Guest : Merci à toi! Oui je voulais faire une fiction positive qui montre une famille recomposée qui évolue ensemble.

26 : Diplômés.

Trois heure sonnait, et Adèle toqua très discrètement à la porte de ses mères. Elle était censée dormir depuis des heures, mais n'y arrivait pas. N'ayant pas de réponse, elle entra dans la chambre et trouva ses mères endormies, Emma sur le ventre, étalée, et la brune à côté d'elle. Sans bruit, Adèle se dirigea du côté du lit de sa mère blonde.

-Maman. Appela-t-elle tout bas. Maman, réveille toi, maman, s'il te plaît. Réclama-t-elle.

-Adèle..? Marmonna Emma en se réveillant. Ça va pas chérie?

-Je suis pétrifiée maman. Reconnu la blondinette.

Henry et elle avaient passé leurs examens deux semaines plus tôt, ils avaient reçu leurs résultats un jour avant cette nuit là, et les deux étaient à égalité. Ils étaient tout les deux major de promo, les meilleurs mais à égalité, ils s'étaient battus avec amour depuis des années pour être les meilleurs, et l'étaient ensemble. Henry avait fêté ses dix huit ans, et Adèle ses dix sept, alors qu'Ady avait passé la barre des un an. Celle ci savait dire de plus en plus de mots, et avaient même fait ses premiers pas. Ses cheveux bruns poussaient, son caractère s'affirmait, et son énergie était impossible à contenir. Mais les trois étaient toujours des amours, et Swann était souvent là, toujours la bienvenue.

-Attends, tu es pétrifiée à cause de...? Sous-entendit Emma, qui émergeait en se réveillant tout doucement.

-Du discours de demain. Répondit Adèle.

-Tout ira bien chérie. Assura Regina qui se réveillait. Viens là. Encouragea-t-elle.

Adèle escalada sa mère blonde pour s'allonger entre elles deux. Et ses mères l'enlacèrent, en mettant bien la couette sur elle, pour la rassurer.

-Avec Henry on a décidé de faire notre discours ensemble. On l'a écrit, révisé, on en est fiers, mais j'ai super la trouille de me planter. Marmonna la jeune fille.

-Mais pourquoi ça n'irait pas ma chérie? Demanda Emma.

-Rien à changé depuis six ans maman. Souffla Adèle. Ok mama et Henry, et Ady sont dans notre vie et ça a beaucoup changé, mais pas à l'école. Je suis toujours vue comme la petite surdouée, qui a du mal à se faire des amies, et surtout surtout qui est petite.

-Mais dis toi que c'est la dernière fois que tu seras devant eux. Tu t'en fous. Et Henry sera avec toi, Swann, Gina, Ady et moi on sera dans les gradins, alors tu ne seras pas seule juré. Promit Emma.

-Et le fait d'être petite, on s'en fiche. Tu vas mettre ton beau costume, et maintenant que tu fais ma pointure, si tu veux me prendre des talons tu pourras aussi, ça te grandira si c'est important pour toi, et je te maquillerais comme tu me l'as demandé, et Em' te coifferas. Tu vas être merveilleuse. J'en ai jamais douté. Assura la brune en caressant la joue de sa fille pour la rassurer.

-Tu es toujours merveilleuse. Tu es belle et très intelligente. Et puis je suis sûre que tout ira bien, parce qu'on sera là, et que tu as ta chérie pas loin qui t'aime et te soutient. Alors tout ira bien, mais faut que tu dormes. Sourit Emma en embrassant sa tête.

-Je vous aimes les mamans. Sourit elle en se lovant contre Regina. Je peux dormir là?

-Bien sûr, si ta mère daigne nous enlacer toutes les deux. S'amusa la brune.

-Venez là mes amours. Marmonna la blonde en se calant dans le dos de sa fille pour enlacer les deux. Dodo, tout va bien.

Et ainsi Adèle ne perdit pas pas de temps à s'endormir, tout comme ses mères.
Au matin, le lendemain, le réveil sonna et Regina fut la seule à se réveiller. Elle laissa un baiser au deux avant de partir à la cuisine pour préparé une salade de fruit et des gaufres, avec une belle table. Elle alla finalement à l'étage cherché Ady, pour ensuite descendre dans sa chambre. Elle posa sa petite fille sur le lit, et la laissa faire. En rampant Ady passa sur Adèle pour aller vers sa mère blonde, ce qui réveilla les deux. Emma attrapa son bébé et la protégea de ses bras.

-Comment t'es arrivée là toi? Marmonna la blonde.

-Avec moi. Intervint Regina. Sortez du lit, le repas vous attend.

-T'as préparé quoi mama? Demanda Adèle, alors qu'elles sortaient du lit.

-Des gaufres, du chocolat, des fruits. Souffla la brune en les regardant. Emma vint vers elle et elle en profita pour récupérer Ady alors qu'elle l'embrassait. On peut aller manger?

Emma l'embrassa un peu plus ce qui fit grogner Adèle qui partit vers la cuisine. Après de longs baisers, elles quittèrent la chambre pour aller à la cuisine, où Adèle avait ramené un Henry peu réveillé. Ils mangèrent ensemble, discutant avec les deux grands qui stressaient en voyant l'heure tourner et donc la remise des diplômes approcher. Quand ils eurent fini de manger, les deux mamans allèrent préparer leur bébé, avant de s'habiller dans de belles robes et des talons. Puis finalement, Regina récupéra Ady, et elle allèrent dans la chambre d'Henry, mais celui ci n'y était pas.

-Henry? Appela la brune.

-Chambre d'Adèle. Répondit le jeune homme.

Quand les deux mères entrèrent dans la chambre de leur fille, les deux enfants étaient debout, Adèle dans son boxer et sa brassière, Henry dans son caleçon.

-Explication? Demanda Emma.

-On sait pas comment s'habiller. Marmonna Adèle.

-Vous savez quand même que vous aurez votre robe de diplômé par dessus votre tenue? Se moqua gentiment Regina.

-Oui mais quand même. Grogna Henry.

-Et moi je voudrais en plus d'être classe et tout, plaire à Swann. Ajouta Adèle.

-Tu sais quand même que vous sortez et couchez déjà ensemble, donc tu lui plais. Argua Emma, moqueuse.

-Maman! S'exclama la blondinette. On était d'accord, ok vous savez que j'ai une vie sexuelle mais on en parle pas et on n'y fait pas allusion!

-Ok, ok. Rit Emma. Bon, Adèle rouge ou parme?

-Je... je sais pas. Parme? Répondit la jeune fille incertaine.

-Alors enfile le costume parme avec un haut noir ou gris clair, ensuite je te coiffe. Enchaina la blonde. Henry, vert ou gris?

-Le gris. Répondit Henry. Avec mon noeud pap', ce que je sais pas, c'est quelle chemise.

-Une blanche sera mieux, et une ajustée non? Proposa Regina. Son fils accepta. Alors c'est partit habillez vous et arrêtez d'angoisser. Adèle quand ta mère t'aura coiffée, je te maquillerais un tout petit peu, si tu veux toujours. Enchaina-t-elle.

-Oui je veux, merci mama. Répondit rapidement Adèle en enfilant son haut.

Les deux mères s'activèrent, posant Ady avec ses jeux, gardant un oeil sur elle, alors qu'elles aidaient les deux grands. Elles ne purent s'empêcher de les charrier sur le fait que ça faisait dix ans qu'elles ne les avaient pas habillés. Adèle dans son costume parme, se fit coiffer par sa mère, ses longs cheveux blonds se transformant en une jolie tresse élégante, et deux petites mèches encadrant son visage. Puis Regina, qui avait organisé les cheveux bruns de son fils, maquilla légèrement les paupières et les cils de sa fille. Emma aida Henry avec son noeud papillon. Prêts, Emma reprit sa fille dans ses bras et recula avec sa femme pour faire face aux enfants.

-Vous êtes splendides. Souffla la blonde.

-J'en reviens pas que vous receviez votre diplôme aujourd'hui. Marmonna Regina au bord des larmes.

-Non, non! S'exclama Emma. Allons vite faire une photo sur le balcon avant que votre mère ne pleure. Réclama-t-elle rapidement.

Les enfants voulant éviter les larmes, sentant que la brune pouvait craquer à tout moment. Ils descendirent pour se placer sur le balcon. Emma prit l'appareil, donnant Ady à sa femme et se plaça devant les enfants. Ces deux ci firent une première photo des plus simple, côte à côte, une seconde avec un bras autour de la taille de l'autre, plus décontracté. La troisième montra les enfants faisant une grimace, dans une posture improbable. Pour la quatrième, Adèle surpris son frère en enlaçant ses épaules, collée à son coté droit, plaquant ses lèvres sur sa joue. Les photos faites, Emma les passa rapidement sur l'ordinateur, et les envoya à toute la famille. Elle vit alors Regina mettre la photo d'Adèle embrassant la joue de son frère en fond d'écran, et s'approcha pour l'enlacer, une main sur le dos d'Ady.

-Donc Henry et Adèle pour un fond d'écran, Ady pour l'autre, et moi je suis où dans tout ça?

-Sur celui de mon ordinateur. Sourit Regina. Et puis les trois enfants sont un bout de toi, donc t'es toujours un peu là.

-Explication satisfaisante. Gloussa Emma, avant de laisser un bisou sur sa joue, et de se détacher. Les enfants prenez vos affaires, et vos robes de diplômés et allons y!

Les affaires récupérées, la petite dans le porte bébé sur le torse d'Emma, la brune se rendant compte de sa sensibilité elle ne voulait pas communiquer ses émotions à sa fille et l'avait laissée à sa femme. Prêts, ils montèrent en voiture et partirent vers l'école des enfants. En arrivant, elles virent des parents un peu partout dans la cours de l'école, devant l'estrade. Henry senior, Elsa et August étaient là, et les enfants allèrent de suite les voir, pour discuter et ils reçurent un paquet de compliments sur leurs tenues. Alors que Regina était collée à la blonde.

-C'est ici qu'on s'est rencontrées. Sourit la brune.

-Tu m'as envoutée ce jour là. Murmura Emma en venant chercher un baiser. Pourquoi les autres parents nous dévisagent?

Regina tourna la tête, gardant une main sur la tête de sa fille.

-Je ne sais pas. Soupira la brune. Les enfants! Appela-t-elle. Les deux rappliquèrent rapidement vers elles. Pourquoi les parents nous dévisagent? Leurs demanda-t-elle en regardant rapidement les autres autour.

-Parce que vous êtes le seul couple de femmes dans cette école, et qu'en plus de ça je sors avec une fille. Remarqua Adèle. Ça a vite fait le tour de l'école.

-Vous inquiétez pas, on s'y fait. Assura Henry, avec un sourire.

-Vous voulez dire qu'on vous regarde toujours comme ça? Interrogea rapidement Emma, étonnée.

-Yep! Mais ça fait bien longtemps qu'on s'en fou! Sourit fièrement Adèle.

-Vous êtes géniaux. Sourit Emma en les embrassant. Puis ils entendirent une agitation venant de devant l'école, et se tournèrent pour regarder, rejoint par les trois adultes. Et ça, c'est mes parents. On va être encore plus regardé. Soupira la blonde.

-M'en fou! Je trouve ça trop bien que papy soit là! S'exclama Adèle.

Toujours gouverneur, David était très occupé, et avait loupé beaucoup d'événements familiaux, malgré le fait qu'il était présent pour tout les Noëls et anniversaires. Henry le considérait comme son grand père depuis le temps, alors quand l'homme, accompagné de Margaret, derrière lui, s'approcha -avec difficultés- et fut à moins d'un mètre, les deux enfants lui foncèrent dessus, sous le regard ému des autres.

-Papy! S'exclamèrent les deux en l'enlaçant.

-Vous êtes beaux! Remarqua David en les enlaçant.

-Je suis super contente que vous ayez pu venir. Sourit Adèle en enlaçant sa grand-mère.

-On aurait loupé ça pour rien au monde. Sourit Margaret. Et vous êtes magnifiques. Ajouta-t-elle ajustant les cols de veste des deux. Avant d'être ébloui par un flash. Ignorez les. On avait espoir de passer inaperçus, mais apparemment c'est impossible. Soupira-t-elle.

Rapidement ils embrassèrent tout les membres de leur famille, avant que le principal Humbert n'arrive, ne retenant pas un compliment pour les deux mères, avant d'aller saluer et lécher les bottes du gouverneur. David connaissait le principal depuis un moment maintenant, il faisait du bon travail, mais il avait aussi eu les échos de Regina et Emma, ainsi que des enfants qui avaient remarqué sa manière de draguer tout le temps leurs mères. Alors il avait un avis mitigé, mais professionnel comme il était David lui serra la main et le salua, répondant à ces questions. Puis Graham voulu l'entrainer vers les chaises, mais le gouverneur le stoppa, agacée par sa façon de faire.

-Les enfants à tout à l'heure. Fit-il aux deux grands en les embrassant. Vous allez assurer. Souffla-t-il. Allons nous installer. Chérie? Ajouta-t-il en tendant la main.

Margaret glissa sa main dans la sienne, et le suivit. Rapidement les autres firent de même, Emma ne retenant pas son agacement. Elle avait gardé le nom de Swan, la seule à avoir fait ça, pour ne pas être embêtée par les journalistes, et que personne ne soupçonne que son père était le gouverneur, alors voir autant d'appareils photos et la capacité des gens à devenir polis et hypocrites quand le gouverneur était là, la rendait dingue. Elle s'assit à coté de son père, Regina de son autre côté, puis Henry senior, quant à David, il y avait Margaret puis Elsa et August de l'autre côté. Assis, David se tourna pour caresser la tête d'Ady.

-J'ai le droit de faire des câlins à ma petite fille? Demanda-t-il.

-Ady ou moi? Plaisanta Emma en défaisant le porte bébé.

David récupéra le bébé dans ses bras, et la cala contre son torse. Puis il passa une main autour de la tête d'Emma, et la ramena vers elle pour embrasser sa tempe. Puis il concentra son attention sur Ady, tout comme sa femme, dorlotant la petite qui riait et s'amusait dans ses bras faisant son intéressante, comme aimait dire Emma.

-Hen'y! Adèle! Appela la petite.

-Sois patiente mon bébé. Sourit Emma en embrassant sa main.

-Tu crois qu'ils vont biens? Demanda Regina en fixant l'estrade juste devant eux.

-Regina...Soupira la blonde en passant un bras autour de ses épaules. Tout ira bien ma puce, arrête de t'angoisser. Rassura-t-elle, avant d'être coupée.

-Bonjour! Haleta Swann, dans un costume bicolore, pantalon noir, veste rouge. Je suis en retard, pardon. Dites moi que j'ai rien loupé? Supplia-t-elle, les mains sur les hanches, essoufflée.

-Non rien, ça va commencer. Rassura Regina.

-Oh mon dieu merci, je m'en serais voulu éternellement. Soupira la jeune fille.

-Venez, installez vous. Invita Henry senior en se décalant, pour laisser une chaise entre lui et Regina. Swann s'installa en le remerciant, toujours très essoufflée. Vous allez bien?

-Oui, oui, ça va aller. Ma colocataire à fait un malaise, j'ai du m'occuper d'elle, et une fois qu'elle allait mieux, je me suis changée pour venir ici, et comme c'était pas loin, je suis venue à pied, très mauvaise idée avec des talons, j'ai courue pour être à l'heure. Expliqua Swann. Qu'est ce que je ferais pas pour elle. Murmura-t-elle.

-Tiens bois, ça ira mieux. Sourit Emma en lui tendant une bouteille d'eau, touchée par le dévouement que la jeune fille avait envers sa fille.

Il lui fallut deux minutes pour retrouver son souffle, juste au moment où le principale montait sur scène pour faire son discours d'annonce. Puis il laissa les diplômés monter sur scène, recevant tour à tour leurs diplômes dans leurs toges, par ordre alphabétique, Henry arriva au moment des "M".

-Henry Mills! Annonça le principal.

Le jeune homme se précipita dans sa robe de diplômé.

-SwanMills. Rectifia-t-il en prenant son diplôme.

Ses deux mères ne purent retenir leurs sourires, Regina les yeux brillants, enlaça sa main à celle de la blonde. Elles attendirent le tour de la blondinette, qui fut appelée à Swan, et elle fit comme Henry, elle rectifia son nom. Cela avait été rendu officiel un an avant, l'école savait que leurs noms étaient SwanMills, leurs diplômes étaient d'ailleurs à ce nom, mais le principal continuait de faire une distinction, Henry et Adèle le soupçonnaient de ne pas vouloir associer leurs noms, car cela voulait dire qu'il n'avait plus aucune chance ni avec Regina ni avec Emma. Mais c'était seulement une théorie des enfants.
Tout les diplômes remis, les élèves étaient assis sur l'estrade en rang, se ressemblant tous avec leurs robes et leurs papiers en mains. Humbert félicita tout le monde, avant d'annoncer que les deux major de promo avaient un discours pour eux. Henry et Adèle se levèrent, en même temps, avant d'aller devant le micro.

-Bonjour à tous, avant tout on tient à rappeler qu'on est frère et soeur et que notre nom c'est SwanMills. Grogna Henry les faisant rire. On nous a demandé de prendre la parole aujourd'hui parce que nous sommes major de promo, le hasard fait bien les choses, qui aurait pensé que nous aurions exactement les mêmes notes?

-Pour comprendre ce qu'il raconte, petit résumé de notre histoire. Sourit Adèle. J'étais le bébé de cette école en première année, la petite, ayant un an de moins. Henry m'a défendu devant les grands, je l'ai mal pris on s'est battus. Nos mères on été convoquées, suite à ça on ne connait pas tout les détails, et on ne veut surtout pas les savoir, mais elles sont tombées raides dingues amoureuses. Ajouta-t-elle, faisant sourire tout le monde et particulièrement les deux mamans. Incapables de se détacher l'une de l'autre elles nous annoncés qu'on allait devoir s'entendre car on allait vivre ensemble.

-Nous qui nous haïssions, nous devions nous aimer, pour elles. Coupa Henry.

-Après des jours et un jeu particulièrement stupide de nos mères nous avons fini par nous aimer, mais ça a été long. Elles se sont mariées, ont eu un autre enfant, qui est soi dit en passant trop génial, et Henry et moi sommes devenus de vrais frère et soeur. Qui se défendent, et qui s'aiment. La blondinette laissa un instant. Vous devez vous demander pourquoi on vous raconte tout ça?

-Et bien c'est simple. Reprit le brun. Ce diplôme nous apporté la possibilité d'un avenir, je vais à la rentrée intégrer l'université de lettres pour devenir éditeur et écrivain, celle de Porto Rico, car je ne veux pas louper un instant de ma petite soeur et ma famille, parce que je l'ai pas eu assez longtemps par rapport à beaucoup d'enfants.

-Quant à moi, j'ai choisi un cursus que seul mon frère sait que j'ai envisagé. J'ai reçu la réponse hier. Je vais aller dans une école d'art floral de Porto Rico aussi, pour un master. Avec une maman fleuriste et une mama parfumeuse et patronne de son entreprise de parfum, les fleurs sont dans mon univers depuis toujours, et je compte bien en faire mon métier. Révéla Adèle, émouvant ses mères plus qu'elle ne se l'était imaginé.

-Nos avenirs se dessinent grâce au monde que l'on a construit au cours des dernières années, grâce au souvenir de l'enfance et des envies qu'on a au fond de nous depuis des années, inconsciemment peut-être. L'école nous apporte la possibilité de construire l'avenir que l'on souhaite. Sourit Henry.

-Mais elle nous apporte aussi des gens biens, des connaissances, des amis, des personne qu'on retiendra pour de bonnes ou mauvaises raisons. Sourit Adèle faisant glousser l'assemblée.

-Des personnes sur qui on peut compter pour rire et pour pleurer, des personnes qui nous aident à nous construire et nous trouver. Ajouta le jeune homme. Et dans certains cas, plus rare je vous l'accorde, une famille, une qu'on imaginait pas ou plus, avec des personnes qu'on ne veut jamais voir disparaitre.

-Quelque soit les personnes que l'on a rencontré, les notes de nos examens, et les parcours à venir de chacun, on a tous vécu de bons et d'horribles instants dans cet endroit, et on est tous heureux d'en sortir. Sourit la jeune fille.

-Alors à tous, profiter de ce bout de papier, du soleil, des vacances, et bonne chance à tous! Termina Henry.

Les applaudissements se mirent à retentir, Emma souriait à s'en déchirer le visage et la brune n'avait pas pu retenir ses larmes, Ady était dans les bras de la blonde. Toute la famille souriait et était debout, et rapidement le reste de l'assemblée se leva aussi, après tout le gouverneur était debout, il fallait faire pareil. Les diplômés purent descendre de l'estrade et aller retrouver leurs familles. Henry alla rejoindre ses mères, alors que Adèle ignora tout le monde pour se jeter dans les bras de sa petite amie.

-Je suis fière de toi. Tu es magnifique et ce discours était génial! Souffla Swann en la serrant, embrassant sa joue.

-J'ai eu peur que tu sois pas là. Murmura Adèle.

-J'aurais loupé ça pour rien au monde. Assura Swann. Mais les talons m'ont mise en retard.

-Mais tu es sublime. Sourit la plus jeune.

-Chérie, je sais que tu es amoureuse mais tu pourrais nous embrasser nous aussi. Interrompit Regina.

-Surtout qu'on a deux mots à te dire. Ajouta Emma. Leur fille vint les enlacer. Alors les fleurs?

-Oui. Sourit Adèle, en regardant toute sa famille. C'est un master en art floral, je vais apprendre le dessin floral, les techniques de vente, à apprivoiser les végétaux et je vais acquérir des connaissances en botanique. Je peux aussi faire seulement trois ans, je ne sais pas encore. Je veux faire un de vos métiers, mais je sais pas lequel, tout ce que je sais, c'est que je veux des fleurs et de l'art. Sourit-elle. Je pensais pas être prise donc j'en ai parlé qu'à Henry.

-Mais tu as été prise. Releva Regina.

-C'est à ça que je t'ai emmenée la semaine dernière? Demanda Swann, collée dans son dos.

-Oui. Je t'ai dis que je risquais rien. Assura Adèle.

-Eh! Tu viens toquer chez moi, tu me demandes de pas poser de question et de t'emmener quelques part. Tu ne me dis pas ce qu'est ce bâtiment, ni pourquoi tu y es, et moi je dois me dire que tout va bien. J'étais inquiète et c'était justifié. Remarqua Swann.

-Je sais. Je sais. Sourit la jeune fille. Mais je devais aller à cette entretien, et t'es la seule qui pouvait m'emmener en acceptant que j'explique pas. Elle se pencha et l'embrassa. On va au restaurant comme prévu?

-Évidemment. Accepta Emma. Avec tout le monde, papa je veux pas entendre d'excuse de travail ou rendez vous ou je ne sais quoi.

-Je vous emmène et vous invite. Assura David.

-Merci papy! Swann peut venir? Demanda Adèle.

-Bien sûr, nous serons donc dix et un bébé. Compta Margaret.

Ils se répartirent dans les voitures, sortirent en évitant les gens, entre Regina et David, ils étaient clairement trop visibles, mais ils finirent par y arriver. Ils purent ainsi, trinquer à l'avenir des enfants.
Suite aux deux mois de vacances, Adèle partit à l'université, ayant une chambre sur le campus, lui évitant les quarante cinq minutes de trajet, même si elle avait passé son permis ses mamans pensaient qu'il était préférable qu'elle soit sur le campus. Le faisant pour elle, elles l'avaient fait pour Henry, et c'est en s'organisant qu'il avait réalisé quelque chose de simple, les deux écoles étaient sur le même campus, alors les deux avaient pris une chambre double ensemble. Regina avait pleuré encore et encore en les laissant, sa femme l'avait ensuite déposée au travail, puis après avoir laissé Ady chez sa mère, Emma était allé à la boutique. Cependant, s'inquiétant de la peine de sa femme, à midi, elle ferma la boutique et fila à l'entreprise avec un bouquet de fleurs. Elle monta au bureau de la brune -sans problème maintenant qu'elle avait été inscrite sur la liste- et frappa à la porte.

-Entrez! Répondit Regina, penchée sur un dossier.

-Hello ma puce. Sourit la blonde en entrant.

-Emma? S'étonna la brune. Mais que fais tu là?

-Je t'emmène manger. Et j'ai des fleurs. Souffla Emma. Je compte bien te faire sourire à nouveau. Ajouta-t-elle alors qu'elle était devant sa femme.

Regina prit son visage en coupe et l'embrassa, avant de garder un bras autour de ses épaules, et de prendre le bouquer de fleurs de sa main libre.

-Tu es géniale. Sourit tendrement la brune. Que veulent dirent ces fleurs, j'en reconnais deux différentes? Demanda-t-elle.

-Les fleurs guimauve, la bienveillance, parce que je veux que tu ailles bien. Commença Emma en montrant les plus petites fleurs de cinq pétales. Les fleurs de cactus, c'est l'amour maternel. Parce que tu es une maman parfaite, et triste aujourd'hui de voir tes enfants grandir. Ajouta-t-elle en montrant les plus grosses.

-J'aime pas les voir grandir, bientôt Adèle va nous dire qu'elle est fiancée, et Henry aura une copine, Ady partira à l'université et on sera seule. Craqua Regina en se collant dans ses bras, la tête dans son cou. Mais ton bouquet est très beau et je l'aime.

-Les enfants vont grandir, mais pour Ady on a le temps elle a un an. Gloussa gentiment la blonde, en la câlinant. Et puis dans dix sept ans, quand elle partira à l'université, on les verra encore, on sera peut-être grands-mères, mais ce que je sais c'est qu'on sera heureuses, parce qu'on aura toujours notre famille et l'amour. Ne t'inquiète pas, tout ira bien. Assura-t-elle. Je t'aime.

-Et bien moi aussi. Souffla Regina en venant chercher un baiser. On commande et mange ici, je veux rester dans tes bras. Réclama-t-elle.

Emma accepta et elles s'installèrent dans le canapé, la blonde redonnant le sourire à sa femme.