Moi : Salut les gens ! Voilà le nouveau chapitre, en direct de chez moi parce que mon seul cours de la journée est à 16H45 ! X)
Ryuga : Faut vraiment que t'arrêtes de narguer les gens hein.
Moi : Oui bon, t'as raison Ryu X)
Kyoya : Bon alors, ça donne quoi le chapitre d'aujourd'hui ?
Ryuga : Le titre parle de lui-même.
Moi : Oui, le chapitre est plutôt centré sur Reiji, vous allez en apprendre plus sur lui !
Chris : J'suis sûr que tu l'as pas épargné !
Moi : Roooh, mauvaise langue ! Allez, disclaimer ! ^^
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde ! n_n
Réponse aux reviews :
Marius : Non mais PTDR, elle en tient une couche ta mère ! Moi je compte jamais avoir de gosses, mais on voudra jamais de moi au couvent de toute façon ! J'suis une sataniste, j'invoque Satan dans ma cave tous les samedis XD
Moi je supportais des potes débiles au lycée, c'était pas facile tous les jours ! XD
Moi j'adore les cheveux blancs de Toby, limite je le préfère comme ça que brun ! X)
J'étais moi aussi persuadée que Zéo est plus grand que Toby, mais en fait non, et ça se voit sur des screens de l'anime X)
P.S : (Moi : Même sur une ligne droite, Marimo serait capable de se perdre ! Law : Grave. Sanji : J'en ai marre, il est où ? TT_TT Law et moi : On sait pas ! Sanji : TT_TT)
Komachu : Ouais, vive Toby, le plus sage de la team Dungeon ! X)
NekoGardenFox : Bah j'imagine que si un jour on a des voitures volantes, on aura aussi des panneaux et des feux de signalisation volants ! X)
Personne n'a inventé l'injustice, c'est juste la vie, la nature humaine quoi… Ouais c'est nul, mais c'est comme ça… -_-'
C'est étrange de traverser les couloirs quand ils sont complètement vides et silencieux, ça change de l'agitation habituelle. Reiji semble à l'aise dans ce silence presque total, même si ses doigts sont quand même crispés autour de mon bras droit depuis qu'on est partis de la salle C29. J'ai vraiment l'impression d'être une espèce de bouée de sauvetage pour lui, et je le suis probablement à ses yeux en fait. C'est comme ça qu'il me voit, comme un mec qui l'a sauvé d'un enfer dont il n'aurait sûrement jamais réussi à se sortir seul. Alors qu'on sortait dans la cour pour passer du bâtiment de cours au bâtiment administratif, là où se trouve le bureau du directeur, une horrible pensée a popé dans mon cerveau. Je me suis demandé si la scène que j'ai surprise dans la salle de classe…c'est le plus loin que Doji ait été avec Reiji… Et depuis que cette pensée s'est incrustée dans mon esprit, j'arrive pas à la faire disparaitre. Raaaah, j'ai vraiment plus envie de penser à ça mais j'arrive pas à m'en empêcher ! Je ne crois pas que ce soit « bizarre », je me demande tout ça parce que je m'inquiète pour Reiji. J'ai vraiment de la peine pour ce gars… J'aurais envie de savoir ce qui a bien pu lui arriver pour qu'il devienne si triste, craintif et nerveux en permanence, mais ça ne me regarde pas. Peut-être qu'il me le dira, s'il en ressent l'envie.
Après avoir traversé plein de couloirs vides, Reiji et moi arrivons devant la porte du directeur. C'est facile de la reconnaître, c'est une porte tout au fond d'un énième couloir avec une plaque dessus sur laquelle est écrite « Mr. R. Atsuka, directeur ». Je me plante devant la porte, Reiji toujours accroché à mon bras, encore plus crispé maintenant qu'on est à deux doigts de dénoncer Mr. Doji au directeur. C'est le moment le plus compliqué… Avant de toquer, j'écoute quelques secondes les possibles bruits venant de derrière la porte, pour savoir si le directeur est tout seul ou pas. Ça me mettrait un peu mal à l'aise de le déranger alors qu'il est occupé… N'entendant rien, je me décide à toquer doucement à la porte, mais assez fort pour qu'on puisse m'entendre.
-Entrez ! S'exclame une voix forte et affirmée.
-O-On est vraiment obligés Kyoya… ? Murmure Reiji à mon oreille, commençant à trembler.
-C'est un mauvais moment à passer Reiji, mais il faut en passer par-là pour que Mr. Doji soit viré et qu'il ne puisse plus faire de mal à personne, lui dis-je. Je vais rester près de toi, je te le promets.
Reiji n'a pas l'air complètement rassuré mais il hoche la tête, cramponné à mon bras comme si sa vie en dépendait. J'appuie sur la poignée, ouvre la porte, et me retrouve face au père de Ryuga, assis derrière son bureau. Je me sens un peu…je sais pas en fait… Je crois que je me sens à la fois intimidé et gêné… Je n'ai plus revu le père de Ryuga depuis la rentrée, c'est-à-dire depuis presque deux mois, et maintenant il sait que j'entretiens une relation avec son fils aîné. La situation est…étrange. Le père de mon petit-ami était visiblement au beau milieu de sa paperasse, de la paperasse qui doit être bien ennuyeuse, et lève la tête vers nous avec un air surpris. Je crois qu'il est surtout surpris de me voir moi, il ne doit pas connaître Reiji. Un directeur ne connait généralement que quelques élèves, et généralement ce n'est pas vraiment pour de bonne raisons. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le directeur connait un peu trop bien l'autre Barbie.
-Eh bien, que puis-je faire pour vous jeunes hommes ? Nous demande-t-il, croisant les mains sur son bureau. Pourquoi êtes-vous venus me voir ?
-C'est au sujet d'un professeur, monsieur, et c'est très grave, répondé-je, sortant mon téléphone de ma poche tandis que Reiji reste toujours accroché à moi comme une moule sur un rocher.
-Un professeur ? Répète le directeur, surpris. Et qu'est-ce que vous voulez dire par « très grave » ?
-Regardez par vous-même, dis-je en lui tendant mon téléphone, la vidéo prête à jouer.
Interloqué, le père de Ryuga prend mon téléphone dans ses mains et appuie sur le bouton lecture pour lancer la vidéo. Le son est coupé, mais les images parlent d'elles-mêmes, et de toute façon heureusement qu'il n'y a pas le son… S'il y avait le son, on entendrait des bruits dégoutants, genre la respiration lourde du prof et des bruits de succion dégueulasses. Je crois que je pourrai jamais oublier ce que j'ai entendu en plus de ce que j'ai vu, berk… À peine la vidéo lancée, les yeux du directeur s'écarquillent et il devient presque aussi blanc que ses cheveux. Ouais, je vous comprends monsieur, ça donne envie de vomir. Je me suis assis sur l'un des deux fauteuils en face du bureau du directeur, et Reiji s'est assis sur l'autre, mais il se raccroche toujours à moi, tenant entre ses doigts tous fins l'un de mes poignets. Il pourrait perdre pied à tout moment si je n'étais pas là…
-Mon Dieu, je crois que je vais être malade… soupire le directeur en reposant mon téléphone sur son bureau.
-Je sais m'sieur, moi-même j'étais très mal à l'aise en filmant, mais je savais qu'il fallait des preuves pour être sûr que Mr. Doji ne s'en sortirait pas, répliqué-je, fronçant un peu les sourcils d'énervement rien qu'en voyant l'image statique de la vidéo en pause sur mon téléphone. J'avais oublié ma trousse de base, j'étais revenu la chercher quand j'ai vu…ça.
Monsieur Atsuka tourne la tête vers Reiji, s'apprêtant à lui parler de ce qu'il vient de regarder sur mon téléphone, mais il est interrompu par la porte de son bureau qui s'ouvre assez brutalement. Je sursaute un peu, ne m'y étant pas attendu, et Reiji sursaute quant à lui carrément violemment, laissant échapper un hoquet de peur et resserrant ses doigts sur mon poignet, au point que je sens ses ongles commencer à s'enfoncer dans ma peau. Aouch. Je tourne la tête pour voir qui est entré comme ça, sans même prendre la peine de toquer, et je manque d'avaler de travers en voyant Ryuga. Mais comment il a su que j'étais là d'abord ? Et il pouvait pas juste m'envoyer un message s'il me cherchait ? Ah j'vous jure, il est pas possible des fois… D'ailleurs, il est en train de rougir à vue d'œil, probablement gêné d'être entré comme s'il y avait le feu dans l'école.
-O-Oh, pardon papa, j-je savais pas que t'étais…occupé, bredouille mon petit-ami en se grattant la nuque, au comble de la gêne. J-Je cherchais… Oh, c'est pas important, je vais…partir. Je reviendrai quand vous aurez fini…
Et il est déjà reparti. Ouais ouais, c'était moi que tu cherchais Ryuga, on le sait ton père et moi, mais il y a Reiji donc t'as rien pu dire. S'il m'avait simplement envoyé un message en privé sur Messenger, il se serait pas ridiculisé comme ça ! Héhé, je vais le charrier quand j'en aurai fini avec les histoires qui m'ont amenées dans ce bureau, mais ça attendra. Le père de mon surveillant est à deux doigts d'éclater de rire à cause de l'intervention plus que drôle de son fils aîné, mais il se retient. On était en train de parler de choses sérieuses, ce n'est pas vraiment le moment de rigoler, surtout que Reiji n'a pas vraiment l'air d'avoir envie de se marrer lui.
-Excusez mon fils, il est un peu…un peu impulsif parfois, quand il s'y met, dit le directeur en reprenant un air sérieux, avant de se tourner à nouveau vers Reiji. Jeune homme, comment tu t'appelles ?
-Hum… R-Reiji Mizuchi… murmure pratiquement Reiji, qui a l'air d'avoir envie de partir très vite et très loin.
-Reiji… Quand est-ce que tout ça a commencé au juste ? Lui demande Mr. Atsuka, l'air concerné et peiné pour le sort du châtain.
Sous sa frange bien trop longue, le directeur ne peut pas voir les yeux jaunes de Reiji, et moi non plus d'ailleurs, mais je suis sûr que son regard se fait fuyant d'un seul coup puisqu'il se met à s'agiter, à trembler légèrement.
-S-S'il vous plait, laissez-moi tranquille, je veux plus parler de ça… sanglote pratiquement Reiji, commençant à se refermer sur lui-même comme une huître. Je veux oublier tout ce qu'il s'est passé, pitié…
Je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment étonné de la réaction de Reiji… Dans ce genre de situation, j'imagine qu'on a juste envie de tout zapper, de faire comme si rien n'était jamais arrivé, mais ça ne marche jamais. On ne peut jamais oublier un évènement pareil, et si Reiji ne parle pas, il va juste créer un blocage, un traumatisme, et quelque chose me dit qu'au fond de lui, il en a conscience. Je ne crois pas trop m'avancer en disant que son comportement craintif et nerveux vient d'un traumatisme qui s'est créé quelque part dans son passé. À rajouter traumatisme sur traumatisme, la santé mentale de Reiji va finir par se dégrader à un point extrêmement dangereux. Elle a l'air de n'être déjà plus vraiment…entière.
-Reiji… Hé, regarde-moi, dis-je en posant ma main sur la sienne, toujours enserrée autour de mon poignet.
Ça a l'air de le calmer un peu, en tout cas il arrête de trembler et tourne la tête vers moi, les cheveux de sa frange s'écartant un peu parce qu'il a la tête penchée, me laissant apercevoir l'un de ses yeux, humide de larmes retenues avec peine.
-Je sais que tu veux plus entendre parler de tout ça, que tu voudrais juste…te coucher, t'endormir et ne plus te souvenir de rien le lendemain au réveil, continué-je, le regardant dans les yeux. C'est pas comme ça que ça marche, malheureusement… Et je sais que tu le sais aussi. Il faut que tu parles, même si ça fait mal, pour pouvoir mettre tout ça définitivement derrière toi et avancer.
À m'écouter, on pourrait croire que je parle d'expérience ou que je fais des études de psychologie, mais non, ni l'un ni l'autre. Je ne fais que répéter des mots que bien d'autres ont prononcé avant moi, et je ne sais pas si je le fais bien mais j'espère… Les doigts de Reiji se décrispent progressivement sur mon poignet, donc je crois que j'ai réussi. Il finit par hocher doucement la tête pour me dire qu'il est d'accord avec ce que je dis et prend une profonde inspiration pour se donner du courage. Putain, Dieu merci, j'ai réussi…
-Tout a commencé un peu avant les vacances… soupire Reiji, passant sa main libre dans ses cheveux pour pousser sa frange et pouvoir regarder le directeur directement dans les yeux. Monsieur Doji m'a demandé de rester après un cours en amphi, juste avant la pause déjeuner, et…voilà quoi… Je suis rentré chez moi pendant les vacances, et j'ai espéré qu'en revenant il ne recommencerait plus… J'essayais de me voiler la face, je crois…
-Je vois… grogne pratiquement le directeur, hors de lui mais se contrôlant parfaitement bien. Je n'ai aucune envie de te demander ça Reiji, et tu n'as sûrement aucune envie d'on te demande ça, mais…
-Je sais très bien ce que vous allez me demander… le coupe le châtain avec un petit soupir. La réponse…est non. Il n'a jamais été plus loin que ce qu'on voit…sur la vidéo…
-Très bien, dit le directeur, l'air passablement soulagé mais toujours en colère. Ce n'est plus la peine que je vous retienne alors, vous pouvez retourner dans vos dortoirs. J'ai quelqu'un à convoquer de toute urgence moi.
-D'accord monsieur, répondé-je en me levant du fauteuil, Reiji ne tardant pas à me suivre.
-Ah, attends Kyoya ! Une dernière chose…
-Oui ?
-Est-ce que tu peux envoyer la vidéo à Ryuga et lui dire de me l'envoyer ?
-Oui, pas de problèmes monsieur.
-Merci Kyoya.
Cette fois, plus rien ne nous retient dans le bureau de monsieur Atsuka. Reiji et moi sortons après avoir dit au revoir au directeur et quand on se retrouve dans le couloir, c'est comme si une espèce de tension invisible s'envolait soudainement. Ça fait du bien, ça c'est sûr…
-Comment tu vas faire…pour envoyer la vidéo au surveillant ? Me demande le châtain, les mains fourrées dans ses poches, ne ressentant visiblement plus le besoin de s'accrocher à moi pour garder pied avec la réalité. Je sais que vous êtes amis… Tu as son numéro de téléphone ?
-Oh non, on est juste tous les deux sur Messenger, c'est tout, répondé-je en rigolant légèrement. C'est même pas un mensonge en plus, j'ai vraiment pas le numéro de mon mec…
-Oh, je vois, dit Reiji, esquissant un début de sourire.
-Je sais pas comment tu tiens avec ta chemise par contre, lui fais-je remarquer alors qu'on passe devant une rangée de grandes fenêtres qui laissent passer la lumière chaude du soleil de fin d'après-midi. Moi je crève déjà de chaud comme ça, alors toi je n'imagine même pas !
-Je ne peux pas vraiment montrer mes bras…
Bravo Yoyo, les pieds dans le plat ! Putain, mais j'suis con moi quand je m'y mets ! Pourquoi j'ai parlé de ça sérieux ?! Évidemment qu'il porte sa chemise manches longues comme ça, sans retrousser les manches alors qu'il fait chaud, pour cacher quelque chose, pas parce qu'il aime ça ! Je me hais des fois…
-Pardon, j'aurais jamais dû dire ça, m'excusé-je.
-C'est pas grave… Hé, ne t'en fais pas, je n'ai aucun attrait pour les scalpels ou les cutters, me répond Reiji avec un petit sourire gêné. Je ne cache pas des scarifications sur mes poignets. C'est juste que…mon père tape fort, et j'ai la peau qui marque facilement et longtemps…
-Ouais, je connais ça, soupiré-je, rassuré de ne pas avoir gaffé comme un con. Mon père aussi il est comme ça… M'enfin, heureusement pour moi, je n'ai plus à endurer ses coups vu que ma mère l'a viré de la maison et a demandé le divorce.
-J'aurais voulu que ça se passe comme ça pour moi aussi, mais ma mère est morte quand j'étais petit… dit le châtain tristement, regardant vers le ciel dehors. La vie n'a pas été…très sympa avec moi… Maintenant, j'attends juste ma majorité pour pouvoir partir. J'arrêterai ces études qui ne me plaisent pas, je me prendrai un appartement, je pourrai réfléchir à ce que je veux vraiment faire, et je pourrai à nouveau voir mon psy… J'en ai vraiment besoin en ce moment…
-Attends… Tu veux dire que tu as un psy, mais que tu ne vas plus le voir ?
-Je vais chez le psy depuis la mort de ma mère, et il m'aidait vraiment, mais mon père a voulu que j'arrête parce que ça ne servait soi-disant à rien… Ça fait deux ans que je n'ai plus été le voir, et ça me fait…du mal, tu l'as sûrement remarqué…
-Oui, je l'ai remarqué oui…
La mort de sa mère, les violences de son père, la privation d'un soutien psychologique… Alors c'est pour toutes ces raisons que Reiji est comme il est, nerveux, craintif, et toujours avec un air triste. Je comprends mieux. Cependant, Reiji a l'air d'aller un peu mieux depuis que je l'ai poussé à confier au moins une des choses qui le rongeaient de l'intérieur. La preuve, c'est qu'il s'est encore plus confié après. Je suis…heureux d'avoir pu l'aider. Je pensais pas que je pourrais faire autant en une journée, mais je ne peux pas dire que je sois déçu de comment a tourné mon mercredi. Après avoir traversé une nouvelle fois le bâtiment administratif, Reiji et moi nous retrouvons dehors et le châtain pousse un petit soupir.
-Tout ça, ça m'a fatigué, je crois que je vais aller me coucher jusqu'au dîner… dit-il en soulevant une nouvelle fois sa frange pour que je puisse voir ses yeux.
-Tu voudras manger avec moi et mes potes ? Lui demandé-je. Tu sais, on est pas une bande fermée, tu pourrais venir avec nous sans problèmes.
-Non, c'est gentil mais je…j'aime bien être un peu seul, me répond Reiji en rougissant un peu. Tu…le prends pas mal ?
-Non, bien sûr que non, t'inquiète, rétorqué-je en souriant. C'est comme tu le sens. Mais si tu changes d'avis, tu sais où me trouver.
-C'est gentil. Kyoya… Merci pour tout ce que tu as fait pour moi… Tu n'avais pas vraiment de raison de faire tout ça, mais tu l'as fait… Merci Kyoya, merci pour tout…
Je n'ai pas le temps de répondre, Reiji s'est déjà jeté dans mes bras et me serre contre lui avec toute la force dont il est capable. Bon, cette fois je m'y attendais un peu, j'avoue. Même si je n'aime toujours pas spécialement ce genre de démonstrations d'affection, vu que Reiji n'est pas encore ce que je pourrais vraiment appeler un ami, je le laisse faire et lui rend même son étreinte. J'suis pas très doué pour ça quand c'est pas mon frère que je prends dans mes bras, mais je fais de mon mieux. Au bout de quelques secondes, Reiji se recule, m'adresse un petit sourire timide mais qui a quelque chose de lumineux, et retourne vers le dortoir Alpha en serrant dans sa main la lanière de son sac en bandoulière. Bon, il serait temps que j'aille retrouver mes amis moi, ça doit bien faire une demi-heure que je suis parti chercher ma trousse quand même ! Je me demande où est passé Ryuga aussi…
-Est-ce que je dois taper une crise de jalousie ou est-ce que tu as une bonne excuse pour ce que je viens de voir ? Demande une voix familière derrière moi.
Bah tiens, quand on parle du loup. Je me retourne en ricanant et vois mon petit-ami appuyé contre le mur du bâtiment, me regardant avec un sourire en coin. Je me doutais bien qu'il n'était pas parti très loin, il avait l'air d'avoir vraiment envie de me retrouver.
-C'est une longue histoire, et je vais te la raconter sur le chemin jusqu'au dortoir si tu veux bien, ricané-je.
-Je me suis tapé la honte devant mon père à cause de tes conneries, t'en es conscient au moins ? Me demande mon surveillant en mettant les mains dans ses poches nonchalamment.
-En même temps, si tu t'étais contenté de m'envoyer un message pour me demander où j'étais, t'aurais évité ça, répliqué-je. Et puis comment t'as su que j'étais dans le bureau de ton père ?
-J'ai vu les autres revenir sans toi, je leur ai demandé où tu étais et ils m'ont répondu que tu avais oublié ta trousse et que tu étais parti la rechercher. Quand je ne t'ai pas vu revenir au bout de cinq minutes, j'ai commencé à trouver ça bizarre. J'ai quand même bien patienté, en me disant que peut-être quelque chose te retenait, mais au bout d'un quart d'heure j'ai commencé à m'inquiéter, alors je suis sorti dans la cour, explique Ryuga tout en marchant. J'ai vu quelques élèves qui trainaient, alors je leur ai demandé s'il t'avait vu et ils ont répondu que tu étais parti vers le bâtiment administratif. J'ai déduit tout seul que tu étais parti voir mon père. En revanche, ils ne m'avaient pas dit que tu n'étais pas tout seul… C'est pour ça que je suis entré sans frapper dans le bureau, j'ai cru que tu étais seul avec mon père…
-Haha, je comprends mieux. Je vais t'expliquer ce qui m'a retenu, mais je te préviens, c'est pas le genre d'histoires qu'on aime entendre…
Et je résume tout à Ryuga, dans les moindres détails. Quand je lui raconte ce que j'ai vu et filmé, que je dois d'ailleurs lui envoyer pour qu'il fasse passer à son père, un frisson de dégoût lui parcourt l'échine. Pas très étonnant.
-Trois ans que ce prof de marketing enseigne ici, et je l'ai toujours trouvé louche, comme Chris, marmonne mon surveillant. Il a toujours eu un regard…malsain, mais on a pas le droit de faire virer des gens simplement parce qu'on trouve leur regard malsain. Décidément, entre Konzern et Doji, il y a trois ans c'était vraiment pas la fête dans cette école…
-Eh bien, maintenant Doji va se faire virer et avoir un super rendez-vous avec la police, et tu as mis un coup de flippe tellement énorme à Barbie qu'il rase les murs quand il me voit, ricané-je. Cette année est une plutôt bonne année il semblerait.
Ryuga ricane à son tour et me fait un clin d'œil pour me dire que j'ai raison, ne pouvant pas m'embrasser puisqu'on arrive au dortoir. Effectivement, visiblement il y a trois ans, ce n'était pas la meilleure année de cette école, mais cette année les nuisibles en prennent pour leur grade. Franchement, je ne pensais pas qu'en me retrouvant ici, je me retrouverai à faire le ménage parmi les connards qui peuplent cette école. C'est plutôt pas mal, ça m'occupe en tout cas. N'empêche, tout ça, ça me fatigue… Je mériterai du repos tiens, et une récompense pour tout ce boulot. Mmh… Peut-être que Ryuga et moi on pourra s'arranger ce week-end. En tout cas, voir ma mère et mon frangin, ça me fera du bien, ça c'est sûr. Bref : vivement le week-end.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! n_n
Kyoya : Toi, je te jure que si tu refais un lemon, j'vais te frapper.
Moi : T'as pas le droit de me frapper, j'ai des lunettes !
Kyoya : -_-
Ryuga : Je trouve ça un peu trop beau pour être vrai moi…
Moi : Et ça y est, ça recommence le pessimisme ! Pourquoi vous croyez que j'ai toujours des sales idées derrière la tête ? XD
Kyoya : Parce que souvent, c'est le cas.
Chris : Ouais, il a pas tort ! X)
Moi : Roooh ! X)
Kyoya : On te fera jamais confiance à ce niveau-là -_-
Moi : Eh bah tant pis pour vous ! Laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et à dimanche ! n_n
Ryuga : Super, Kyo va encore râler toute la journée !
Kyoya : *marmonne* Ouais bah j'en ai marre de cet omégaverse…
Moi : Allez, salut tout le monde ! X)
Chris : Salut ! ^^
