ALORS. Cet OS est écrit pour la Nuit du FoF sur le thème Xylophage. Vous ne voyez pas le rapport entre la xylophagie et ce texte ? C'est ça qui m'a donné l'idée, OK ? Donc voilà, c'est pas méga-présent mais un peu quand même.
Et donc … C'est la suite de La maison de Baba, et je me suis dit que ce serait plus chouette de poster ça ici, comme un bonus. Je me suis pas mal attachée à ces personnages et vu que j'ai pas pu tous les aborder en profondeur, qu'on a seulement gratté la surface, y en aura peut-être d'autre un jour. Si quelqu'un se pose la question, c'est la faute de Noé.
Bonne lecture !
Printemps
Elle est revenue juste avant le printemps. Pour son anniversaire, Riku et Sora l'ont amenée là, ils avaient ouvert la maison, fait juste un brin de ménage et passé la tondeuse.
C'est étrange de n'être que tous les trois chez Baba, que Noël ne s'approche pas, mais c'est plaisant. Ouvrir les volets, et voir le soleil, se dire qu'on devrait mettre un petit pull, frissonner mais laisser la fenêtre de la chambre ouverte en descendant. Enfiler une grosse robe de chambre de Baba, toute en molleton violet et broderies d'or, des babouches de cuir qu'elle avait acheté pendant un de ses voyages. La paire est abîmée maintenant, mais la semelle tient bien, et à force d'avoir été portées elles sont douces et usées comme un sourire de vieille femme. Quand elle les enfile, Kairi se sent proche de sa grand-mère.
Ils lui ont préparé un repas d'anniversaire, quelque chose de léger, avec très peu de gras et pas de féculents. Ils se sont donné de la peine. Elle a mangé. Depuis Noël, son poids vacille. Elle en avait repris, quand elle avait passé décembre dans cette maison, et puis les magazines de janvier avaient eu raison d'elle. Les titres des articles, les publicités : comment perdre les kilos pris pendant les fêtes de fin d'année ? Elle s'était inscrite à la salle de sport. Elle y allait deux fois par semaine, et tous les matins, elle courait dix kilomètres.
Elle a suivi le conseil de boire beaucoup d'eau, pendant un temps, mais le ventre ballonné qui accompagne cette habitude la dégoûte. Elle boit un peu moins d'eau. Elle rentre le ventre.
Elle a commencé à voir un psychiatre. Il a posé son diagnostic : anorexie mentale caractérisée accompagnée de boulimie non-vomitive. Il lui a proposé des traitements, et un internement. Elle en a beaucoup parlé. A Riku, oui, un peu, à Sora aussi, mais surtout à son père. Il lui a dit que ça pouvait marcher. Alors elle a dit oui. Elle a passé deux semaines dans une clinique privée centrée sur l'art-thérapie et s'est découvert un goût pour la peinture et la danse. Elle a pris du poids, mais malgré le Prozac, elle l'a perdu. Elle n'a pas voulu être hospitalisée encore. Elle sait ce qui a fonctionné, il lui semble qu'elle a compris, en tout cas elle veut essayer.
« Je vais rester ici. »
Pas rentrer à la maison avec Riku. Pas raccompagner Sora chez lui et lui rappeler qu'il est toujours le bienvenu. Rester là, dans la maison de Baba. Riku prend tout de suite son téléphone.
« Je vais appeler pour voir si je peux poser mes RTT.
— Non. Ce n'est pas la peine.
— C'est pas un problème, Kairi. Ta santé est importante, ça ne me dérange pas de rester où tu veux.
— Euh, moi aussi. Enfin, j'ai pas de RTT à poser, mais, je peux rester ! Je demanderai aux gens de ma classe de m'envoyer les cours !
— Les garçons. Je ne dis pas ça pour ne pas vous embêter. Je préfère être seule.
— Mais …
— Tu dis que ma santé est importante, pas vrai ?
— Oui … Bien sûr … »
Riku baisse un peu les yeux, parce qu'il comprend qu'il a déjà perdu ce combat. Kairi tend la main pour attraper celle de son compagnon, et leur troisième amoureux joint sa paume aux leurs.
« Une des infirmières de la clinique m'avait dit quelque chose qui m'avait beaucoup fait réfléchir. Que si j'étais là, c'était pour qu'on me mette à l'abri. Au début, j'ai pensé que c'était inutile, parce que vous deux, vous prenez déjà tellement soin de moi, je me sens saine et sauve avec vous … Pourtant quand elle a dit ça, j'ai ressenti une vague de soulagement, de soulagement énorme.
— Tu … On te met pas assez à l'abri ? Mais on peut apprendre, Kai' ! Pas vrai Riku ? On est pas très doués mais on t'aime.
— C'est pas ça, Sora. »
Kairi à un sourire doux, et Sora gémit doucement. Elle ressemble à leur grand-mère quand elle fait ça.
« J'ai besoin d'apprendre à me mettre à l'abri toute seule. Et … c'est plus facile, si vous n'êtes pas là. J'ai beau savoir que mon poids ne vous dérange pas, dès que je vous vois, je me demande ce que vous, vous voyez. Je me demande si vous me préfériez avant. Si vous me trouvez trop grosse quand je reprends du poids, si vous êtes déçus quand j'en perds à nouveau.
— Jamais ! C'est pas du tout ce qu'on pense de toi !
— Je sais. Je te promets que je sais. Ce que je veux dire, c'est que je veux me regarder à travers mes propres yeux, et je n'y arrive pas quand vous êtes là. C'est ce dont j'ai besoin. »
Les deux garçons se regardent, leurs doigts se serrent à ceux de leur amoureuse. Elle attend une réponse, et c'est Riku qui soupire d'abord.
« D'accord. Comme tu voudras. Tu veux me faire une liste d'affaires que je te ramène ?
— C'est pas la peine. Quand tu as dit que vous m'emmèneriez ici, j'ai fait mes bagages.
— Oh. C'était ton plan depuis le début.
— C'était son plan depuis le début ! »
Sora s'est levé de sa chaise en criant ça, tout fier de pouvoir enfin dire cette réplique, et Kairi se lève à son tour, plaquant les mains sur la table pour mimer un rire diabolique. Elle articule, gravement.
« Oui. C'était mon plan depuis le début. »
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Ils se serrent une dernière fois, et Riku pose un regard inquiet sur son amoureuse. Elle lui presse les épaules, essaie de le rassurer. Elle, elle est heureuse de son choix. Elle se fait confiance. Et Sora et Riku aussi, lui font confiance.
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Le premier matin où elle se lève seule, il est presque dix heures, elle n'avait pas mis de réveil et il fait beau. Elle a lu, quelque part, que le petit-déjeuner est le repas le plus important. Mais elle n'a pas faim. Elle met de l'eau à bouillir, se sert un verre d'eau pour avaler son médicament et profite du temps d'attente pour remettre de l'ordre dans les épices de la cuisine. Elle jette ce qui n'est plus bon, les arrange par ordre alphabétique et quand enfin la bouilloire siffle, elle est contente de son travail.
Elle verse l'eau dans la théière, avec le thé vert nature, le gingembre frais et le citron, puis referme la théière, remet la bouilloire à sa place, toujours sur la plaque maintenant éteinte. Elle ouvre la fenêtre de la cuisine, celle au-dessus de l'évier, et elle se dit qu'elle devrait vraiment faire les vitres. Voilà, elle a trouvé de quoi occuper sa journée : trouver de quoi occuper son séjour.
Elle trouve plus facile de se fixer une mission, un objectif. Elle a ramené des graines à planter, des épices, des carnets à dessin, de la peinture et des toiles vierges. Quand elle a ouvert le coffre de sa voiture, Riku a halluciné de n'avoir rien vu. Il ne s'était même pas demandé pourquoi elle avait mis son sac à lui sur la banquette arrière.
Pendant que le thé infuse, elle va chercher un carnet et un stylo. Elle écrit, soigneusement :
15 mars 2020, chez Baba
Liste des choses à faire la première semaine (16-22 mars)
– Vitres
– Elaguer
– Herbes aromatiques : menthe, basilic, romarin, persil
– Ménage à fond grenier
– Ménage à fond chambre
– Courses
Et elle se sent déjà chez elle. Elle boit son thé en regardant le jardin, rêveuse. Bientôt le printemps.
Elle ne prend pas de petit-déjeuner, elle attend que son ventre la tire un peu, fait un tour dans le jardin. Quand il est presque midi, elle sent son appétit présent. Elle fait cuire des courgettes avec beaucoup d'épices, hésite à les accompagner d'un œuf au plat, renonce. Elle finit son assiette, c'est déjà une victoire suffisante pour aujourd'hui. Dans le carnet que son psychiatre lui a demandé de tenir à jour, elle écrit ce qu'elle a déjeuné. Elle revient en arrière, cherche sa dernière crise de boulimie. Il y a une semaine. Elle sent qu'elle peut tenir encore un peu.
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Elle n'écoute pas les informations, mais lundi, Riku l'appelle pour lui faire part du début du confinement, de l'attestation à imprimer, et elle grimace un peu. Elle n'avait pas prévu ça, mais elle n'avait pas vraiment prévu de sortir non plus. Elle a seulement besoin de faire des courses. Elle se dit que peut-être, Riku et Sora auraient pu rester là, que ça aurait pu être bien. Elle s'était déjà préparée à ne pas les voir, mais elle pensait pouvoir les appeler à venir au besoin. Maintenant elle n'a plus le choix. Elle doit s'en sortir seule.
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Mardi, il fait chaud d'un coup, et Kairi décide de remettre les vitres à plus tard. Lundi, elle s'est chargée du ménage du grenier, et elle y a installé tout son matériel à dessin comme c'est d'habitude Naminé qui le fait. Elle élague les arbres d'une main un peu incertaine au début, et quand elle a fini sa grosse veste lui pèse, pleine de sueur. Elle réalise aussi qu'elle n'a pas fait de sport depuis qu'elle est là, et elle s'allonge par terre. Le ciel est bleu, comme les yeux de Sora. Elle a envie de leur montrer à quel point elle va bien, mais son téléphone est resté à l'intérieur. Ses mains caressent l'herbe, elle se débarrasse de ses gants de jardinage et attrape une branche. L'écorce est douce, et elle porte le bois à son visage pour en sentir le parfum. C'est si léger.
Sans y penser, elle mord dedans, et c'est dur et doux contre ses dents. Elle a l'impression d'être une enfant, quand elle mettait à la bouche tout ce qui lui tombait sous la main. Cette période lui a duré longtemps, et en cela elle a toujours compris les chiens qui mordillent leurs jouets, appuient du plus fort qu'ils peuvent jusqu'à entendre l'objet craquer. Elle inspire longuement. Quand elle expire, elle se décide à faire une sieste, ici et maintenant. Personne ne peut l'en empêcher.
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A la fin de la semaine, elle a fait tout ce qu'elle avait noté sur sa liste, et le sentiment est précieux. Elle est fière. Alors elle prend une photo de la liste dont chaque item a été barré, l'envoie sur la conversation qu'elle partage avec ses amoureux. Ils répondent vite.
Ils lui disent qu'ils sont fiers d'elle. Elle pensait que ça lui ferait plus plaisir que ça. Que ça surpasserait tout. Mais seulement, elle sent qu'elle a raison, et son ego gonfle paisiblement.
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La deuxième semaine, elle se met un peu plus à la peinture et au dessin. Elle n'est pas aussi douée que Naminé, elle le sait. Elle ne veut pas être peintre professionnelle, elle n'a pas le niveau pour. Mais ça lui fait plaisir. Ça la détend. Elle met de la musique, et une salopette avec un T-shirt tout tâché en-dessous, elle boit du vin et elle a l'impression d'être un de ces personnages qui l'ont inspirée, comme Nikki de St. Phalle ou Mona dans Les Chroniques de San Francisco, Alex dans Les Sorciers de Waverly Place. Elle se dit que si elle veut, elle peut être aussi cool qu'elles. Qu'elle a le droit de sortir du cadre.
Les jours sont passé plus vite qu'elle aurait cru, le confinement est prolongé et elle n'arrive pas à en être vraiment attristée. Quand la voix de Sora tremble un peu au téléphone, elle essaie de le rassurer. Elle se sent un petit peu coupable, qu'il ne lui manque pas autant qu'elle lui manque.
Elle pense qu'elle voudrait bien se peser, quand elle fait son rendez-vous Skype avec son psychiatre. Mais il n'y a pas de balance dans cette maison. C'est un peu angoissant, un peu rassurant aussi. Pour Pâques, elle fait un gâteau au chocolat végan, elle applaudit sa propre réussite.
Elle reçoit une lettre de Sora, pour Pâques mais un peu en retard, avec de jolies couleurs. Elle se demande s'il a demandé de l'aide à Naminé pour ça – elle l'en sait capable. Ils n'ont pas vraiment annoncé leur relation à la famille. Ils l'ont sous-entendue, mais elle sait que son père n'a pas compris. Sora et Kairi sont cousins. Liés par le sang. Elle-même, quand elle y pense, ça la fait grimacer, mais quand elle est avec lui, elle oublie. C'est son cousin. C'est son premier amour, c'est son meilleur ami. C'est l'amoureux de son amoureux. C'est son amoureux.
Elle se surprend à chantonner. Elle sait que ça leur plairait.
Le temps est bon … Le ciel est bleu … J'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux …
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Presque un mois en confinement, et Kairi se sent plus libre qu'elle ne l'a jamais été. Elle a pris la maison en mains, elle sait tout y faire. Gérer les fuites quand il pleut, protéger les vitres quand il vente trop, les jours pour sortir les poubelles, à quelle heure quelle pièce est ensoleillée. Les jours se rallongent, bientôt l'anniversaire de Sora.
Elle espère qu'il pourra venir ici, mais rien n'est certain. Elle veut lui montrer. Elle a pris soin des arbres du jardin, a débarrassé le vieux verger du lierre qui entravait les arbres. Elle a même fait des recherches sur les parasites, a monté des pièges contre les insectes xylophages, a fait du jus d'ortie pour arroser le rosier qu'elle a acheté. Le jardin est magnifique.
Quand le confinement est levé, elle ne peut pas se résoudre à quitter la maison. Elle sait, définitivement, qu'elle veut vivre ici. Elle croit aussi savoir qu'elle veut vivre seule. Elle n'avait jamais vécu vraiment seule avant. Elle était restée longtemps chez ses parents, puis elle avait emménagé en colocation, puis avec Riku. Elle a un peu peur de le revoir. Elle a un peu peur qu'il s'accroche à elle, qu'il ne veuille pas la laisser partir alors que vraiment, elle veut juste apprendre à voler.
Elle a fouillé la maison, elle a retrouvé de vieilles photos, de gens qu'elle ne connaît pas, mais aussi de sa grand-mère, partout dans le monde, de sa mère enfant, de Yuffie, de Cid, de Xehanort. Elle a retrouvé les albums au fond de la grande malle sous le lit de Baba, celle qui ressemble à la cassette de Peau d'Âne. Par-dessus les livres à photo, il y avait les vêtements les plus beaux, les plus excentriques de sa grand-mère. Kairi trouve incroyable qu'ils lui aillent si bien. Elle a toujours trouvé sa grand-mère splendide. Quand elle regarde les photos, elle la trouve merveilleuse, forte, et mince. Et ses vêtements sont un peu trop grands à la taille de Kairi. Elle aime se voir dedans. L'ensemble kaki taille haute avec les bottes au cuir vieilli, le tailleur-jupe qu'elle portait pour ses entretiens professionnels, sa longue robe de bal, le pantalon pour hommes qu'elle s'était acheté et qu'elle avait ajusté elle-même à sa taille, son turban de soie, ses gants …
Son psychiatre lui a dit de faire ça. Pas de porter les vêtements de sa grand-mère, évidemment, pas ça exactement, mais de se regarder dans le miroir, habillée et nue, à défaut de pouvoir se peser. D'apprivoiser son corps. Elle trouve un long, très long tissu brodé. Elle regarde sur internet comment le mettre, y passe des heures avant de pouvoir le faire convenablement, et que ça tienne.
C'est un saree vert et or, avec un peu de bleu, comme les plumes d'un paon. Elle sait qu'elle ne le portera jamais dehors – à l'époque de sa grand-mère, la question de l'appropriation culturelle ne se posait pas encore. C'était même signe d'ouverture d'esprit, de porter des vêtements exotiques en buvant du champagne, et Kairi songe à regret que cet héritage a mal vieilli. C'est comme d'ouvrir un trésor pirate, et de se rendre compte en fouillant que toutes les pièces sont maculées de sang.
Elle replie le vêtement indien soigneusement, enfile plutôt le pantalon taille haute qui donnait à sa grand-mère des allures de femme-exploratrice. Elle enroule ses cheveux dans le turban de soie, enfile une blouse en mousseline écru, puis des colliers, puis des lunettes de soleil, puis des chaussures à talon, puis des bagues, elle se regarde dans le miroir et elle se sent bien et elle se sent femme, et elle rit à gorge déployée et quelque chose pousse entre ses jambes, quelque chose de chaud et d'humide, et qu'elle croyait disparu à jamais. Elle inspire vivement, contracte les abdomens. Elle n'a pas rêvé. Elle enfonce la main dans son pantalon, sous sa culotte, ressort ses doigts, rougis de sang. Elle exulte encore, saute, et puis elle réalise vraiment, elle rince sa main, retire le pantalon et la culotte, met sa culotte dans le robinet de la salle de bain sous l'eau froide et le pantalon dans la baignoire, où elle rince abondamment le début de tâche.
Elle file récupérer d'autre vêtements, trouve un chiffon propre dans le tiroir de la cuisine et le déchire pour le plier comme une serviette de fortune par-dessus sa culotte propre. Elle saigne. Vraiment. Elle l'écrit en gros dans son carnet. Elle appelle sa mère.
« Kairi ? Tout va bien ma puce ?
— J'ai mes règles.
— Tu – Seigneur, merci. Et ça va ? Tu as tout ce qu'il faut ?
— Euh, non, je … je vais aller acheter des serviettes et des tampons. Mais tout va bien.
— Je peux le dire à ton père ?
— Tu peux. Il est à la maison ? Il ne devait pas partir après le confinement ?
— Il a préférer rester un peu. Et il te félicite.
— Mais … j'ai rien fait. C'est juste que ça m'arrive. C'est … wow.
— Si ma puce. Tu as pris soin de toi, tu as pris soin de ton corps, et il vient te le rendre. C'est grâce à toi. Personne n'aurait pu faire ça à ta place. »
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Elle le sait. Ne pas avoir ses règles, ça n'a jamais voulu dire ne pas être une femme. Mais de les avoir à nouveau, elle sent que ça bascule. Pour célébrer, elle se fait une frange, comme celle que sa mère porte sur les photos de la fac. Elle se tient droite devant le miroir. Elle appartient à une lignée. Une lignée de femmes puissantes, et fières et belles. Elle se refuse le droit de dire le contraire.
Elle peint le jardin depuis la fenêtre du grenier. C'est son tableau préféré à ce jour. Elle l'appelle son autoportrait.
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Voilà, la fin va un peu vite mais j'ai passé presque trois heures dessus, ce qui est trop pour un texte de Nuit, donc voilà.
J'espère que ça vous aura plu.
A une prochaine fois !
