Hello tout le monde ^^

J'espère que vous avez passé de bonnes vacances ?

Moi, j'en reviens tout juste.

Pas de connexion internet, de la verdure, que demande le peuple ?

Je peux donc revenir avec un nouveau chapitre^^

Je ne sais pas quand le prochain arrivera, mais je pense que vous commencez à connaître la chanson…

Enfin bref je vous laisse avec ce chapitre riche en émotions et en retournement de situation, et je vous retrouve en bas^^

L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION D'AGRESSIONS ET DE TORTURES !

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M. ON REPART ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Parution: très bonne question…

Résumé : Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Sur ce, une bonne lecture^^

Sang Noir

Chapitre 25 : Un jour mon Prince viendra…

Ostara se préparait dans la cité des Rocheuses, dans une ambiance en demi-teinte.

Le retour du printemps, l'éveil de la nature, et l'arrivée de la congrégation elfique, coïncidait également avec le prochain départ des troupes pour le front.

La cité était en effervescence. Tout le monde courait dans tous les sens, dans l'espoir de terminé les préparatifs à temps.

Ce joyeux bazard se reproduisait chaque année, à croire que personne ne retenait les erreurs ou les oublis de la fois précédente pour éviter de les reproduire.

Pour Harry qui le vivait pour la première fois, c'était une expérience qui lui donnait l'impression de vivre dans une grosse fourmilière, où il n'était pas très sûr de savoir quoi faire pour aider.

Il préféra donc se cantonner à ce qu'il savait déjà faire, comme donner son sang à Stasia de son plein grès.

Il avait suivi les « conseils » d'Accolon et s'était endurci au point de parvenir à des résultats vraiment incroyable sur bon nombre de blessé et même des mourants. Chose qui avait été impossible avec ses Maréchaux ou son Dauphin.

On lui prit une quantité de sang non négligeable, qui nécessita qu'il prenne nombre de potion de régénération sanguine.

Les premiers effets sur la vampire se firent rapidement sentir. Bientôt, ses deux sœurs pourraient en profiter également et voir leur malédiction s'amenuir.

Ne restait plus qu'à voir si les effets seraient définitifs, et si oui pour quelle raison ?

Le libre don y serait surement pour beaucoup, mais pour le moment, il ne fallait juger de rien.

Pendant ce temps, Accolon était de plus en plus présent à ses côtés, de même que ses Maréchaux, ce qui impliquait l'absence quasi constante de Neville.

Ce dernier ne supportait pas la vue du Dauphin et en négligeait ses devoirs envers Harry.

Le brun ne lui en tenait pas rigueur, puisqu'il estimait que son ami ne lui devait rien. De plus, il préparait son mariage et passait de plus en plus de temps avec son fiancé.

Il était content de les savoir enfin heureux et en même temps, il aurait voulu continuer à se confier au blond, comme il le faisait depuis qu'il était en Avalon.

Il était entouré d'amis proches, mais ce n'était pas la même chose.

Les autres voyaient bien son état et essayaient de le dérider au mieux. Même Accolon.

S'il était connu pour son sens de la fête et ses extravagances, ce n'était pas le cas de ses attentions, si elles n'étaient pas intéressées.

En toute sincérité, le calice se surprenait également.

Il sentait bien au côté du Prince, comme apaisé. Il était de plus en plus serein à mesure que les jours passaient. Il devenait plus facile à vivre, même si cela ne l'empêchait pas d'avoir toujours sous le bras, nombre de remarque acerbe pour qui le méritait.

Tout le monde remarqua son changement d'attitude et la plus part des gens estimaient que c'était uniquement pour retrouver son rang social.

Il y avait de ça, il restait un opportuniste dans l'âme, mais il en venait à penser qu'il était la némésis d'Harry et qu'il n'y avait que lui qui avait le droit de le tourmenter. Ceux qui tenteraient de s'approcher de lui avec ce genres d'intentions, n'avaient qu'à bien se tenir.

Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il aimait le brun, il y avait des limites ! Mais il savait reconnaître sa valeur, autant que celui à qui il en voulait vraiment.

Draco n'était pas un homme aussi vertueux qu'il le laissait paraître, et la petite merveille commençait à s'amouracher de lui. Suffisamment pour le blond le blesse, comme il l'avait blessé et cela lui était difficilement supportable, même si il avait encore du mal à se l'avouer.

Il vivait si prêt de son prince, qu'il ressentait les liens cosmiques qui l'unissait, lui et les Maréchaux et à quel point ceux-ci étaient puissants. Il les avait occultés depuis trop longtemps. A présent l'Univers réclamait son dû.

Il lui devait allégeance et s'était ce qu'il était en passe de faire. Qu'importe les racontars et les médisances des uns et des autres. Qu'importe son ancien amant et ses regards de plus en plus noirs, chaque fois qu'il le croisait. Il lui faudrait bientôt rendre compte.

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Accolon était tranquillement installé dans une bergère près de la fenêtre qui donnait sur les jardins enneigés, lorsque Draco entra dans ses appartements avec toute la douceur d'un troupeau de buffle.

Les gardes en faction fermèrent les portes derrières lui, la mine légèrement inquiète au vue du visage bouillant d'une rage contenue de leur Prince.

Ne voulant pas se sentir dominé par la colère de son ancien amant, le Dauphin se redressa vivement et lui fit face.

Le blond s'arrêta à quelques centimètres de son visage et l'invectiva derechef :

« A quel jeu joues-tu ?! »

Le brun réprima un frisson d'angoisse en avisant la teinte rouge que prenait les yeux de glace de son vis-à-vis et répondit avec toute la verve dont il était capable. L'attaque n'était-elle pas la meilleure des défenses ?

« Serait-on jaloux ? »

Un grondement lui répondit.

Le calice eut alors un rire de provocation, qui était surtout là pour lui donner du courage. Draco était terrifiant et cela lui rappelait de vieux souvenirs. Il en avait des frissons.

« Ca faisait longtemps ! Oublié le Petit Prince vertueux que tu es avec lui, hein ? »

Il finit sa phrase dans un gémissement de douleur.

Le vampire le saisit à la gorge et le plaqua contre le premier mur venu.

Leur souffle était court, la tension de plus en plus palpable.

« Ca a toujours été comme cela nous deux…Peut-être était-ce en partie ma faute ? La tendresse ça n'a jamais été pour moi. »

La prise se resserra sur sa gorge, tandis que les crocs du vampire s'allongeaient irrésistiblement, comme si le Blond ne s'appartenait plus vraiment. Mais c'était loin d'être la première fois…

« Je sais qui tu es. Quels sont tes besoins. Tu ne peux pas les assouvir avec lui. Il est trop doux, même dans la passion… A l'inverse d'avec moi, où c'était si dur et si violent ! … Mon cher bourreau. »

Il peinait à reprendre son souffle, mais il ne parvenait pas non plus à s'arrêter. Il devait lui dire ce qu'il gardait au fond de lui depuis si longtemps et qui le faisait tellement souffrir. Draco ne semblait, de tout façon, pas disposer à parler.

« Tu as honte de toi… Tu as peur de toi ! De ce que tu peux faire. De ce que tu m'as fait ! … Tu te souviens comment c'était ? A quel point tu aimais assouvir tes besoins de prédateur sur moi ? A quel point cela te manque ? A quel point cela t'excite ?! »

Pour tout réponse, le vampire se pencha sur ses lèvres en l'embrassa avec toute la férocité dont il était capable.

Cela n'avait rien de beau ni même d'agréable. C'était douloureux et dégradant.

Il se débattit comme un beau diable pour se dégager de sa prise, ce qui sembla exciter d'avantage son assaillant qui approfondi le baiser et ses attouchements, déchirants à moitié ses vêtements en même temps que ses lèvres.

Un sauvage !

Il finit par le frapper en plein visage et le repoussa au loin en hurlant.

« Non Draco ! »

Les deux hommes se firent face haletants et ensanglantés.

Pourquoi avait-il accepté de se laisser utiliser toutes les autres fois ?

Il en avait eu envie, de cela il se souvenait. Mais à présent, l'image d'Harry s'imposait à son esprit, et de l'espoir qu'il avait fait renaître en son cœur.

« Est-ce que tu pourras vivre avec le remord de l'avoir trahi ?! Avec moi ! »

Cette dernière phrase eut le mérite de réveiller le Prince qui se laissa glisser au sol, la main sur ses lèvres.

« Par les Dieux ! Je n'arrive pas à croire que je vais dire ça ! Il y a quelques semaines je t'aurais certainement sauté dans les bras ! Mais pas aujourd'hui. Je ne veux plus de « ça » entre nous ! Jamais ! Je ne suis pas non plus homme à accepter d'être le second choix. Celui de la honte ! »

Las, il prit son mouchoir et épongea ses lèvres malmenées.

« Je ne pourrais pas vivre avec ce remord. Pas plus que toi, murmura-t-il. Lorsque je suis avec lui, je ressens une telle paix, une telle acceptation… Et je me surprends à souhaiter que cela ne s'arrête jamais. Comme s'il me poussait, sans le vouloir, à être la meilleur version de moi-même. »

Tremblant d'émotion, il alla se servir un verre de bourdon qu'il avala cul sec en grimaçant, avant de s'en servir un deuxième et d'en tendre un autre au vampire toujours prostré au sol.

Comme un automate, il s'en saisit pourtant, bien obligé de contempler l'abysse qui s'ouvrait devant lui et qui avait toujours été là. Accolon était le seul à qui il avait montré cette part si sombre de son être. Il lui avait servi de défouloir. Il avait été ignoble.

Harry était un havre de paix et de douceur. Et il avait failli commettre l'irréparable à cause de cette part d'ombre qu'il avait appris à si bien dissimuler au reste du monde.

Le calice s'assit à côté de lui et lâcha un soupir à fendre l'âme. Le voilà qui s'apprêtait à consoler son cher bourreau.

« Si je puis me permettre une toute petite suggestion. Apprends à dominer cette bête qui se cache au fond de toi avant de le perdre. Domine cet instinct millénaire comme tant d'autre avant toi, au lieu de le laisser t'engloutir. Pas comme avec moi. Et là, tu deviendras un homme digne de lui. »

S'il fut touché par cette déclaration, Draco n'en oublia pas moins les soupçons qu'il avait toujours eu au sujet de l'attaque qu'avait subi son amant. Il eut un rire nerveux.

« Etrange discours venant de toi, lorsque l'on sait, qu'il n'y a pas si longtemps, tu as essayé de le tuer. »

Ainsi il l'avait bien eu dans le collimateur ? Il s'en était douté mais n'y avait jamais fait la moindre allusion. Pour quelle raison ? Par manque de preuve ? Pour mieux le confondre plus tard ?

A quoi bon nier de toute façon ?

« Je ne sais plus si je voulais vraiment le tuer. Ce que je voulais c'était te faire souffrir, comme tu m'avais fait souffrir. Te faire payer ta lâcheté. Aurais-je réussi ? avoua-t-il avec un sourire entendu.

-Tu m'as rendu fou.

-Alors c'est une demie victoire. »

Mais avec le recul, il se dit que si l'avait tué, il ne s'en serait probablement jamais remis.

Le lien entre les Maréchaux et le Prince Calice était si fort, si puissant, que le choc retour l'aurais tué.

« Tu vas lui dire ce que j'ai fait ? Je vais être puni ? demanda-t-il comme une dernière insolence. »

Pour se donner de l'effet Draco fit tourner l'alcool ambré dans son verre avant de le porter à ses lèvres et de lui répondre.

« Non. Cela restera entre nous. Comme tant d'autres choses… Mais je te fais la promesse que si jamais tu le trahis ou que tu lui fais le moindre mal, je te tuerais de mes propres mains. »

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Harry peaufinait les derniers détails concernant les appartements de Magena. Il avait fait venir Mme Guipure dans ses appartements, afin de lui commander plusieurs coupons de tissus et de fourrures. Ainsi, Magena pourrait choisir les motifs et les couleurs qu'elle désirait pour les vêtements qu'elle et sa fille porteraient.

Bien sûr, elle venait avec sa propre garde-robe, mais rien n'empêchait qu'elle garnisse ses placards de vêtements supplémentaires. La Cité des Bois était connu pour son climat assez doux, ce qui n'était pas le cas de celle des Rocheuses. Il valait donc mieux être préparé à toutes les éventualités.

Comme à son habitude, la couturière était en effervescence et ne cessait de badiner sur les évènements qui se préparaient, jusqu'à l'information de trop…

« Qu'elle ironie quand on y pense, s'exclama-t-elle, tandis qu'ils se noyaient sous les velours et les taffetas. Nous voilà plongé dans une opulence ouatée, alors que notre Prince et ses troupes vont bientôt partir pour le front, où il n'y aura que sang et boue. »

Harry qui finissait une tasse de lait chaud à la cannelle, s'étrangla avec sa gorgée.

Charlie soupira discrètement. Il se doutait que quelque chose de ce genre finirait par arriver et il se savait peu doué pour gérer ce qui ne manquerait pas de suivre. Où était donc passé Neville ? Il aurait eu bien besoin de lui !

Le cœur du Calice rata un battement tandis qu'il toussait à s'en décrocher les poumons.

Avait-il bien entendu ?

« Qu-quoi ? bredouilla-t-il, alors que les fées lucioles ne cessaient pas leur cajolerie. »

Mme Guipure avisa la visage fermé du garde du corps et se trouva contrit d'avoir encore trop parlé. Le visage du jeune homme était soudain livide, à croire que le ciel lui était tombé sur la tête.

Les larmes aux yeux, il lui donna son congé.

Sans demander son reste, la couturière sans alla sous une montagne de tissus, ses petites aides voletants dans son sillage, tristes de devoir le laisser dans un moment pareil.

« Harry, appela Charlie lorsque les portes se fermèrent sur elles. Je…

-Peux-tu me laisser seul, s'il te plait ? Le coupa-t-il d'une voix blanche. »

L'ordre était sans appel et Charlie ne trouva rien à y redire. Il se contenta de quitter les appartements la mort dans l'âme. Il devait avertir le Prince qu'Harry savait qu'il ne tarderait pas à partir pour le front.

Voyant que son maître était sur le point de fondre en larme, Espérance vint s'installer sur son épaule pour de frotter contre sa joue.

Gentiment, il la repoussa et la laissa aux soins de Patience.

Il s'enfuit presque dans sa chambre et s'y enferma.

Il s'effondra en se retenant de crier sa douleur, ses mains tremblantes couvrant sa bouche.

Il se fichait que le vampire lui ait caché qu'il partait. Finalement cela semblait presque logique. Inévitable. Il commandait des armées après tout, comme ses parents avant lui.

Ce qui le mettait à la torture c'était sa peur incontrôlable de le perdre et qui le mettait devant des sentiments si forts qu'ils lui faisaient peur.

Il aimait le blond à un point qu'il n'aurait pas cru possible et il ne pourrait supporter qui lui arrive quelque chose.

Son impuissance lui creva le cœur et empêcha ses pleurs de se tarir…

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Draco courait presque dans les couloirs pour rejoindre les appartements de son amant. Voilà une scène qui se reproduisait bien trop souvent.

Il savait qu'il aurait du lui parler de son prochain départ. Partir en guerre n'avait rien d'anodin. Mais il avait préféré attendre. Quoi, il ne savait pas vraiment. Il avait en tête toutes les fois où il avait dû partir et où il s'était confronté aux crises d'hystéries, au chantage, ou à l'indifférence de ses divers amants ou amantes au cours de dernières années, et ne voulait pas les voir se répéter avec Harry.

Lorsqu'il le découvrit recroquevillé prêt de la cheminée de sa chambre, secouer de pleur, il s'en voulu terriblement.

Le brun était différent de toutes les personnes qu'il avait pu côtoyer dans sa vie. Il aurait du agir autrement avec lui. Cela lui aurait éviter d'assister à un tel spectacle.

Il s'agenouilla et lui pressa doucement l'épaule.

Le visage nimbé de larme du sorcier se tourna vers lui et lui fendit le cœur.

Il s'apprêtait à lui faire des excuses, lorsqu'Harry plongea contre lui pour l'enlacer.

Il s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait et continua de pleurer.

Il ne cria pas, ne supplia pas plus. Il se contentait de se fondre en lui, comme si cela pouvait lui permettre de ne jamais le quitter.

Le blond referma ses bras autour de lui, le berça doucement, sans trouver quoi lui dire. En cet instant, tout semblait dérisoire.

Au bout, de ce qui lui sembla être une éternité, ses pleurs se raréfièrent et sa respiration se fit plus calme.

La calice redressa la tête et le fixa de ses yeux si vert.

« Je t'aime, murmura-t-il dans un souffle. Je t'aime tellement que savoir que tu vas partir là où je ne pourrais pas te suivre, ni t'éviter le danger, m'est une véritable torture. »

Cette déclaration, aussi sincère qu'inattendue, lui fit l'effet d'une gifle. Il n'en fut pas moins ému pour autant, car cela faisait échos à ses propres sentiments.

Il embrassa les larmes qui coulaient encore sur ses joues avec une infinie douceur, avant de lui répondre.

« Je t'aime aussi. Comme je n'ai jamais aimé personne et ce, je crois, depuis la première fois que j'ai croisé ton regard. »

A ses mots, le cœur du brun s'emballa et il plongea sans plus attendre sur les lèvres de son vis-à-vis.

Il fut doux et lent, comme pour imprimer chaque geste au plus profond de leur corps et de leur âme.

Draco lui répondit avec la même dévotion.

Après d'amples caresses et de longs soupirs, le vampire le souleva dans ses bras et le coucha sur le lit avant de couvrir son corps du sien et de continuer son exploration, qu'il aurait pu faire les yeux fermés.

Harry n'était pas en reste. Il tirait sur les boutons de sa chemise, avide de toucher sa peau d'albâtre.

Là sous sa paume, battait son cœur, à l'unisson du sien, il en était certain.

Il fit courir ses doigts le long de la colonne vertébrale, jusqu'à la chute des reins qu'il savait si sensible.

Le blond émit un grognement qui résonna dans tout son corps. Il rejeta la tête en arrière et lui offrit son cou.

Le sorcier s'en approcha pour mieux le butiner de baisers.

Il palpa ses fesses et rapprocha son bassin du sien, faisant se toucher leur deux érections et gémir de concert.

Il le voulait tellement. Il voulait plus que tout lui appartenir.

« Mords moi mon Amour, lui susurra-t-il. »

Le vampire le regarda, confus.

Avait-il bien entendu ?

« Je veux être avec toi pour toujours. M'imprimer jusque dans ta chair. Tout pourvu que tu me reviennes. »

Bouleversé, ses yeux passèrent du bleu glacier, au rouge rubis en une seconde, tant la demande était tentante en cet instant si délicieux.

Pouvait-il dire non ?

Il ne s'en sentait pas le courage.

Boire le sang d'un calice, a fortiori, du Prince Calice, à même la source, était un gage de confiance et d'amour. Un insigne honneur.

Il en ronronna d'anticipation.

Lentement, il lui retira ce qui lui restait de vêtements, autant dire pas beaucoup et fit de même pour lui.

Peau contre peau, vif contre vif, Il imprima un long mouvement de va et vient qui eut tôt fait de les mettre à la torture.

Leurs gémissements emplirent la chambre, durant de longues minutes.

Enfin, le vampire allongea ses canines et lécha avidement la jugulaire, sa salive ayant des bienfaits anesthésiant et cicatrisante.

Impatient et légèrement anxieux, Harry se tortilla sous lui accentuant les frictions sur leur verge. Il laissa échapper un cri, lorsqu'il sentit des dents grignoter sa peau au point de la faire rougir.

Draco passa ses bras autour de son torse et de ses épaules, afin de le maintenir contre lui et perfora avec une infinie délicatesse, la peau devenue si sensible de son amant.

Le plaisir qu'ils ressentirent à la première gorgée fut au-delà de tout ce à quoi ils s'attendaient.

Une vague de délice les traversa, amplifiant leur désir et leur passion.

Harry s'arcbouta dans les bras du vampire et ne retint plus ses cris de bonheur, perdu dans une brume d'intense félicité.

Le vampire buvait à son cou en de longues gorgées, et imprimait un mouvement de la même amplitude avec son bassin.

Le sang chaud et sucré, digne d'un nectar divin, coulait dans sa bouche, le rendant presque frénétique.

Pourrait-il s'arrêter ?

Ses mouvements devinrent de plus en plus saccadés.

Il sentit le point de non-retour arriver pour son amour. C'était bien trop tôt.

Il voulait que ce moment dure toujours et plus que tout autre chose, il voulait jouir dans son corps.

Avec précipitation, il lança un sortilège de lubrification, avant de lâcher le cou librement offert avec une pointe de regret.

« Draco, appela le brun dans un souffle.

-Je suis tout à toi mon amour. »

Lentement, il fondit dans ses chairs si douces et si accueillantes et le bélina avec ferveur. La montée de l'orgasme se fit graduellement, mais avec une force qui rendit le calice presque fou.

Il n'avait de cesse d'appeler son amant entre deux cris de plaisir.

Il devenait son Univers, son tout.

Il accompagnait ses mouvements avec ardeur et dévotion, cherchant à le garder en lui pour toujours, si c'était possible.

En tout cas, il l'appelait de tous ses vœux.

Au bord de la rupture, il agrippa les épaules et la nuque de son vampire pour l'inciter à boire encore.

Avide, celui-ci ne se fit pas prier, et planta de nouveaux ses crocs dans son cou.

Il but à peine une gorgée que l'orgasme éclata, impétueux, et interminable.

A bout de souffle, moite sous l'effort, ils restèrent de longues minutes imbriqués l'un dans l'autre.

Lorsqu'il reprit ses esprits, Draco constata que son amant s'était endormi, paisible enfin.

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Dans son salon, Accolon n'avait de cesse d'attiser le feu de sa cheminée. Après la visite de Draco, il avait pris le temps de réfléchir plus posément à ses actes. Il avait décidé de se racheter une conduite. Il allait débarrasser son cœur des cicatrises qui n'avaient de cesse de le faire souffrir depuis que le chevalier de Lorraine l'avait pris sous son aile. Il brûla donc tout ce qu'il avait préparé pour se venger d'Harry et Draco, chose bien inutile maintenant.

Harry avait beau l'exaspérer, c'était quelqu'un de bien, qui le rendait meilleur. Il ne méritait pas la haine qu'il lui avait voué pendant des mois et qui l'avait conduit aux bords de l'abysse.

Il n'aurait eu de cesse d'y plonger, si le jeune sorcier ne lui avait pas tendu la main.

Il contemplait les flammes, hypnotisé par elle, lorsque la porte de ses appartements s'ouvrit.

« Ma fleur de lys ? l'appela son futur ex amant, car ainsi en avait-il décidé. »

Le blond s'approcha doucement de lui et l'enlaça à l'étouffer.

« Tu m'as manqué ! il y a si longtemps que je ne t'ai vu, poursuivit-il en respirant ses cheveux si longs et si soyeux.

-Je sais. C'est que je suis très occupé en ce moment, répondit-il distraitement en jetant les derniers papiers dans l'âtre.

« Je vois ça. »

Ses cajoleries devirent des caresses appuyées, ses baisers plus profonds.

Accolon tenta de se défaire de sa prise, bien décider à en finir au plus vite.

« Cormac, il faut qu'on parle.

-De quoi veux-tu parler ma fleur de lys ? »

Il continuait à parcourir son corps de ses grandes mains si expertes. Accolon eut du mal à garder la tête froide, mais finalement, il trouva la force de s'extirper de son étreinte.

Il se retourna et lui fait face. Devant son visage si innocent et plein de confiance, son cœur rata un battement. Il manqua se raviser, puis se jeta à l'eau.

« Je ne peux plus continuer… Je me sers de toi. Tu m'as dit un jour, que tu m'aimais assez pour nous deux. Mais ce n'est pas juste. Tu mérites tellement mieux que ça. »

A ces mots, ses traits semblèrent se déformer. Oublié l'air benêt et le sourire si joviale. Il devint froid, anguleux et son sourire se fit sardonique.

« Tu veux me quitter ? Vraiment ? »

Même sa voix changea de ton, elle était plus grave, pleine de fiel. Le calice en fut si surprit, qu'il se statufia, interdit.

« J'avoue que je ne pensais pas cela possible. Comme quoi on se trompe souvent, même les meilleurs…

-Quoi ? Bredouilla le brun. »

Cormac eut un sourire carnassier et lui saisit le poignet en faisant mine de l'embrasser, avant de le lui tordre jusqu'à le faire gémir.

« Peut-être que je n'ai pas été assez dur ? Assez violent ? Ou pas autant que ton cher bourreau ? »

Accolon tenta de lui faire lâcher prise, mais n'obtint qu'un regard emplit d'amusement et de sadisme. Qui avait-il vraiment en face de lui ? Il se revoyait face au Chevalier de Loraine et eut soudainement une envie irrésistible de pleurer et de supplier. Pas encore ! Tout mais pas ça !

Cormac serra le poignet si délicat encore plus fort, au point d'y laisser une marque. Il savait que son charisme était tel qu'Accolon se retrouverait incapable de ne serait-ce que penser se servir de sa magie pour l'éloigner. Ses vieux réflexes d'enfant avaient la vie dure.

« Le Prince Calice est une chose Merveilleuse, emplit de pouvoir. Il a guérit ton cœur, ton corps et ton âme. Au point que tu es repoussé Draconis.

-Comment sais-tu… ? »

Il sera encore plus fort au point de mettre son amant à genoux. Voilà une position plus digne de lui, qu'il n'aurait jamais dû quitter.

« Tu penses être celui qui s'est servi de moi ? Et si je te disais que la vérité était toute autre ? Que si je suis auprès de toi, c'est uniquement pour mener à bien une mission très particulière ? Une mission que tu as failli remporter pour moi ? Je pensais qu'une fois de plus ne te poserais pas de problème. Mais apparemment, tu t'es attaché à la petite Merveille. Quel dommage, il va falloir que je sois plus persuasif. Je ne penses pas que ce soit très difficile, j'entends déjà ton esprit craqueler, se fendiller. Tu souffres encore. Tu n'es pas aussi bien réparé que tu pourrais le croire. Il reste encore une faille. Et oui, tu t'es encore laisser prendre au piège. Tu as encore été l'outil. Et tu vas l'être encore. Tu vas me permettre d'atteindre le Prince Calice. Tu vas me permettre de le tuer, pour le seul vrai roi d'Avalon. »

Terroriser à l'idée de faire du mal à celui qu'il s'était juré de toujours protéger, Accolon se mit à trembler. Il était faible, face à un homme tel que Cormac, il ne pourrait rien. L'abysse était revenu, plus grand, plus sombre et il allait l'avaler tout entier. Cette fois, il doutait que quiconque puisse le sortir de là.

« Non ! Je t'en pries ! Ne fais pas ça ! »

Il pleurait pour de bon. Pour Harry et pour lui-même, car ils allaient mourir tous les deux à cause de sa faiblesse.

Cormac lui caressa les cheveux d'un geste tendre. Une si belle poupée ne devait pleurer que sous les coups de fouets ou ses coups de butoirs. Maintenant, leur histoire allait vraiment commencer. Il était temps de reprendre le dressage de se soumis aux allures royales. Il devait apprendre à qui il se devait d'obéir.

« Chuuut ! Ne vas pas t'encombrer l'esprit. Je suis le seul maître à présent. Impero ! »

Pas taper^^

Qui l'avez vu venir ? Qui a compris que c'était Cormac l'espion de Voldemort ?

Comment va se passer la suite ? Quels sont vos attentes ? Vos espoirs ?

J'attends vos retours avec impatiente^^

PS : y a eu du mouvement pendant ces vacances, j'ai eu pas mal d'idées et j'ai beaucoup écris. J'ai débuté deux nouvelles histoires, une qui était partie pour être un one shot, mais qui de tout évidence sera beaucoup plus long^^ Elle est un mic mac entre mange prie aime, et la petite boulangerie du bout du monde voila, comme ça vous connaissez mes coups de cœurs^^ un HPDM bien sûr, what else, j'ai envie de dire^^

Et la seconde est un remaniement de conte. Oui, encore, celle là ne se pointera pas tout de suite parce que j'en ai un en cours, Le Prince et le chasseur, pour ceux qui connaissent ou qui ne connaissent pas.^^

Si vous avez aimé Sang Noir faites y un tours ça vaut le détour^^

Je m'envoies des fleurs oui tout à fait !

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Des poutoux

Angel