Le corps d'Hinata fut violemment repoussé et heurta le sol, où il resta immobile. Naruto en resta bouche bée, horrifié. Cependant, le sang d'Itami ne fit qu'un tour et elle se rua à son tour sur leur adversaire. Sa technique la renvoya elle aussi brutalement en arrière, comme un aimant qui en repousse un autre, et elle heurta violemment la terre ravagée par le puissant ninjutsu qui avait détruit Konoha. Tandis qu'elle roulait sur le sol, elle entendit le cri révolté de Naruto.

Le temps qu'elle se relève, tout avait basculé.

Elle sentit seulement le souffle de vent brûlant lorsque Naruto disparut pour laisser place au démon renard. Avec effroi, elle compta ses queues.

Six. Il y en avait six. Et elle pouvait sentir sa haine et sa colère, sa rage, son indignation. Il était recouvert d'un étrange squelette, comme une armure qui protégeait sa tête, ses pattes et son dos. Jamais encore elle n'avait vu cela, jamais elle n'aurait cru le contempler un jour, jamais elle ne l'aurait imaginé.

Le démon renard poussa un rugissement tonitruant, et elle comprit dans un frisson que Naruto n'était plus là-dedans. Oh, Minato, à quoi pensais-tu donc ? Itami tourna vivement la tête en direction de l'endroit où Hinata gisait sur le sol puis porta de nouveau les yeux sur Naruto. Elle prit sa décision en une seconde. Elle ne pouvait rien faire pour lui et risquait d'être tuée. Alors elle se déplaça instantanément vers Hinata puis, glissant un bras dans son dos et l'autre sous ses genoux, souleva son corps inerte. Un nouveau déplacement instantané la ramena à son point de départ.

-Hinata ! s'exclama Sakura lorsqu'Itami réapparut à ses côtés.

-Elle a encore un pouls mais à peine, expliqua Itami.

-Que s'est-il passé ? voulut savoir la jeune fille, déjà agenouillée près de son amie pour l'examiner. Ce chakra, on dirait…

-C'est bien Naruto, confirma Itami d'une voix grave. Sauf qu'il a six queues, cette fois.

Se tournant vers Katsuyu, elle s'adressa à la grosse limace :

-Il faut évacuer toute la zone. Je te charge de transmettre l'ordre.

-Entendu, répondit l'invocation de Tsunade.

Sakura, penchée sur Hinata, pinça douloureusement les lèvres. Itami comprit le sens de cette expression mieux que personne et ferma un instant les yeux.

-Est-ce que maître Yamato ne pourrait pas… ? demanda doucement Sakura, la voix étranglée.

-Il n'est pas ici, soupira Itami. Tsunade l'a envoyé avec Sai et Anko à la recherche de Kabuto. Mais il avait apposé un sceau sur Naruto. Avec l'apparition de sa sixième queue, le sceau s'est défait. Yamato le sentira. Seulement, je doute qu'il revienne à temps…

Elle s'interrompit, le regard dirigé vers le cratère où Naruto continuait de se battre avec Pain. Brusquement, elle fronça les sourcils.

-Qu'y a-t-il ? s'enquit Sakura avec angoisse.

-On dirait qu'ils s'éloignent. Il semblerait que Pain soit en train de fuir, et Naruto le poursuit. Bon sang, il faut absolument parvenir à contacter Yamato. Dans cet état, il est un danger pour tout le monde…

-Maître ! s'écria alors un ninja. Regardez !

Au son alarmé de sa voix, Itami se tourna dans la direction qu'il pointait d'un doigt tremblant. Au loin, la terre semblait se détacher du sol pour s'élever en suspension dans les airs. Des morceaux de terre, de pierre et d'arbres volaient vers le ciel et commençaient à former une boule gigantesque au-dessus du sol, assez haut et assez grande pour qu'ils puissent la voir de l'endroit où ils se tenaient.

-Qu'est-ce que…, souffla Itami, horrifiée.

Elle avait l'impression que tout contrôle de la situation lui avait définitivement échappé. Elle serra les poings rageusement et elle embrassa d'un regard circulaire les ninjas qui se tenaient autour d'elle. La majorité avait les yeux tournés vers la boule qui s'était formée à l'horizon, comme une mini planète suspendue entre la Terre et le ciel. Mais d'autres la regardaient avec angoisse, avec des yeux pleins d'espoir et d'expectation. Comme si elle allait brusquement trouver une solution. Mais où que ses yeux se posent, elle ne voyait que le chaos, la destruction, la mort. C'était le corps d'Hinata qui gisait sur le sol tandis qu'elle agonisait. C'était le village réduit en poussière. C'était le cratère fumant là où Konoha s'était tenu. Et ces imbéciles qui la fixaient ainsi… Pour que, d'un coup de baguette magique, elle rétablisse la situation.

Sauf qu'elle n'était pas de ces gens qui sauvent les meubles. Elle en avait connu, elle en avait fréquenté, et elle n'en était pas. Les gens comme ça, c'était le Troisième, c'était son frère, c'était, dans une certaine mesure, Kakashi. Et son cœur saignait rien que d'y penser, rien que de songer à eux, rien que de se rappeler que le chakra de Kakashi avait cessé de compter parmi les vivants. Minato, lui, aurait su quoi faire. Kakashi aurait probablement foncé sans se poser de question et improvisé un plan sur le vif. Mais elle, elle était du genre à tourner les talons et à fuir. Elle avait fait cela toute sa vie. Vous parlez d'une Kunoichi ! Dès que les choses se compliquaient un peu, dès que la vie faisait un peu trop mal, elle tournait le dos aux difficultés et allait voir ailleurs si elle pouvait trouver des jours meilleurs.

Mais non. Pas cette fois. Elle l'avait déjà fait, cela, et qu'est-ce que ça avait donné ? Beaucoup de regrets, voilà. Du temps perdu, du temps gâché, douze ans qu'elle aurait pu passer avec les siens, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'elle ne revienne que pour les enterrer. Qui sait ce qui aurait pu arriver, en douze ans, si elle était restée ? Qui sait ce qu'il serait advenu d'elle, de Kakashi, d'Asuma, de Naruto, de Raido ?

Ses poings, posés sur ses cuisses, se desserrèrent. Elle releva la tête, les yeux rivés sur l'amas de terre et de pierre qui avait formé une prison pour Kyubi – pour Naruto – sous leur regard impuissant. Et lentement, elle se releva, se remit debout, bien droite.

-Maître…, commença la voix de Sakura. Qu'est-ce que vous allez faire ?

Elle avait bien réfléchi à la façon dont elle allait répondre à cette question. Elle s'y attendait et savait ce qu'elle dirait.

-Aucune idée, déclara-t-elle avec un demi-sourire.

Et comme ça, elle les planta là. Un instant, et elle n'était plus là.


Naruto était perdu. Il ne contrôlait plus rien, pas même lui-même. Ses émotions, son corps, la situation, tout lui avait totalement échappé. Il était ballotté par la tempête de ses propres sentiments, tumultueux, qui tourbillonnaient dans son esprit, et recroquevillé au fond de sa conscience. Pourquoi ? Pourquoi ? Et comment en était-on donc arrivé là ? Il revoyait encore et encore le corps frêle d'Hinata heurter violemment le sol, il entendait le son de ses os se briser net. Et il avait tellement, tellement mal. Que faire ? Que devait-il faire ? Il ne savait plus. Il avait besoin qu'on lui donne une réponse, que quelqu'un l'aide, lui apporte une solution, n'importe qui.

-Détruis tout.

Naruto, hébété, releva la tête et ouvrit les yeux. Il se trouvait assis dans l'eau, devant une grille gigantesque. Au-delà, derrière les barreaux, un œil mauvais brillait dans l'obscurité.

-Détruis tout ce qui te fait souffrir ainsi, poursuivit la voix. Cède-moi ton âme, et je te libèrerai de la souffrance.

Brutalement, la veste de Naruto s'ouvrit, son t-shirt se déchira, dévoilant son torse et son estomac. Sur son ventre, le sceau du Quatrième se dessina nettement et se mit à tourbillonner. Puis un liquide noir et épais commença à s'en écouler, teintant l'eau autour de ses jambes.

-Voilà… Voilà, c'est parfait, se réjouit froidement la voix sinistre.

Dans le monde réel, un renard à huit queues pulvérisa la gigantesque boule où Pain l'avait emprisonné. Itami se figea au milieu de son déplacement, s'arrêtant dans une glissade de sandales sur la terre meurtrier par l'assaut de Pain. Horrifiée, les yeux écarquillés par l'effroi, elle leva le nez vers le démon qui avait pris pleine possession de Naruto et, désormais, hurlait au-dessus de sa tête.

Dans sa conscience, Naruto, lui, s'était levé. Le regard vide, traînant les pieds en se déplaçant comme mû par quelque chose qu'il ne contrôlait pas, telle une marionnette manipulée par ses fils, il avança vers la grille.

-Maintenant, arrache le sceau, ordonna le démon qui jubilait en lui.

Et le garçon leva la main pour attraper le coin du sceau apposé sur la grille qui renfermait Kyubi.

Mais à l'instant où ses doigts se refermaient sur le sceau, prêt à l'arracher, une main s'abattit sur son poignet. Ferme, autoritaire, mais pas malveillante. La surprise sembla ramener Naruto à lui. Il tourna les yeux vers le propriétaire de la main qui l'avait arrêté et n'eut que le temps de saisir un éclair de cheveux blonds et les kanji rouges inscrits dans son dos avant qu'il ne l'attrape pour le faire reculer.

-Le Quatrième ? s'exclama Naruto, stupéfait.

-Toi ! grogna Kyubi derrière ses barreaux.

Le regard de Naruto parcourut l'homme qui venait de le poser à l'écart de la grille dorée qui emprisonnait Kyubi. Les cheveux blonds, les yeux bleus, sa tenue de Hokage.

-J'ai élaboré mon sceau de façon à ce que j'apparaisse si la huitième queue venait à être libérée. À vrai dire, j'espérais que cela n'arriverait jamais, notamment parce que je n'avais pas vraiment envie de te revoir, Kyubi. Mais… En revanche, j'aimais assez l'idée de pouvoir rencontrer mon fils devenu grand, alors nous sommes quittes.

Naruto écarquilla les yeux, ébahi. Les mots du Quatrième résonnèrent en écho sous son crâne. Qu'avait-il voulu dire ? Un fils ? Quel fils ?

-Amène-toi, le Quatrième, rugit furieusement Kyubi dans le dos de Minato. Que je te réduise en charpie !

-Ça ne fait pas très envie, se moqua le Quatrième, donc… Sans façon. Pas vrai, Naruto ?

-Vous… Vous connaissez mon prénom ? balbutia l'intéressé. Comment… ?

-Comment ? C'est moi qui te l'ai donné. Tu es mon fils, après tout.

-Votre fils ? Je suis…

Kyubi laissa échapper un cri tonitruant, plein de rage et de malfaisance.

-Tu m'as bien entendu, sourit Minato en ignorant le démon renard qui hurlait derrière lui. Tu es mon fils, Naruto.

La révélation résonna encore et encore dans sa tête. Incrédule d'abord, Naruto sentit des larmes perler à ses yeux tandis qu'une étrange chaleur se diffusait dans son ventre. Kyubi, lui, continuait à grogner.

-Viens, éloignons-nous un peu. Il fait un sacré boucan et cette conversation mérite que l'on soit au calme.

Le Quatrième claqua des doigts et ils se trouvèrent aussitôt ailleurs. Il n'y avait plus rien autour d'eux, rien que du blanc, et ils flottaient étrangement dans les airs. Kyubi, la grille, l'eau sous leurs sandales – tout cela avait disparu. Naruto s'essuya les yeux, et Minato soupira.

-Si les gens avaient su que tu étais mon fils, tu aurais été en danger. Et puis, il y avait Kyubi… Le Troisième ne pouvait pas te dire la vérité et il a visiblement réussi à maintenir le secret. Je suis désolé, Naruto.

-Papa…, articula Naruto.

C'était la première fois de sa vie qu'il prononçait le mot, la première fois qu'il avait quelqu'un à nommer ainsi. Il roula étrangement hors de sa bouche et sur ses lèvres, mais il y avait déjà un côté très naturel dans la façon dont il lui était venu.

Puis, sans prévenir, Naruto abattit son poing dans l'estomac du Quatrième Hokage.

-Pourquoi ? s'écria-t-il, des larmes amères lui piquant les yeux. Pourquoi avoir scellé Kyubi dans ton propre fils ? Comment as-tu pu me faire vivre ça ? Je ne sais pas… Je ne sais pas si je suis heureux ou furieux !

Les larmes ruisselaient sur ses joues, et Minato cligna des yeux. Il baissa la tête.

-Naruto… Quel âge as-tu, maintenant ?

-Seize ans.

-Seize ans… Déjà ! Je me doute que cela a dû être difficile pour toi. Pardonne-moi. Même si je me doute que c'est une bien faible consolation que de me voir m'excuser après tout ce temps, toutes ces épreuves…

Naruto s'essuya les larmes du revers de la manche et renifla bruyamment.

-Je suis le fils du Quatrième Hokage, marmonna-t-il. Je ferai avec.

Un sourire se dessina sur les lèvres de Minato, puis en glissa presque aussitôt. Il avait des explications à donner.

-J'ai scellé la moitié du chakra de Kyubi en toi parce que j'avais confiance en ta capacité à maîtriser ce pouvoir. Parce que tu es mon fils, précisément. Et bien sûr, je ne l'ai pas fait pour rien. C'est à cause de ce que j'ai découvert il y a seize ans, lorsque Kyubi a attaqué Konoha.

-Quoi ? lâcha Naruto, les yeux secs désormais.

-Kyubi était manipulé. Quelqu'un a organisé l'attaque du village, annonça Minato. Un ninja très puissant, quelqu'un qu'on ne pourrait battre qu'avec une force extraordinaire. Et je suis persuadé qu'il attaquera notre village à nouveau.

Naruto baissa la tête avec tristesse :

-Konoha n'existe plus.

-Je sais, soupira Minato. J'ai vu ça à travers ton esprit.

-Tu as vu ? s'exclama Naruto.

-Oui. Et je suis aussi au courant pour le Troisième et pour maître Jiraiya. Je sais aussi que tu connais ma petite sœur.

Les rouages de Naruto tournèrent dans le vide un instant avant que la vérité ne le heurte de plein fouet :

-Maître Itami ! réalisa-t-il.

-C'est ça, sourit Minato. Itami est ma sœur cadette – mais cela, tu le savais déjà. Du coup, ça fait d'elle…

-Ma tante, compléta Naruto.

Minato hocha la tête.

-Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ?

-Je ne sais pas, avoua Minato. Je ne voulais pas que le Troisième t'informe de la vérité avant que tu ne sois prêt, mais je pensais qu'Itami serait au moins dans les parages pour te voir grandir… Que s'est-il passé, Naruto ?

Le garçon haussa les épaules :

-Je ne sais pas trop, répondit-il. Il paraît qu'elle a quitté le village pendant longtemps. Elle est revenue il y a quelques années, à peu près au moment où Akatsuki a commencé à causer des problèmes. Je ne savais pas qu'on était de la même famille.

-Itami est née longtemps après moi. Elle était encore très jeune lorsque nos parents sont morts et après ça, ça n'a plus été que nous deux. Cela n'a sans doute pas été facile pour elle. Et, connaissant ma sœur, elle doit ruminer ça depuis longtemps. Parle-lui, Naruto, tu veux ?

Il hocha la tête, encore un peu perturbé par tant de révélations.

-C'est Pain qui était derrière l'attaque d'il y a seize ans ? voulut-il savoir.

-Non, ce n'était pas lui.

-Mais qui, alors ?

-Un autre membre d'Akatsuki. Celui qui porte un masque.

Naruto accusa le coup avec stupéfaction. Minato poursuivit :

-À l'époque, il pouvait lire le moindre de mes coups, il anticipait mes mouvements. Ce type n'est pas un ninja ordinaire. Et je pense qu'en fait, c'est lui qui manipule Pain.

-Tu te trompes, le contredit véhément Naruto. Pain en veut personnellement à Konoha. Il m'a dit que Konoha a détruit son village autrefois.

-C'est vrai, et c'est précisément ce que l'autre doit utiliser.

-On l'utilise ? Et il y a quelqu'un derrière tout ça ? s'insurgea Naruto. Pourquoi toujours Konoha ?

Minato soupira tristement et détourna les yeux.

-Aussi longtemps qu'il existera une culture shinobi dans le monde… Je ne suis pas certain qu'il puisse trouver la paix. Pain t'a demandé comment tu comptais l'apporter, mais la réponse n'est pas si simple. C'est lorsque l'on essaye de sauver quelque chose de précieux que la guerre survient. Tant que l'amour existe, la haine également. C'est cette haine qui utilise les shinobi… Ainsi, aussi longtemps qu'ils existent, le monstre de la haine continuera de donner naissance à de nouveaux Pain.

Il marqua une pause avant de reprendre :

-C'est peut-être Pain qui a tué maître Jiraiya… Mais si tu y penses bien, ce monde qui a créé Pain est tout aussi responsable de sa mort… Nous autres shinobi, nous nous battons avec la haine et, en même temps, nous tentons de la combattre. Maître Jiraiya t'a confié la quête d'une solution qui mettrait un terme à ce cercle vicieux.

-Mais je ne peux pas pardonner à Pain, lâcha tristement Naruto. Je n'y arrive pas.

-Je sais bien.

-Dis-moi ce que je dois faire, le Quatrième.

-C'est en toi-même que tu dois trouver la réponse. Même moi, je l'ignore.

-Comment suis-je censé faire ça ? s'emporta Naruto dans un rugissement de colère. Si même l'ermite pervers, même toi, vous ne savez pas ? Je ne suis ni intelligent, ni un aussi bon ninja ! Et…

Une main s'abattit sur son crâne, interrompant sa tirade enragée.

-Tu trouveras la solution, déclara Minato avec un sourire, d'une voix pleine de certitude. Je te fais confiance.

Naruto écarquilla les yeux :

-Tu… Tu crois ?

-C'est un devoir de parent que de croire dans son enfant, non ? Naruto, il est temps pour moi de partir, maintenant. Mon chakra est en train de disparaître. Je vais reconstruire le sceau, pour la dernière fois.

Il tendit une main vers le ventre de Naruto et posa les doigts sur son abdomen. Sur sa peau, le sceau malmené se dessina de nouveau en une spirale parfaite. Naruto lâcha un grognement. Devant lui, Minato commença à disparaître, tel un fantôme.

-Konoha peut être reconstruit, lui assura-t-il. Je compte sur toi, Naruto.

Puis, tandis qu'il continuait de s'étioler, il eut une seconde d'hésitation.

-Et, je t'en prie… Parle à Itami, mon garçon. Aide-la à tourner la page de ces seize dernières années.

Enfin, le Quatrième Hokage disparut totalement. Il s'évanouit brusquement, ne laissant à sa place qu'un vide, le blanc des alentours, qui menaçait d'engloutir Naruto, resté seul. Mais celui-ci n'avait pas prévu de se laisser happer. Pas cette fois. Il était résolu, sûr de lui.

Merci, papa.