Moi : Salut les gens ! Pour ceux qui ont fait leur rentrée, j'espère que ça s'est bien passé pour vous ! Moi je vous amène un nouveau chapitre n_n
Ryuga : Je l'ai lu. J'avoue, je m'y attendais pas trop.
Moi : Alors oui, le chapitre d'aujourd'hui est un peu spécial, comme vous l'aurez deviné au titre ! Je m'intéresse enfin sérieusement au cas de Reiji, qui jusqu'ici n'était qu'un caméo dépressif ambulant X)
Kyoya : Tant que tu me fous la paix, moi j'suis content.
Chris : Je me demande ce que tu vas faire, parce que d'habitude quand tu mets Reiji dans tes histoires, c'est un connard ! XD
Moi : Il tient très bien ce rôle, mais là j'avais envie de changer un peu ! X)
Ryuga : Bon par contre, il y en a un, il change pas de rôle !
Moi : Héhé, oui ! Bon allez, hop hop hop, disclaimer ? ^^
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre chers lecteurs ! n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Le bébé, yeah ! *_*
Ryuto va devenir une balle rebondissante et sauter dans tous les sens ! XD
Marius : Moi quand Mère Nature s'en prend à mes ovaires, ça va plutôt bien ! Oui, je suis ce genre de connasse qui s'en sort très bien juste avec un petit Doliprane ! X)
Combien de chapitres ? J'en ai aucune foutue idée, mais ça va durer encore longtemps ! XD
Oui, tu donnes la vie et tu as l'impression de te briser 20 os en même temps ! Je déconne pas, à l'échelle de la douleur supportable par un être humain, un accouchement ça fait péter les scores ! XD
Héhé, vous allez voir à quoi il va ressembler le bébé et vous serez contentes ! X)
J'ai jamais envie de vomir, sauf en voiture, et pour le mal des transports, huile essentielle de menthe poivrée ! ^^
P.S : (Moi : Bon, Luffy est reparti en quête de bouffe, par contre Love Cook... Sanji : Zoro se perd toujours dans le coin, je reste ici ! è_é Law : Tant que tu te fais discret, t'as le droit de rester. Moi : Au fait Traffy, des nouvelles de Kiddou ? Law : Non, aucune. J'sais pas où il s'est encore fourré cet abruti. Moi : Ah bah zut ^^')
Une semaine est passée depuis ma rentrée plus que mouvementée, et je suis maintenant capable de marcher sans l'aide de mes foutues béquilles. Ma cheville a bien guéri mais je dois quand même garder mon attelle. Je le sens, ça m'élance un peu quand je fais des mouvements un peu brusques sans faire attention. Je suis quand même bien content de ne plus avoir à utiliser mes béquilles, c'était vraiment un enfer dans les escaliers… Maintenant, bah je galère toujours pour monter les escaliers, mais beaucoup moins quand même. Depuis l'énorme coup de pression de Ryuga, Julian garde une espèce de distance de cinq mètres entre nous, de l'extérieur on pourrait carrément croire qu'il me fuit comme la peste. Ça change d'avant tiens. Le premier jour où Julian a commencé à me fuir comme ça, ça s'est vu au self. Il est parti dans la direction totalement opposée à la mienne alors qu'on allait se croiser, son pote Wales a eu l'air de rien comprendre et ça a semblé encore plus agacer Barbie. Haha, c'est super jouissif ! Eh bah oui petit con, fallait pas te frotter à moi, parce que moi aussi j'en ai des ressources, et que je suis un putain de dur à cuire.
J'ai raconté à mes amis que ma mère était au courant pour mon histoire avec mon surveillant, et qu'elle le prenait très bien, autant dire qu'ils m'ont tous beaucoup envié. Enfin…tous sauf Nile, pour des raisons évidentes de célibat. Malgré ma cheville foulée et mes béquilles, et les galères pour se déplacer qui vont avec, je me suis débrouillé pour aller presque toutes les nuits dormir avec Ryuga. C'est comme ça, je l'aime trop pour rester loin de lui trop longtemps. Oui, c'est prendre des risques, j'en suis parfaitement conscient mais je m'en fiche. Je ne dors pas aussi bien dans mon lit, dans ma petite chambre impersonnelle, que dans les bras de mon petit-ami. En même temps, ma chambre de l'internat… Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je l'aime bien cette chambre, mais elle est quand même vachement austère.
Bref, aujourd'hui c'est une journée plus chargée que ce dont j'ai l'habitude. Mon dernier cours se termine à 16H40, comme Dashan pour une fois, et c'est un TD de marketing avec Mr. Doji. Du fun en perspective… Quand je vais sortir de ce foutu cours, je vais foncer à la musculation pour me passer les nerfs. Bon, avec Ryuga qui fait de la muscu avec moi, j'ai du mal à être aussi productif que je voudrais, mais je bosse quand même bien. Actuellement, il est 15H et notre cours d'économie sociale en amphi se termine. C'est pas un cours très chiant, mais moi j'ai du mal à trouver ça intéressant. Mais bon, je préfère toujours ça aux putain de cours de marketing de monsieur le pot de fleurs, alias Doji. Au secours quoi… Quand la sonnerie de fin du cours retentit, on est pas tellement heureux en fait avec Chris, Damian et Nile. Ouais, on a pas envie de retrouver l'autre connard inintéressant à lunettes rectangulaires et mèche jaune.
-Putain, on va vraiment se faire chier avec l'autre là, râle Chris en se levant, rangeant ses affaires dans son sac.
-Ouais, heureusement que c'est le dernier cours de la journée, soupire Nile.
-Raaah, en plus on a cours en C29, marmonne le blond en regardant notre emploi du temps sur son téléphone. Cette salle, je la déteste !
-Pourquoi tu dis ça ? Lui demande Damian, curieux.
-C'est la salle la plus reculée de toutes les salles de TD, et en plus elle est exposée de manière à avoir bien le soleil toute la journée à partir de midi, c'est un véritable sauna ! Explique Chris alors qu'on sort de l'amphi. On est bientôt au mois de juin, c'est la période où on crève le plus de chaud…
-Eh bah, ça va être pratique pour se concentrer tiens, ricané-je, les mains dans mes poches.
On n'arrive pas à s'empêcher de pousser tous les trois un soupir de désespoir commun. Déjà qu'on aime ni la matière, ni le prof, là c'est comme si l'univers lui-même avait envie qu'on haïsse vraiment cette heure et demie de TD du plus profond de notre âme… Alors qu'on se dirige vers les escaliers pour monter jusqu'au deuxième étage, là où se trouve la majorité des salles de TD, Chris s'arrête devant un des distributeurs automatiques de l'école et se prend une bouteille de soda. D'après lui, c'est pour survivre à la chaleur de la salle et à l'ennui du cours. Ouais, je le comprends. On monte donc les grands escaliers jusqu'au deuxième étage et le blondinet nous guide jusqu'à la salle C29, dans laquelle on avait encore jamais eu cours. Effectivement, le ricain avait raison : cette putain de salle est loin de tout. Elle est tout au fond du couloir, dans un espèce de renfoncement… Je me serais attendu à trouver un placard ici, pas une salle de cours !
On est pratiquement les premiers à arriver, les autres étudiants du groupe ayant envie de trainer un peu j'imagine, et je dis « pratiquement » car en fait un élève est déjà là, assis tout au fond de la classe. C'est Reiji, ce garçon étrange qui a toujours les yeux cachés par ses cheveux et qui a le malheur d'être dans la même chambre que Konzern. J'ai de la peine pour ce mec, encore plus quand je le vois assis comme ça tout au fond de la classe, seul, la tête baissée sur la feuille qu'il a sorti mais sans rien faire d'autre. Il a l'air de porter le poids du monde sur ses épaules, et je doute que ça vienne du fait qu'il partage la chambre de la tyrannique blondasse qu'est Konzern. Reiji était déjà comme ça quand je l'ai vu pour la première fois, le premier jour, assis dans les escaliers, la tête dans ses bras et les genoux repliés contre son torse. Et puis…il y a eu la semaine dernière aussi. Quand il s'est penché sur moi et que j'ai enfin pu voir ses yeux, des yeux emplis de tellement de tristesse. Je ne crois pas trop me tromper en affirmant que ce mec est au mieux dans un état dépressif, et au pire dépressif au sens clinique du terme. Mais bon, je n'ai pas trop le temps de m'attarder sur ça puisque les autres élèves arrivent. Avec mes amis, on s'installe au premier rang, et croyez-moi c'est une bonne strat' quand on a envie de se faire ignorer par le prof. Les profs se concentrent généralement plutôt sur le dernier rang, parce que ceux qui s'y installent ont la réputation d'être moins attentifs que les autres.
Bon, comme je suis très sympa je vous épargne cette heure et demie de torture. Ne me remerciez pas. Sachez juste que c'était chiant, qu'il fait beaucoup trop chaud dans cette salle, et que j'ai passé tout le cours à regarder les minutes défiler bien trop lentement à mon goût sur l'horloge murale. Quand la sonnerie retentit enfin, c'est limite si tout le monde se rue dehors. Quand le dernier cours de ta journée est un cours extrêmement chiant, la sonnerie qui marque la fin de cette torture n'en est que plus délicieuse. C'est limite si j'entends une chorale chanter « Hallelujah » dans ma tête à chaque fois qu'on termine avec monsieur Doji et que le cours s'achève enfin… On remballe donc nos affaires à toute vitesse, les fourrant dans nos sacs sans la moindre douceur, et on quitte l'espèce de fournaise qu'est cette salle C29. S'il fait déjà si chaud là-dedans alors qu'on est seulement à la fin du mois de mai, qu'est-ce que ça va être au mois de juillet ou au mois d'août, juste après les vacances ? J'ai pas vraiment envie de le savoir… Les couloirs sont plutôt vides à cette heure-ci, en même temps c'est la fin de la plupart des cours et les élèves ont juste très envie de retourner dans leur dortoir. Dites-vous qu'il y en a qui ont parfois cours jusqu'à 18H20.
Alors qu'on est presque sortis du bâtiment, j'ai soudainement un gros doute sur si j'ai oui ou non bien rangé ma trousse dans mon sac. J'ouvre mon sac pour vérifier, et je me rends compte que non, ma trousse n'est pas là… Mais quel boulet, je l'ai laissée sur ma table parce que j'étais trop pressé de partir… Eh bah youpi, plus qu'à aller la récupérer, et moi avec ma cheville foulée, je ne peux pas courir pour abréger mes souffrances. Merci mon karma…
-Les gars, j'ai oublié ma trousse, faut que je retourne la chercher, soupiré-je en faisant demi-tour pour remonter les escaliers. Pardonne-moi cheville gauche, je sais ce que je te fais subir…
-Tu veux qu'on vienne avec toi ? Me demande Nile.
-Non pas la peine, vous pouvez retourner au dortoir, j'en ai pas pour longtemps hein, répondé-je en commençant à remonter les escaliers.
-Okay, bon bah nous on sera dans la salle commune si tu nous cherches, réplique Chris en souriant.
-Comme d'hab quoi, ricané-je.
Mes trois amis rigolent et quittent le bâtiment de cours pendant que moi je remonte les escaliers jusqu'au deuxième étage. Cette fois, le couloir est définitivement désert et toutes les salles de TD sont vides. Personne ne ferme jamais les portes de ces salles, du coup on a toujours une vue dégagée sur les tables, le tableau, et la table du prof. C'est assez pratique, surtout pour s'assurer que tu t'es pas planté de salle. Là, j'ai une vue dégagée sur le vide chaque salle de TD, et le silence règne à l'étage. Quelques échos de rires et de conversations résonnent depuis le rez-de-chaussée, mais c'est assez lointain. Après avoir traversé tout le couloir, et je peux vous assurer qu'il est très long ce couloir, surtout quand on a une cheville foulée maintenue par une attelle, j'arrive enfin près du renfoncement dans lequel se trouve la salle. J'entends des bouts de conversation en provenir… Merde, le prof doit être en train de parler avec un étudiant. Bon, bah je vais devoir patienter un peu, j'ai pas envie de provoquer un instant de flottement malaisant en entrant comme ça.
Appuyé contre le mur face aux fenêtres de l'étage, ce qui fait que je ne vois pas ce qu'il se passe dans la salle vu qu'elle est dans un renfoncement, je sors mon téléphone pour passer le temps. Mes oreilles trainent un peu, pas que je sois un fouineur mais je ne suis tout simplement pas capable de m'en empêcher, et j'entends des bribes de la conversation qu'a Mr. Doji avec l'étudiant qui est dans la pièce, mais je ne comprends même pas les mots qu'ils disent parce qu'ils parlent à voix basse tous les deux. C'est un peu…bizarre. Pourquoi un prof parlerait à voix basse avec un élève, surtout dans une salle vide à une heure où plus personne ne traine dans les couloirs ? Est-ce qu'il pourrait lui parler de…problèmes personnels ? Ce ne serait pas si étonnant. Quand un élève a du mal à être attentif en cours, parfois ça vient de problèmes personnels et c'est aussi un peu le boulot des profs de s'en inquiéter. Et dans cette école, Dieu sait qu'on est beaucoup à avoir des problèmes persos. Vive la famille…
Ça fait deux minutes que je poireaute, et je commence vraiment à trouver la situation bizarre. J'entends presque plus le prof parler, mais l'étudiant avec lequel il est n'est toujours pas sorti. Je peux pas l'avoir loupé, pour sortir il doit forcément passer devant moi. Ça veut dire qu'il est toujours dans la pièce, mais pourtant lui non plus je ne l'entends plus beaucoup. Déjà que je ne l'entendais pas vraiment beaucoup avant… Y a quelque chose qui cloche. Même si je me sens un peu mal à l'idée de jouer au petit espion, la situation est trop bizarre. Toujours planqué derrière mon pan de mur, je me penche jusqu'à pouvoir regarder dans la salle tout en restant quand même caché.
Ce que je vois me glace le sang et me laisse sans voix… J'ai l'impression de sentir mes jambes se dérober en-dessous de moi, et peut-être même le sol. Je ne peux pas croire ce que je vois là… L'élève qui est avec Mr. Doji, c'est Reiji, et ils sont très loin de parler des cours de marketing ou même des problèmes persos que pourrait avoir ce mec qui a toujours l'air triste. Reiji est assis sur la table qui sert de bureau au prof, près de l'ordinateur portable de ce dernier, sa chemise ouverte et tenant à peine sur ses épaules, et le prof a la tête dans son cou… J'vois pas ce qu'il fait, mais il y a pas besoin d'être un grand génie pour deviner. Putain de merde, je vais gerber ! C'est horrible à regarder. J'arrive pas à m'empêcher de détourner le regard, me retournant pour être de nouveau dos au mur derrière lequel je suis planqué, regardant le ciel bleu dégagé par les larges fenêtres du couloir. Et Dashan qui pensait que Chris trouve Mr. Doji glauque juste parce qu'il l'a saqué l'année dernière… Chris avait raison sur toute la putain de ligne quand il disait que ce prof avait un regard chelou ! Hors de question que je laisse passer ce que je viens de voir, sinon je serais un putain de monstre sans cœur. Faut que je l'arrête et que je sorte Reiji de là, mais je vais aussi avoir besoin de preuve pour aller voir le directeur après et faire virer cet espèce de gros dégueulasse.
Même si j'ai juste envie de rentrer et de foutre mon poing dans la gueule de cet enfoiré de prof, faut que je me retienne. Je veux m'assurer qu'il s'en sortira pas, et pour en arriver à ce résultat-là, pas d'autres choix que d'avoir des preuves solides et irréfutables. Depuis tout ce temps, j'ai toujours mon téléphone dans la main. J'ouvre l'appli de mon appareil photo, passe mon téléphone en silencieux pour que le déclencheur ne fasse aucun bruit et me tourne à nouveau vers le spectacle dégoûtant qui se joue dans cette salle. Argh, ça me fout vraiment la gerbe de devoir regarder… Faut que je me dépêche de prendre ces photos de merde, et après je vais interrompre tout ça. Je me magne de prendre plusieurs photos, complètement en silence, et les regarde ensuite vite fait pour m'assurer qu'elles ne sont pas floues. Elles sont vraiment répugnantes à regarder… J'ai beau ne pas voir les yeux de Reiji sur les clichés, toujours cachés par sa frange beaucoup trop longue, sa tête tournée sur le côté et ses mains qui se crispent sur la table suffisent à indiquer tout le dégout qu'il ressent. Allez, c'est bon, j'ai ce qu'il me fallait, maintenant ça suffit. Le plus dur, ça va être de me retenir de frapper Mr. Doji je crois.
-Monsieur, je vous conseille d'arrêter très vite ce que vous faites, dis-je en rentrant dans la salle, mon téléphone dans la main, les sourcils froncés au maximum.
Le prof sursaute, n'ayant visiblement même pas entendu le bruit de mes pas sur le sol, et se recule de plusieurs pas. J'avais pas vu depuis ma cachette, mais lui aussi il a sa chemise ouverte. Putain de pervers… Dès que Mr. Doji recule, Reiji se dépêche de se lever de la table, mais au lieu de reboutonner sa chemise à toute vitesse, ce à quoi je m'attendais, il court jusqu'à un coin de la pièce et…s'y assoit, comme un enfant qu'on aurait puni. Je crois que ce gars a dû subir des trucs traumatisants dans son enfance, et que c'est pour ça qu'il a l'air en permanence malheureux. Ce que ce prof lui a fait subir, ça a dû tellement empirer les choses. Ne pas frapper Kyoya, ne pas frapper…
-K-Kyoya, q-qu'est-ce que tu fais là enfin ? Bégaie monsieur Doji en reboutonnant sa chemise, se décomposant sur place vitesse grand V.
-J'pourrais vous demander la même chose, répondé-je, les sourcils toujours froncés, serrant mon poing libre. Moi, j'étais simplement venu chercher ma trousse que j'ai oubliée. Vous visiblement, vous étiez en train d'abuser d'un étudiant.
-C-Ce n'est pas ce que tu crois, je te le promets, tente de se justifier le prof.
-Généralement, commencer par « c'est pas ce que tu crois », c'est très mauvais signe, rétorqué-je, fulminant intérieurement. C'est complètement ce que je crois, monsieur. Vous êtes un gros pervers, doublé d'une enflure sans âme. Se servir de son statut de prof pour abuser d'étudiants, c'est déjà dégueulasse, mais s'en servir pour abuser d'un étudiant qui va mal psychologiquement, c'est le dernier level de la filsdeputerie. Vous me donnez envie de vomir. Oh, et je dois vous dire que je vous ai photographié. Vous devriez aller ranger vos affaires, je pense que monsieur le directeur ne va pas apprécier ce qu'il va voir sur ces clichés.
-Q-Quoi ?! Tu ne peux pas faire ça !
-Ah ouais ? Je ne peux pas dénoncer un prof qui abuse d'un élève ? Bah si je peux, et je le dois même, sinon je serais une personne aussi mauvaise que vous.
-Tu te rends compte de ce que tu t'apprêtes à faire ?! Tu vas me faire virer, tu vas ruiner ma vie !
-C'est ballot hein ? Fallait y réfléchir avant. Et puis sérieusement, c'est vraiment gonflé de votre part. Vous croyez que la vie de Reiji, vous l'avez pas ruinée peut-être ?
Monsieur Doji semble bouillir de rage devant moi, et moi je souris avec un air provoquant et sadique. Bah ouais connard, si tu voulais pas perdre ton job, fallait pas toucher tes élèves, c'est simple non ? Ne sachant plus quoi dire, de toute façon il n'y a rien à dire puisque ce qu'il a fait est injustifiable, le prof récupère son ordinateur sur la table d'un geste rageur et s'enfuit de la salle. Tss, en plus d'être dégueulasse, ce mec est lâche et pathétique. Bon, maintenant que ça c'est fait, je dois aider Reiji. Il n'a pas bougé, il est toujours assis dans un coin de la pièce, recroquevillé sur lui-même, sa chemise toujours défaite. Merde, ce gars a vraiment besoin qu'on l'aide, et je parle pas que de l'aider à se sortir de la situation dans laquelle il est. Il a besoin d'un psychologue, voire d'un psychiatre. Je ne sais pas trop comment m'y prendre pour l'aider là tout de suite sans lui faire peur ou provoquer une réaction de rejet de sa part… J'ai jamais été super doué avec les interactions sociales moi, j'sais encore moins gérer ce genre de situation…
-Hum…Reiji ? L'appelé-je doucement, m'approchant un peu de lui mais pas trop.
-T-T'es encore là Kyoya… ? S'étonne-t-il, la voix larmoyante, toujours recroquevillé face au coin du mur. Tu…tu peux y aller tu sais…
-Et te laisser tout seul ici dans cet état ? C'est mort, rétorqué-je, me rapprochant un peu plus de lui.
Je suis encore un peu loin de Reiji parce que j'ai peur qu'en m'approchant trop il se sente oppressé, mais il semble se détendre un peu. Il tourne la tête vers moi, passant de lui-même sa main sous sa frange pour la soulever et que je puisse voir ses yeux. Je suis un peu étonné de constater qu'il ne pleure pas, alors que pourtant je n'ai jamais vu un regard plus triste que le sien à cet instant. Maintenant que je vois ses yeux d'assez près et assez longuement, je me rends compte que ses yeux ressemblent un peu à ceux de Ryuga, sauf qu'ils n'ont pas les mêmes reflets ambrés. Je me sens un peu mal à l'aise, fixé de la sorte par Reiji, mais je m'efforce de ne pas le montrer et essaie d'esquisser un sourire pour détendre l'atmosphère. Reiji semble apprécier et ses lèvres tremblent, parce qu'en fait il essaie de sourire. Visiblement, il n'a pas l'habitude de sourire, et c'est triste…
-Tu…es gentil, Kyoya, finit-il par dire en esquissant un tout petit sourire, mais un sourire sincère.
-Euh, c'est pas le mot qu'on utilise le plus souvent pour me décrire, mais si tu le dis, répliqué-je en me grattant la nuque, n'ayant pas trop l'habitude qu'on me dise que je suis gentil.
-Je ne sais pas si un autre élève…serait venu m'aider, comme toi tu l'as fait, soupire Reiji, n'ayant l'air ni triste ni en colère, juste résigné.
-On s'en fout de ce qu'aurait fait un autre étudiant, c'est moi qui suis venu et maintenant tu n'as plus rien à craindre, lui dis-je. Allez, rhabille-toi Reiji. On va aller chez le directeur.
-D'accord... T-Tu me laisseras pas tout seul, hein...?
-Si tu veux que je reste, alors je resterai.
Reiji a alors une réaction à laquelle je ne m'attendais pas du tout : il se retourne complètement d'un seul coup et se jette dans mes bras, s'accrochant à moi comme s'il était en train de se noyer et que j'étais une bouée de sauvetage. D'habitude, je déteste quand des gens avec lesquels je ne suis pas vraiment proche essaient de faire un truc comme ça, mais dans le cas de Reiji c'est différent. Je me doute qu'il a vécu des choses désagréables dans le passé, proche ou lointain, et si je le repoussais, je le blesserais plus qu'il ne l'a déjà été. Je n'ose cependant pas trop lui rendre son étreinte, parce qu'il n'a toujours pas remis sa chemise correctement et que ça me gêne un peu, mais je ne vais pas non plus rester les bras ballants comme un idiot. Je me contente donc de lui frotter le dos à travers sa chemise dans un geste que j'espère un peu rassurant et réconfortant. Comme il n'a pas de réaction vive, je suppose que je me débrouille plutôt bien. Au bout d'un long moment, genre une minute ou deux, Reiji me lâche enfin et remet sa chemise sur ses épaules avant de la reboutonner en vitesse. Comme il m'a lâché, je me relève pour récupérer ma trousse, qui depuis tout ce temps m'attendait sagement sur la table derrière laquelle j'étais assis pendant le TD, et la range dans mon sac. Quand je me retourne, Reiji s'est levé aussi et est allé récupérer son sac à lui, un sac en bandoulière aussi mais entièrement noir et qui semble déjà avoir bien vécu, qu'il avait laissé près de la table du prof. Je me demande vraiment comment il arrive à tenir avec la chaleur de cette pièce alors qu'il est en chemise manches longues et qu'il ne les a pas retroussées comme moi, mais bon, je crois que c'est bien la dernière de ses préoccupations. D'un pas hésitant, il revient vers moi et se plante à côté de moi, attendant que moi je sorte de la pièce pour sortir avec moi. Ouais, il est grand temps d'aller rendre visite au père de Ryuga. En parlant de lui, il doit se demander ce que je fous, et les autres aussi. Bah, si jamais ils s'inquiètent vraiment, ils m'enverront un message pour me demander où je suis et ce que je fabrique. Pour l'instant, je dois m'occuper de faire tomber mon pervers de prof de marketing. Reiji compte sur moi, si je ne suis pas là, il n'osera rien dire.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Doji le pédo, le retour ! X)
Ryuga : Bah merde, je pensais pas dire ça un jour, mais j'ai de la peine pour Reiji.
Moi : Oui, je l'ai pas épargné le pauvre ^^'
Kyoya : Tant que c'est pas moi, je relativise.
Chris : Eh bah, Kyoya a bien fait d'oublier sa trousse !
Moi : Et oui !
Ryuga : J'suis même pas apparu du chapitre, ça fait bizarre...
Moi : T'inquiète, tu seras dans le prochain ! X)
Kyoya : T'aurais peut-être dû te taire Ryu.
Ryuga : Mouais, j'crois que ça aurait rien changé.
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! n_n
Kyoya : Ah, j'vous ai pas dit ? J'suis occupé dimanche...
Chris : C'est ça oui, t'as juste plus envie de voir l'omégaverse ! XD
Kyoya : ...
Moi : Allez salut ! Moi demain, j'ai ma rentrée...de 1H30 ! XD
Ryuga : *ricane* Glandeuse d'étudiante.
Moi : Glandeuse de redoublante surtout ! X)
