Bon, normalement vous êtes tous déjà partis au chapitre précédent ^^'

Pour ceux encore là et qui on encore de l'espoir voilà la suite (je précise, il ne reste plus que deux chapitres après celui-ci)

x-Beautiful Blass-x : désolé ^^' ^^' ^^' ^^'

Bonne lecture !

La façon dont Rey encaissa la mort de Ben fut particulièrement atroce.

Il fallu d'abord beaucoup de temps pour réussir à lui faire lâcher le corps de son compagnon, elle pleurant dans les débris trempés de sang de la tente. Et lorsque la jeune femme eut réussi à retrouver assez de raison pour se lever et prononcer des paroles sensées, tous l'état-major avait eut le temps d'être mis au courant de ce qu'il venait de se passer et de la rejoindre.

Poe, Luke, Finn et BB-4, surtout, restèrent près de la jeune femme un long moment à la regarder pleurer dans sa tristesse et son désespoir fou.

Rey a même chassé sans ménagement Finn et son droïde lorsqu'ils ont cherché de l'approcher.

Poe et Luke, chacun à leur façon, savaient que la réaction de la jeune femme n'était pas adéquate ; qu'en tant que Jedi et agent elle n'avait pas le droit de s'effondrer aussi brutalement.

Cependant, ils ne firent pas un commentaire ce soir-là. Ni le lendemain matin.

Ils se contentèrent de surveiller Rey, d'assez loin mais toute la nuit, pour être sûr qu'elle ne ferait pas qu'elle que chose d'insensé sur le coup de la tristesse.

Car si au bout d'un certain temps les larmes cessèrent de couler incessamment, c'est une émotion tout aussi intense que le chagrin qui vint s'emparer du visage de Rey dans la noirceur de la nuit : la colère. La rage.

La première personne que la jeune femme alla voir après cette terrible attaque fut son supérieur. Poe Dameron fut pratiquement effrayé en voyant l'intensité et la noirceur du regard de son agent lorsqu'il se présenta juste devant lui.

Il avait toujours trouvé Rey exaspérante, trop sûre d'elle, mais l'innocence qui se trouvait aussi avec tout cela avait complètement disparu.

A cause de tout ce qu'elle ressentait, la jeune femme n'arrivait même pas à parler sans être essoufflé.

- Chef… Demain matin, je tuerais Palpatine moi-même. Si je fais quelque chose de stupide cette nuit, essayé de me rattraper mais demain… Je me contrefiche des ordres que vous ou Ackbar pourraient me lancer : c'est moi qui serais en première ligne. Et c'est moi qui égorgerais ce porc… »

Le choc empêcha Poe de réponde autre chose qu'un « oui » faible, qui suffit à Rey, s'en allant juste après quelque part ailleurs. Mais très rapidement, Poe s'empressa de partager avec son escouade et ses supérieurs ce qu'il venait d'arriver et ses inquiétudes.

Rey semblait impossible à raisonner, alors que de l'avis même de maître Luke personne ne pouvais savoir si Palpatine mourrait bien une fois pour toute si il était assassiné demain. En effet, personne ne savait avec assurance comment il avait fait pour survivre autrefois. L'idée était donc de le capturer, et pas de le mettre à mort.

Au milieu de la nuit, l'inquiétude de tous s'est encore accrue lorsque Finn a finit par retrouver Rey quelque part à l'extérieur du campement, le visage ravagé et le regard vide comme si son cœur pour se défendre avait décide de ne plus éprouver la moindre émotion.

En apprenant que c'était probablement le lien de parenté de Ben avec l'Empereur qui l'avait condamné à être marqué, les dirigeants – et surtout Luke – se mirent à craindre que si Rey essayait d'assassiner Palpatine par elle-même, celui-ci pourrait la marquer et faire de la jeune femme son réceptacle ? Certes ils ne connaissaient pas grand-chose au processus utilisé par l'Empereur, mais le risque était grand.

Rey dans sa peine risquait devenir son pire ennemi.

Mais la jeune femme s'en fichait.

Dans son esprit, même au moment l'aube s'approchait, il n'y avait plus de place pour la raison. Rey ne cherchait qu'une seule chose : tuer pour soulager son âme.

Il n'y avait rien que les autres puissent faire ; ils savaient qu'à moins d'enfermer Rey, leur meilleur soldat, jamais ils ne parviendraient à la raisonner à ce moment.

Pour le meilleur ou pour le pire, le sort en était jeté.


Lorsque l'aube apparu, la lumière permit d'observer la façon dont les deux camps étaient disposés. De chaque côté, les leaders stratégiques s'étaient mis en retraits afin d'observer au mieux ce qu'il allait se passer. C'étaient Poe, Ackbar et Luke d'un côté, et Thrawn et Palpatine de l'autre, chacun protégé par une poignée de soldats.

L'armée de Palpatine était divisée en huit groupes répartis sur deux rangées de quatre colonnes, les deux milles speeders à leur disposition ayant été disposés de façon équitable entre les quatre groupes de devant.

Les soldats du bien étaient divisés en quatre divisions seulement, mais installés de façon peu orthodoxe. En effet, les deux groupes sur les ailes étaient en effectifs réduits, et ne contenaient quasiment que des speeders ; mais surtout ils étaient très avancés par rapport aux deux centraux.

Plus flagrant encore, les deux groupes du milieu étaient eux-mêmes disposés de façon asymétriques, avec le groupe situé au centre droit du point de vue de Dameron, Ackbar et Skywalker installé si en retrait que les soldats en première ligne de ce groupe se trouvait derrière la dernière ligne des groupes latéraux.

Rey se trouvait quelque part dans le groupe tout à droite, installée sur un speeder.

Pendant quelques instants, le soleil continua à s'élever sans qu'aucun des deux camps ne bougent, puis Thrawn donna l'ordre à sa première ligne d'avancée.

Poe, Ackbar et Luke commencèrent alors à discuter à toute vitesse.

- Les nôtres ont le soleil dans les yeux, dit Poe, et cela ne va que s'aggraver dans les prochaines minutes.

- Nous nous en doutions, dit Ackbar, mais il faut maintenant que nous nous tenions prêt. Dès que ces monstres auront atteint le centre de la vallée, il faudra agir.

- Sauf si quelque chose nous paraît suspect...

Cependant, les généraux n'avaient pas beaucoup de temps pour juger si leur ennemi était en train de les tromper ou non, car les cadavres se déplaçaient à grande vitesse.

- Nous n'avons pas le choix, décida Ackbar. A toutes les unités : en action !

En quelques secondes, les armées du bien s'animèrent comme une gigantesque mécanique. Les deux groupes centraux se lancèrent vers leurs ennemis, toujours de façon asymétrique, tandis que les deux groupes de speeders se mirent chacun à décrire des courses presque horizontales.

Thrawn observait cela d'un air intrigué.

- Quel est donc leur plan ? Ackbar aime encercler ses ennemis, mais est-il confiant au point de ne pas voir que leur nombre est bien trop restreint pour y parvenir ? Certes ils vont finalement avoir l'avantage de la vitesse avec tous leurs speeders mais…

- Ne me dites pas, sourit narquoisement Palpatine, que cette petite manœuvre suffit à vous dérouter ?

- Non. Ne vous inquiétez pas, mon Seigneur. Grievous, dit-il en prenant son talkie-walkie, dit à chaque groupe de continuer à suivre celui qui lui fait face. S'ils veulent écarter le champ de bataille par les ailes, poursuivez-les !

Les troupes des deux camps s'étirèrent alors, de telles façons que des dizaines de mètres se mirent à séparer chaque groupe allié de son plus proche adjacent. Le groupe de centre gauche du bien et le groupe de centre droit du mal furent les deux premiers à rentrer en collision.

Les troupes de Palpatine étaient en fort surnombre, et pourtant lors des premiers échanges il fut évident qu'aucun des deux camps ne prenaient vraiment l'avantage.

- Ils ont resserrés leur formation au maximum, commenta Thrawn de loin, de façon à forger un mur. Ainsi même en infériorité ils diminuent le nombre de points exposés et nous résiste. Mais c'est une tactique que j'attendais : ils savent depuis hier qu'ils sont perdus et cherchent surtout à se défendre. Avec le temps qui s'écoulera ils plieront sous le nombre.

De l'autre côté, Poe commentait aussi la scène.

- Nos hommes tiennent bon dans le groupe de centre gauche, et celui de centre droit et sur le point d'entrer aussi en contact avec l'ennemi. Nos speeders continus à faire de l'excellent travail sur les côtés, ils ont tellement étirés le champ de bataille que je ne les vois presque plus !

- L'ennemi est intelligent et a voulu créer un terrain à son avantage, dit Ackbar. Cependant, lorsque l'on est assez opportuniste on peut retourner les plans adverses contre eux.

En effet, après plusieurs minutes le carnage entre les groupes centraux n'avaient toujours pas cédés face à ceux de l'ennemi, ce qui rendait Thrawn perplexe. Lui qui s'attendait à une victoire simple au corps à corps voyait bien que ses troupes étaient en difficulté. Et ses autres armées envoyées en avant-poste avaient été complètement isolées à force de poursuivre encore et encore les groupes latéraux ennemis.

- Aux quatre groupes encore à l'arrière : avancés immédiatement vers le front ! dit Thrawn. Restez compactes, aidez vos alliés à écraser l'adversaire !

- Ils sont en train de mordre à l'hameçon ! répliqua Poe de l'autre côté du champ de bataille. Général, Maître ! Ils sont en train d'envoyer toutes leurs troupes !

- Parfait, se réjouit presque Ackbar. Ils sont tombés dans notre piège !

Le Général attendit une minute, le temps de voir les troupes ennemies s'être suffisamment avancés et de constater que les leurs résistaient toujours, pour s'adresser à Rey. S'il y avait quelque doute dans la voix d'Ackbar lorsqu'il s'adressa à celle qu'il savait encore mentalement instable, il n'en paru rien du tout.

- Ici le Général ! Il est temps ! Rabattez-vous immédiatement et lancez l'offensive !

- Oui, compris Général !

Rey s'adressa alors avec détermination à ses hommes, leur donnant l'ordre de changer brusquement de direction. Tout le groupe se mit alors à se rabattre pour foncer tout droit, en direction de l'ennemi. Mais alors que ce groupe allait enfin rentrer en collision avec celui d'en face, Rey et la moitié des ses hommes changèrent encore de direction, et partirent plus à gauche.

En quelques secondes, Thrawn vit l'ouverture que leur ennemi avait anticipée la veille.

- Non… C'est impossible.

En effet, voilà tout le plan qu'Ackbar avait prévu : disposer ses troupes à hauteur asymétrique avait pour objectif de créer un décalage dans la défense de l'ennemi. Ainsi, les troupes latérales des armées du bien seraient plus proches de Palpatine que ses propres armées centrales au moment où tous les deux factions se rencontreraient.

Avec cela en tête, demander à ses armées de côté d'écarter la zone de combat encore et encore avait deux intérêts : non seulement (comme l'avait compris Thrawn) cela rendait impossible à ses propres armées de se venir en aide l'une l'autre, et donc l'obligeait à utiliser ses troupes de réserves, mais surtout (et c'est ce qu'il réalisa trop tard) lorsqu'il effectuait ce mouvement, cela rendait le lieu où lui et l'Empereur se trouvait absolument sans protection.

Alors, lorsque brusquement Rey et ses hommes avaient changés une nouvelle fois de direction, ils s'étaient retrouvés sans ennemi en face d'eux. Grâce à la vitesse de déplacement apportés par leur grand nombre de speeder, l'adversaire n'avait aucune chance.

Sans que Thrawn ne le réalise à temps, il s'était ainsi fait manipuler tout du long.

Au moment où l'Empereur comprit à son tour ce qu'il se passait, il commanda aux rares gardes restés prêt de lui de l'aider à s'enfuir. Tandis qu'un véhicule était préparé pour son Seigneur, Thrawn prit la décision de rester là.

- Je vous servirez jusqu'au bout, mon Maître, et je ne quitterai pas mon poste à la première difficulté.

Palpatine ne répondit rien d'autres à cet acte de fidélité qu'un air mauvais.

Pendant ce temps, les troupes de Rey avait grandement progressé, et commençait à apercevoir le spectacle de l'Empereur paniqué qui cherchait à leur échapper.

Dans le cœur de Rey, le chagrin et la colère étaient aussi forts que durant la nuit. La jeune femme avançait presque aveuglément vers son ennemi, comme si elle allait l'écraser avec son speeder.

Mais son élan fut freiné lorsqu'à nouveau retentit dans son talkie-walkie la voix de Poe.

- Rey ! Nous troupes sur le flanc opposé ont fait la jonction avec le groupe ennemi. Et maintenant les armées de Palpatine nous surpassent largement en nombre ! Il faut que vous battiez en retraite et que vous reveniez aider vos camarades !

- Quoi ? Tu me demandes de faire ça alors que la manœuvre à marcher ? Poe, je vois Palpatine devant moi, il est sans défense mais sur le point de s'enfuir ! C'est notre chance de l'arrêter !

- Agent, tu sais que ce plan est trop incertain, répliqua Poe.

- Et qui te dit qu'il n'a pas encore une armée à disposition ? Poe, il faut couper la tête du serpent maintenant ! C'est dans l'intérêt de tous et une question de justice !

- Apprentie, retentit alors la voix de Luke, nous n'avons que quelques instants pour réfléchir à ce que nous devons faire. Vas-tu laisser tes camarades mourir sans leur venir en aide ? Peut-être que tu vas réussir à tuer Palpatine, mais tu pourrais aussi bien devenir son nouveau réceptacle ! Alors que nous avons une chance de décimer son armée immense. Rey, ne laisse pas ta haine dépasser ta compassion !

- Maître Skywalker…

- Finn est là-bas, assena Poe. Je l'ai laissé se battre car il avait compris la leçon de la veille. Est-ce que tu comptes le laisser et faire ressentir à d'autres maris, femmes, enfants, le même sentiment de perte qui te corrompt ?

La communication s'arrêta là. Tandis que des émotions contradictoires et violentes bataillaient dans l'esprit de la jeune femme, son corps commença à faire pivoter son speeder et à hurler à ses compagnons.

- Nos amis sont en danger ! Dépêchons-nous de leur prêter main forte !

Le soulagement de Poe, Luke et Ackbar fut immense lorsqu'ils virent les troupes de Rey revenir en arrière. Poussé dans son élan, le Grand maître déploya même son sabre qu'il avait gardé jusque là dans son fourreau.

- Je vais aller les aider aussi, s'exclama-t-il. Ma carcasse est vieille, mais je ne laisserais plus personnes mourir sans que je ne prenne part au combat.

- Grand maître, dit Ackbar, nous avons toujours besoin de vous pour la stratég…

- La partie est gagnée, Général, du moins sur ce domaine là. Aussi, je vous fais confiance à vous et Poe Dameron.

Puis sans perdre un instant de plus, Luke Skywalker enfourcha un speeder et alla s'insérer dans la bataille rangée.

Du côté de Rey, elle fut surprise avant que ses troupes ne rejoignent à leur tour le combat de voir plusieurs speeders s'extraire de la zone de bataille pour partir dans leur direction. En les croisant à pleine allure, la jeune femme reconnu l'un des individus montés sur les véhicules comme étant le général Grievous.

- Je n'arrive pas y croire : les rares humains qui travaillaient pour Palpatine abandonnent pour s'enfuir avec leur maître ! Quelle bande de lâches !

Lorsque la jeune femme finit par rejoindre la mêlée, il n'y avait plus comme opposition que des milliers de cadavres fous, sans chefs pour leur dire quoi faire mais très difficile à arrêter. La bataille fut alors sanglante, éprouvante. Un carnage à défaut d'autres mots.

Néanmoins, lorsque le soleil atteint son apogée, les combats furent terminés tout à fait, et l'ennemi entièrement vaincu.

La bataille de Tatooine s'était achevée par la victoire du Bien.