ça arrive malheureusement), dites-le-moi que je puisse les corriger rapidement !

Bonne lecture :)


Chapitre 26 : Sortie de Sainte Mangouste.

Draco n'ouvrit pas les yeux tout de suite. Il savait qu'il venait de se réveiller, et son cerveau semblait tellement douloureux qu'il avait peur qu'il explose si jamais il ouvrait les yeux. Il gémit sous la douleur et se prit le visage dans les mains. Elles étaient glacées et la peau de son visage s'engourdi à leur contact. Il entendit un bruissement, une bise lui effleura les cheveux, et il se décida finalement à ouvrir les yeux. Le spectacle qui s'offrit alors à lui le fit immédiatement sourire.

Le soleil entrait par la fenêtre ouverte, le vent s'engouffrant avec délicatesse dans la chambre faisait danser les rideaux blancs. Les rayons de lumière se glissaient à travers les plis du tissu et finissaient leur course sur le visage d'une magnifique jeune femme endormie sur un fauteuil. Elle semblait si paisible que Draco n'osa pas bouger, de peur de la réveiller. Draco remarqua qu'elle avait la main refermée sur sa baguette, et sa cape recouvrait ses jambes tournées vers la porte d'entrée.

Il voulut se lever, mais constata qu'il en était incapable. Ses jambes étaient tellement engourdies qu'il ne les sentait même plus. Combien de temps était-il resté inconscient ? Il n'en savait rien. Il scruta la pièce du regard pour tenter d'y trouver un indice, puis par reflexe passa sa main dans ses cheveux. Il leva les yeux et tira une mèche devant ses yeux. Il se demanda s'ils étaient réellement plus longs ou si c'était le fruit de son imagination. Il regarda à nouveau autour de lui et chercha sa baguette. Elle était posée sur la petite table jouxtant son lit, il se tourna donc pour l'attraper et l'agita rapidement en direction de ses jambes.

Il marmonna quelques incantations et tenta à nouveau de bouger, sans succès.

- Merde ! jura-t-il à haute voix.

Il leva les yeux vers Hermione qui venait de bouger sur son fauteuil. Elle ouvrit doucement les yeux et le regarda sans rien dire, puis se leva d'un bond et se précipita vers lui.

- Draco ! lança-t-elle avec un grand sourire. Tu es réveillé !

A sa grande surprise, elle l'enlaça avec force, en se couchant presque sur lui. Il resta quelques secondes les bras levés en signe de reddition, puis senti la chaleur d'Hermione l'envahir, et la pris à son tour dans ses bras. Ils restèrent plusieurs minutes dans cette position, à profiter l'un de l'autre, sans penser à rien. Hermione finit par se redresser, au grand malheur de Draco qui serait bien resté ainsi pendant plusieurs heures. Elle plongea son regard dans le sien, et sans prévenir l'embrassa avec tendresse.

Il lui rendit son baiser, tout en se demandant s'il avait un instant cessé de l'aimer pendant qu'il prenait ce philtre d'amour. La douceur des lèvres d'Hermione et la chaleur de sa langue firent à Draco l'effet du plus puissant des toniques. Il se sentit soudainement parfaitement éveillé, et sentit un désir fou monter en lui. Il attrapa Hermione par les hanches et la fit basculer sur le lit. Il la vit agiter sa baguette, et entendit la porte de la chambre se verrouiller.

Le vent avait cessé et les rideaux blancs ne dansaient plus. Une étrange atmosphère pesait dans la chambre, Draco hésitant entre une soirée d'orage et un matin de printemps. Il sentait un poids peser dans sa poitrine, mais ne voulait ressentir que la légèreté de l'instant. Hermione nue à ses côtés jouait avec les pointes de ses cheveux blonds. Il avait la tête posée sur sa poitrine, et écoutait le bruit de son cœur, dont les battements commençaient à se faire plus lents à présent.

- Combien de temps suis-je resté endormi ? demanda -t-il alors.

- 8 jours, répondit Hermione.

Sa voix raisonna à l'intérieur de sa cage thoracique, et Draco eu l'impression de l'entendre à travers une paroi de mousse. Il se redressa et leva la tête vers elle.

- Comment tu as fait pour te passer de moi aussi longtemps ? demanda-t-il d'un ton sarcastique.

- J'ai dû me passer de toi pendant plus d'un mois je te rappelle, je suis habituée maintenant.

- ça veut dire que si je m'en vais quelques jours rejoindre une copine un de ces quatre, tu ne m'en voudras pas ? Aïe !

Elle lui avait frappé le dessus de la tête avec son poing, chose devenue habituelle à présent.

- Fais ça Draco Malefoy ! et tu verras que tu le regretteras !

- Bon, dit-il en se redressant sur son coude. Tu me racontes ?

- Maintenant ? demanda-t-elle d'un ton légèrement inquiet.

- Tu as autre chose à faire ? Répondit-il avec un sourire malicieux.

Il glissa sa main sous la couverture qui les recouvrait tous les deux, et commença à lui caresser la peau du ventre.

- Non, répondit-elle avec le même sourire. Qu'est ce qui pourrait être plus agréable de te raconter mes mésaventures depuis que tu t'es endormi il y a une semaine ?

Déçu, il laissa tomber sa main et la ramena vers lui. Il vit Hermione sourit face à son visage dépité, et lui tira la langue.

- Allez raconte !

- C'est Harry qui a été chargé de retrouver James et Brune, j'ai dû lui expliquer ce qu'il s'est passé entre nous, et …

Elle hésita quelques secondes, et Draco se demanda si elle avait vraiment tout raconté à Potter.

- Il n'a pas aimé c'est ça ? finit-il à sa place.

- Oh ce n'est pas ça qu'il n'a pas aimé… je lui ai expliqué ce que Ron avait fait.

Draco s'imagina immédiatement la scène. Potter apprenant que son meilleur ami est en réalité une ordure de première, qui n'hésite pas à manipuler les femmes autour de lui pour assurer sa petite vengeance ! Il regrettait soudainement de ne pas avoir pu assister à ce spectacle.

- Et alors ? demanda-t-il d'un ton le plus neutre possible.

- Il a dit qu'il s'en occuperait, pour l'instant je n'ai pas de nouvelles.

- Et les deux-là, ils ont été retrouvés ?

Il la vit de nouveau hésiter quelques secondes, et se douta que quelque chose n'allait pas.

- Non, admit finalement Hermione. On les cherche sans relâche depuis une semaine, mais ils sont introuvables. On a fouillé chez James, chez Brune, chez Angelina, au pub où Brune travaillais, mais ils ont tout bonnement disparu.

- C'est ennuyeux ça … répondit Draco pour lui-même.

- Comme tu dis, ajouta Hermione. Mais ici tu es en sécurité ne t'inquiète pas.

- Je ne m'inquiète pas, dit-il avec de l'assurance. En tout cas pas pour moi.

- Tu ne serais pas en train de me jouer le numéro du prince sauveur de la demoiselle en détresse là ?

- Hermione, dit-il en souriant. Si je connais une demoiselle qui n'a pas besoin d'être sauvée, c'est bien toi. Donc non, je ne pensais pas à toi, mais à eux. Ils vont voir s'ils peuvent se cacher de moi aussi longtemps.

Il sentit un violement vent de vengeance souffler dans sa poitrine, et n'avait plus qu'une idée en tête, les retrouver et leur faire payer. Il se redressa et sortit du lit. Il fit quelques pas et sentit que ses ébats avec Hermione lui avaient redonné l'énergie perdu pendant ces mésaventures chez Brune.

- Je ne suis pas sûre que le médicomage te laissera partir, lança Hermione derrière lui.

Il se retourna et vit qu'elle l'observait avec envie. Il la savait nue sous les draps et cette pensée lui donna à nouveau des envies de retourner au lit. Il se rappela que lui aussi était dans le plus simple appareil, et attrapa un drap d'un coup sec pour se cacher du regard insistant de sa belle.

- Nous avons fort à faire très chère, lui lança-t-il. Pas le temps pour des enfantillages.

- Tu appelles ça comme ça toi ? demanda-t-elle en se levant à son tour.

Elle s'approcha de lui, l'embrassa tendrement, et fila chercher ses affaires. Quelques minutes plus tard, Draco s'était calmé et ils purent sortir de la chambre en toute discrétion. Ils croisèrent alors le médicomage de garde, qui les apostropha en les voyant se diriger vers l'ascenseur.

- Où croyez-vous aller comme ça ? demanda-t-il.

- On s'en va ! répondit Draco. Je vais bien mieux.

- Je ne crois pas que ce soit raisonnable… indiqua le mage en les regardant d'un air sévère.

- Moi je crois que si, répondit Draco d'un ton ferme.

Il ne voulait pas paraitre agressif, mais c'était le seul moyen qu'il connaissait pour persuader quelqu'un dans ce genre de situations. Il s'avança vers l'ascenseur puis se retourna vers le mage.

- Essayer donc de m'arrêter, vous le regretterez.

- Draco ! lança Hermione en fronçant les sourcils. Ne soit pas si agressif !

- Je ne cherche pas à vous arrêter, répondit le mage en secouant la main. Mais vous devez avant de partir signer un papier de décharge. S'il vous arrive quelque chose, nous ne pouvons être tenus pour responsables.

- Ok, répondit Draco. A l'accueil je suppose ?

Le mage hocha la tête au moment où l'ascenseur s'ouvrit. Draco s'engouffra à l'intérieur, et actionna le levier pour descendre. Il sentait le regard d'Hermione dans son dos. Il se retourna d'un geste vif, et lui fit face.

- Quoi ? demanda-t-il d'une voix forte.

- Tu ne peux pas agresser les gens comme ça ! répondit-elle. C'est normal qu'il t'ait conseillé de ne pas partir, c'est son travail.

Elle semblait réellement énervée par son comportement, et Draco tenta de se calmer. L'image de James et Brune lui revenait en tête, et il n'avait plus qu'une envie, les retrouver. Sa haine envers eux grandissait de minutes en minutes, et cela devait se voir car Hermione le regardait d'un air étrange.

- Je suis désolé, répondit-il le plus calmement possible.

- Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça. Tu ne peux pas sauter à la gorge de tous ceux qui vont t'empêcher d'agir. Et crois-moi, il y en aura d'autres. On va retourner au ministère demain, et il faudra bien que tu entendes dire que tu dois laisser faire Harry.

- Potter ! il est bien incapable de trouver quoi que ce soit celui-là !

Draco senti comme un choc lui heurter la poitrine, et une substance glaciale sembla le recouvrir sur toute la surface de son corps. Il senti ses muscles se figer et son cerveau s'engourdir. Il fixa Hermione du regard, et la vit actionner le levier de l'ascenseur qui s'arrêta entre deux étages. Elle s'approcha de lui et le regarda sans dire un mot. Il était totalement immobile, incapable de bouger d'un millimètre. Les sortilèges d'Hermione étaient toujours réalisés à la perfection, impossible pour lui de s'en défaire. Il voulait parler, s'excuser, lui dire qu'il s'était emporté, mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche.

- Tu as un sérieux problème Draco Malefoy, finit-elle par dire dans un souffle. Ça ne fonctionnera pas entre nous si tu ne me fais pas confiance, si tu n'acceptes pas mes amis ni ma vie d'avant. Je ne passe pas mon temps à critiquer ta famille ou tes choix douteux du passé ? Si ? Alors si tu veux que notre relation ressemble à autre chose qu'à des montagnes russes, je te conseille de réfléchir avant de parler.

Elle avait dit ça d'un ton qui oscillait entre l'exaspération et l'angoisse. Il se demanda si elle n'allait pas le frapper encore, mais finalement elle annula son sortilège et Draco retrouva l'usage de son corps. Il s'adossa au mur et respira pour se calmer.

- Et toi, dit-il en la regardant de haut, depuis quand c'est devenu une habitude d'attaquer les gens quand ils ont le dos tourné ?

- Je prends exemple sur toi ! répliqua-t-elle sans sourire. Tu as compris ce que je voulais dire ou pas ?

- J'ai compris, répéta Draco. Je suis désolé ! Tu ne m'as même pas laissé le temps de parler. Je me suis emporté, ça arrive à tout le monde non ?

Elle ne répondit pas. Elle semblait toujours très énervée et Draco réfléchit à toute vitesse pour trouver les mots juste pour arriver à la calmer.

- Ecoute, dit-il en s'approchant d'elle. Je te promets de ne plus jamais insulter tes amis.

Elle leva les yeux vers lui et resta muette, comme pour l'inviter à continuer.

- Je te promets de ne plus jamais remettre ta parole en doute, et je promets de ne plus jamais m'emporter aussi facilement.

Elle tourna les yeux vers la droite, semblant analyser ses paroles et juger si elles étaient suffisantes pour lui pardonner.

- Je te promets de t'apporter le petit déjeuner à ton bureau tous les matins pendant un mois, et de te faire à manger une fois par semaine minimum.

- Pendant un an, lança enfin Hermione.

- Pendant un an, répéta Draco machinalement. Un an ? Dis donc, tu ne doutes de rien.

- Et un plat différent à chaque fois, ajouta-t-elle.

- D'accord, répondit Draco en levant les yeux au ciel.

Elle releva les yeux vers lui et Draco décela un petit sourire au coin de sa bouche. Il comprit qu'il avait vu juste et qu'Hermione s'était enfin détendue. Il en profita et lui saisit le visage entre ses grandes mains blanches.

- Par contre, dit-il dans un murmure, toi tu vas me jurer de ne plus jamais me lancer de sort, quels qu'ils soient.

- Je ne sais pas hein… répondit Hermione en souriant. Tout dépendra si tu es sage.

- Je suis toujours sage.

Il l'embrassa tendrement et elle lui rendit son baiser. Elle actionna en même temps le levier de l'ascenseur qui s'ébranla à nouveau et repris sa course vers le rez-de-chaussée. Draco soupira en pensant qu'il aurait préféré rester dans cet ascenseur plus longtemps, mais la porte s'ouvrit bientôt sur le hall de l'hôpital, et tous deux en sortir pour se diriger vers le comptoir de l'accueil.

Pendant qu'ils faisaient la queue, Hermione se tourna à lui et lui chuchota

- Tu comprends ma réaction ou pas ?

- Oui, j'ai compris, répondit-il. Je ne m'énerverai plus comme ça, et encore moins s'il s'agit de ton précieux Potter.

- C'est mon meilleur ami, tu peux bien comprendre ça non ?

- Oui je comprends, mais tu dois comprendre aussi que je n'ai pas très envie de rajouter une ligne aux dettes que j'ai envers lui.

Hermione le regarda d'un air surpris. Elle ne devait pas s'attendre à ce qu'il parle de cela comme ça car elle regarda à nouveau devant elle sans dire un mot, éberluée.

- ça t'étonne ce que je dis ? demanda Draco.

- Disons que je ne pensais pas que c'était si important pour toi, répondit-elle simplement.

- c'est important, insista Draco. Malgré ce qu'il a fait pour moi, je n'ai pas vraiment d'estime pour Potter. Je veux donc m'abstenir de lui devoir quelque chose.

- Il fait son travail ! répondit Hermione qui semblait de nouveau s'exaspérer.

- Oui je sais, dit Draco en tentant de calmer le ton de la conversation. Je t'explique juste ce que j'en pense.

Draco s'étonna lui-même de ses paroles. Il ne s'était que très rarement confié à quelqu'un sur ses sentiments, et ses émotions. Personne, même ses anciens meilleurs amis à l'école ne pouvait se vanter de savoir décrire ce qu'il avait jamais ressenti dans sa vie. Même si étant enfant, on avait pu le voir souffrir, pleurer, ou se lamenter, il n'avait jamais fait part de ses réels sentiments à quiconque. C'était la première fois de sa vie qu'il s'exprimait avec autant d'honnêteté face à quelqu'un.

Hermione ne sembla pas réaliser ce qu'il venait de se passer, et Draco en fut ravi. Il n'avait pas envie de passer pour quelqu'un de faible, ou qu'elle en profite pour lui poser d'autres questions. Le sorcier devant eux quitta la queue et ce fut leur tour de s'adresser au réceptionniste.

L'homme derrière le comptoir était un petit sorcier maigrichon, qui avait une robe beaucoup trop grande pour lui, et il semblait nager à l'intérieur. Il tamponna avec force un formulaire qu'il ajouta à une pile dangereusement haute derrière lui.

- Oui ? dit-il d'une voix fluette en levant la tête vers eux.

- On voudrait un formulaire de décharge pour une sortie anticipée, dit Hermione avec un sourire.

Le sorcier observa Hermione avec de grands yeux, et bafouilla en voulant répondre.

- Madame… Euh Mademoiselle, euh non Madame Granger !

Draco regarda Hermione avec un sourire moqueur et s'accouda au comptoir pour profiter du spectacle. Hermione n'était pas à l'aise avec la célébrité, et il n'avait tout de suite remarqué.

- Oui c'est ça, répondit Hermione précipitamment. Ce n'est pas pour moi, c'est pour Monsieur.

Elle montra Draco du doigt et le sorcier tourna la tête vers Draco dont le sourire s'évanoui instantanément. Il vit que le sorcier l'avait immédiatement reconnu, et ce dernier se mit à bafouiller encore plus.

- Je… vous … un formulaire…

- On se détend, ajouta Draco d'un ton neutre. On ne va pas vous manger.

- Oui oui… répondit le sorcier avec un sourire gêné.

Il s'activa dans ses papiers pour trouver le formulaire, et Draco en profita pour jeter un coup d'œil à Hermione. Elle le regardait avec un sourire moqueur, identique à celui qu'il lui avait adressé quelques minutes auparavant. Il lui rendit son sourire complice, et tous deux reportèrent leur attention sur le petit sorcier à la robe trop grande.

Après quelques minutes, il leur tendit un formulaire que Draco compléta en une minute. Il le signa et le rendit au sorcier qui bafouilla de plus belle.

- Merci… je… Mr Malefoy, vous … enfin … bonne journée.

- Merci ! répondit Draco soulagé d'en avoir fini. A vous aussi.

Il suivi Hermione vers la sortie et traversa la fausse vitrine qui donnait sur une rue passante, dans le Londres Moldu.

- Qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda-t-il en observant la rue.

Ils marchaient le long des boutiques, esquivant les passants qui se pressaient le long des vitrines lumineuses.

- On va chez moi, répondit Hermione.

- Déjà ? répondit Draco d'un ton malicieux.

Il avait terriblement envie d'elle. Même si l'idée de laisser du répit à cet ordure de James ne lui plaisait pas, voir Hermione marcher devant lui lui donnait plein d'idées.

- Je pense que tu vas vite déchanter, répondit-elle en souriant. On va y retrouver Harry. On se voit tous les soirs pour débriefer de sa journée.

Potter ! Il ne s'attendait pas à ça. Il n'avait pas envie de le voir ce soir, il voulait être seul avec elle.

- Super ! répondit-il en levant les yeux au ciel. Ça va, je n'ai rien dit !

Il voyait Hermione le regarder d'un air sévère, et n'avait pas envie de finir à nouveau pétrifié au milieu des moldus.

- Sois gentil tu veux ? Il fait ça pour te sauver la peau je te rappelle. D'ailleurs en parlant de ça, il faudra qu'on aille au ministère demain pour te faire essayer un premier antidote au poison que tu as ingurgité pendant un mois.

- Comment ça ? demanda Draco qui ne comprenait pas.

- Et bien, répondit Hermione, tu sais dans le philtre d'amour, il y avait un composant en plus. Du poison. On a donné le reste de ta potion laissée dans ton bureau au service compétent, ils l'ont analysée, et ils ont cherché un antidote. Ils m'ont informé ce matin qu'ils pensent avoir trouvé, mais il faudra l'essayer pour en être sûr.

- Mais je vais très bien ! répondit Draco.

Hermione s'arrêta à côté de lui et plongea son regard dans le sien.

- Draco, dit-elle d'une voix qui semblait douce, mais cachait de la peur. Tu ne ten rends pas compte, mais tu es en train de mourir...

A suivre…