Salut, je poste assez rapidement cette fois-ci. Je pense que la fanfiction aura au moins 40 chapitres, je ne pensais pas écrire autant, mais j'ai été très lente à développer certains axes de cette histoire et finalement c'est plus long que prévu haha. J'espère que ce chapitre vous plaira, je n'ai pas eu de retour sur le dernier mais bon. Merci à tous ceux qui prennent le temps de mettre cette fanfiction en favoris ou en alerte, et de la lire bien évidemment !

Dans ce chapitre les choses se corsent, et ça s'annonce piquant pour nos personnages dans les prochains chapitres… Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre.

N'hésitez pas à laisser votre avis, ça fait toujours plaisir de savoir ce que les lecteurs pensent et j'y réponds toujours avec plaisir ! :)

Et comme toujours, bonne lecture !

Chapitre 22 : Les serpents sur les nerfs

Sirius avait entraîné Dorcas dans la première salle vide qu'il trouva. Il tentait de rester impassible, mais la présence de la jeune fille à quelques centimètres de lui le perturbait, il sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Dès qu'il croisait son regard il n'avait qu'une seule envie : l'embrasser.

Il y eu un léger moment de silence, où il se contentait de la fixer et elle d'éviter son regard. Elle semblait terriblement mal à l'aise, il pouvait voir le haut de ses pommettes rougir dès qu'elle croisait son regard. Elle se mordillait la lèvre et jouait avec ses bracelets d'un geste nerveux.

- Dorcas, regarde-moi s'il-te-plaît, commença-t-il d'une voix douce.

Dorcas eut subitement chaud en l'entendant prononcer son prénom. Elle tenta de relever le regard vers Sirius, mais comme à chaque fois qu'elle croisait son regard elle l'évitait incapable de soutenir son regard. Elle n'arrivait pas à soutenir son regard, il paraissait tellement décidé, sûr de lui, contrairement à elle.

- Je vais être honnête, se lança Sirius. Tu me plais énormément, je ne te vois pas comme une simple amie... Je ne regrette pas ce qu'il s'est passé entre nous à Halloween, mais de ce que j'ai pu voir toi oui.

Un silence accueillit sa réponse. Dorcas était figé sur place, elle n'osait plus esquisser un seul mouvement.

- Parle-moi, continua le garçon, d'une voix légèrement suppliante.

Dorcas ne répondit pas et s'éloigna du garçon. Sirius fronça les sourcils, et il carra la mâchoire ravalant une réplique acerbe. Il ne voulait pas être méchant, mais l'attitude de Dorcas l'énervait. Et quand il était énervé il devenait mauvais. Elle faisait tout pour l'éviter, pour ne pas avoir à lui parler. Et une fois face à lui elle l'ignorait, et n'osait même pas le regarder en face. Et après c'était elle qui était censé être courageuse ? Et lui le lâche Serpentard ? Conneries.

- Tu n'es qu'une lâche Dorcas, dit-il finalement.

La jeune fille releva rapidement la tête, et osa enfin croiser son regard, il put apercevoir une lueur furieuse dans ses yeux, il venait de la piquer dans son égo. Un sourire mesquin étira ses lèvres alors qu'il la fixait intensément. Il voulait la faire réagir, qu'elle lui parle, qu'elle lui dise réellement ce qu'elle pense.

- Et ça ce dit Gryffondor, ricana-t-il en continuant son petit jeu.

Il s'approcha davantage d'elle, Dorcas se figea alors que l'odeur du garçon emplit ses narines. Elle n'arrivait plus à esquisser un seul mouvement.

- Qui aurait cru que la grande Dorcas Meadowes soit en réalité une petite fiotte ? Incapable d'avoir une réaction mature après avoir embrassé un garçon.

Des piques s'enfonçaient dans le cœur de la jeune fille à chaque nouvelle phrase. Elle voyait la lueur d'amusement dans les yeux gris de Sirius. Elle sentit la rage bouillir dans son sang.

- Ton attitude est ridicule, pire qu'un Serpentard pur jus, continua Sirius en se penchant vers elle.

Dorcas soutenait maintenant son regard. Elle le fusilla du regard.

- T'es qu'un sale con Black !

Sirius eut un sourire satisfait en entendant la voix rauque de Dorcas résonner dans la pièce.

- Mais c'est qu'elle parle !

- Va te faire foutre ! Je ne suis pas ton jouet Black, tu n'as pas le droit de m'insulter comme ça.

- Alors ça va être comme ça ? répliqua froidement Sirius. Je suis honnête, je te dis ce que je ressens pour toi et tu m'insultes ? Tu penses que je te prends comme un jouet ? Bordel, Dorcas ! Je ne ferais jamais ça, je ne te ferais jamais ça ! Je ne me rapproche pas des inconnus, je les ignore. Et pourtant je me suis rapproché de toi, j'ai fait un effort de te parler, d'apprendre à te connaître. Tu es la première fille qui me plait réellement, que j'ai envie de connaître. J'ai osé t'embrasser à Halloween, je t'ai parlé devant tout le monde, je viens de te dire ce que je ressens et toi pour toute réponse tu m'insultes ? Tu sais quoi Dorcas ? Toi va te faire foutre ! C'est toi qui te joues de moi. Un jour tu m'embrasses et le lendemain tu m'ignores et tu cours dans tout le château à chaque fois que je me retrouve sur ta route. Alors continue à te voiler la face, à m'ignorer, à te comporter comme une gamine, mais moi je ne m'accrocherais pas à toi plus longtemps.

Sirius lâcha toute la rancœur qu'il avait accumulé contre la jeune fille ces derniers jours. Ses traits étaient déformés par la rage et la tristesse. Dorcas ouvrit la bouche, elle voulait lui répondre, elle voulait être honnête elle aussi, lui dire qu'elle était perdue, qu'elle ne savait pas quoi faire avec lui, comment agir quand elle était face à lui, mais encore une fois elle se retrouva incapable de parler devant lui. Quand elle était vexée par ses remarques c'était plus simple, mais quand il s'agissait d'être honnête, mature, elle ne savait plus quoi faire ni dire.

Elle entendit Sirius soupirer, il lui lança un dernier regard sombre et se dirigea vers la porte.

- Je me casse, et cherche même pas à venir m'adresser la parole. Quoique, t'en a sûrement pas envie, dit sèchement Sirius, avec du sarcasme dans la voix avant de sortir.

La porte claqua violemment quand il sortit de la pièce, et Dorcas eut l'impression qu'on venait de lui broyer le cœur. Elle sentit les larmes déborder de ses yeux et elle ne tenta pas d'étouffer le sanglot qui la transperça de toute part. Elle venait de se prendre une grande claque dans la gueule. Elle avait perdu Sirius.

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Le visage pâle et un air ronchon sur le visage James se plaignait entourer de ses deux meilleurs amis assis sur un des canapés de la salle commune. Enfin, James était littéralement vautré dans celui-ci.

- C'était un véritable massacre…

- C'est sûr que là… tu as perdu toute ta crédibilité, appuya Greta.

John lui lança un regard noir alors que James se prenait la tête entre les mains dans un gémissement plaintif.

- Je la déteste. C'est officiel, je ne lui adresserais plus jamais la parole. Je ne fumerais plus jamais de ma vie. Je suis faible.

Greta tapota gentiment la tête de James. Elle avait une expression soucieuse sur le visage.

- Tu as toujours été facilement influençable James, mais là c'est trop. Cette fille peut te faire faire n'importe quoi.

James releva la tête et croisa le regard inquiet de Greta, il se tourna vers John qui hocha la tête pour confirmer les dires de la blonde.

- Quoi ? Mais non… Lily ne me fait pas faire n'importe quoi.

- Enfin James, tu étais complétement défoncé à ta réunion de préfets. C'est quelque chose que tu n'aurais jamais fait habituellement, répliqua John d'un ton catégorique. Cette fille pourrait même te convaincre de te faire un tatouage, ou pire tu pourrais te raser le crâne pour elle.

James porta instinctivement une main à ses cheveux, un air horrifié sur le visage, et John esquissa un sourire amusé devant l'air hagard de leur ami. Il était rentré de la réunion des préfets il y a une heure, et il venait tout juste de redescendre de son épisode de drogué.

- Mais non enfin, c'est ridicule. Et puis tout le monde sait que je suis incapable de dire non. Regardez, Greta m'exploite depuis la première année dans tous ses plans tordus. C'est la même chose.

Greta darda un regard sérieux sur son meilleur ami et répliqua d'une voix douce mais ferme, en tentant de ne pas le brusquer.

- C'est faux, et tu le sais très bien. Je t'entraîne dans mes plans foireux oui, mais jamais je ne te demanderais de boire de l'alcool ou de fumer de la drogue sans que cela ne vienne de toi. Surtout avant une réunion importante. Cette fille te mène à la baguette James, et tu ne le vois même pas.

Le brun fronça des sourcils et il se mit à réfléchir à toute vitesse. Greta l'observa, un air grave sur le visage, elle pensait réellement ce qu'elle venait de dire sur Lily. Elle ne la trouvait pas méchante cette fille, mais elle sortait d'une rupture difficile, et d'après les rumeurs dans les couloirs, Lily Evans avait toujours été une gamine inconsciente qui n'en faisait qu'à sa tête. Elle faisait ce qu'elle voulait, allait où elle voulait sans se soucier de l'avis des autres. Greta ne voulait pas que la tornade Evans blesse James sur son passage.

- Lily ne me mène pas à la baguette, dit finalement James d'un ton incertain. On est amis, et elle est peut-être immature, mais elle ne veut pas me contrôler.

- Ce n'est pas ce que Greta voulait dire, expliqua John alors que la blonde hochait la tête. Lily ne veux pas te contrôler, mais elle n'a aucune conscience des conséquences de ses actions, et toi tu es tellement accroché à elle qui tu accepterais tout rien que pour passer un petit peu de temps avec elle. Pour lui faire plaisir, la faire sourire.

James ouvrit de grands yeux, et commença à s'énerver.

- Vous, vous entendez parler ? Ce sont des conneries. Je ne suis pas accroché à Lily, c'est mon amie, et j'ai abusé je le sais. Je n'aurais pas dû accepter de fumer, mais de là à raconter des énormités pareilles, c'est vous qui êtes complétement défoncé, pas moi.

- James, l'interrompit Greta en sentant la voix du garçon monter en puissance. Tu te voiles la face, la rouquine tu l'aimes bien plus que comme une amie. Et tu as tellement peur qu'elle se trouve quelqu'un d'autre que tu fais tout pour lui faire plaisir.

James était complètement perdu, il ne comprenait pas les délires de ses amis. Il n'aimait pas Lily de cette façon, il avait certes une facilité déconcertante à tout accepter venant d'elle, mais il n'avait pas peur qu'elle parte. Il serait même heureux pour elle si elle se retrouvait quelqu'un d'autre après Lupin. Évidemment, parce qu'il était son ami.

- C'est n'importe quoi, grommela James en se levant. Je vais me coucher, et j'espère que demain vous aurez oublié vos histoires ridicules à propos de Lily.

John soupira et hocha la tête. Greta elle soutient le regard de James pendant quelques secondes et finit par lâcher d'un ton franc.

- James fait attention à toi, Lily n'est pas faite pour toi. Elle n'est pas aussi stable que toi.

La mâchoire du garçon se contracta et sans qu'il ne comprenne pourquoi la remarque de Greta le vexa profondément. Il monta les marches jusqu'à son dortoir quatre à quatre, une question persistant dans son esprit : pourquoi Lily ne serait pas pour lui ? C'était ridicule.

-o-o-

Sirius avançait dans les couloirs d'un pas rageur, il entra comme une furie dans la bibliothèque, ignorant la remarque de Madame Pince lui ordonnant de faire moins de bruit. Il se dirigea automatiquement dans le fond de la pièce. Caché entre les étagères dans la section histoire de la magie, son petit frère feuilletait tranquillement un énorme grimoire.

Il se laissa tomber violemment sur le siège en face de lui. Regulus releva la tête vers Sirius, et l'observa quelques secondes surpris. Il analysa le visage de ton frère, qui tremblait littéralement de colère, et une profonde tristesse brisait son regard gris. Regulus se crispa, et demanda d'une voix douce.

- Tu as parlé à Dorcas c'est ça ?

- Ne me parles plus jamais de cette fille, répondit sèchement Sirius.

Regulus fronça les sourcils, sérieusement inquiet pour son frère.

- Que s'est-il passé ? Elle t'a envoyée paître ?

- Rien. Il ne sait rien passé justement. Parce qu'elle n'a rien dit, cracha rageusement le Serpentard. Je lui ai dit ce que je ressentais et elle n'a rien dit. Elle m'a littéralement ignoré. Je me suis pris le plus grand râteau de tout l'histoire des râteaux de Poudlard. Que dis-je la plus grande rafale de tous les vents, un cyclone même.

Il se leva brusquement, et Regulus s'apprêtait à la suivre quand son frère le stoppa d'un regard noir.

- J'ai besoin d'être seul. Plus jamais, j'écouterais un seul de tes conseils à la con.

Il tourna les talons et Regulus pu entendre la porte de la bibliothèque claquer derrière un Sirius fou de rage.

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On était samedi, et aujourd'hui était un grand jour pour Evan Rosier. C'était le jour où il allait enfin battre Severus Rogue sur le terrain de Quidditch. Il était debout sur un banc dans les vestiaires et observait son équipe avec hauteur. Il avait même oublié sa rancœur envers Agatha, tellement obnubilé par le match qui s'annonçait dans quelques instants.

- Aujourd'hui notre avenir se joue, annonça Evan d'un ton solennel.

Ses joueurs échangèrent des regards mi-moqueur mi-ennuyé, mais un raclement de gorge de leur capitaine les rappela à l'ordre.

- Nous allons battre les Serpentards à plate couture. Nous allons les pulvériser, les atomiser, les réduire en poussières. A la fin du match je veux qu'ils n'aient plus que leurs yeux pour pleurer tellement ils se seront pris la déculotté de leur vie ! Nous allons….

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- Je veux qu'à la fin du match ce bouffon de Rosier soit en train de chialer dans les jupes de sa mère en beuglant sa défaite, clamait Severus Rogue au même moment, debout sur son banc face à son équipe. Je veux du pâté de Gryffondor ! Je vous préviens s'ils ne sortent pas en larmes du terrain vous allez tous souffrir aux prochains entraînements !

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- C'est une question de vie ou de mort. Le premier qui me déçoit fera dix tours de terrain au prochain entraînement, suivis d'une séance de musculation intensive… Je n'accepte aucune erreur !

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- C'est clair ? Ou je dois le répéter encore une fois ?

L'équipe de Serpentard poussa des exclamations affirmatives, en tapant du pied sur le sol.

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- PRÊT A FAIRE BOUFFER LEUR BALAIS AUX SERPENTS ?

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- PRÊT A BOUFFER DU LION ?

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- Aujourd'hui c'est un match d'anthologie qui se joue. Opposant Gryffondor à Serpentard, et les deux ennemis depuis leurs entrées dans leurs équipes respectives, Severus Rogue et Evan Rosier. Applaudissez les Gryffondors !

Une exclamation provient de la tribune des rouges et or à la suite de l'annonce de Benjy Fenwick, le commentateur.

- Evan Rosier, le capitaine et batteur en tête de file, suivi de Cynthia Bennet l'attrapeuse vedette et son coéquipier de batte, le fameux Benjamin Boyles. Les trois poursuiveurs, Agatha Cowen, Hope Langton et Garry Hobbs. Et le gardien, Uriah Jones, ferme la marche.

De nouvelles acclamations accueillirent l'arrivée des lions sur le terrain.

- Maintenant place aux Serpentard. En tête, le célèbre Severus Rogue, capitaine et poursuiveur, suivi de ses coéquipiers au même poste, Brett Smith et Emma Hodge. Le gardien, Gareth Thomas et l'attrapeur, Ian Nelson à la suite, et enfin le duo de batteur redoutable, Kelly Ferguson et Davy VanHogen.

Les supporters de Serpentard applaudirent l'arrivé des joueurs, et au centre du terrain les deux capitaines s'avancèrent pour se retrouver face à face. Les deux étudiants se jaugèrent d'un air mauvais et se serrèrent violemment la main, tentant d'écraser la main de l'autre, en se fusillant du regard.

- Prépare toi à perdre, déclara Evan d'un ton sec.

- Ne sois pas si sûr de toi Rosier. Tu ne gagneras pas, encore une fois, rétorqua Severus d'un ton mauvais.

Un sifflement retentit annonçant le début du match, et chaque équipe s'envolèrent. Le souafle fut lancé, et Benjy Fenwick s'exclama dans son micro :

- Cowen, de Gryffondor, s'empare du souafle et file à travers le terrain, talonné par Rogue de Serpentard...

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Dorcas entendait les cris autour d'elle, la voix de Fenwick qui résonnait dans le stade, et le sifflement des joueurs sur leur balais quand ils frôlaient les gradins, mais elle ne suivait pas le match. Elle était complètement ailleurs. Sa conversation à sens-unique avec Sirius tournait en boucle dans sa tête, la brûlant de l'intérieur, lui rappelant encore et encore à quel point elle avait commis une erreur monumentale, à quel point elle avait été lâche.

A ses côtés seul Tracey avait remarqué son trouble, les autres étaient trop pris dans le match. L'adolescente posa une main sur l'avant-bras de Dorcas, et celle-ci releva un regard bouleversé vers son amie. Instinctivement Tracey attrapa la main de sa camarade et pressa ses doigts contre les siens en une pression réconfortante.

- Tu veux en parler ? On peut partir si tu veux, chuchota doucement Tracey.

Dorcas secoua la tête négativement. Si elle en parlait elle allait se remettre à pleurer, et c'était la dernière chose qu'elle voulait. Tracey hocha la tête, compréhensive, et garda sa main dans celle de Dorcas, elle lui adressa un sourire et finit par se lever sur le banc au milieu des Gryffondors pour hurler, une des chansons de Dorcas pour soutenir les Gryffondors contre Serpentard, qui consiste surtout à décrédibiliser l'équipe adverse.

- ET POUR GRYFFONDOR ! HIPHIP HOURRA ! LES SERPENTS JOUENT AUSSI BIEN QU'ILS SONT VALEUREUX !

- LES SERPENTS SONT DES PEUREUX ! reprirent la tribune en cœur.

- DES PERDANTS ! hurla Tracey alors que Dorcas éclatait d'un rire franc. DES PASSOIRS !

Tracey ne chantait jamais, elle ne participait jamais pendant les matchs, se contentant de se plaindre et d'observer vaguement le match. Dorcas savait que son amie faisait ça pour l'aider, pour lui remonter le moral. Dorcas se leva à son tour, porté par l'ambiance du stade, elle hurla des encouragements à son équipe.

- ET LES GRIFFONS BATTRONT !

- ENCORE UNE FOIS !

- ROSIER RETOURNE AU PANIER, hurla une voix à l'autre bout du terrain.

Dorcas se figea en reconnaissant la voix de Sirius résonner dans le stade. Elle plissa des yeux et reconnut ses cheveux bruns qui volaient dans le vent. Il était debout sur les bancs, comme elle, entouré de ses amis. Il se mit à scander la chanson ridicule inventé par Rogue pour déstabiliser Evan à chaque match. Les Gryffondors hurlèrent encore plus fort en retour.

- LES GRIFFONS ONT LA RAGE ! PAR LEUR COURAGE ILS VAINCRONT.

- LES GRYFFONDORS SONT DES IMPOSTEURS, cria de nouveau la voix de Sirius à l'autre bout du stade et Dorcas sentit son cœur se briser, et elle arrêta de chanter alors que le Serpentard reprenait d'une voix forte. AUSSI COURAGEUX QU'UN SERPENT ! SERPENTARD EST HONNÊTE ! ALLEZ SERPENTARD !

Dorcas ne supporta pas plus longtemps les cris de Sirius, qui lui était clairement destiné. Elle s'éclipsa sans qu'aucun de ses amis ne remarque sa sortie. Elle quitta le stade avec précipitation, les larmes dégoulinants sur ses joues. Elle ne se reconnaissait plus. Depuis quand pleurait-elle autant ? Depuis quand était-elle aussi touchée par des remarques aussi ridicules et immatures ?

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Evan envoya un cognard en direction de Rogue d'un puissant coup de batte. Son adversaire ne l'évita qu'à la dernière seconde en se renversant sur son balai. Le capitaine des Gryffondors ne s'attarda pas sur lui et fila à travers le terrain en quête des cognards qui menaçaient ses joueurs. Pour l'instant le score était serré, Serpentard menait pour l'instant de 60 à 50.

A l'autre bout du terrain Cynthia scrutait l'horizon à la recherche du vif d'or. Le match avait commencé depuis une heure, le score augmentait parfois en faveur de son équipe ou de l'équipe adverse. Le score était serré, et le souafle passait rapidement de main en main. Cynthia guettait à la fois le vif d'or et l'attrapeur des Serpentard, ses sens aux aguets.

Severus filait à travers le terrain, le souafle en main, il piquait et remontait pour déstabiliser les poursuiveurs adverses et fit une passe par l'arrière. Il jeta un rapide coup d'œil et eut un sourire satisfait en apercevant Brett le souafle en main.

Chaque équipe appliquait sa stratégie avec brio, le souafle passait de mains en mains, d'adversaires en adversaires, de coéquipiers en coéquipiers. Les batteurs envoyaient les cognards avec dextérité, les gardiens étaient aux aguets, et les attrapeurs observaient le terrain avec attention, évoluant rapidement sur le terrain. La deuxième heure de jeu commençait et le score était en faveur des Gryffondors, 140 à 120 pour les Serpentard. Mais les verts et argents ne se laissaient pas abattre.

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Lily éclata de rire en apercevant Severus fulminer de rage sur son balai alors que Rosier venait de lui envoyer un cognard qu'il avait une nouvelle fois évité de justesse. A ses côtés Willow et Harrison suivaient eux aussi le match avec attention. L'excitement était palpable dans tout le stade, tous les étudiants avaient attendu ce match avec joie.

Elle n'avait pas recroisé James depuis la réunion des préfets où chacun était repartis de leur côté une fois qu'ils avaient légèrement redescendu. Elle espérait que James ne lui en voulait pas trop, il avait quand même été sacrément ridicule pendant la réunion. Elle laissa cette inquiétude de côté, après tout ce n'était pas dramatique, il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça.

Elle applaudit lorsque Serpentard marqua une nouvelle fois.

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- Bennet file à toute vitesse à travers le terrain. A-t-elle repéré le vif d'or ? Nelson la talonne. Pour rappel le score est à présent de 200 à 220 en faveur des Serpentard. Si les Gryffondors attrapent le vif, la partie est gagné pour eux. Le vif d'or est repéré, les deux attrapeurs sont au coude à coude.

Tous étaient pendu aux lèvres de Fenwick et suivait le match avait attention. La tension était palpable dans le stade. Les deux attrapeurs filaient à vive allure et disparurent sous les tentes du stade, en dessous des gradins. Il y eu quelques secondes de battement avant qu'un des deux attrapeurs ressortent le poing en l'air, emprisonnant la petite balle dorée entre ses doigts.

- ET C'EST GAGNÉ ! hurla Fenwick dans le micro alors qu'une partie du stade explosait de joie.

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Evan cru qu'il allait fondre en larmes. Il sauta de son balai à peine il eut touché terre et se jeta sur sa poursuiveuse, l'enlaçant avec force.

Ils avaient gagné. Il avait battu Rogue après des années à perdre contre lui. C'était le plus beau jour de sa vie, pensa-t-il alors qu'il sautait dans les bras de chacun de ses joueurs avec fougue.

Il croisa le regard du capitaine à travers la foule qui s'était amassé dans le stade. Severus Rogue le regardait avec une haine non dissimulée, ses yeux d'un noir profond empli le Gryffondor de joie. Evan eu le malheur de lui adresser un énorme sourire victorieux, et ce fut le drame. En quelques secondes Rogue fut devant Evan.

- Alors ? Serait-ce une petite larme que je vois au coin de tes yeux ? le nargua Evan.

Il jubilait littéralement, il avait enfin réussi à écraser Rogue. Et en beauté. Il n'était même déçu de ne pas l'avoir eu avec un seul de ses cognards. La tête de son ennemi en ce moment même valait toutes les richesses du monde.

- Ne crie pas trop vite victoire Rosier, tu n'as pas encore la coupe entre tes mains, répondit Rogue d'un air sombre.

Rosier esquissa un sourire moqueur, et adopta une pose arrogante.

- Vu le niveau de ton équipe ce ne sera pas toi non plus. Tu as été lamentable aujourd'hui Rogue.

Rogue craqua littéralement et balança son poing à la figure du Gryffondor. Evan répliqua immédiatement en balançant son genou dans le ventre du serpent. Les deux capitaines se jetèrent l'un sur l'autre, et bientôt tous les joueurs de leurs équipes se mêlèrent à la bagarre. Les élèves s'écartèrent prudemment des joueurs et les observèrent se taper dessus en hurlant des encouragements. Les professeurs descendirent à toutes vitesse et tentèrent, à grand coup de hurlement, de calmer la dispute.

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Alors qu'en avez-vous pensé ?