Moi : Salut les gens ! Je suis très contente de vous retrouver pour un nouveau chapitre de cette fic, parce qu'on l'aura attendu hein ! XD

Kyoya : Moi j'étais content de pas voir de nouveau chapitre, j'avais la paix…

Chris : Très étonnant Kyoya ! X)

Moi : Ça va pas te faire plaisir Kyo, mais cette fic a dépassé les 4 000 vues en plus ! n_n

Kyoya : *pense* Mais pourquoi les gens aiment ce qu'elle écrit ?!

Ryuga : J'ai lu le chapitre. Le titre dit tout.

Moi : Oui, ce chapitre est léger, et ça fait du bien ! ^^

Kyoya : C'est sûr qu'après ce qu'on a eu mardi…

Ryuga : Non, pitié, ça on en parlera plus jamais.

Moi : Pourtant, visiblement il a été apprécié cet OS ! X)

Ryuga : …Je vous déteste, les lecteurs de Wonder. Je vous déteste très fort.

Moi : Bon allez, arrêtons de digresser ! Disclaimer ? n_n

Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! ^^


Réponse aux reviews :

Marius : J'ai bien galéré à écrire cet OS vu que j'aime pas des masses le RyuGin ! Et j'aime encore moins foutre Ryuga en bottom avec l'autre carotte ! C'est vraiment parce que katatsu-chan me l'a demandé hein…
Oui, boire trop d'alcool fait faire des conneries ! XD
Je pense que quand on cherche « mauvaise foi » dans un dictionnaire, il y a une photo de Maldeka à la place de la définition ! XD
P.S : (Moi : Sinon, quelqu'un a des nouvelles de l'équipage de Luffy ? Moi j'ai pas revu Marimo et Love Cook depuis un moment… Law : Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Moi : Mouais, avec eux, j'suis pas sûre… ^^')

katatsu-chan : Tu vois que ça valait le coup d'attendre ! XD

Jinwrite : Je me suis tellement fait violence pour écrire cet OS, surtout le lemon… Visiblement, ça valait le coup X)


Quand le cours de marketing se termine enfin, c'est pratiquement si tous les élèves s'enfuient du cours. Tu m'étonnes, c'était notre seul cours de la journée, et quel cours. J'aimerais bien faire pareil mais avec ma cheville niquée et mes béquilles, je ne peux pas courir. C'est donc plutôt prudemment et lentement que je quitte l'amphi, accompagné de mes potes qui ne sont pas des enflures et ne sont pas partis sans moi. Il faut que j'appelle ma mère pour lui dire ce qu'il m'est arrivé, que je rentre juste le temps de me faire poser une attelle. Wouhou, vive la rentrée… Juste à la sortie de l'amphi, on voit Ryuga appuyé contre le mur en face de la porte. Il a l'air beaucoup plus calme et détendu que quand il est parti tout à l'heure, à vrai dire, il a même l'air content. Je n'sais pas ce qu'il a fait pendant notre heure et demie, mais je sens que c'est sans doute quelque chose qui va me plaire.

-Je te trouve étrangement souriant, Ryuga, fait justement remarquer Nile.

-Oh, j'ai quelques bonnes nouvelles en stock, c'est pour ça, répond le surveillant avec un air très satisfait de lui-même.

-Eh bien vas-y, on meurt d'envie d'être mis au courant, ricané-je.

-Pas ici, des étudiants pourraient nous entendre, dit Ryuga en regardant autour de lui. Retournons au dortoir Alpha. Tu dois préparer tes affaires en plus, Kyoya.

S'il ne veut pas nous dire ses « bonnes nouvelles » ici, c'est que c'est VRAIMENT des trucs qui vont nous plaire je sens. Et puis bon, il a raison, j'ai quelques affaires à préparer avant de rentrer chez moi pour quelques heures. Après m'avoir pris mon sac, soi-disant parce qu'il a peur que je le fasse tomber et que je casse mon ordi, Ryuga passe devant et on retourne avec lui jusqu'au dortoir Alpha. Je sais que mon petit-ami porte mon sac juste parce que j'ai une cheville foulée et qu'il ne veut plus que je me fatigue ou un truc du genre, mais c'est pas comme si mon sac pesait une tonne hein. Au final, je me suis plutôt bien habitué à mes béquilles. Le seul truc extrêmement chiant, c'est que ça fait mal aux mains. En même temps, j'appuie beaucoup de mon poids sur les poignées donc ça m'étonne pas tant que ça que ça commence à irriter la peau de la paume de mes mains. Je devrais mettre des trucs sur les poignées pour éviter ça, enfin pas sur ces béquilles-là vu qu'on me les a juste prêtées.

En arrivant au dortoir Alpha, on décide tous d'aller se poser dans ma chambre pour parler. Je sens qu'un de mes potes va trouver le moyen de préparer mes affaires à ma place, et je sens bizarrement que ça va être Nile. J'ai pas envie qu'on me traite comme un infirme, j'ai juste une cheville foulée, pas une jambe en moins… M'enfin, Nile aime être serviable, donc je vais pas lui gueuler dessus parce qu'il veut m'aider. Bon, par contre j'avoue que monter les escaliers jusqu'à ma chambre au 3ème étage me parait être une putain d'épreuve de force. Ça manque d'un ascenseur ici… Heureusement, comme il n'y a presque personne qui traine dans le dortoir, Ryuga me reprend dans ses bras, exactement comme quand il a m'a emmené à l'infirmerie tout à l'heure, et me fait monter de cette manière. Ouais bon, j'aime pas être traité comme un infirme, mais s'il y a moyen de me retrouver dans les bras de mon petit-ami, je veux bien mettre ma fierté de côté. Deux minutes plus tard, on est arrivés dans ma chambre et Ryuga m'installe sur mon lit sans me demander mon avis, m'obligeant pratiquement à bien étendre ma jambe gauche pour ne pas que je défonce encore plus ma cheville blessée. Eh bah ça y est, je suis officiellement traité comme si j'étais en verre… Je déteste ça, mais bon je vais pas râler parce qu'on veut prendre soin de moi quand même. Ce serait être ingrat que de faire ça.

-Bon, tu voulais nous dire quoi du coup Ryu ? Demandé-je à mon petit-ami alors qu'il s'installe sur ma chaise de bureau.

-Après vous avoir laissés à votre cours de marketing, je suis parti retrouver ce petit con de Konzern et je lui ai collé la frousse de sa vie, ricane Ryuga, assis sur ma chaise comme un cow-boy, le dossier de la chaise devant lui au lieu de derrière. Si vous aviez vu sa gueule ! Il s'est décomposé, il s'est carrément mis à pleurer quand je l'ai menacé de le tabasser s'il refaisait un truc pareil ! J'ai cru qu'il allait se pisser dessus. C'était beaucoup trop jouissif. Cette fois, je pense qu'il va définitivement nous foutre la paix, ou alors c'est qu'il est suicidaire.

-Oh putain, j'aurais tellement aimé voir ça ! S'exclame Chris, un sourire un peu sadique sur son visage. Ça devait être génial ! Tu lui as fait ravaler sa fierté d'avoir fait un sale coup, pas vrai ?

-Complètement, confirme le surveillant avec un air totalement sadique et fier de lui.

-Cet enfoiré n'a que ce qu'il mérite, dit Nile d'un ton très neutre et calme, en train de ranger quelques affaires dans mon sac en bandoulière.

-C'est vrai que c'est tout ce que Julian mérite, ajoute Damian, fronçant les sourcils et posant une de ses mains sur son épaule, comme s'il ressentait à nouveau la douleur des entailles dans son dos qui ont cicatrisé depuis. Mais tu n'avais pas autre chose à dire, Ryuga ? Tu as dit que tu avais plusieurs bonnes nouvelles.

-Oui, mais la deuxième ça nous concerne juste Kyoya et moi, répond mon petit-ami en souriant.

-Nous ? M'étonné-je.

Je suis resté silencieux jusque-là, jubilant tranquillement dans mon coin du sort que Ryuga a réservé à Julian, mais là je ne peux plus me contenter d'apprécier cette conversation en silence. Une bonne nouvelle qui nous concerne lui et moi ? Qui concerne notre relation ? Je ne vois pas trop de quoi mon amant peut bien vouloir parler…

-Oui, nous. Quand je suis retourné surveiller les couloirs, je suis tombé sur mon père, explique Ryuga. En fait, il me cherchait. Je suis monté jusqu'à son bureau avec lui. Il a appris que des élèves m'avaient vu porter Kyoya jusqu'à l'infirmerie. Il m'a demandé ce qu'il s'était passé, je lui ai tout expliqué et…et il s'est rendu compte qu'il y a quelque chose entre toi et moi, Kyo.

-Q-Quoi ?! M'étranglé-je pratiquement. Et tu considères ça comme une bonne nouvelle ?! T'as perdu la tête ?!

-Hé ho, laisse-moi finir avant de paniquer ! Se défend mon petit-ami en gloussant. Oui, mon père est au courant qu'on sort ensemble, et il l'accepte parfaitement. Il est même très content pour moi.

-T'es… T'es sérieux là ? Lui demandé-je, ayant bien du mal à croire ce que mon surveillant vient de me dire.

-J'ai l'air de te faire une blague là ? Ce serait une blague de très mauvais goût en plus.

-…Tu peux te lever et venir ici steuplait ? Moi si je me lève, il y a une chance sur deux que je me vautre dans la précipitation…

Ryuga glousse et se lève tout de suite de la chaise de mon bureau pour venir à côté de moi. Je m'empresse de le prendre dans mes bras et de le serrer contre moi de toutes mes forces, ce qui le fait sourire, et il ne se fait pas prier pour me rendre mon étreinte. C'est à peine si j'ose y croire… Le père de Ryuga, le directeur de cette école, est au courant que son fils sort avec un étudiant et il…il est d'accord avec ça. Il est même heureux pour Ryuga ! Ça veut dire qu'il a compris qu'entre Ryuga et moi c'est du sérieux, que ce n'est pas juste une histoire passagère, qu'on est amoureux l'un de l'autre. Putain, on a vraiment pas le même père mon petit-ami et moi, et tant mieux. Ça me libère d'un poids énorme de savoir que le père de Ryuga est au courant pour nous-deux et qu'il accepte notre relation. Bon, ça ne veut pas dire que mon petit-ami et moi ne devons plus nous cacher, mais au moins ça m'enlève un point de stress.

-Eh bah putain, il est cool notre directeur ! Lâche Chris, avec l'air de penser qu'il aimerait bien avoir un père comme celui de notre surveillant.

-Je suppose qu'il a su voir que votre histoire, c'est du sérieux, dit Damian avec un petit sourire.

-Oui, il a bien vu que je suis vraiment amoureux et que je sais ce que je fais, confirme Ryuga avec un sourire en coin. Sinon, il se serait pas gêné pour m'engueuler et me rappeler que je lui avais promis de ne jamais coucher avec un étudiant, et encore moins un première année.

-Ah oui, là tu l'as doublement rompu cette promesse, glousse Nile.

-Je m'en fous, ça valait le coup, ricane mon petit-ami en passant une main dans mes cheveux.

-Bon, c'est pas que je veux vous mettre dehors, mais je dois appeler ma mère moi, dis-je en me redressant un peu sur mon lit. Je veux en terminer vite avec ces histoires de cheville foulée et d'attelle.

-Ouais, on comprend, répond mon ami aux cheveux bicolores. On va te laisser tranquille.

Mes amis quittent alors ma chambre, probablement pour aller s'installer dans la salle commune, et seul Ryuga reste auprès de moi. Je me foule la cheville et ça y est, il veut plus du tout me lâcher ! Eh bah putain, qu'est-ce que ce serait si je m'étais cassé la cheville ou carrément la jambe. M'enfin, je ne me plains pas vu qu'il reste auprès de moi bien plus longtemps que ce à quoi je suis habitué quand je suis ici. Maintenant que je suis seul avec lui, je sors mon téléphone et vais dans mes contacts pour appeler ma mère. Je ne sais pas si je dois lui dire que c'est quelqu'un qui m'a fait tomber ou juste lui dire que je suis tombé dans les escaliers… Je ne me sens pas en état de tout lui expliquer avec Julian, pas maintenant en tout cas. Je vais juste lui dire que je suis tombé, et quand je l'aurai en face de moi tout à l'heure, je lui expliquerai tout. Je ne peux pas mentir à ma mère à ce sujet… L'ayant retrouvée dans mes contacts, j'appuie sur le petit icône de téléphone pour l'appeler et mets mon téléphone à mon oreille. Ma mère décroche au bout d'à peine deux sonneries.

-Kyoya ? Qu'est-ce qu'il t'arrive mon ange ? Me demande-t-elle directement, trouvant étrange que je l'appelle alors que je suis parti de la maison depuis à peine quelques heures. Tu as oublié quelque chose à la maison ?

-Hum… Non maman, j'ai rien oublié, répondé-je avec un petit soupir, vraiment pas ravi de devoir lui annoncer que je me suis foulé la cheville.

-Alors qu'est-ce qu'il se passe ? Insiste ma mère, commençant à s'inquiéter. Je le sens dans sa voix.

-Je… Maman, je suis tombé dans les escaliers de mon dortoir, dis-je, sentant mon cœur se contracter rien qu'en imaginant l'état dans laquelle ma mère va se mettre. Je vais bien, t'en fais pas, mais je…me suis foulé la cheville et j'ai besoin d'une attelle. L'infirmière de l'école m'a fait un mot, et elle m'a prêté des béquilles aussi, il faut juste que j'aille chez le médecin…

-J'arrive tout de suite mon grand, reste bien au calme.

-T-Tu viens me chercher en voiture ? Tu sais maman, j'ai juste une cheville foulée, je m'en sors très bien avec les béquilles, ce sera pas un problème de prendre le bus et…

-Non, tu ne discutes pas, je viens te chercher. J'en ai pour une demi-heure environ je pense. À tout à l'heure mon ange.

-Euh… À toute maman.

Et elle raccroche. Merde, mais c'est qu'on m'a changé ma mère ! D'habitude, dès qu'on se fait mal Kakeru ou moi, elle panique. Là, elle est restée super calme. Le départ de mon père, ou plutôt son expulsion, ça l'a changée encore plus que ce que je croyais. Je ne vais pas m'en plaindre, ça me fait vraiment plaisir de voir ma mère s'affirmer. J'aime la voir comme ça, ça me faisait de la peine avant de la voir toujours inquiète et craintive. Bon, eh bien j'imagine que je n'ai plus qu'à attendre qu'elle arrive du coup.

-Alors ? Ta maman ne veut pas que tu prennes le bus ? Glousse Ryuga, qui visiblement a tout entendu.

-Non, elle vient me chercher dans son beau carrosse étincelant, ricané-je en réponse.

-Elle arrive dans combien de temps ? Environ trente minutes non ? C'est ce que j'ai cru entendre.

-Oui, c'est ce qu'elle a dit.

-Bon, ça te laisse le temps de profiter d'un peu de temps avec tes potes dans la salle commune du coup.

-Il semblerait, oui. Tu vas retourner surveiller les couloirs ?

-Quand tu seras parti, oui.

-Bon hé, le garde du corps, tu peux disposer tu sais !

-Ah, bon bah alors je me casse. Bonne chance dans les escaliers !

-Non c'est bon, j'ai rien dit, reste encore un peu !

Mon petit-ami ricane avec un sourire en coin puis se lève de mon lit pour m'aider à me lever à mon tour. Debout sur mon seul pied encore entièrement valide, je reprends appui sur mes béquilles pendant que Ryuga récupère mon sac en bandoulière qui contient quelques-unes de mes affaires, dont le mot de l'infirmière. On sort ensuite tous les deux de ma chambre, que je n'oublie pas de bien refermer derrière moi puisque je vais m'absenter pendant quelques heures. Je marche avec l'aide des béquilles pendant à peine cinq secondes avant d'arriver devant les escaliers. Dès qu'on passe la grande porte qui mène sur le palier de l'étage, Ryuga met mon sac en bandoulière sur son épaule et me reprend dans ses bras. Mmh, c'est que je vais finir par y prendre goût moi si ça continue. Arrivé en bas des escaliers malheureusement, mon surveillant me repose et je me retrouve à nouveau en train de marcher sur un seul de mes deux pieds en m'aidant de mes béquilles. Enfin, ça ne dure pas très longtemps puisque la salle commune n'est pas très loin. Je me dépêche de me poser dans un canapé avec mes amis et leur explique que ma mère vient me chercher dans à peu près une demi-heure. Chris, Nile et Damian hochent la tête tous les trois pour dire qu'ils ont compris et on reprend très vite nos conversations habituelles.

Cependant, quand on parle de tout et de rien avec des amis, le temps passe très vite, et rapidement la demi-heure de trajet de ma mère s'écoule. Je m'en rends compte quand j'entends mon téléphone sonner dans ma poche. Devinant que c'est ma mère qui m'envoie un message pour me dire qu'elle est arrivée et qu'elle m'attend, je me lève sans même regarder mon téléphone et dit au revoir à mes amis, ou plutôt « À toute » parce que je vais revenir plus tard, sûrement dans la soirée. Ryuga se lève avec moi, portant toujours mon sac et voulant m'accompagner jusqu'au portail de l'école, et on quitte tous les deux le dortoir Alpha. Dehors, la cour est relativement vide et silencieuse et seul résonne le bruit de nos pas et de mes béquilles sur le sol. J'essaie d'aller assez vite parce que je ne veux pas trop faire attendre ma mère, mais il ne faudrait pas non plus que je me pète la gueule en allant trop vite, ce serait con. Deux minutes plus tard, mon petit-ami et moi arrivons au portail de l'école et je vois garée juste devant la voiture noire de ma mère. Ma mère n'aime pas beaucoup conduire, mais elle a quand même une voiture et elle conduit très bien. Dès qu'elle me voit arriver, elle sort de sa voiture et se précipite vers moi. Je suis étonnée de ne pas entendre le bruit de ses talons contre le goudron et je m'aperçois qu'elle ne porte pas de talons, mais des baskets. La dernière fois que j'avais vu ma mère avec des baskets, c'était il y a des années…

-Mon ange ! S'exclame ma mère en me prenant dans ses bras. Eh bien, tu ne passes pas une très bonne rentrée, pas vrai ?

-J'ai connu mieux, répondé-je avec un petit sourire, serrant ma mère dans mes bras.

-Ne t'inquiète pas, on va chez le médecin et tu auras une belle attelle sur ta cheville, réplique-t-elle en reculant, posant ses mains sur mes épaules. Avec ton petit frère, maintenant je suis habituée.

-Ouais, j'imagine bien, ricané-je.

-Tiens Kyoya, ton sac, me dit doucement Ryuga en enlevant mon sac de son épaule pour me le tendre.

-Attendez, je vais le prendre. Mais…je vous reconnais, jeune homme, fait remarquer ma mère en attardant son attention sur mon surveillant, qu'elle ne semblait pas avoir remarqué jusque-là. Vous êtes le surveillant qui a ramené mon fils…quand il avait fugué il y a quelques semaines, et vous êtes aussi le fils de Mr. Atsuka, le directeur. Ryuga, c'est ça ?

-Oui, c'est ça, confirme mon surveillant en souriant. Je suis le surveillant du dortoir Alpha, le dortoir de Kyoya. C'est moi qui l'ai amené à l'infirmerie tout à l'heure.

-Décidément, je vous dois tellement, soupire ma mère avec un certain soulagement. Je sais que c'est votre travail de veiller sur les étudiants, mais j'ai l'impression qu'avec mon grand garçon, vous avez beaucoup à faire. Vous semblez presque être son ange gardien ici.

-Je suis habitué, vous inquiétez pas, rétorque Ryuga en rougissant légèrement et en se grattant la nuque.

-Merci quand même de prendre soin de mon fils. Votre père doit être très fier de vous.

Mon petit-ami rougit un peu plus, à la fois flatté et gêné par le compliment, et il devient encore un peu plus rouge quand ma mère s'approche de lui, se hisse sur la pointe des pieds et lui fait baisser la tête avec sa main libre pour pouvoir l'embrasser sur le front, sa manière à elle de le remercier de veiller sur moi. Si tu savais maman… Tu n'imagines pas à quel point Ryuga veille sur moi. Souriante, elle revient vers moi et m'ouvre la portière côté passager pour que je m'installe, posant mon sac à mes pieds, puis referme la portière et retourne derrière le volant. Ryuga est toujours planté sur le trottoir devant le portail, le rouge aux joues, et quand ma mère démarre la voiture, mon petit-ami me fait un petit signe de la main pour me dire au revoir. Je fais la même chose, et très vite, ma mère fait demi-tour et on retourne vers MetalBey City. On a pour un peu plus d'une demi-heure de voiture. Il faut que je lui dise…pour ma chute. Il faut que je lui explique que je ne suis pas tombé tout seul mais qu'on m'a fait tomber.

-Kyoya, tu sembles ailleurs, dit ma mère, comme si elle était capable de lire dans mes pensées. En vérité, elle a surtout lu sur mon visage je pense. Quelque chose ne va pas ?

-J'ai… J'ai quelque chose à te dire, maman, soupiré-je, tournant la tête vers elle. Quelque chose d'important… C'est au sujet de ma chute.

-Ta chute ? Tu t'es blessé ailleurs qu'à la cheville ? Me demande-t-elle d'un ton concerné et inquiet.

-Non, t'inquiète pas, il n'y a que ma cheville qui me fait mal, la rassuré-je. C'est pas ça… Maman, je…je suis pas tombé tout seul dans les escaliers. C'est quelqu'un…qui m'a fait tomber.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Ouais, au prochain chapitre, les explications de Kyoya au sujet de Julian !

Kyoya : Ça promet.

Chris : Moi j'ai hâte de voir dimanche ! XD

Ryuga : -_-'

Kyoya : J'ai même plus la force de m'énerver…

Moi : Bon, comme j'ai rien d'autre à dire, laissez les reviews de l'amour et à dimanche ! n_n

Ryuga et Kyoya : Salut.

Chris : Bye !