Il y avait bien longtemps que Shikamaru n'avait pas passé une aussi sale nuit. La dernière remontant au jour de la mort de son maître, Asuma, qui avait été les prémices de plusieurs semaines de souffrance et d'insomnie.

Il avait été tellement en colère contre ses camarades et frustré de ne pas avoir pu aller au bout des choses, qu'il avait passé la nuit entière à ressasser les évènements de la journée, et de ce qu'il aurait pu encore lui faire. Mais non, il avait fallu que ces putains de commères arrivent au pire moment. Du coup, il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Heureusement pour lui, d'ici à dix-neuf heures, il aurait amplement le temps de taper une bonne sieste. Sinon, il allait être de mauvaise humeur, et c'était hors de question.

Tout en contemplant le plafonnier de sa chambre, il tenta de s'imaginer Temari, habillée de son Yukata, les couleurs et motifs de celui-ci, sa coiffure, ses ornements, tout. Et l'image qu'il en avait, malgré qu'elle soit purement fictive, était plus qu'alléchante. Il espérait sincèrement que sa belle respecte cette demande. Sans quoi, il aurait du mal à dissimuler sa déception.

Non... il savait qu'elle le ferait. Il n'y avait aucunes raisons pour que ce ne soit pas le cas. D'ailleurs, il fallait qu'il retrouve le sien. Merde. C'était tellement le bordel dans son armoire qu'il allait sûrement devoir fouiller pendant des heures pour dénicher sa tenue.

Encore un défaut qui serait sûrement anéanti avec une maniaque comme Temari. Un nouveau sourire déforma son visage en y pensant. Si elle voyait l'état de son armoire, nul doute qu'elle lui aurait foutu la tête dedans, avant de le forcer à ranger et plier tout au carré.

Il rabattit un bras sur son front, et soupira longuement.

- Sur toutes les filles présentes sur cette planète, il a fallu que je m'amourache de la pire d'entre toutes... Quelle galère, se disait-il pour lui-même.

Ayant abandonné l'idée de pouvoir faire sa sieste de suite, il se leva de son lit et partit de sa chambre, direction la cuisine pour se couler un café.

Arrivé en bas de l'escalier, il croisa sa mère, qui était en train de se chausser pour sortir. Parfait. Elle savait sûrement où était sa tenue. C'était une femme, après tout.

- Bonjour, Shikamaru, lui dit-elle en lui adressant son habituel sourire rayonnant.

- Salut m'man, répondit-il, tout en baillant. Dis, tu ne saurais pas où j'ai foutu mon Jinbei* ? Y'a le feu d'artifice ce soir, donc j'en ai besoin.

- Hum... Eh bien, je dirais que si tu n'avais pas hérité du côté bordélique de ton père, tu saurais peut-être où il est ? Commence donc par ranger ton armoire, je suis sure que tu retrouveras pleins de choses que tu pensais perdus, dit-elle, d'un ton parfaitement ironique.

- Tu m'aides pas, sur ce coup-là. Je sais bien que je suis bordélique, pas besoin de le préciser, soupira-t-il, en se grattant l'arrière du crâne.

- Et je ne vais sûrement pas t'aider à mettre de l'ordre dans tes affaires ! T'es suffisamment grand pour le faire tout seul. Sur ce, je dois sortir. Bon courage, pour ton rangement !

- Je ne t'ai pas demandé ça, mais juste de...

Elle ne lui laissa même pas répondre, qu'elle avait déjà refermée la porte derrière elle.

- ... me dire si tu l'avais vu... finit-il, face à la porte.

Ah les femmes... Toujours aussi chiantes. Vexé, il se disait que finalement, il avait eu tort de penser que Temari était la pire. Dans le lot, il y avait aussi sa mère. Comme quoi, il n'y avait pas que le côté bordélique dont il avait hérité de son paternel. Il y avait aussi celui d'attirer les femmes galères.

Conscient qu'il n'avait d'autre solution que de s'aventurer dans le capharnaüm qu'était son dressing, il décida d'abord de profiter de son café et d'une cigarette. Il avait clairement la flemme de ranger son bordel. Et puis, ça allait empiéter sur son temps libre, qu'il aurait voulu consacrer à sa sieste habituelle. Mais force était de constater qu'il n'allait pas avoir le choix. La journée commençait bien, apparemment...

Son petit déjeuner terminé, il remonta vers sa chambre, destitué de toute motivation. Le rangement, les tâches ménagères etc... ce n'était pas du tout son domaine. Et il avait horreur de ça. Si bien que dès que l'occasion de les éviter se présentait à lui, il la saisissait. Autrement, il le faisait toujours avec contrainte, en soupirant toutes les cinq minutes pour montrer son ennui et son agacement.

Ce fut d'ailleurs en soupirant bruyamment qu'il se mit à attraper tous les vêtements qui débordaient de son dressing pour les balancer en pagaille sur son lit, jusqu'à ce qu'il mette enfin la main sur son putain de Jinbei. Sur son lit se formait peu à peu une montagne de linge, mais il n'y prêta aucune attention. Au bout de quelques minutes, son couchage ressemblait à un champ de bataille, mais en tirant les derniers vêtements, il retrouva enfin ce qu'il cherchait.

Il jeta un oeil sur le l'énième bordel dont il était l'auteur. Et failli s'évanouir sur le champ, en pensant à tout le temps qu'il allait lui falloir pour ranger tout ça. Tant pis, il le fera plus tard. Il n'avait pas le temps de s'en occuper tout de suite. Surtout pas aujourd'hui.

Il jeta un oeil à l'horloge au-dessus de son lit : il était presque treize heures. Il avait largement le temps de faire une bonne sieste. Bien plus que nécessaire, mais il en avait besoin pour recharger les batteries. Quelque chose lui disait qu'il allait en avoir besoin, pour ce soir. Il redescendit alors vers le salon, après avoir vérifié que ses cigarettes et allumettes étaient dans sa poche, pour s'adonner à son passe temps favori : s'allonger dans l'herbe, et s'assoupir après avoir regardé les nuages défiler dans le ciel.

Une fois installé à son spot habituel, sous l'arbre de cerisier du jardin, il passa en revue les quelques cumulus qui défilaient sous ses yeux. Le temps était radieux, et les rayons du soleil réchauffaient instantanément son visage ainsi que les autres parcelles visibles de sa peau. Il ne se lasserait jamais de cette passion. Il était en parfaite harmonie avec la nature, et profitait de ce qu'elle pouvait lui offrir. Le calme, les différentes odeurs printanières, la brise fraîche dans ses cheveux, l'herbe qui chatouillait son dos. Bref, que de bonnes choses qui réussissaient toujours à l'emporter dans un assoupissement agréable et apaisant, loin des merdes du quotidien et du stress permanent de la vie en société. Il ferma les yeux et s'endormit quelques instants après, en pensant aux autres choses agréables qui lui serait donné de vivre ce soir en retrouvant sa furie préférée.

Temari s'était levée relativement tôt, au regard de la journée chargée qui l'attendait. Comme elle l'avait promis la veille, elle devait passer chez Ino avant de devoir se préparer pour le feu d'artifice de ce soir. Dès qu'elle était sortit de son lit, elle s'était mise en quête de son Yukata, et l'avait soigneusement déposé sur la table de chevet, avec les différents accessoires qui complétaient la tenue.

Après un saut rapide à la douche, et un bon petit déjeuner, elle se prépara et sortit pour rejoindre les filles, non sans avoir une certaine boule au ventre.

Comment allaient-elles réagir, quand elles apprendront ce qu'il s'était passé avec Shikamaru ? Allaient-elles la juger ? La sermonner ? Peut-être bien... ou pas. Mais au fond d'elle, Temari savait que ses amies seraient sûrement contentes pour elle, bien qu'elle ne savait pas encore ce que tout cela signifiait pour l'héritier Nara. Mais nul doute qu'elle en aurait le coeur net ce soir.

Arrivée devant le magasin de fleurs de sa copine, qui habitait à l'étage, elle s'arrêta juste devant l'enseigne pour profiter des différents parfums qui lui parvenaient. Comme d'habitude, les fleurs étaient magnifiques, soignées, et dégageait des odeurs douces, agréables. Ino, qui possédait de grandes connaissances en botanique - grâce au fait qu'elle avait travaillé durant toute sa jeunesse dans ce magasin - , avait reprit le flambeau avec brio.

Temari s'avança devant l'entrée et tira la porte, qui grinça. Un petit son de carillon juste au-dessus de sa tête lui parvint, annonçant de ce fait son arrivée. Elle patienta devant le comptoir, attendant qu'Ino descende pour l'accueillir. Cinq minutes plus tard, elle entendit des bruits de pas qui martelaient les escaliers situés au fond du magasin, et vit la tête d'Ino apparaître au coin du mur. Celle-ci trottina dans sa direction avant de s'arrêter juste en face de Temari, avec un sourire étincelant au visage.

- Salut, ma Tem' chérie ! Désolée pour l'attente, je finissais une composition florale pour un client, s'excusa-t-elle, à bout de souffle.

- Ne t'inquiète pas, je ne suis là que depuis quelques minutes. T'avais pas besoin de courir !, lui répondit Temari, avec un sourire en coin.

- Je n'avais pas envie que tu me le reproches comme la dernière fois, au café, lui lança son amie.

- Et ça y est, ça commence ! rétorqua Temari. Toi et les provocations, alors...

- C'est en étant provocante que j'ai réussi à mettre Saï dans mon lit, dit Ino avec un clin d'oeil.

- Si tu veux mon avis, ce n'est pas un exploit, répondit Temari, avec la même mimique.

- Ose seulement l'appeler encore « cachet d'aspirine », et je te fais avaler de force une mixture qui paralysera ta langue durant trois jours, lança Ino, en croisant les bras, avec un air de défi.

- C'est une menace ? répondit Temari en arquant un sourcil, un petit sourire en coin.

- Hummm... je dirais plus que c'est un conseil. Gare à tes fesses, Miss Suna !

Temari ne put s'empêcher de rire, aussitôt rejoint par son amie. Elle adorait cette fille. Parce qu'elle avait un répondant incroyable, et qu'elle réussissait toujours à la rendre de bonne humeur, quelque soit les circonstances. Temari la regarda et se disait qu'elle avait de la chance de l'avoir près d'elle. Même si quelques fois, elle méritait des claques. Comme pour hier, par exemple...

- Sakura ne devrait plus tarder. Je t'offres un thé, en attendant ? reprit Ino.

- Avec plaisir !

Elle suivit donc son amie vers le fond du magasin, et toutes deux montèrent les escaliers menant à l'appartement d'Ino.

Celui-ci était très joliment décoré, et arborait de nombreuses plantes et autres ornements naturels, ce qui en faisait un lieu de vie chaleureux, naturel. Temari prit le soin de s'asseoir en tailleur face à la table basse, pendant que son amie préparait le thé. Celle-ci revint quelques minutes plus tard, avec un plateau transportant trois tasses fumantes et parfumées à souhait.

Elle eut à peine le temps de le déposer sur la table basse que Sakura fit irruption dans la pièce.

- Et salut les filles, désolée pour le retard ! Je n'arrivais pas à mettre la main sur mon satané Yukata !

- Pas de soucis, tu arrives à point nommé ! Le thé est prêt, annonça Ino.

Sakura s'installa à côté de Temari, avant de lui déposer un baiser affectueux sur la joue.

- Comment va notre Miss Ananas ?

- Miss Ananas ? C'est quoi ce surnom de merde, encore ? s'offusqua l'intéressée.

Sakura et Ino éclatèrent de rire devant l'expression de Temari. Celle-ci était consternée, tout en sachant très bien pourquoi Sakura avait choisi ce surnom. Le sujet n'allait même pas tarder à être posé sur la table.

- Un surnom qui te vas à ravir, au regard de ce qu'on a vu hier, renchérit Sakura, avec un sourire malicieux. Si tu nous expliquais comment ça s'est passé, d'ailleurs ?

Temari garda le silence un instant, et la première chose qui lui vint à l'esprit fut le mot de Shikamaru. Elle ne pouvait s'empêcher de rire intérieurement, en repensant à ce qu'il avait écrit : « les commères qui te servent de copines ». Ça tombait même sous le sens !

- Eh bien c'était... un véritable ascenseur émotionnel, je dirais, commença Temari. Il a débarqué chez moi sans prévenir, avec des fleurs, sous prétexte que ce serait plus discret. On s'est un peu chamaillés, comme d'habitude, on a mangé ensemble et puis... euh...

- Et puis ? demandèrent les filles en choeur, absorbées par le récit de Temari, et impatientes d'avoir la suite.

Les évènements suivants étaient durs à expliquer, même devant elles. Elle ne savait pas comment aborder les choses, et justifier la manière dont leur rencard était partit en dérapage incontrôlé.

Après avoir bu une gorgée de son thé et prit une profonde inspiration, elle commença son récit. Du moment où Shikamaru avait voulu aborder le sujet de la fête, la dispute qui avait éclaté dans la cuisine, ses peurs quant aux faits qu'il ne ressentait rien pour elle. Elle marqua ensuite un temps d'arrêt avant d'enfin avouer, non sans gêne, ce qu'ils s'étaient apprêtés à faire, avant qu'ils ne frappent à la porte. Temari termina son récit, la tête rentrée dans ses épaules, mal à l'aise. Quand bien même elle savait que ses amies ne se permettraient pas de la juger, elle avait peur d'affronter leurs regards.

Ino et Sakura, quant à elles, observaient leur amie, qui semblaient en proie à la gêne, l'inquiétude.

Elles se sentaient pour le coup, assez coupables, quand elles comprirent à quel point elles avaient gâché leur rendez-vous. Ne sachant quoi dire, ou faire, le silence s'abattu dans la pièce.

Après un certain laps de temps, Ino fut la première à prendre la parole.

- Tem... Je... On est désolées, finit-elle par avouer.

- On n'aurait jamais pensé que vous étiez... enfin, je veux dire... bref, tu m'as comprise..., renchérit Sakura.

Temari releva lentement la tête pour regarder ses amies. Elle qui pensait qu'elles allaient la blâmer, ou lui balancer qu'elle était mal placé pour donner des conseils, elles avaient au contraire plutôt bien réagi, à son grand étonnement, et semblaient même s'en vouloir. Du coup, elle relâcha la pression, et eut l'impression de se libérer d'un poids énorme.

- Ce n'est pas grave, murmura-t-elle. Vous ne pouviez pas savoir, après tout. Même moi, j'étais à mille lieux d'imaginer que ça allait prendre de telles proportions. Tout s'est passé extrêmement vite, et dans le feu de l'action, je me suis laissée emporter, et... voilà où ça nous a mené.

- En tous les cas, ça prouve au moins une chose. C'est que tu ne le laisses pas indifférent, reprit Ino. Toi qui pensais que tes sentiments n'étaient pas réciproques, je pense que tu as compris que tu avais tort.

- Ça se pourrait bien, oui. Mais je préfèrerais quand même qu'on en parle franchement, lui et moi.

- Et toi, comment tu te sens, Tem' ? questionna Sakura.

- Je ne sais pas, honnêtement... D'un côté, je me dis qu'avec ce qu'il s'est passé, ça a confirmé mes sentiments pour lui. De l'autre, j'ai... je...

Elle n'arrivait pas à avouer qu'elle avait peur. Parce que c'était un sentiment qu'elle n'avait jamais ressenti. Depuis qu'elle était revenue à Konoha, elle avait apprit toute une nouvelle palette d'émotions, de sentiments qu'elle n'avait jamais connu, ou qu'elle n'avait tout simplement jamais considéré. Shikamaru avait éveillé en elle tellement de choses, qu'elle ne se reconnaissait même plus.

-... j'ai peur..., finit-elle par avouer. J'ai peur du rejet. Peur que tout ça ne mène a rien... Je... je...

Elle ne termina pas sa phrase. Ses yeux se brouillaient. Elle était, encore une fois, submergée par tous ces sentiments et évènements qu'elle n'avaient pu contrôler. Alors qu'elle était sur le point d'enfouir son visage dans les mains pour le cacher, des bras l'encerclèrent de chaque côté, dans une étreinte chaleureuse, douce, et réconfortante. Elle écarquilla les yeux subitement, laissant la liberté à ses larmes de couler le long de ses joues. Des larmes qui furent instantanément essuyé par le pouce d'Ino, qui la regardait d'une expression compatissante.

- Il va falloir que t'arrêtes de chialer comme ça, Miss Ananas. On est pas habitué à te voir comme ça, ni à te faire des câlins à tou bout de champ, annonça Ino, comme pour détendre l'atmosphère. Elle est où, la Temari no Sabaku au caractère de merde, qui n'a peur de rien ni personne ?

- Dans ton cul, rétorqua l'intéressée, avant d'éclater de rire, suivie par ses deux compères.

Si le but d'Ino avait été de l'apaiser, elle avait réussi. Elles riaient toutes les trois aux éclats, et Temari se sentit tout de suite beaucoup mieux.

- Arrête de te prendre la tête, Tem'. Vraiment. Fais comme moi avec Sasuke, on vit au jour le jour, sans se préoccuper de ce qui arrivera demain. La seule différence c'est...

- Que Shikamaru n'est pas aussi chelou que ton mec dépressif, coupa Ino, avec un sourire taquin.

- Ah non ! Tu vas pas t'y mettre toi aussi, hein ? rétorqua Sakura, avec une moue boudeuse.

- Vous me fatiguez, toutes les deux, finit par dire Temari, tout en retenant un fou rire. Mais vous avez raison, je vais arrêter de me prendre la tête. Qui vivra verra, comme on dit.

- Exactement ! Bon, tu vas aussi au feu d'artifice de ce soir, non ? demanda Ino. Il serait peut-être temps de se bouger les fesses et se préparer !

Ah oui, le feu d'artifice. Avec tout ça, elle n'avait pas vu l'heure passer. Il fallait effectivement qu'elle se dépêche si elle voulait avoir le temps de se préparer.

- Vous y allez aussi ? demanda Temari, même si elle connaissait déjà la réponse.

- Bien sûr ! Tout le monde y va ! Du coup, on se voit là-bas ? On aura qu'à se rejoindre tous ensembles, et puis... chacun ira de son côté, après, lança Ino avec un clin d'oeil.

Les deux jeunes femmes fixèrent Temari du regard, pour qu'elle comprenne à quoi Ino faisait allusion. Mais la No Sabaku n'avait pas besoin d'un dessin. Elle savait parfaitement qu'elles essayaient de se racheter pour leur intrusion de la veille. Elle resta donc silencieuse, tout en leur montrant par un regard qu'elle avait bien capté le message. Elle termina son thé, puis le leva.

- Bon, et bien à ce soir, alors, annonça-t-elle.

- Yep, à ce soir, Tem' ! Et n'oublie pas : pas de prise de tête. Faut qu'on s'éclate, ce soir ! répondit Sakura, avec un large sourire aux lèvres.

- Oui, oui, promis. Allez, j'y vais.

Elle déposa un baiser sur les joues de Sakura et Ino avant de quitter l'appartement, direction chez elle. Les avoir vues lui avait fait le plus grand bien, et l'avait mise dans de bonnes dispositions pour ce qui l'attendait ce soir. Son coeur était plus léger, bien qu'elle restait tout de même un peu stressée.

Arrivée en bas de chez elle, elle grimpa les marches menant à son lieu de vie, et partit immédiatement se préparer, en essayant d'imaginer Shikamaru dans sa tenue.

Elle espérait que tout se passerait bien. Et surtout, qu'elle pourrait enfin savoir ce qu'il pensait d'elle, et quelle place il lui accordait dans sa cervelle de génie.

A suivre...