Bonjour,

J'ai « rattrapé » un peu mon retard sur cette fiction. Je ne lis que sur liseuse, du coup, les corrections me prennent plus de temps. J'en suis à 6 chapitres de plus. Il me reste encore à reporter les corrections sur l'ordi. Donc a priori, le chapitre 29 arrivera dans les temps. Je n'ai pas beaucoup de temps (ni l'envie) pour lire ces derniers temps. Là, je couds des masques. Mon mari est en arrêt maladie jusqu'à dimanche, il lui en faut donc pour reprendre le travail lundi. Du coup, j'en fait pour toute ma petite famille. Comme nous sommes 5, ça fait 20 masques histoire d'en avoir assez pour 2 jours. Bref, c'est du boulot...

Et vous, vous passez comment vos journées?

J'en profite pour remercier à nouveau Pims10, Paulys, Paupau15 pour leurs reviews. Merci aussi à l'invité qui en a laissé une. Je suis contente que cette histoire te plaise.

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture de ce chapitre. A vendredi...


Cette histoire est une traduction de « A Tangled Web », écrite par airedalegirl1, dont vous trouverez le lien sur mon profil.


Chapitre vingt-huit

Darius

Le bip insistant de mon ordinateur m'alerta que j'avais reçu un message et quand je vérifiai, je ne pus m'empêcher de sourire et de lancer mon poing en l'air en signe de victoire.

"Je t'ai enfin eu, connard."

Peter et le Major se tournèrent tous deux vers moi et je m'empressai d'expliquer mon éclat.

"Quelqu'un utilise un téléphone cellulaire dans les marais près de Pecan Island et je suppose que c'est le même trou du cul qui a les filles. Qui d'autre est susceptible d'aller dans cette région sauvage ?"

"Ça pourrait être un chasseur ou un pêcheur, Darius."

Je secouai la tête.

"Non, ils n'auraient aucune raison d'allumer puis d'éteindre leur téléphone aussi rapidement.

"Alors qu'est-ce que tu attends, bordel, Darius ? Donne-moi une direction."

Peter avait déjà démarré le moteur tellement il avait hâte d'y être, alors je pris la carte et je le dirigeai vers la nationale. Quand soudain, il s'arrêta en jurant discrètement, je levai les yeux et vis une voiture de patrouille, les gyrophares allumés. Le policier assis côté passager nous fit signe de rester où nous étions et s'approcha prudemment. Qu'est-ce qui se passait maintenant ?

Le Major nous avait dit qu'il était passé au poste de police et bien que je pensai que c'était une mauvaise idée d'attirer l'attention sur nous, je ne pouvais pas le blâmer pour son souci du détail. Peter n'avait pas été très content non plus, mais encore une fois, il aurait fait n'importe quoi pour retrouver sa fille et il n'allait pas reprocher à son ami d'avoir exploré toutes les options. Et puis, le Major avait été aussi prudent que possible.

L'adjoint s'approcha du camping-car et fit signe à Peter de baisser la vitre.

"M. Whitlock ?"

"Oui, officier. Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"D'après ce que nous avons compris, vous recherchez votre fille et son amie. Le chef aimerait vous parler, à vous et à votre femme, au commissariat, alors je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous accompagner. Vos amis sont libres de continuer leur route s'ils le souhaitent."

Il était évident que c'était plus un ordre qu'une invitation ce qui nous crispa tous, mais j'essayai de calmer les choses du mieux que je pouvais.

"Vas-y, Peter. Emmène Charlotte avec toi. Le Major et moi continuerons les recherches. Fais attention à ce que tu dis, ça sent pas bon cette histoire."

Je l'avais dit trop bas pour que le policier puisse l'entendre, mais Peter hocha la tête tout en sortant par le côté conducteur, suivi d'une Charlotte au regard inquiet.

L'un des policiers les accompagna jusqu'à la voiture tandis que l'autre, qui était venu de mon côté, nous demanda nos papiers et les étudia attentivement.

Il les rendit au Major presque immédiatement.

"Le chef vous a déjà parlé, n'est-ce pas, M. Whitlock ?"

Le Major hocha la tête et le flic se tourna vers moi.

"Et quelle est votre relation avec M. et Mme Whitlock, monsieur ?"

"Juste un ami qui file un coup de main dans une mini crise familiale."

Il hocha la tête en me remettant mes papiers.

"OK, vous pouvez nous suivre ou alors, on s'arrangera pour que vos amis soient reconduis au camping. Ils ne devraient pas être trop longs."

Je hochai la tête alors que le Major se glissait sur le siège du conducteur que Peter venait de quitter.

"Nous viendrons les récupérer plus tard."

Il eut l'air satisfait et nous regardâmes en silence le véhicule de patrouille s'éloigner, Peter et Charlotte assis ensemble à l'arrière.

Une fois qu'ils furent hors de vue, le Major se tourna vers moi.

"Darius, dis-moi. Qu'est-ce qui se passe ?"

Je secouai la tête.

"Je ne sais pas Major, mais je vais voir ce que je peux trouver. En attendant, que veux-tu faire ?"

Il se tourna vers moi, "Dans quelle direction allons-nous ?"

Nous allions donc continuer à chercher Bella.

Peter

Je n'aimais pas ça du tout, mais on ne pouvait pas refuser d'accompagner les flics. J'espérais juste que leur chef n'avait pas de mauvaises nouvelles à propos de Bella. Puis je réalisai amèrement que s'il était arrivé quelque chose à ma petite fille, le Major l'aurait senti.

Le chef, qui visiblement nous attendait, nous accueillit à la porte et nous amena à son bureau en nous offrant à boire, ce que nous refusâmes alors qu'il s'asseyait derrière son bureau.

"M. Whitlock, Mme Whitlock. Je suis le chef Snow. Nous avons parlé à votre frère plus tôt à propos de la disparition de votre fille et j'ai pensé que ce serait une bonne idée si nous nous parlions en personne. On m'a laissé entendre qu'elle et son amie, qui sont parties après une altercation familiale, étaient des adultes. J'ai pensé qu'étant donné votre inquiétude, je devrais creuser un peu moi-même et devinez quoi ? J'ai découvert que votre fille Bella n'avait que 17 ans ce qui fait d'elle, légalement parlant, une fugueuse dans l'état du Nebraska, mais je suis sûr que vous le saviez. Est-ce que c'était sorti de l'esprit de votre frère quand il a parlé à mon adjoint à l'accueil ? Vous saviez qu'elle est légalement trop jeune pour quitter la maison ?"

Charlotte fut plus rapide que moi pour lui répondre.

"Oui, nous le savions, mais nous ne voulions pas lui causer d'ennuis et nous savons qu'elle avait juste perdu son sang-froid à cause d'une punition. Je sais qu'elle nous contactera bientôt, elle est très mature pour son âge, chef Snow."

Je me tendis quand il fronça les sourcils, ce n'était pas un type commode.

"Eh bien, mûre ou pas, vous auriez dû signaler sa fugue. Maintenant, mes hommes recherchent les deux filles, mais quelque chose me dit que vous en savez plus sur son absence que vous ne l'avez dit. J'ai raison ?"

Je lui aurais bien dit d'aller se faire foutre, mais une fois de plus, Charlotte acquiesça d'un simple signe de tête, l'air embarrassée.

"En fait, nous pensons qu'elle pourrait être venue ici avec un jeune homme appartenant à une communauté religieuse. C'est pourquoi nous n'étions pas si inquiets."

A ces mots, un de ses sourcils se leva et il éclata d'un rire moqueur.

"Vraiment ? Alors je suppose que là d'où vous venez, on ne sait pas grand-chose sur les sectes."

J'ouvris encore la bouche, mais Charlotte me donna un coup de pied sous la table pour me faire taire et continua.

"En fait, si, mais ce groupe n'était pas comme ça. Ils sont venus prêcher dans notre ville et c'est comme ça que Bella a rencontré le jeune homme."

Il grogna et s'enfonça dans son siège, mais il ne semblait plus aussi hostile maintenant.

"Vous n'avez pas l'air assez âgée pour avoir une fille de 17 ans, madame, vous non plus, monsieur. Bella a-t-elle été adoptée ?"

Nous essayâmes tous deux de cacher l'impact qu'eut sa question sur nous. Après l'avoir redoutée pendant des années, nous avions finalement presque oublié les circonstances de l'entrée de Bella dans notre famille.

"Ma femme prendra ça comme un compliment, chef Snow, mais non, Bella n'a pas été adoptée, c'est notre fille. On était jeunes quand elle est née."

Il hocha la tête.

"Oui, ce sont généralement ceux qui ont hâte de se lancer dans la vie qui ont des ennuis plus tard. Ça a l'air amusant, de se marier et d'avoir un enfant, n'est-ce pas ? Puis la réalité s'installe et vous vous apercevez que c'est un travail sans relâche. En général, les enfants finissent par en souffrir, leurs parents n'étaient pas assez mûrs pour savoir comment les élever. Quoi qu'il en soit, merci de m'avoir mis au courant. Maintenant, si vous voulez bien rejoindre mon adjoint et faire la paperasse que vous avez négligé de remplir, nous pourrons envoyer sa description et des photos sur les réseaux officiels. J'ai déjà parlé aux flics d'Ogallala, ils ont été surpris que vous ne leur ayez pas parlé, que vous n'ayez pas signalé la disparition de votre fille, mais la mère de son amie ne l'a pas fait non plus, de toute façon. C'est étrange, n'est-ce pas ? J'ai entendu dire que la mère d'Ashley Laing ne gagnerait jamais le prix de mère de l'année, mais on pourrait penser qu'elle s'inquiéterait pour sa fille qui vient de disparaître. Il y a quelque chose qui ne va pas ? Ça n'arriverait pas ici, je peux vous le dire."

On nous donna des papiers à remplir et Peter et moi restâmes seuls dans une salle d'interrogatoire avec du café et quelques stylos à bille.

"Peter, on doit sortir d'ici, trouver Bella et disparaître avant que ce type ne découvre qu'on n'a aucun droit légal sur elle."

Il leva les yeux du formulaire qu'il était en train de lire.

"Ce trou du cul ? Je suis étonné qu'il arrive à mettre ses chaussures dans le bon sens."

"Peter."

J'étais en colère et j'avais peur maintenant. Je ne voulais pas qu'ils retrouvent ma fille et qu'on nous l'enlève.

"Penses-y Peter, ça pourrait nous causer de sérieux ennuis, on n'a pas besoin que les flics regardent nos vies de trop près."

Cela le stoppa net, il jeta un coup d'œil à la porte, puis rapprocha sa chaise de la mienne et parla très bas.

"Tu as raison, Charlotte. C'est la fin pour la famille Whitlock au Nebraska. Je sais que tu es inquiète et je le comprends, alors voilà ce qu'on va faire. On remplit les formulaires pour ce joyeux drille, on les lui rend, puis on sort du commissariat pour aller chercher Bella et foutre le camp. On peut recommencer n'importe où. Darius nous aidera avec la paperasse, ce n'est pas comme si cette situation était nouvelle pour nous. Ne t'inquiète pas, chérie."

Il me serra la main et me sourit pour m'encourager. C'était un nouveau Peter, un père déterminé à retrouver sa fugueuse de fille, à la mettre en sécurité et à protéger sa famille, le Peter le plus mature que je n'avais jamais connu. L'ancien Peter aurait tout envoyé balader et serait parti en trombe, sans se soucier des dégâts qu'il aurait laissés derrière lui. Mais il voulait que sa princesse lui revienne saine et sauve, en faisant le moins de vagues possible et il était prêt à faire ce qu'il fallait pour y parvenir.

Darius

Je vérifiai l'activité au poste de police, ce qui fût étonnamment facile, il y avait des caméras et des micros partout et il ne m'avait fallut que dix secondes pour pirater le système de sécurité.

"Eh bien, on n'en a pas fini avec les surprises ! On dirait que Peter garde son sang-froid pour une fois, mais je crois que la famille va avoir besoin d'une nouvelle identité quand tout sera terminé. Je me demande comment ils vont pouvoir tout expliquer à Bella. Je suis étonné qu'ils aient réussi à garder leur secret toutes ces années."

Le Major me jeta un coup d'œil,

"Pas moi. Peter n'est pas stupide et cette fille est tout pour Charlotte et lui. Alors, s'ils s'en sortent bien tous seuls, trouvons-la avant que quelque chose ne lui arrive."

J'avais localisé le téléphone cellulaire dans les marais et le fait qu'il n'avait été allumé que pendant un laps de temps très court ne faisait que renforcer mes soupçons. Celui qui avait enlevé les deux filles savait très bien comment faire profil bas. Les signaux des téléphones portables n'étaient pas difficiles à retracer si vous saviez comment faire, mais plus le temps d'utilisation était court, plus il était difficile d'obtenir une bonne triangulation. J'avais délimité une zone de recherche de plus de vingt-cinq kilomètres carrés, même si j'aurais préféré que ce soit plutôt 2 kilomètres carré. Mais deux vampires, tous deux bons pisteurs, ne devraient pas trouver trop difficile de trouver quelques humains dans cette petite zone.

Nous nous garâmes à l'extérieur de la zone de recherche, réglâmes nos téléphones en mode silence puis nous séparâmes. Le Major prit le sud de la zone tandis que je commençais mes recherches jusqu'à la limite nord.

La végétation épaisse et la chaleur, sans parler des insectes, devaient rendre les déplacements compliqués pour les humains, mais ne nous dérangeaient pas.

Je n'étais pas allé loin quand je compris instinctivement que j'allais du mauvais côté. Si le Major avait choisi d'aller au sud, c'était à peu près sûr que c'était là que se trouveraient le village et les filles. Alors je fis demi-tour et je suivis ses traces en me demandant à quel point il allait être difficile de libérer les filles sans tuer les gens qui les détenaient.

Personnellement, je n'avais aucun de problème à exterminer un groupe de voleurs d'enfants, mais je savais qu'en général, le Major préférait ne pas tuer et, bien évidemment, si nous détruisions un village entier après avoir parlé aux flics des deux filles disparues, cela pourrait causer des problèmes à Peter et Charlotte. La vie était tellement plus facile quand les vampires ne s'impliquaient pas avec les humains. De mon point de vue, c'était tout simplement mal élevé de jouer avec sa nourriture, mais peut-être que, comme les Cullen, les Whitlock considéraient les humains comme des animaux de compagnie.

J'avais presque rejoint le Major lorsque je tombai sur les traces d'une camionnette et j'eus un grand sourire. C'était l'endroit d'où provenait le signal du téléphone, de sorte que le village était probablement à proximité.

J'envoyai un texto au Major, l'informant de ma découverte et quelques minutes plus tard, il était à mes côtés.

"Les traces sont fraîches, pas plus de deux heures tout au plus, alors on trouve leur point de départ ou on voit où ils sont allés ?"

Il réfléchit une seconde, puis fit un signe de tête vers l'est.

"Par là. J'ai l'impression que Bella est proche et que quelque chose ne va pas. Viens."

Il se mit à courir et je le suivis, peut-être que ça allait devenir intéressant après tout. Si Bella avait des ennuis, cela signifiait que quelqu'un allait se faire botter le cul et je voulais y participer. Qui aurait cru que voir du monde pouvait être si amusant ?

Peter

En quittant le poste de police, nous fûmes submergés par le soulagement, mais nous savions tous les deux que notre vie ne serait plus jamais la même. Nous étions sûrs que les flics feraient des vérifications sur nous et Bella. Le chef de police était un type suspicieux tout à fait capable de de relier les choses entre elles, mais pour l'instant il était satisfait. Après tout, nous étions ici à la recherche de notre fille qui avait fugué et nous avions parlé aux flics, ou du moins quelqu'un d'autre l'avait fait en notre nom, nous n'étions pas non plus restés assis à nous tourner les pouces et n'avions pas gardé la fuite de notre fille sécrète.

"J'espère que ces deux bons à rien ont retrouvé Bella, Char. Il faut qu'on se tire d'ici avec elle et qu'on disparaisse. Je ne sais pas ce qu'on dira à Bella, mais je ne laisserai pas les autorités essayer de nous l'enlever. On était si proches. Elle était presque arrivée à l'âge adulte sans qu'on ait rencontré de problème et maintenant... Maintenant, c'est l'enfer. Si je remets la main sur ce putain de pasteur, je lui arrache la tête et je chie dans ce putain de trou."

Charlotte me prit la main et la serra, je sentais qu'elle était aussi tendue et bouleversée que moi, simplement, elle le cachait mieux.

"D'abord, il faut qu'on appelle Darius et le Major. Puis, on ira les rejoindre et nous retrouverons Bella. Ce n'est que lorsque nous l'aurons dans nos bras, en toute sécurité, que nous pourrons envisager l'avenir. Comme toi, je ne sais pas ce qu'on va lui dire, mais on s'en inquiétera plus tard. Allons-y."

Elle m'entraîna sur la route, loin du poste de police, dans une ruelle sombre entre deux rangées de magasins. Je me tournai vers elle, troublé par son comportement.

"Il vaut mieux qu'on reste hors de vue au cas où les flics décideraient qu'ils ont d'autres questions."

J'acquiesçai quand elle sortit son téléphone et appela Darius, mais personne ne répondit et je jurai, et maintenant ?

"Tiens bon, Peter."

Elle regarda l'écran pendant une seconde, puis me jeta un coup d'œil.

"Ils pensent qu'ils sont proches. Darius m'a envoyé leurs coordonnées. Allez, allons récupérer notre petite fille."

On ne perdit pas de temps, et on courut en direction des marais et de ce putain de Pecan Island.

Je ne pensais qu'à retrouver ma petite fille et à ne plus jamais la laisser partir. Jamais, et que Dieu vienne en aide à ceux qui essayeraient de m'arrêter.