La chronique du Savant, épisode 30 : « Rouge Métallique » de Timaelan.

Bonjour lectrices, lecteurs et très chers auteurs.

On se retrouve pour l'épisode 30 portant sur « Rouge Métallique » sur le fandom Dragon Ball Z. Une fanfiction classée Angst, et complète, que je vous propose de découvrir. Sans transition, voici l'épisode 30.


1° Le résumé

« Rouge Métallique » de Timaelan

« Bulma reconnaissait bien volontiers que sa couverture de strip-teaseuse était un peu sordide mais c'était une idée d'enfer justement parce que personne, même Freezer, ne s'attendait à trouver un flic infiltré ici. Ce qu'elle n'avait pas prévu en revanche, c'était que les yeux du lézard se posent sur elle et ne la quittent plus. AU/All-Humans. »


2° L'analyse

L'avis de Sakka

Hello tout le monde !

Ce mois-ci, nous inaugurons le fandom DBZ avec la fanfiction Rouge Métallique de Timaelan.

De façon générale, je peux résumer mon avis en disant que j'ai franchement bien aimé cette fanfic moi qui étais parti pour lire les trois premiers chapitres obligatoires, je me suis laissée embarquer et j'ai lu les 19 ! Mais épiloguons un peu^^

Comme c'est annoncé avec le « Angst », l'histoire est assez sombre, ce qui me plaît, je dois l'avouer^^ Pour résumer grosso-modo sans trop vous spoiler : Bulma est une flic infiltrée dans un bar à strip-tease, tenu par Freezer, depuis un certain temps. Entre les molosses de Freezer, les autres filles du bar, les flics liés à Bulma et les Saiyens, y a du casting pour faire vivre cette fanfic et vous tenir en haleine !

Passons à mon analyse^^

Le décor est posé sans nous perdre dans des paragraphes interminables de descriptifs, et parsemé d'ingrédients qui nous rappellent sans cesse le lieu principal de l'histoire, soit le bar à strip-tease. C'est sombre, mais luxueux, faisant un joli contraste entre la misère que vivent les filles et l'opulence des clients ou du boss ! Le langage assez ─ voire très ─ familier sied à l'ambiance, apportant une touche supplémentaire.

L'intrigue, bien que pas si novatrice dans l'idée, est plutôt bien menée. Tout ne nous est pas révélé en même temps et le point de vue centré sur Bulma garde une part de suspens bienvenu et pertinent. Nous apprenons petit à petit les réelles motivations de Bulma, les intentions de Végéta, les actions mises en place par la police ou encore les desseins de Freezer… Ceci nous permet, en plus de l'ambiance bien transcrite, de rester accroché à l'histoire, d'appréhender la suite ou encore de craindre pour la vie de Bulma comme de ses camarades !

Il y a quelques fautes, des virgules et des mots manquants, des tournures de phrases un peu lourdes et l'absence de nombreux accents circonflexes. Mais dans l'ensemble, la lecture est facile et assez fluide.

La plupart des personnages n'ont pas un synopsis détaillé, mais cela reste suffisant pour que l'on se fasse une bonne idée de certains. J'ai beaucoup aimé, par exemple, le traitement des filles, toutes différentes, toutes avec leur façon d'appréhender leur situation. Si je n'ai eu aucun mal à trouver Bulma et Chichi « gentilles », le comportement de Launch, Zangya et Lazuli nous laisse perplexe, ne sachant où les ranger exactement : contre Freezer ou avec ? Seuls les derniers chapitres peuvent répondre à cette question ! Et il en est de même pour Végéta, qui peut se montrer tout aussi indéchiffrable.

En parlant de Végéta… J'ai vraiment adhéré au traitement particulier que lui a offert Timaelan. Il est, à mes yeux, bien maîtrisé, soit fidèle au Végéta que je connais dans le manga ! Et ce, que ce soit avec Bulma ou avec Goku, ou même dans sa façon de penser. Ceci est tout aussi valable pour Goku et Bulma, qui sont, eux aussi, bien fidèles à ceux que je connais^^

Et vu que je parle du casting, je peux mentionner que Freezer est franchement bien écrit et que Chichi est adorable malgré son caractère légèrement différent de l'original !

Pour terminer mon avis, je dirai quelques mots concernant la fin de l'histoire, sans trop vous spoiler : j'ai vraiment aimé ! La plupart du temps, dans une fic sombre, on a tendance à espérer puis lire une fin heureuse qui nous montre le couple phare de l'histoire ensemble et amoureux. Ici, ce n'est pas vraiment le cas. La fin est coordonnée au reste de l'histoire, suivant un dénouement logique, et c'est plus qu'appréciable !

Donc, si vous aimez les histoires sombres, que la mention de drogue ou de nudité ne vous effraie pas, que les quelques fautes ne vous dérangent pas et que vous voulez une intrigue cohérente, je vous conseille de lire Rouge Métallique, et de laisser une review à son auteure^^


La review de Mugu

Rouge Métallique est une fiction DBZ qui filtre avec le genre policier, typé AU, au sein de bars de strip-tease et d'ambiance mafieuse. D'une longueur respectable (plus que vous pourrez trouver dans vos romans habituels), l'histoire promet d'être alléchante.

Et elle l'est.
À l'exception de quelques vices de forme (tirets simples pour les dialogues, mauvaise utilisation de la typographie française), la lecture se révèle plaisante. Le style est très propre. Concises et efficaces, les phrases sonnent juste. La narration quant à elle reste riche, malgré sa simplicité. En résumé : c'est bien écrit. La rigueur de l'auteure est visible, et m'a encouragé à tout lire. Pour dire, je n'ai été que rarement freiné au cours de la lecture. Dans un travail d'édition plus complet, il ne resterait plus qu'à épurer les incises en trop et les quelques expressions un peu bancales. Comme il y a peu de choses à signaler au niveau de la qualité de l'écrit, passons au fond (je préviens, il y a du spoil) :

Pour les fans de la licence, le choix dans l'adaptation de l'univers DBZ présente un frein. Ici, on ne retrouvera pas de kamehameha ou de championnats d'arts martiaux, mais de la came, des putes, et des vigiles aux lignes de dialogue très subtiles (sarcasme). L'histoire débute avec Bulma, flic infiltré, qui est en mission pour goeller le vilain de ce scénario, soit Freezer. J'ai été quelque peu surpris de voir que les personnages n'aient pas gardé leurs apparences d'origine. « L'Arcosian », ou ici appelé « lézard » (dénomination soit dit en passant hasardeuse), est un humain en chair et en os. Un choix artistique discutable au regard de la nature moderne de l'univers d'origine, mais je pinaille un peu là.

Globalement, l'histoire avance vite. Il n'y a pas de scènes vraiment superflues. Les rares changements de point de vue sont les bienvenus et apportent un brin de fraîcheur, notamment ceux de Végéta. Le point de vue de Bulma reste quand même très bien retransmis, et la narration est excellente en ce sens. De son initialisation à son dénouement, si le schéma utilisé par l'histoire est assez classique, l'exécution reste très correcte. L'ambiance est malsaine et l'auteure la transmet très bien. Même si, même si… je trouve qu'il y a un peu trop de "tell" dans le processus. La narration évoque souvent les mecs bourrés qui fricotent un peu trop avec les filles du club. Toutefois, si ces dernières ont le droit à des lignes de dialogue, les clients n'en ont pas une. Il est dommage qu'il n'y ait pas eu de scène dédiée à comment les filles du club gèrent leur affaire, et comment le club s'autorégule (logistique, nettoyage, préparation du matos). Même si cela aurait été difficile à raccorder à l'intrigue, je trouve que l'auteure a manqué un créneau sur ce point-là. Par ce biais, les conditions de travail et notamment la qualité de vie des employés de Freezer n'ont pas été assez mis en avant… Ce manque de détail se retrouve aussi dans la forme. Bien que le minimum syndical est fait sur la luminosité et l'odeur, j'aurais aimé un ancrage plus avenant sur la description des lieux, surtout que l'action se passe presque toujours au même endroit. Au final, on ne visualise pas exactement la forme du club. Est-ce que la salle principale est ovale. Quelle est sa superficie. Est-elle large ? Y a-t-il une estrade pour les scènes de strip-tease ? Au fond, c'est juste une question de forme, mais ça joue pas mal dans l'immersion.

Au niveau des personnages, la grande majorité du cast féminin de la série est présent… même si elles ont toutes un rôle peu reluisant en vertu de la nature du scénario. Comme Bulma initie l'action dans le manga d'origine, le fait qu'elle soit une infiltrée ne choque pas tant que ça. En revanche, le rôle de pute de Chichi peut faire interroger (notamment car il n'y a pas de mention à son passé dans la fiction). Dans DBZ, Chichi est censée être une princesse, une riche héritière au même titre que Bulma. Après, cela ne dépayse pas tant que ça, puisqu'on peut facilement imaginer un background qui a pu l'amener à une telle situation (même s'il lui manque les maniérismes de sa classe sociale). Toutefois, elle est l'exception qui confirme la règle, puisque les autres personnages de la série ont été correctement transposés. Des hommes de mains de Freezer aux protagonistes, l'auteure sait jouer des stéréotypes pour transmettre un tout uniforme. Toutefois, si la recette est bonne, quelques ingrédients manquent à l'appel, comme l'absence de Ten Shin Han et Yamcha (Yamcha qui aurait pu avoir un rôle intéressant ici). Il y aussi un manque de panache et de prise de risque sur certains points. La transposition de quelques caractéristiques des personnages laisse à désirer. Par exemple, Freezer ici apparaît comme un mafieux véreux et pervers, mais il est un peu trop simplet par rapport à son traitement d'origine, comme Végéta qui est trop gentil. Bulma, malgré son statut d'héroïne est trop passive. Quant aux hommes de main de Freezer… déception qu'il n'y ait pas eu de retranscription de la danse des forces spéciale. Cela aurait ajouté une touche amusante à l'histoire (et ainsi un peu plus de relief). Même si je vois pourquoi cela n'a pas été implanté, voir les frasques du commando Ginyu fait un peu partie de l'identité de DBZ et ne pas le transposer, c'est faire perdre du cachet qu'une fanfiction est censée avoir sur ce fandom (dès lors que l'on traite de Freezer).

À la fin du récit, on voit le frère de Végéta (Tarble) apparaître, mais il n'est aucune fois fait mention du père (Cold) et du frère de Freezer (Cooler). Quelques détails manquent à l'appel. Un autre point : quel est l'impact des réseaux sociaux sur le club ? Pour ce style d'organisation, les filles sont en général présentées sur des sites, qui est l'équivalent de leur représentation en vitrine dans les quartiers chauds. Or, il n'y a aucune mention de ça. D'ailleurs, où vivent les filles du club en dehors de leurs horaires de travail ? Autre point encore : quel est le statut juridique du club ? Si les flics chercheraient à coincer le gérant, ils pourraient l'attaquer par cet angle. Il est regrettable qu'il n'y ait pas eu de scène de procès. Je trouve que faire tuer Freezer a été une facilité scénaristique. Cela permet de ne pas inclure toute la dimension juridique (au final, Bulma a été coupable d'un homicide avec l'affaire de Kiwi, même si c'était de la légitime défense).

Autre point qui fait tâche dans la prémisse : si Bulma avait un tel passif avec Freezer (vengeance), pourquoi lui a-t-on laissé approcher son dossier ? Même si ce n'est pas très glamour, il y a d'autres tâches dans la police que l'investigation d'organisations mafieuses. En outre, pour un statut social comme le sien (notamment par sa formation de biochimiste), on pourrait s'attendre à ce qu'elle soit plutôt rangée du côté "scientifique" de la police, et non pas sur le terrain, ce qui laisse à penser qu'elle a postulé pour un poste assez bas dans la police. Toutefois, du fait de sa position hiérarchique, elle aurait dû être rapatriée tout de suite, ou perdre son badge dès lors qu'elle aurait obtempéré aux ordres de son supérieur (ici Picolo). Je trouve que c'est une assez gros incohérence en terme de prémisse, et si on regarde le scénario de plus près, peu de choses font sens. De même, même si la petite touche à la fin de la révélation sur l'assassin des parents de Bulma, la relation entre elle et Végéta fait forcée, comme si cela doit être ainsi parce que c'est un couple "cannon", alors que dans l'histoire, il n'y a aucune "symbiose" entre les deux personnages. Ils évoluent de manière tout à fait séparée. Et pourtant, Bulma s'entiche bien trop de Végéta… pour la raison que l'amour ne connaît pas de raison. C'est un peu faible.
Comme illustré précédemment, je trouve d'ailleurs qu'il y a un peu trop de vague dans le récit. Si ce n'est pas par choix artistique, je dirai qu'il y a eu un manque de recherche dans la conceptualisation des scènes. Les dialogues sont au final assez pauvre, et on ne sait jamais exactement de quoi parlent les personnages. C'est surtout sur la base de : "tu sais ce qu'il t'attend", et l'autre qui répond "ouais". Un peu, surtout au début, ça passe. À la longue, surtout sur 100k mots, cela devient lourd. Le récit décolle vraiment au milieu de l'histoire où on rentre dans le chou, avec le passif des personnages qui est mis en valeur, mais là encore, cela reste assez superficiel dans le traitement (illustré par l'incohérence relevée plus haut). Que cela soit dans le rôle de chaque policier dans l'affaire, les clients, les gens du club, les vigiles, ou même les affaires de fond que mène le Lézard, il y a une trame qui se tient en un paragraphe (l'affaire de la banque avec le meurtre des parents de Bulma), mais c'est bien trop pauvre, car cela n'a même pas d'impact sur le récit. Cette pauvreté reluit aussi dans les dialogues, où les personnages secondaires n'ont juste aucune profondeur. Ils ne s'expriment que par des grommellements, ou des grognements. Niveau infrastructure, niveau cadre, l'histoire laisse vraiment à désirer. Il n'y a eu assez de réflexion en la matière. Si on lit d'une traite sans réfléchir avec une autre occupation en parallèle, ces détails ne ressortent pas trop, mais dès lors qu'on gratte un peu plus, le résultat fait quand même un peu amateur.

Toutefois, ce n'est qu'une question de travail, et je suis certain que l'auteure, en se donnant les moyens et avec de la motivation, arrivera à combler ces quelques failles dans ses futurs récits. La qualité de sa plume est indéniable et cette histoire a dû constituer un excellent exercice de fond pour ses futurs œuvres. En tant que lecteur, cette fanfiction reste bien au-dessus de la moyenne. Si vous êtes un lecteur assidu du fandom, vous trouverez peut-être votre jalon dans cette fiction. Autrement, si vous ne connaissez pas l'univers, vous pourrez l'apprécier en la considérant comme une fiction originale qui n'a pas été éditée par des spécialistes. Dans tous les cas, la fiction reste une surprise étonnante pour un tel fandom, et malgré son traitement à améliorer, ses qualités surpassent les quelques défauts que vous pourrez lui trouver. Parmi toutes les œuvres présentées dans la chronique, c'est une des seules dont je vous conseille la lecture.


Kiran nous en parle !

Il semblerait que la chronique nous emmène cette fois dans le fandom Dragon Ball.

En lisant cette fic, j'ai tout de suite eu l'impression que l'auteur avait une maîtrise assurée de son œuvre.

Rien que le thème de la fic m'a vendu du rêve : Bulma agent secret dans un univers alternatif qui veut faire tomber Freezer le parrain de la pègre.

Comme il s'agit d'un univers alternatif, il n'est pas nécessaire de connaître bien les personnages pour pouvoir apprécier l'histoire à sa juste valeur.

Les personnages, en particulier celui de Bulma sont très travaillés et Freezer est particulièrement bien fichu dans son rôle de méchant gangster prêt à t'ouvrir en quatre juste parce qu'il aime pas ta façon de respirer.

La narration est fluide et extrêmement travaillée et recherché. On ressent dans les mots le souci du détail de l'auteur ainsi que sa rigueur.

Le vocabulaire est riche et l'intrigue est maîtrisé pour pousser le lecteur à découvrir la suite.

Le quotidien des strip-teaseuses est particulièrement présent dans cette histoire et ce dès depuis le chapitre 1. L'auteure fait preuve d'une grande imagination et d'un souci du détail remarquable quant à la vie des gens travaillant dans le monde de la nuit et de l'illégalité.

On ressent bien que Bulma joue avec sa vie dans ce milieu et que le moindre moment de faiblesse peu la faire basculer dans la fosse aux lions que ce soit avec les clients, les videurs comme Kiwi ou bien encore le boss, Freezer, le plus dangereux de tous.

Bulma est seule et ne peut compter sur l'aide de personne pour faire tomber Freezer. Par miracle elle parvient à gravir les échelons pour se rapprocher de lui, elle est vraiment un personnage qui pose ses ovaires sur la table et son implication ferait bien pâlir ses collègues.

Le rôle de végéta est également très énigmatique et bien présenté. Il incarne à la perfection le gangster froid mais qui sais saisir les opportunités, autant en affaires qu'en loisirs. Lui et Bulma ont eu droit à un échange des plus tendus et je suis intriguée de voir si leurs chemins se recroiseront par la suite, parce qu'il semble être en affaire avec Freezer donc tout semble aller dans ce sens.

Si je devais relever quelques bémols, je soulignerais déjà l'incohérence de la puissance de Freezer. En effet il a été dit qu'il avait des contacts jusque chez le flic, et qu'il est un homme d'une grande prudence. Or dans ce cas il se serait assuré depuis longtemps que Bulma était bien ce qu'elle prétendait être : à savoir une fille assez paumée pour entrer dans son business de mafieux. La logique aurait voulu que la première chose qu'il s'assure soit que ses employés ne soient pas liés de près ou de loin à la police, que ce soit en tant qu'agents, ex-agents ou même en tant que témoins ou sources. Et si Freezer avait des taupes dans la police, la couverture de Bulma était d'office compromise.

C'était improbable mais pas impossible, or à aucun moment Bulma n'exprime d'inquiétude quant à une potentielle trahison venant de son propre camp, ni ne parle plus en détails de comment elle a réussi à s'infiltrer et à s'approcher si près de Freezer. Les motifs de sa haine envers lui et de sa résilience dans sa mission sont même quasi inexistants au début et ne sont révélé que bien plus tard au chapitre 5.

Donc malgré toute cette merveilleuse tension Bulma/Freezer/Végéta, le « pourquoi » est un peu trop en retrait comparé au « comment », c'est dommage.

Enfin voilà. Je dois admettre que moi qui suis plutôt frileuse pour me mettre aux séries longues, je sens que j'ai bien envie d'accorder du temps à celle-là.
Je recommande~


Le ressenti de Juice

Bonjour chers lecteurs,

Nous nous retrouvons pour un nouvel épisode où nous parlerons de l'histoire Rouge métallique de Timaelan. Le fandom se trouve être DBZ, c'est pourquoi j'ai sauté dessus ^_^

Cela fait plusieurs années que je n'ai pas lu de fanfiction dessus et celle de Timaelan se trouve être une bonne surprise.
L'histoire se déroule dans un UA (univers alternatif) avec pour perso principal Bulma, policière qui monte un dossier sur Freezer. Pour cela, elle se fait passer pour une strip-teaseuse et rejoint le club de Freezer.
Le contexte de l'histoire est très bien installé. On comprend rapidement ce qui se passe, l'enjeu et l'intrigue ne tarde pas. Je n'ai lu que les 3 premiers chapitres mais ils sont très entraînants.
Bulma conserve son fort caractère et têtue comme elle est, elle se met dans des situations très dangereuses. Notamment avec Freezer. La relation qu'elle entretient avec lui ne tient qu'à un fil et j'ai beaucoup apprécié comment l'auteur arrive à nous faire sentir la moindre tension entre les deux protagonistes. L'auteur arrive très bien à lui faire sentir que le monde de Bulma est impitoyable, même les filles avec qui elle est au dortoir sont très dures. C'est ce que j'ai préféré, sa capacité à très bien nous communiquer les sensations et émotions des personnages.
Ce qui m'a un peu moins plu par contre, c'est que les chapitres étaient très longs et pas mal détaillés. Certains trouveront que c'est une bonne chose. Il est vrai qu'on s'immisce sans problème dans le monde de Rouge métallique. Cependant, je m'y suis un peu perdue. Peut-être avec un meilleur équilibre des dialogues directs et indirects, j'aurai mieux tenu le rythme, disons ça comme ça.
En soit, c'est une histoire qui tient la route, avec un grand potentiel et si vous aimez les fins pas si heureuses, vous pourrez accrocher facilement.
Ça sera tout pour moi, je vous dis à la prochaine !

Juice


3° L'interview

« Rouge Métallique » de Timaelan

Sur quel-s fandom-s écris-tu généralement ?

Facile, un seul et unique. Dragon Ball Z. Ce qui est bizarre, c'est que je suis loin d'être une puriste de la série (en fait, ça m'est arrivé de me planter dans les détails de l'histoire et je me suis même fait reprendre par les vrais fans). Je ne sais pas expliquer pourquoi mais les personnages me fascinent et ce monde m'inspirent.

En plus, j'avoue que j'ai pas énormément de culture sur le matériel de fanfiction : j'ai jamais lu Harry Potter (ça donne une idée), j'ai plus le temps de gamer depuis longtemps, j'ai dû faire une OD de manga à un moment donné parce que j'accroche plus du tout et pour finir, je regarde assez peu les séries (quoique je viens de sauter le pas de prendre netflix).

J'ai quand même voulu essayer d'autres fandoms. Notamment Game of Throne (j'ai lu tous les bouquins mais je crois que George R Martin ne finira jamais sa saga et ça m'a découragée), The Umbrella Academy (j'avais été scotchée par l'un des personnages mais je me suis rendue compte que je détestais quasiment tous les autres). Bref, finalement, ça n'a jamais rien donné et je reste avec DBZ, pour l'instant en tout cas.

Comment t'es venue l'idée d'écrire cette histoire, qu'est-ce qui t'a inspiré ?

Au début du début, c'est une vidéo (un clip fan made d'une musique que j'adore) qui a fait germer l'idée et qui m'a aidé à planter le décor. A côté de ça, l'univers alternatif avec Végéta mafieux/Bulma papillon de nuit est assez répandu dans le fandom (comme dans d'autres je crois), mais je n'aimais jamais la façon dont c'était traité parce que je trouvais que la plupart du temps, les auteurs décrivaient des situations dramatiques avec une grande nonchalance et trouvaient ça presque cool d'être une pute ou une strip-teaseuse (ça ne l'est pas, je précise au cas où).

J'ai donc voulu reprendre le genre avec une approche différente. Mon inspiration de base, c'était un univers contrôlé par des mecs puissants et sans scrupule, où, par une subtile inversion des rôles, seules les filles, faibles et maltraitées, arrivent finalement à tirer leur épingle du jeu. Ça arrive trop rarement dans la vraie vie, faut se faire plaisir.

Oh et bien sûr, avec une petite romance au milieu, ça va mieux. L'interaction Bulma/Végéta est toujours sulfureuse.

Comme beaucoup d'autres, écris-tu avec une musique en fond sonore ? Si oui, laquelle ?

Oui, toujours. J'ai besoin de musique pour m'immerger (ou m'extraire c'est comme on veut). Du coup, je dirai que ça part dans tous les sens selon l'humeur du moment (y compris musiques de films/musique classique)

Je pourrais faire une liste sans fin des choses bizarres que j'écoute mais je vais vous épargner ça. Par contre, je profite de la question pour citer mes deux plus grandes sources d'inspiration pour l'écriture que sont Massive Attack (que j'ai écouté pour Rouge Métallique) et Indochine (que je n'ai pas écouté pour Rouge Métallique). Alors oui, comme on peut le voir des mélanges étranges.

Pourquoi devrait-on lire cette histoire ?

Ça, c'est vraiment une question tordue à poser à un auteur. Parce qu'on en a envie d'une ambiance noire et de personnages tourmentés, je suppose.

Quelle est sa principale qualité ?

Ça aussi c'est tordu, les mecs. Si seulement je connaissais la réponse. C'est aux lecteurs qu'il faut demander, moi je n'ai fait que l'écrire.

Quel est son principal défaut ?

Sans hésitation, l'intrigue. J'ai beaucoup transpiré pour tout mettre en forme, j'ai réécrit certains chapitres deux ou trois fois. C'était très difficile de rester concentrée sur la cohérence des événements. D'ailleurs, je ne suis pas sûre d'y être vraiment arrivé.

As-tu un personnage ou un chapitre préféré ?

J'ai jamais trop réfléchi à ça.

Un chapitre préféré, c'est peut-être le premier chapitre où on a le point de vue de Végéta (chapitre 7, j'ai vérifié). Il rencontre Freezer pour discuter affaire avec lui. J'ai beaucoup aimé me mettre dans sa tête et orchestrer la tension entre les deux.

Pour le personnage préféré, je crois que c'est Chichi et son petit côté naïf qui ne lâche rien. Comme je l'expliquais plus haut, je voulais mettre la lumière sur les filles avant tout et que ce soit elles les héroïnes pour finir.

As-tu déjà la fin de ton histoire en tête ?

En tête et en ligne. Quand j'écris, je sais à peu près toujours où je vais arriver. Ce que j'ignore souvent, c'est comment.

Quel est ton auteur de fanfiction préféré ou celui que tu recommanderais ?

D'abord, je précise que je lis très peu en français et je ne sors pas beaucoup de mon fandom non plus. Ça limite donc. Mes auteurs préférés sont listés dans mes favoris sur mon profil et ce sont pour l'essentiel des auteurs anglophones.

Quelle est ta fanfiction préférée ?

Je crois que c'est « Liquor, Lingerie and Leather Bound Musings » soit à peu près « Liqueur, Lingerie et Réflexions Reliées en Cuir ». C'est le journal intime d'un ado qui pose un regard plutôt perplexe sur le monde (en l'occurrence Goten). Très drôle et déjanté et en même temps très fin. Ça change des histoires noires et violentes. Je rêverai de pouvoir écrire un truc pareil. Pour ceux qui parlent anglais et connaissent DBZ, ça vous prend dès le 1er chapitre.

Parmi toutes les histoires que tu as écrites, laquelle préfères-tu ?

Aïe. Pas Rouge Métallique en tout cas.

Ce que je peux dire, c'est que par une sorte de malédiction, celles que j'ai le moins aimé écrire sont celles que les lecteurs ont préféré lire. A l'inverse, certaines fics que j'ai adoré écrire restent plus confidentielles. J'aime beaucoup « Nuit » par exemple.


4° Le mot de l'auteur

Enfin, as-tu un petit mot à dire à tes lecteurs ?

Merci s'impose, je crois. (une réponse qui prend tout le monde de court, n'est-ce pas ?)

Je suis tout spécialement ébahie par la fidélité de certain(e)s d'entre eux que je retrouve dans les commentaires au fils des histoires et des ans. Surtout, il n'y a pas récompense plus gratifiante pour moi que de voir des lecteurs me suivre hors de leur routine de lecture (quand j'écris hors de leur genre ou hors de leur fandom). C'est une marque d'estime et de confiance qui n'a pas de prix.


5° Réponses aux reviews

Princess Toady : Coucou^^ Merci à toi d'avoir participé 😉 J'ai transmis ta review aux chroniqueurs sur Discord ! Bonne continuation

Rukie-chan : Avec plaisir 😉 J'ai pris note de ta suggestion et ai contacté l'auteure^^


Je remercie Timaelan d'avoir joué le jeu en répondant à mes questions, ainsi que Mugu, Kiran et Juice pour m'avoir apporté leur aide.

À suivre : épisode 31 « Les zibelines triompheront bien » de Mirka Fay.

*N'oubliez pas d'offrir des reviews à vos auteurs*