Yo ! Alors … Cet OS est particulier puisqu'il n'est pas dans l'ordre chronologique !

En fait, il se passe plutôt vers les chapitres 24/25 ? Et la raison pour laquelle je le poste seulement maintenant, c'est que mon ancien ordi m'avait lâché et je viens de récupérer le contenu du disque dur, donc, bref, voilà.

C'est donc pas la suite de l'OS Choisis, Choisis, Choisis. Ce sera pour le prochain ! (Et ouais, du coup ça fait trois OS de suite sur l'Ouïe. J'ai même pas honte.)

Bonne lecture !

5 Sens : l'ouïe, 8

Un bruit court

Un bruit court que Ground Zero serait personnellement lié à un des membres de la Ligue. Ça ne fait pas bonne presse, non, pour le héros qui cherche encore à atteindre le haut du classement. Ça fait mauvaise presse à son agence, aussi. Ground Zero doit réagir. Intervenir, surtout, démentir. On le presse. On lui demande, on lui réclame.

Katsuki ne déteste rien de plus que le mensonge. Il pense tout ce qu'il dit – mais ce qui lui a surtout attiré des ennuis c'est qu'il dit tout ce qu'il pense.

On lui a appris à se taire, déjà au lycée, encore plus depuis qu'il en est sorti.

À la mort de Deku, il a compris que les mots avaient des conséquences.

Au contact des affaires de la famille Todoroki il a compris que chaque parole pourrait être retenue contre lui – ce que que pensent les connards de médias et les abrutis de civils, ça compte véritablement.

Alors Katsuki se tait.

On ne lui a pas appris à mentir, il ne sait pas et ne veut pas apprendre. Plutôt mourir.

Alors le bruit continue de courir, et la rumeur s'élève. C'est une conversation de cour d'école, une histoire à sensations. Ce n'est pas grave – pas encore compromettant.

Mais une rumeur, comme le vent, comme une foule, ça se lève, ça monte.

Les premiers médias à en parler après les pages facebook et les chaînes youtube qui vendent de l'infaux, ce sont les magazines people. C'est pour les mégères et pour les adolescentes – et ils ont des photographies de Deku, au collège et puis des images floues de la caméra qui l'a filmé.

Katsuki ne dit toujours rien.

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Izuku a détesté la dernière saison de Game of Thrones. Il la trouve trop gentille, trop fair-play avec ses personnages. La vie n'est pas fair-play avec Kacchan, puisqu'elle lui fait subir ce qu'elle lui fait subir – un dilemme entre son éthique et sa vocation.

Cependant, il doit lui reconnaître une vérité. Le joli discours de Tyrion Lannister, au-delà de sa niaiserie, est vrai : rien n'arrête une histoire, et les gens aiment les histoires. Izuku le sait. Izuku essaie quand même. Il commence par hacker toutes les pages facebook qui ont publié l'infamie. Il en supprime le contenu et le remplace par une vidéo à l'image illisible où on entend un des propriétaires d'une page dire « Shut up or die », avec un accent Anglais tout approximatif malgré les durs efforts d'Izuku, puis un bruit mouillé écœurant, un gargouillis, et un choc sourd. Depuis toutes les pages hackées, il partage la vidéo avec un enregistrement de sa voix, sur bruit blanc, qui invite au silence. Très poliment. Izuku est poli.

Le responsable éditorial du magazine people et son équipe sont retrouvés morts : ça fait la une alors juste que le snuff-movie a pu être supprimé par les autorités. Les journaux qui mentionnent Kacchan et ses relations dans l'explication du meurtre voient frapper à leur porte le même destin. Et une nuit, la ville est taguée de pied en cap, se réveille noire, recouverte de lettres vertes et rouges qui disent NO GOSSIP, SHUT UP OR DIE, ou encore ENJOY THE SILENCE. Son enregistrement est diffusé sur toutes les radios au journal du matin.

Kurogiri s'inquiète de le voir s'exposer.

Shigaraki est fier des morts qui s'amoncellent.

All for One l'a félicité.

Dabi grince comme une porte aux gonds mal huilés.

Izuku est le dernier à encore tenir le compte des morts quand Kacchan passe à la radio. C'est au sujet d'un incendie où il a sauvé plusieurs personnes de la mort. Izuku écoute avec attention, la voix lui manque trop. Kacchan glisse, presque l'air de rien « Tu ne les feras pas taire. », et Izuku sait que ça lui est adressé.

Du jour au lendemain, les meurtres s'arrêtent. Plus personne ne parle de Kacchan et de ses relations avec la Ligue.

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Et voilà !

A très vite !