Merci à mon bêta pour les nombreuse fautes !

- C'est... C'est.. Impossible...

Harry le lui confirma mais Gabrielle fit la dernière chose à laquelle il s'attendait. Elle s'enfuie en courant droit vers le château. Harry se maudit. Il était plus qu'évident qu'elle n'acceptait pas la vérité. Après tous ses mensonges. Harry regarda la carte du Maraudeur. Elle se dirigeait vers la salle sur demande. Il réactiva le sort de camouflage sur ses cheveux et pris la direction du château. Il devait absolument lui parler.

Harry suivie le point Gabrielle Delacour à mesure qu'il progressait dans le château. Quand elle fut devant la salle sur demande, le point disparue. Harry ne tarda pas à atteindre le mur vierge qui faisait office d'entrer. Il savait déjà ce que Gabrielle avait demandé à la salle sur demande.

Il passa trois fois devant le mur en répétant : il me faut un endroit où me cacher. La porte apparue et Harry la franchie.

Harry constata l'incroyable pouvoir de la Salle sur Demande. L'année dernière, cette pièce était ravagé par un Feudemon. Elle s'était totalement reconstituée même si les montagnes d'objets abandonnés par les élèves était beaucoup moins haute. Harry pointa sa baguette devant lui et prononça :

- Hominum Revelio!

Une onde sortit de sa baguette et révéla que Gabrielle était accroupie derrière la montagne qui faisait face à Harry. Après avoir repris l'apparence de Harry Potter, il contourna l'obstacle d'un pas prudent. Elle était là. Elle pleurait comme jamais Harry ne l'avais vue. Quand elle s'aperçut de sa présence, elle se releva et se remis à courir. Harry la poursuivie. Il fut plus rapide et parvint à attraper son bras, la forçant à lui faire face.

- Gabi... Je suis tellement désolé... Laisse moi t'expliquer, s'il te plaît.

- Comment je pourrais encore te regarder en face après tous ce que je t'ai dit.

Harry savait que les mots ne résoudraient rien. Il l'a tira vers lui et la serra dans ses bras. Il caressa sa longue chevelure avec douceur.

- Comment... Tu sais tout... Tu sais ce que je ressent...

Harry se détacha d'elle et posa ses deux mains sur ses épaules. Ils étaient très proche.

- Je me souviens du cours de potions de début d'année. Je me souviens de ton baiser. Ce que j'avais oublié, c'était à quel point je l'avais apprécié.

- Ne dit pas n'importe quoi. Tu es Harry Potter, tu as dix huit ans et moi douze... Com...

Gabrielle ne put finir sa phrase car Harry venait de déposer ses lèvres sur les siennes. Il l'a vue rougir jusqu'aux oreilles, mais elle ne le repoussa pas.

- J'ai peut-être dix huit ans dans ma tête, mais j'ai le corps d'un garçon de onze ans. Gabrielle. Tu es sans doute encore trop jeune, mais n'oublie jamais ce baiser. Ces sentiments si précieux pour moi.

Gabrielle se jeta dans les bras de Harry.

- Oh.. Harry... Je n'arrive pas à y croire...

- C'est pourtant la seul et unique réalité, Gabi.

Il se détachèrent. Harry proposa à Gabrielle de s'asseoir sur le sol.

- Tu dois avoir beaucoup de questions ?

- Oh que oui... Qui d'autre est courant ?

- Pour l'instant, toi, Dumbledore et Rogue.

- Ce qui explique vos petites discussions secrètes.

- Il y a aussi une quatrième personne. Elle m'a laissé un mot sur les cadeaux de mes admirateurs. J'ai déjà une petite idée de la personne.

- Dit moi, Harry. Plus de secret entre nous...

- Hermione Granger, ma meilleure amie.

- Granger ? La préfet en chef de Gryfondor. Et je croyais que j'étais ta meilleur amie...

- Tu es beaucoup plus que ça, Gabi, dit Harry en passant les doigts de sa main droite dans ceux de Gabrielle.

Gabrielle détourna son regard. Elle rougissait.

- Comment tout a commencé ?

- Je vivais chez les Weasley. Le soir du 31 août dernier, un corbeau m'a apporté une missive. Le mot disait que Dumbledore était vivant et voulait me rencontrer. Le parchemin était signé magiquement par le sang. Mais il s'agissait d'un piège. Jedusor m'a pris par surprise et j'ai dû boire son élixir mortel. Elle est partie en me laissant pour mort. Par miracle j'ai survécu. Seulement, j'avais rajeunie de sept ans. J'ai alors pris la décision de trouver un antidote et de me venger de Jedusor. J'ai transplané au chemin de Travers. Tu connais la suite.

- Toute cette histoire de Peverel était un mensonge ?

- Il me fallait un argument imparable pour expliquer mon don en magie. Si je connais autant de sort, c'est parce que mon cerveau n'a pas rajeunie.

- Et pour le Choixpeau et cette histoire de liste ?

- Comme je n'étais pas inscrit à Poudlard, j'ai prétexté à la Directrice de faire confiance au jugement du Choixpeau Magique. Par chance, j'ai réussie à lancer un sortilège de confusion au Choixpeau. Il ne me prenait plus pour Harry Potter, mais pour Merlin Peverel. J'ai commis une erreur. Le Choixpeau peut répartir les enfants de onze an car ils ne sont pas encore assez mûrs. Or, pour le Choixpeau, j'avais toujours le cerveau d'un jeune adulte de dix huit ans. Il ne pouvait donc pas me répartir.

- Et ensuite ? Pourquoi t'es-tu intéressé à l'alchimiste et à Jedusor ?

- Le premier soir à Poudlard, je suis entré par effraction dans le bureau de la Directrice. Rogue m'a conduit vers l'alchimiste et Dumbledore vers Jedusor.

- Existe-t-il un antidote ?

- Il... Il en existait un.

- Existait ?

- L'élixir de longue vie produit par la pierre philosophale permet d'annuler l'effet de l'élixir de Jedusor. Mais je ne les possède plus.

- Je ne comprend pas très bien, Harry.

Harry hésita. Cette anecdote était funeste pour Gabrielle.

- Quand j'ai compris que l'antidote était l'élixir de longue vie, je me suis enfui en haut de la tour d'astronomie. J'étais sur le point de le boire quand... Je suis apparu.

- Tu es apparu ? Fis Gabrielle d'un ton septique.

- Tu te souviens du Retourneur de Temps ? Mon homologue du futur l'as utilisé pour me rendre visite.

- Tu as vu ton futur !?

- Exact. Il m'a dit de ne pas boire l'élixir. Il m'a expliqué que je finirais par trouver une solution.

- Une solution à quoi ?

- Pouvoir être avec toi tout en étant Harry Potter.

- Tu as sacrifié ta seul chance de revenir adulte... Pour moi.

Harry resta silencieux. Il pouvais comprendre que Gabrielle trouve son choix absurde. Mais elle serra la main de Harry encore plus fort.

- Je... Personne n'as jamais fais un geste aussi noble pour moi... Et c'est Harry Potter qui l'a fait !

- Tu es contente que ton héros d'enfance ait fait le sacrifice ultime pour toi, hein ? taquin Harry.

- Je ne suis plus une enfant, pesta Gabrielle en tirant la langue.

- C'est vraie que les épreuves de cette année ton fait grandir, admis Harry. Mais tu reste très jeune...

- Pff... Tu manque de tact Harry Potter.

- Je ne fais qu'énoncer un fait. J'ai donc donné la pierre et l'élixir à mon homologue du futur. Et... Avant qu'il ne parte. Il m'a demandé de veiller sur toi.

- Je te l'ai déjà dit Harry. Je n'ai pas besoin que l'ont me protège.

- Je le sais bien... C'est pour cette raison que j'ai élaboré un plan que nous mettrons en œuvre pendant les vacances d'été. J'aurais beaucoup à faire. Nous nous retrouverons au Terrier. Je t'expliquerais tout à ce moment là.

- Je te fais confiance, Harry.

- Dans ce cas je pense qu'il serait temps de se rendre dans la Grande Salle. Le festin va bientôt avoir lieu.

- Fleur et Bill seront là pour me voir recevoir la médaille de Poudlard, dit Gabrielle surexcité.

- Et un paquet de journaliste...

- J'ai une dernière question, Harry. Pourquoi avoir tant fait pour faire croire à ta mort ?

-Plus jamais personne ne se sacrifia pour sauver Harry Potter.

Suite à cette conclusion. Harry et Gabrielle se levèrent. Ils rejoignirent l'entrer de la Salle sur Demande, main dans la main. Harry repris l'apparence de Merlin Peverel à l'aide de la baguette de Sureau. Il lâcha la main de Gabrielle et sortit le premier, le cœur aussi léger que l'air...

Le soir même, Harry et Gabrielle étaient à la table des Serdaigle. Fleur et Bill étaient installés en face d'eux. Il y avait de nombreux photographe répartie dans toute la grande Salle. Ils visaient l'estrade ou dans quelques minutes, Harry et Gabrielle allait recevoir leur médaille pour service rendue à l'école.

- Je suis si fière de toi, petite sœur, dit Fleur dans un anglais parfait. Tu deviens une petite femme. Il te manque un petit homme. A moins... Que tu ne l'ais déjà trouvé.

Harry qui était occupé à scruter la table des professeurs, n'entendit rien. La place vide du professeur de défense rappelait à Harry que Voldemort rodait dans la nature, préparant en secret son prochain plan avec sa fille.

- Merlin, nous ne te l'avons pas encore dit, merci d'avoir protégé Gabrielle dans la Chambre des Secrets.

- Nous nous somme protégés mutuellement, répondit Harry à Bill et Fleur.

- Dit moi Merlin, dit Bill à voix basse. Tu ne veux pas me dire comment tu as gagné ton duel avec Voldemort ?

- Moins tu en sais, plus tu as de chance de sortir vivant de la Troisième Guerre contre Voldemort.

Bill lâcha l'affaire, un peu déçu. La Directrice choisit ce moment pour se lever de la table des professeur, faisant taire l'assemblée toute entière, pour rejoindre son pupitre.

- Bonsoir, mes chères élèves. Comme vous le savez tous à présent, Lord Voldemort est de retour. Nous devons rester unis autour des paroles de Merlin Peverel. Même si nous avons perdu notre Élu, nous ne devons pas céder à la peur. Voldemort est isolé avec comme seul allié, sa propre fille. J'aimerais rappeler à vous tous que nos meilleur aurors travaillent déjà à sa capture. Des millions d'affiches ont été collées dans tout le pays. Nous devons rester soudés autour de la mémoire de Harry Potter. Ce soir, il s'agit d'un festin. Alors passons aux bonnes nouvelles. Il y a un mois, deux élèves de première année ont risqué leur vie pour protéger Poudlard de l'assaut des forces du mal. J'aimerais d'abord appeler, Miss Delacour qui, par sa détermination sans faille, à permis de sauver tous les nés moldus de Poudlard.

- Va, Gabi. Dit Harry avec un sourire. Tu le mérite.

Alors que Gabrielle marchait vers l'estrade sous les applaudissements de toutes les Maisons, Fleur hurla :

- C'est ma sœur ! Si vous voulez sortir avec elle, il faudra mon accord absolue !

Gabrielle monta sur l'estrade et regarda l'assemblée, la nervosité se lisant sur son visage. La Directrice s'approcha avec une médaille à l'effigie des quatre Maisons. Elle la posa sur son uniforme. Il y eut un tonnerre d'applaudissements.

- Bien... Bien... Dit la Directrice pour retrouver le calme. Passons à Mr Peverel. Je l'appelle à cette estrade pour le courage qu'il a démontré en affrontant Voldemort au péril de sa vie.

Bill et Fleur tapèrent dans le dos de Harry pour le pousser à se lever. Il entama sa marche vers l'estrade. Il ne fut pas accueillie par des applaudissement mais par une phrase répété en cœur par l'assemblée :

Celui Qu'il N'est Jamais Craint !

Celui Qu'il N'est Jamais Craint !

Celui Qu'il N'est Jamais Craint !

Quand Harry monta sur l'estrade, ses craintes se confirmèrent. Il le lue dans les yeux de chacun des élèves. Au final, Gremburry avait accomplie sont plan initiale. Merlin Peverel était devenu leurs nouvelle espoir. Il sentis à peine la Directrice poser la médaille pour service rendue à l'école sur son uniforme. L'histoire allait-elle se répéter ?

Le lendemain matin, Harry s'était réveillé avant Gabrielle. Il descendit les escaliers du château pour atteindre le Hall du château où Rusard vérifiait les autorisations de sortie. Harry avait attaché la fleur de lys à son écusson de Serdaigle. Il marcha au hasard dans la foule, cherchant sa meilleur amie. Elle était assise sur les marches du Grand escalier. Elle lisait un livre qui avait comme marque page une fleur de lys. Harry s'approcha d'elle.

- Drôle de stratagème, Hermione.

- C'est une idée ingénieuse je trouve, Merlin.

- Comment as-tu deviné ?

- Ton duel avec Voldemort. Il n'existe qu'une seule baguette capable de repousser un sortilège impardonnable. Tu est le maître de la baguette de Sureau. Une simple déduction m'a conduit à comprendre ta véritable identité.

- Nous avons beaucoup de chose à nous dire, Hermione. Que dirais tu que je te raconte tout autour d'une bierreaubeurre ?

- Tu ne peux pas aller à pré au lard. Tu n'as que onze ans.

- Techniquement, oui. Mais je possède toujours ma vielle cape d'invisibilité.

Hermione se leva.

- J'ai hâte de connaître toute l'histoire.

- Oh... Je t'assure que tu ne risque pas d'être déçue...

C'est ainsi que Harry retrouva enfin sa meilleure amie de toujours. Une chose était sûr. La journée serait pleine de révélation.