Chapitre 25 : Helpless

Je me demandais si il était mieux de poster ce chapitre à part ou l'introduire directement dans la fic, mais je me suis dis qu'une grosse bulle d'oxygène avant la bataille ne ferait pas de mal!

Désolé pour le retard, j'étais en vacances en Italie (ça m'a fait énormément de bien!) et j'avoue que j'en ai profité pour...ne rien faire! Rien du tout à part farniente, et c'était un plaisir! Et vous ?

Merci pour vos reviews, elles me font toujours tellement plaisirs !


Il ne pouvait vraiment dire quand est-ce qu'il avait commencé à la regarder autrement. Au début, elle n'était que l'amie de son frère avec un béguin rigolo sur Dubois. Elle savait le différencier de son jumeau, c'est sûr qu'elle était remarquable… Et remarquée. Mais elle était aussi cette gamine à l'air trop refrogné et trop sûre d'elle, comme si rien qu'on ne pouvait lui dire n'allait la surprendre. Il n'aimait pas. Il aimait les filles qui s'émerveillaient à chacune de ses blagues, les filles qui lui donnait l'impression qu'il était spécial. Vous pouvez appeler ça l'égo, il appelait ça une préférence.

De toute façon, il n'aurait jamais regardé une amie de son frère trop longtemps. George Weasley était mieux que ça. Et honnêtement, les filles ne l'intéressaient pas trop. Non pas parce qu'il était différent des autres garçons ou parce qu'il était timide, il avait une expérience qui prouvait son savoir faire. C'est juste qu'il était trop occupé avec ses farces et attrapes pour réellement s'y intéresser. Et si il donnait la moindre impression à sa mère que les filles l'intéressaient, elle ne le laisserait plus jamais tranquille. Alors il avait relativement laisser tomber, offrant juste assez d'intérêt pour avoir quelques petites amies. Jamais rien de sérieux, et toujours discret, il ne voulait pas que Percy s'en mêle. Seul Fred était au courant de ses escapades, et réciproquement.

Alors qu'il était en cinquième année, Sirius Black s'est échappé d'Azkaban. En même temps, Elizabeth passait plus de temps avec Ron et Ginny (et Harry et Hermione accessoirement). Elle avait l'air encore moins joviale qu'avant. George s'est dit que son côté sombre et ténébreux était lié au fait qu'elle avait 13 ans. Il en avait tout de même touché un mot à Fred qui l'avait lui-même mentionné à Ron.

- Son espèce d'oncle est mort, avait répondu Ron, la bouche pleine de porridge.

- Mais ce n'était pas arrivé pendant l'année ? avait demandé Ginny.

- Voyons, avait repris leur mère. Un deuil ne disparaît pas après quelques mois. Ça prend du temps.

La reprise à Poudlard avait été sans incident, à part le fait que Harry s'était fait agressé par un détraqueur évidemment. Leur nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal était agréable, calme mais sympathique. Fred et George faisaient même leur devoir de temps en temps (habituellement, ils ne faisaient que ceux de McGonagall).

George s'était surpris plusieurs fois à être agacé par le béguin d'Elizabeth sur Dubois. Il se rassurait en se disant que ça l'agaçait parce que c'était un béguin de gamine et que les gamines l'agaçaient. Il avait remarqué que l'air sombre d'Elizabeth avait désormais l'air de plus en plus soucieuse. Elle traversait les couloirs avec les sourcils constamment froncés, et ne voyait jamais les gens qu'elle croisait, passant devant eux sans même leur accorder un hochement de tête. Elle n'avait qu'un espèce de sourire sûre d'elle, le sourire de quelqu'un dont le plan se déroule parfaitement. Et parfois, de temps en temps, et pratiquement qu'avec Neville Londubat, elle éclatait de rire et elle ressemblait enfin à quelqu'un de son âge. À une jeune ado avec une vie normale.

Mais son sourire calculateur ne dérangeait pas George. Il trouvait que ça lui donnait son charme. Enfin… Autant de charme que pouvait avoir l'amie de son petit frère, évidemment.

L'espèce de fanfiction de Lupin et Rogue qu'elle leur avait offert l'avait surpris. Drôle n'était pas sa première qualité. Sarcastique, oui, beaucoup. Drôle ? Surprenant. Il en avait parlé avec Fred.

- Tu t'intéresses beaucoup à Elizabeth, avait-il remarqué.

- Quoi ? Je faisais un simple commentaire, avait répondu George en fronçant les sourcils.

- Tu ne fais pas des commentaires sur Hermione… ou sur les copines de Ginny.

- On ne parle pas aux copines de Ginny.

George avait répondu au tac au tac.

- Je dois rater tes longues conversations avec Watson alors, avait souri Fred.

- Où veux tu en venir ?

Fred avait haussé les épaules et avait attendu quelques instants avant de lui répondre.

- Mmh… Que peut être passer plus de temps avec elle pour avoir ces longues conversations serait une bonne idée ?

George avait eu, le temps d'une seconde, une image de lui avec Elizabeth, dans la salle à manger du terrier plongé dans une conversation quelconque. L'idée d'avoir droit, lui aussi, à l'un de ces sourire sincère le faisait presque rougir.

- Ça pourrait l'être…

- Hermione va rester à la maison des vacances. Peut être on pourrait inviter Elizabeth.

- De notre part à tous ? avait demandé George.

- Évidemment.

George avait prétendu ne pas voir le sourire amusé de son frère.

Les vacances avec Elizabeth (et les autres) avait été comme il l'imaginait. George se rendait doucement compte que ses observation récurrentes de la jeune fille n'étaient peut être pas juste… des observations. Quand les mangemorts avaient attaqué et qu'il l'avait trouvé tétanisée, observant les moldus torturés par les mangemorts, il aurait sorti sa baguette et attaquer Voldemort en personne. À la place il l'avait attrapé par le bras et l'avait emmenée dans la direction opposée des combats.

George avait connu quelques plaisirs charnels (pour le dire poliment) mais rien ne l'avait préparé à la décharge de frisson qu'il avait reçu quand ses doigts avait touché le bras d'Elizabeth. Il avait prétendu que tout allait bien. Que tout était normal. Mais la vague de plaisir qu'il avait ressenti quand il l'avait vue donnée une droite bien méritée à Malefoy lui avait fait comprendre que George était sacrément ensorcelé.

Il avait vaguement parlé de l'incident à Fred, essayant de prétendre que ce n'était pas grand-chose. Mais son jumeau était loin d'être idiot. Et George ne l'était pas non plus. Il savait pertinemment ce que tout cela voulait dire.

George ne se connaissait pas jaloux. Il n'était pas extrêmement possessif, il était assez libre pour pouvoir laisser les autres l'être à leur tour. Mais quand la rumeur d'un pseudo couple entre Elizabeth et Neville avait commencé à se répandre… il avait senti son torse se gonfler d'un sentiment qu'il ne connaissait pas, sa gorge s'est nouée et ses mâchoires se sont crispées. Il a eu l'impression de perdre quelque chose qu'il ne lui avait jamais appartenu en premier lieu. Ce n'était évidemment pas comparable à la sensation de soulagement qu'il l'avait traversé quand il avait appris que c'était faux.

Si George s'était un peu comporté comme un idiot, un peu maladroit, au début de sa sixième année, il était bien décidé à se ressaisir. Après que Fred l'ait remotivé et qu'Elizabeth ait accepté d'aller à Pré au Lard avec lui, il s'était senti poussé des ailes. Soudainement, sa confiance en lui était revenue et son expérience en matière de charme et de drague était bénéfique.

- Tu es amoureux ? lui avait demandé Lee Jordan, quelques jours avant le bal, alors qu'il était entrain d'essayer l'ancien costume de Bill.

- Tout de suite les grands mots, avait souris Fred en aidant George a faire son nœud papillon.

- Oui, avait répondu George avec aplomb, sans la moindre hésitation.

Lee et Fred avaient échangé un regard un peu étonné. George n'avait pas perdu son air sûr de lui.

- Je le sais. Je n'ai pas la moindre hésitation sur le sujet. Je ne vais pas prétendre hésiter, sourit-il.

- J'aime l'homme décidé que tu deviens, avait sourit Fred en lissant son col avant de croiser son regard dans le miroir.

George lui avait fait un clin d'œil auquel Fred avait répondu.

Le reste de l'année avait été magique. Et pas juste à cause du tournoi des trois sorciers. Apprendre à découvrir Elizabeth, à la connaître elle, et non cette image qu'elle aimait donner, c'était le bonheur. Il était heureux. Elle aussi et ça lui suffisait pour le moment.

En septième année, il a été transporté par le succès de leurs farces et attrapes. Pour la première fois, son frère et lui goûtaient au plaisir de travailler. Ils touchaient du bout des doigts la possibilité de faire ce qu'ils aimaient. Et, les difficultés que posaient Ombrage, le danger de Voldemort n'occupaient qu'une petite partie de son cerveau. C'est quand son père fût attaqué qu'il avait réalisé les risques qu'ils prenaient, en tant que famille. C'est quand son père fût attaqué qu'il avait pris conscience de tout ce qu'ils pouvaient perdre. Il avait commencé à voir les risques que prenait Elizabeth, elle aussi. Et, d'abord tiraillé par un désir de l'en empêcher, la raison l'avait rapidement emportée : il savait bien qu'il ne pourrait l'arrêter.

Dans le salon de Square Grimmaud, assis dans la pénombre, attendant des nouvelles de leur père, Sirius avait vainement tenté de faire la conversation. Il avait fini par évoquer des souvenirs de aimait bien Sirius. Tout le monde aimait bien Sirius (sauf ceux qui le pourchassaient pour le meurtre des Potter, évidemment). Et il avait été surpris l'aisance avec laquelle il s'entendait avec tout le monde. Après des années isolé dans une cellule il y avait de quoi oublier comment se comporter avec des gens. Mais pas Sirius, et il avait une espèce de présence rassurante. Et il avait remarqué comment il s'entendait avec Harry, Ron, Hermione et Elizabeth. Il les traitait comme si Harry était son fils et eux les meilleurs amis de son fils. Il était content que Harry ait cette présence. Il n'oubliait pas ce que Fred et lui lui devaient.

Et puis, Fred et lui étaient partis, sans penser que leurs amis iraient se battre contre des mangemorts.

C'est son père qui lui a annoncé la nouvelle. Il avait frappé à la porte de leur appartement, très tôt le matin, pratiquement nuit. Fred avait ouvert pendant que George cherchait une de ses vestes dans les cartons.

- Maman ne m'avait pas dit que tu comptais passer, avait salué Fred, un peu surpris de la visite non annoncée.

Arthur avait regardé ses deux fils en inspirant profondément. Il avait été décidé qu'il irait prévenir tous ses fils avant que les journaux n'annoncent le retour de Voldemort.

- Il y a eu … un combat au ministère.

- Un combat ? avait répété Fred.

- Que s'est-il passé ?

- Vous-Savez-Qui a manipulé Harry pour aller au ministère. C'était un piège. Les mangemorts les attendaient.

- « Les » ?

C'était Fred qui avait parlé. George regardait son père, incapable de prononcer le moindre mot.

- Sirius est mort, annonça gravement Arthur, sa voix se serrant un peu. Ron a été blessé mais il ira bien. Je n'ai pas encore les détails.

- Ginny ? Elizabeth ? s'était enquit Fred.

- Elles vont bien. Elles ont été touchée aussi mais elles vont bien.

George était tombé de soulagement, atterrissant sourdement dans le canapé tout neuf. Fred se frottait le visage, soulagé et abattu en même temps. Il avait jeté un regard inquiet à son frère mais, entre temps, Arthur l'avait déjà rejoint, assis à ses côtés, et lui frottant son dos avec sollicitude.

George avait retrouvé Elizabeth en fin d'année, tendu d'appréhension en attendant le Poudlard Express. Il avait été soulagée de voir qu'elle n'était pas dans un état grave, mais rien ne pouvait faire taire le sentiment de culpabilité qui l'étouffait.

George avait ensuite rencontré le père d'Elizabeth et Sherlock Holmes, le grand brun qui le suivait partout. Il ne les aimait pas beaucoup. Le père d'Elizabeth le traitait comme un malpropre et le Sherlock comme un idiot. Or, George n'était ni l'un ni l'autre. Il avait très bien compris que ce traitement tirait son origine de l'inquiétude qu'avait le père d'Elizabeth vis-à-vis d'un potentiel cœur brisé. Mais il ne méritait pas un traitement pareil, il avait toujours traité Elizabeth correctement et comptait continuer à le faire.

La sixième d'année d'Elizabeth avait été une année incroyable, pour lui. Fred et lui avaient un magasin qui fonctionnait terriblement bien, ils gagnaient leur vie en faisant ce qui les rendait heureux. Il savait qu'Elizabeth passait un bon moment, que son année se déroulait bien. Il avait eu quelque questions ici et là de la part de clients sur sa relation avec Elizabeth. Généralement ce sont des étudiants ou étudiantes de Poudlard qui lui posaient ces questions. Il adorait donner une réponse différente : parfois il disait qu'il avait dû la supplier des mois durant pour un rendez vous, parfois il disait qu'elle lui avait demandé de sortir avec lui pour rendre Fred jaloux, …

La belle mère d'Elizabeth est morte cette année là. Il s'est senti… impuissant, à juste pouvoir la prendre dans ses bras et tenter de trouver des mots pour la rassurer. Mais c'était inutile. Alors il a fait la meilleure chose à faire : il était là pour elle.

Et puis, en fin de sixième année, un énième combat a eu lieu. Un combat où Dumbledore est mort et où son frère avait failli mourir. Là encore, Fred et George n'étaient pas de la partie. Quand ils ont appris pour le combat, ils allaient manger au Terrier, à l'instant où ils ont appris, ils allaient partir à Poudlard. C'est Molly, en pleurs, qui les en a empêché. Elle leur a supplié de ne pas aller. Fred a accepté et convaincu George de faire de même. Après de longues négociations, il s'est laissé faire, mais a bien fait comprendre à tout le monde à quel point ça le dérangeait : râlant sans cesse et bruyamment.

Pendant l'été, George avait perdu son oreille. Il avait prétendu que tout était bien, que tout était normal, que c'était une blessure comme une autre. Mais, tard le soir, ou tôt le matin, il se levait et profitait de la salle de bain vide pour s'observer dans le miroir avec horreur. Il s'était toujours trouvé beau, et cette oreille en moins ne lui donnait pas un côté bad boy, quoique Elizabeth en dise, cette oreille en moins était un rappel incessant que quoiqu'il fasse, quoique le futur devienne, il ne pourrait échapper les horreurs qui se déroulaient devant eux.

Il n'oublierait, de toute façon, pas le soir où il avait perdu son oreille. Pas simplement à cause d'une douleur si vive qu'elle l'avait aveuglée, pas seulement à cause de l'horrible réalisation qu'il allait peut être mourir, mais à cause du reste de la soirée où il avait passé son temps à attendre que les autres rentrent de leur propre escapade.

- Pourquoi mes autres frères et ma bien aimée ne sont pas autour de mon lit de mort ? avait-il demandé avec un sourire à Fred.

- Ils… Ils ne sont pas encore arrivés.

Ron était finalement arrivé, sain et sauf. Puis, Bill et Elizabeth, avec énormément de retard. Tellement de retard que Fleur avait eu deux crises de larmes. George l'avait regardée faire, l'estomac tordu d'angoisse. Peut être que, lui aussi, devrait-il pleurer ? Peut être que, lui aussi, devrait se rendre à l'évidence qu'Elizabeth était certainement morte ?

Le soulagement qu'il avait ressenti quand elle était arrivée était indescriptible.

Alors que l'année scolaire commençait, Fred et George ont eu de nombreuses discussions sur leur avenir. C'est Lee qui avait mentionné l'idée d'une radio résistante, Lee avait un père né moldu, et ça lui avait permis d'avoir de meilleures connaissances sur la résistance moldue durant la seconde guerre mondiale. Fred et George avaient sauté sur l'occasion.

- Tu n'es pas trop inquiet ? lui avait demandé Fred, quelques jours après la rentrée.

- Pour Elizabeth ?

- Oui.

George, assis dans le salon/salle à manger/cuisine de leur appartement, avait regardé par la fenêtre où l'on pouvait apercevoir la marque des ténèbres. Même si ils avaient un gardien du secret (Charlie), ils comptaient quitter leur appartement très bientôt.

- Je suis très inquiet, avait-il soupiré. Je sais que… je ne peux pas l'empêcher de faire quoique ce soit. Mais j'aimerais pouvoir la mettre dans la malle où Croupton avait coincé Maugrey, je pourrais être sûr qu'elle reste tranquille.

Fred avait suivi le regard de son frère, observant à son tour la marque. Il n'avait pas répondu tout de suite, mais quand il ouvrit la bouche, il lui demanda :

- Pourquoi tu ne lui demandes pas de t'épouser ?

George avait éclaté de rire, après quelques secondes de pause, un peu surpris. Quand son rire s'éteignit, il vit le regard sérieux de Fred.

- Freddy, elle a 18 ans à peine… et moi 20.

- Ce n'est pas l'âge auquel Papa et Maman se sont mariés ? avait demandé Fred, avec l'air de celui qui connaît la réponse.

- Si, mais les temps sont différents…

- Ça fait trois ans que vous êtes ensemble. On est en guerre. Vous avez sans doute plus de raison que Papa et Maman au même âge.

- Qu'est-ce que ça peut te faire que l'on se marie ?

Fred avait fait volte face, il avait les sourcils froncés, comme si il avait intensément réfléchi au sujet.

- Le mariage de Bill et Fleur nous a fait du bien. Maman était un cauchemar, j'aurais encore préféré que Tu-Sais-Qui soit en charge de l'organisation… mais… pour le reste ? C'était bien. Et je pense que Bill et Fleur, ils sont ensembles depuis moins longtemps qu'El et toi, et ça leur a fait du bien. Je pense que ça nous ferait à tous du bien. Et à vous aussi.

- Ça veut dire qu'elle vivrait avec nous tout le temps, avait souri George, ignorant le sentiment d'excitation qui s'emparait de lui.

- Elle est déjà tout le temps là, lui avait répondu Fred du tac au tac.

George avait laissé le projet à l'état de sommeil. Aux vacances de Noël, il en avait parlé à Ginny qui était folle de joie : confirmant ce qu'avait dit Fred. Il lui avait demandé d'en parler à Neville, de lui demander son avis. Il savait que Neville connaissait sans doute Elizabeth mieux que lui à certains égards. Neville lui avait envoyé une lettre, lui expliquant qu'elle risquait peut être de dire non, mais que ça ne voulait pas dire que c'était une mauvaise idée. Qu'en conclusion, il était derrière lui et espérait qu'elle dise oui.

George avait espéré que Elizabeth rentre avec Ginny à Pâques. Il se doutait que son espoir était naïf, et il avait raison. Ginny avait refusé de lui donner des détails sur ce qu'elle faisait et comment elle allait. Elle lui a répondu qu'elle ne voulait pas l'inquiéter. La réponse l'avait inquiété.

Et, rejoignant l'AD en utilisant le tunnel de la Tête du Sanglier, il avait senti son cœur battre à la chamade, comme lorsqu'il avait invitée Elizabeth à leur première sortie à Pré au Lard. Une douce excitation l'envahissait alors qu'il serrait entre ses doigts la boîte contenant la bague qu'il avait méthodiquement choisie avec Fred et Ginny.

Enfin.