Disclamer : Les personnages et le monde HARRY POTTER sont à J.K. Rowling.
Bêta : non corrigé
NdA : Bonjour/bonsoir ! Pour commençais, je tiens à remercier tous ceux/celles qui m'ont laissé des messages pour prendre de mes nouvelles ainsi que pour les com's.
Ensuite, je sais que je suis plus qu'en retard sur la publication, mais j'ai eu quelques soucis de santés qui m'ont laissée très fatiguée, un peu déprimée et pas trop motivée pour écrire. Du coup, je me suis un peu coupé de tous sans penser à prévenir mes lecteurs de mon absence comme j'avais l'habitude de le faire. J'avoue que ce n'était pas très sympa de ma part, du coup, je m'excuse pour ceux qui attendaient la sortir de ce chapitre.
Comme je vais un peu mieux maintenant, l'envie d'écrire m'est peu à peu revenue, donc, me voilà avec un nouveau chapitre. Cependant, je ne suis pas certaine de pouvoir suivre mon ancien rythme de publication. C'est pourquoi, je ne vais plus donner de date de publication, mais poster dès que je peux.
Dernière chose, je vais essayer de me concentrer sur une seule fic jusqu'à la finir avant de passer à une autre…. J'ai bien dit essayer. u_u
Sur ce, bonne lecture à ceux qui me suivent encore et surtout, protégez-vous bien !
Mon fils bien aimé
Chapitre 28
Après le départ de Dumbledore, Tom tenta de faire appel à sa magie pour ouvrir la porte de la cellule où l'avait enfermé son enseignant. Mais il eut beau chercher cette dernière encore et encore, ce fut comme si elle avait déserté son corps. La panique envahit son petit corps à la pensée d'avoir perdu sa magie. Son souffle devint saccadé alors que les battements de son cœur s'accéléraient. Son angoisse fut tellement forte, que des points noirs commencèrent à tourner devant ses yeux. Petit à petit, Tom se glissa dans l'inconscience. Son corps tomba sur le sol, alors que son souffle devint de plus en plus faible et que ses forces l'abandonnaient.
Alors qu'il se glissait lentement dans l'inconscience, allongé là, dans cette cellule dont personne ne connaissait l'existence, Tom hurla le nom de son père de toute la force de son esprit. Ce fut la dernière chose qu'il fit avant de sombrer dans les ténèbres. Tandis que l'enfant s'évanouissait, une étrange lueur s'éleva du sol et entoura son petit corps. Tom gémit le nom de son père lorsque la lueur le toucha.
Harry courrait dans les couloirs de Poudlard, guidé par la rage et la peur de perdre son fils, mais aussi par Poudlard elle-même. Tout en courant au secours de son fils, priant de tout son cœur Magie, pour arriver à temps ; l'esprit du sorcier ne pouvait se détourner de la menace qu'encourait également son amant. Une menace dont il ne connaissait ni le niveau de dangerosité ni la forme qu'elle revêtirait pour s'en prendre à Marius. Mais ce qui faisait le plus peur à Harry, ainsi que bouillir son sang de rage, c'était qu'il ne pouvait pas être là pour lui. Cela lui faisait un mal de chien, de ne pas pouvoir courir vers l'homme qu'il aimait de toute son âme, mais Tom était et sera toujours sa première priorité. C'était certes douloureux, mais il n'avait pas le choix. Tout ce que pouvait espérait Harry, alors qu'il descendait vers cachots de Poudlard, c'était que Marius, si… non ! Lorsqu'il sera sauvé par ceux qu'il a envoyés vers lui, comprendrait le choix qu'il avait fait.
Après avoir descendu plusieurs dizaines de marches, Harry arriva devant une cellule imbibée de magie. Tom, le corps complètement immobile, se tenait au milieu de cette dernière. Le sorcier se précipita vers la cellule et s'empressa de lancer un sortilège d'ouverture sur elle. Lorsque la porte s'ouvrit, Harry se préparait à y pénétrer pour récupérer son petit garçon, quand une impulsion magique venant de l'école le retint. Ce fut à ce moment-là qu'il réalisa que la cellule était enchantée. Harry lança plusieurs sortilèges de détections afin de savoir à quoi il avait à faire. Lorsque les résultats apparurent devant ses yeux, Harry envoya plusieurs malédictions à l'âme pourrie de Dumbledore.
_ Que ce maudit fils de charogne ne puisse jamais trouver la paix ! conclut-il.
Ensuite, il jeta plusieurs sortilèges sur la cellule afin de désenchanter cette dernière. Cela lui prit plusieurs minutes avant de trouver le bon enchainement. Lorsque ce fut fait, il franchit la porte et prit Tom dans ses bras. Sans perdre une seconde, il transplana chez lui. Les barrières anti-transplanage de Poudlard le laissa faire sans opposer de résistance. Harry apparut dans son salon. Il appela Dobby. Ce dernier apparut à la seconde. Dès qu'il vit Tom dans les bras de Harry, l'elfe de maison cria :
_ Qu'est-il arrivé au jeune Tom ?
_ Il a été enfermé dans une cellule qui était en train de voler sa magie.
_ Qui a fait ça à mon petit Tom ? demanda Dobby d'une voix coléreuse, haineuse même.
_ Dumbledore, cracha Harry tout en posant, Tom, sur le canapé avant de lui jeter une batterie de sortilèges pour s'assurer de la bonne santé de son petit garçon.
_ Dobby va aller tuer ce maudit sorcier de pacotille ! déclara l'elfe de maison d'une voix froide en faisant apparaitre une courte épée enflammée dans sa main.
Mais avant qu'il ne puisse se transporter auprès de Dumbledore pour lui régler son compte une bonne fois pour toutes, Harry le retint d'un
_ Pas la peine, Dobby, je me suis déjà débarrer de se sac à merde.
L'elfe fut tellement surpris par la réponse du sorcier, qu'il se figea sur place.
_ Dobby a bien entendu ? Harry Smith vient de dire qu'il a tué l'infâme Dumbledore ?
_ En effet. Cette ordure s'en est une fois de trop prise à moi et à ma famille, répondit sinistrement Harry.
Dobby jeta un regard plein de respect sur le sorcier avant de hocher la tête. Puis il fit disparaitre son épée.
_ Comment va le jeune Tom, Harry Smith ? demanda finalement l'elfe de maison.
_ Il a perdu une bonne quantité de magie, mais rien d'irréversible, le rassura Harry. Cependant, il va avoir besoin de beaucoup de repos pour s'en remettre.
Harry lança un dernier sortilège sur Tom, avant de se tourner vers Dobby et de dire :
_ Je vais devoir m'absenter pendant quelques heures. Je te confis Tom pendant ce temps.
Dobby hocha la tête tout en se rapprochant du canapé où le sorcier venait de poser l'enfant.
_ Dobby peut savoir où va Harry Smith ?
_ Marius est en danger, lui révéla le sorcier. Dumbledore a envoyé quelque chose ou quelqu'un à sa poursuite. Je ne pouvais pas me rendre à son secours avant de m'être assuré que Tom allait bien.
Dobby hocha la tête.
_ Harry Smith devrait se dépêcher dans ce cas, dit l'elfe de maison avant de disparaitre dans la chambre de Tom avec ce dernier.
….
Marius était en train de boire une tasse de café, quand on frappa à sa porte. Le Cracmol se leva en se demandant, qui pouvait lui rendre visite à cette heure de la matinée. Curieux, mais non méfiant, il ouvrit la porte.
_ Monsieur Gérald ! s'étonna Marius en voyant le concierge de l'école sur le pas de sa porte. Y a-t-il un problème à l'école ?
_ Non, monsieur. L'école se porte très bien, répondit le vieil homme d'une voix étrange.
_ Tant mieux, dit Marius. Donc, si ce n'est pas l'école l'objet de votre visite matinale, que me vaut votre visite ? demanda le Cracmol tout en invitant son visiteur à entrer.
Le concierge jeta un rapide regard à la rue avant de suivre Marius.
_ Eh bien, monsieur Black …j'aimerais vous demander quelque chose qui ne peut attendre votre arrivée au bureau, répondit le concierge, tête baissée vers le sol.
_ Une requête qui ne peut attendre mon arrivée à l'école ? À quel propos ? s'étonna-t-il curieusement avant de lui proposer du café, tout en se dirigeant vers la cuisine.
_ Je viens juste de le faire, en voulez-vous une tasse ?
_ Non, merci. Ne vous dérangez pas pour moi, refusa Gérald. Je ne suis pas un grand amateur de café, ajouta-t-il rapidement.
Marius n'insista pas et retourna au salon.
_ Alors, quelle est donc cette demande qui ne pouvait attendre mon arrivée ? Questionna Marius en prenant place sur un fauteuil tout en invitant son invité surprise à en faire de même.
_ Eh bien…, commença le vieil homme en se tortillant les mains, sans faire mine de s'installer pour autant. Eh bien, je ne sais pas si vous en vous en souvenez, mais l'année dernière, j'ai perdu ma femme lors de l'attaque de notre village qui a engendré plusieurs morts, dit-il en jetant un rapide regard en direction de Marius.
_ Bien entendu que je m'en souviens. Votre femme était une personne avec le cœur sur la main. Sa mort a été une grande perte pour notre petite communauté, dit Marius d'une voix douce, réconfortante et compatissante.
Le concierge remercia le Black pour ses mots, puis passa rapidement la main sur son visage. Une main tremblante, remarqua Marius. Un silence gênant s'installa sur la pièce durant quelques secondes que Marius finit par rompre.
_ Et donc ? Encourage-t-il gentiment le vieil homme afin que celui-ci reprenne la parole.
_ Euh… eh bien… ma femme a été tuée violemment, reprit le vieil homme, le regard un peu vide, lointain. Vous savez, c'était une bonne personne qui n'avait jamais fait le moindre mal à qui que ce soit…toujours prête à aider son prochain… avec un cœur si gros, que parfois, je me demandais si elle n'était pas stupide, murmura le concierge en s'approchant d'une des fenêtres du salon.
Le regard perdu dans le vide, dos à Marius, il poursuivit d'une voix si basse, que le Black fut obligé de se lever et de s'approcher de l'homme pour pouvoir entendre la suite.
_ Quand j'ai vu ma Marguerite pour la première fois, je mentirai en disant que ce fut le coup de foudre. Mais étonnamment, j'ai su que c'était elle. J'ai su que j'allais faire ma vie avec elle. Je savais pourtant qu'elle était trop bonne pour moi, mais je n'ai pas pu m'empêcher de la courtiser.
Le vieil homme poussa un soupir nostalgique avant de poursuivre :
_ Lorsqu'elle a accepté de s'unir à moi après plusieurs semaines d'une cour que je commençais à croire vaine, je me suis senti l'homme le plus chanceux et le plus heureux de la terre. Je me souviens m'être dit durant une seconde : que tant que je l'avais auprès de moi, rien d'autre ne pourrait me manquer. Pourtant…
Le concierge se tut après avoir dit cela. Marius ne tenta pas de le pousser à parler, et se contenta d'attendre. Le Black ne savait pas pourquoi le vieil homme lui rencontrait tout ça, mais une petite voix dans sa tête lui disant qu'il devait le laisser aller jusqu'au bout. Le laisser déverser sa peine. L'écouter sans intervenir, car l'homme en avait de toute évidence besoin. Une minute ou peut-être deux passèrent avant que le concierge ne poursuive.
_ Pourtant… quand ces deux sorciers m'ont approché avec la promesse de faire de moi un vrai sorcier comme j'aurai dû l'être à ma naissance, je n'ai pas hésité un seul instant ; et comme un imbécile, j'ai sauté dessus sans un regard en arrière ni une pensée pour ma Marguerite.
L'étonnement se dessina sur le visage de Marius. Henry Gérald était un Cracmol !? Rien ne l'avait pourtant laissé voir. D'ailleurs, son nom ne disant rien à Marius, car le nom Gérald n'apparaissait dans aucun des livres répertoriant les différentes familles de sorciers d'Europe que sa mère, malgré la déception qu'il avait toujours représentée pour elle et la famille Black, l'avait obligé à apprendre par cœur.
_ Vous êtes né de sorciers ? Ne put-il s'empêcher de demander.
Le vieil homme hocha la tête.
_ Votre nom de famille…, commença Marius sans finir.
_ Crabbe. Mon vrai nom est Henry Crabbe. Ma famille m'a forcé à changer ce dernier quand ils m'ont exilé de la maison et effacé mon nom de la tapisserie familiale.
Marius hocha la tête de compréhension. C'était une pratique courante des vieilles familles sorcières. Lui n'avait pu garder le sien que grâce à l'intervention de son grand-père qui avait menacé de déshériter ses parents s'ils insistaient pour renier Marius. Un silence triste et embarrassé suivit la déclaration du vieil homme.
_ Et donc, pour en revenir à ce qui vous a amené chez moi…, reprit le plus jeune après quelques secondes après.
Et comme le vieil homme ne disait rien, Marius ajouta :
_ De quels sorciers parlez-vous et quelle est cette histoire de faire de vous un vrai sorcier ? Car, jusqu'à preuve du contraire, on nait sorcier ou pas.
_ Oh que si, on peut devenir sorcier, répondit le vieil homme avec certitude. Il faut juste être un descendant de sorcier pour le devenir, poursuivit le concierge en regardant Marius avec une lueur étrange au fond des yeux.
_ Je ne sais pas qui vous a raconté ces inepties ni pourquoi, mais on ne peut pas devenir sorcier du jour au lendemain.
_ C'est pourtant possible, croyez-moi.
_ Je pense que quelqu'un s'est déjoué de vous, mon bon ami, car si c'était le cas, il n'y aurait plus aucun Cracmol dans le monde, répondit Marius qui se demandait si le vieil homme n'était pas un peu dérangé.
_ Je comprends que vous puissiez douter, mais croyez-moi, c'est réellement possible. Je l'ai vu de mes propres yeux. J'ai été témoin d'un tel miracle, affirma le concierge en faisant un pas vers Marius tout en mettant une main dans une de ses poches.
Inconsciemment, Marius fit un pas en arrière. Son instinct lui disait de ne pas laisser le vieil homme s'approcher de lui.
_ C'est risqué, mortel même, poursuivit le concierge, mais croyez-moi ; c'est tout à fait possible, finit-il en sortant une fiole de sa poche.
Le vieil homme fit quelques pas de plus en direction de Marius, alors que ce dernier en faisait quelques-uns en arrière. Les yeux du concierge brillaient d'une lueur un peu folle.
_ Il m'a dit… que si je vous faisais boire ceci, dit le plus âgé en tentant la fiole devant lui, il me ramènerait ma femme. Alors, soyez gentil et buvez le contenu de cette fiole.
Alors qu'il disait cela, il pointa un pistolet en direction de Marius. Ce dernier n'avait pas vu le vieux Cracmol le sortir d'une des poches intérieures de sa veste.
_ Buvez où je vous tire une balle dans la tête, menaça le concierge.
_ Qu'est-ce qu'il y a dans cette fiole ? demanda Marius d'une voix un peu tremblante, le regard fixé sur l'arme à feu.
_ Une potion qui fera de vous un sorcier ou vous qui tuera.
_ C'est du poison, souffla Marius en faisant un pas un arrière.
_ Un pas de plus et je tire ! cria le vieil homme en comblant le peu d'espace qui les séparait.
Marius se figea. Les yeux posés sur le vieux Cracmol, il fit fonctionner son cerveau à plein régime pour trouver une solution lui permettant de se sortir de là vivant. Après quelques secondes seulement, il en vint à une conclusion : il devait gagner du temps afin de permettre à Harry de venir en son aide. Les sorts que ce dernier avait insisté pour poser sur lui, s'étaient certainement enclenchés après la montée de peur qu'il venait d'éprouver. Donc, Harry ne devrait pas tarder à arriver. Il devait juste gagner un peu de temps, ce dit Marius.
_ Pourquoi vous faites ça ? demanda-t-il dans le but de faire parler son asseyant.
_ Pour ma femme. Pour qu'elle puisse me revenir, répondit le vieil homme d'une voix exaltée.
_ Monsieur Gérald, votre femme est morte ! On ne peut pas ramener les morts à la vie, ne put s'empêcher de dire Marius.
Des propos, qui, pour son malheur, ne plurent pas au vieil homme.
_ Il a dit qu'il pouvait me la ramener ! s'exclama ledit Gérald, les yeux complètement fous. Il me l'a assuré et j'ai foi en lui ! IL VA ME LA RAMENER ! ALORS, BUVEZ ! termina-t-il sur un hurlement en tendant la fiole à Marius.
Le ton, le regard et les gestes du vieil homme firent comprendre à Marius qu'il ne pouvait pas raisonner ce dernier et encore moins gagner du temps. Alors, sur une impulsion, il tendit la main, comme pour prendre le flacon, mais à la dernière minute, il se saisit de la main du vieil homme. Ensuite, il le ramena vers lui et lui donna un violent coup de poing à la figure. Le vieil homme vacilla en arrière et tomba sur le sol. Durant sa chute, le Cracmol appuya instinctivement sur la détente de son arme. Le coup de feu partit et toucha Marius à l'épaule. Ce dernier chancela aussi et tomba sur le tapis en gémissant de douleur. Durant sa chute, sa tête cogna sur la table basse, ce qui lui fit perdre conscience.
De son côté, le concierge, après quelques secondes de désorientation, se releva, se saisit de la fiole, puis s'approcha de Marius. Il vérifia que ce dernier était toujours en vie avant d'ouvrir le flacon et de le vider dans la bouche de Marius en s'assurant que ce dernier avale bien le contenu. Alors que la dernière goûte s'écoulait dans la bouche de Marius, le son spécifique d'un transplanage se fit entendre dans la pièce. Les lords Malfoy et Black, accompagnés d'une demi-douzaine d'Aurors, apparurent dans la pièce. D'un rapide coup d'œil, ils prirent connaissance de la situation.
Le Lord Black, en voyant son frère, allongé sur le sol, du sang coulant de son épaule, alors qu'un vieil homme finissait de vider le contenu d'une fiole dans sa bouche, vit rouge. Le sort du Doloris s'échappa de ses lèvres avant même qu'il n'ait eu conscience d'avoir levé sa baguette. Ce fut le hurlement de douleur de l'agresseur de son frère qui le sortit du voile de rage dans lequel il se trouvait. Le hurlement, mais aussi le Lord Malfoy qui le secoua sans ménagement.
_ Mon ami, même si j'approuve votre colère, je ne peux que vous encourager à mettre fin à ce sortilège si vous ne voulez pas finir à Azkaban, dit calmement le Lord Malfoy.
Cygnus Black mit quelques minutes avant de comprendre ce que venait de lui dire son ami. Il hésita quelques secondes avant de baisser sa baguette. Dès que ce dernier mit fin au sortilège, les Aurors mirent aux arrêts Gérald. De leurs côtés, Brutus et Cygnus coururent vers Marius. Cygnus, d'une main tremblante, lança un sortilège au-dessus du corps de son frère afin de s'assurer qu'il était encore en vie. Lorsqu'il eut confirmation que le cœur de ce dernier battait toujours, il le souleva et sans perdre une seconde, les transplana à l'hôpital Ste Mangouste.
Brutus resta avec les Aurors le temps que ces derniers relèvent les preuves nécessaires pour le procès sur l'attaque de Marius. Une vingtaine de minutes plus tard, les Aurors avaient tous rassemblé et s'apprêtaient à partir quand Harry transplana à son tour au salon. La première chose qu'il nota, fut l'absence de Marius et le sang sur le sol. Son cœur fit un brusque arrêt alors qu'une frayeur d'une ampleur sans nom, à la vue de la tache rouge sur le tapis. Un voile noir se dressa devant lui, le coupant de tout, alors qu'une douleur titanesque se répandait en lui. Marius était mort. Il était arrivée trop tard. Sa magie, en réponse à sa détresse, commença à tourner autour de lui, créant une mini tornade autour de lui.
_ … Smith ! Smith ! HARRY !
L'éclat de Brutus finit par traverser le voile qui l'entourait. Harry cligna des yeux , puis posa son regard sur le Lord dont il n'avait pas remarqué la présence à son arrivée.
_ Il n'est pas mort, dit un peu plus doucement le Lord Malfoy, tandis qu'un soupir de soulagement s'échapper de ses lèvres.
C'est que la petite tornade qui entourait Harry avait commençait à prendre un plus d'ampleur. Le soulagement que ressentit Harry, fut tel, que ses genoux flanchèrent. Il tomba à genoux, les yeux fermés.
_ Merci, Merlin, souffla-t-il.
Après quelques secondes qui lui permirent de se reprendre, Harry demanda à Brutus où se trouvait son amant.
_ Son agresseur l'a blessé avec une arme Moldu avant de lui faire boire une potion inconnue. Cygnus l'a amené à l'hôpital Ste Mangouste.
Le soulagement qu'avait ressenti Harry s'envola immédiatement.
_ Il a été blessé et empoisonné ! s'écria-t-il d'une voix affolée.
Brutus hocha la tête. Harry s'empressa de se relever et de se diriger vers le Lord.
_ Il est blessé et empoisonné, et ce n'est que maintenant que tu me le dis ! s'énerva Harry.
_ Si tu n'avais pas fait ton mélodrame avec ta magie et manqué de nous tuer par la même occasion, je te l'aurais déjà dit, s'énerva Brutus. Et au lieu de t'en prendre inutilement à moi, rendons plutôt à l'hôpital.
Et sur ces mots, le Malfoy transplana. Harry, le rouge aux joues et honteux, le suivit. Ils arrivèrent à l'accueil où, une infirmière leur indiqua où se rendre. Ils trouvèrent Cygnus dans un des couloirs du troisième étage, faisant les cent pas. Harry courut vers lui.
_ Comment va-t-il ? Dis-moi qu'il va bien, supplia-t-il.
_ Les médicomages sont parvenus à soigner la blessure à son épaule, cependant…
_ Cependant ? questionna Harry.
_ Ils ne savent pas quel type de potion lui a été administré. Ils m'ont dit qu'ils allaient faire de leur mieux, mais ils ne sont pas très confiants.
Cette fois, Harry ne se laissa pas submerger par la douleur. Au lieu de ça, il demanda à Cygnus dans quelle salle se trouvaient les médicomages et Marius.
_ Pourquoi tu veux savoir ? questionna le Black.
_ Où. Se. Trouvent. T-ils ? fut la seule réponse de Harry.
Cygnus lui indiqua la salle. Harry, sans un regard pour lui, se dirigea vers cette dernière. Dans sa tête, une seule et même phrase tournait en rond : ''il ne perdrait jamais plus personne !'' Et si pour cela il devait combattre la mort elle-même, il était prêt à l'envoyer six pieds sous terre ! Et c'est sur ces pensées qu'il pénétra dans la salle d'opération.
