Chapitre 26 : We will fight up close, seize the moment and stay in it

UUUUUGH

Je vous avoue que chaque chapitre posté est un douloureux rappel que c'est bientôt la fin. Vous imaginez que quand j'ai commencé à écrire ici j'avais 13 ans ? Mon style d'écriture, mon rapport aux fandoms, vous, moi, tellement de choses ont changé! Parfois je me dis que je recommencerais bien tout du début et voir ce que je changerais mais j'avoue que j'ai un peu la flemme...

de toute façon, j'ai d'autres histoires à raconter et peut être me lancer dans la traduction de quelques fanfics anglophones ? On verra bien!


Juste après la demande en mariage de George (je sais je sais, je n'en reviens pas non plus, j'ai décidé de « go with the flow » exactement comme j'ai fais jusqu'à aujourd'hui), Harry est parti à la recherche du diadème perdu. Très clairement, Harry nous a fait comprendre que c'était la fin, que c'était le combat. Certains membres de l'AD ont pris l'initiative de prévenir les anciens. J'espère que les anciens préviendront les membres de l'Ordre.

Hermione, Neville et moi avons décidé de rassembler tous les étudiants dans la Grande Salle. Neville et Cho sont allés voir les Serdaigle. Hermione et Zacharia Smith les Poufsoufles. Ginny et Fred vont voir les Gryffondors. J'ai décidé d'aller avec George voir les Serpentards. Nous descendons dans les cachots à toute vitesse, croisant Sir Nicholas à qui j'envoie passer le mot aux autres fantômes : faites en sorte que tous les élèves aillent dans la Grande Salle. Sur la route, nous croisons Minerva.

- Monsieur Weasley ! s'émerveille-t-elle en voyant George. Un plaisir de vous voir.

- Nous allons rassembler tout le monde dans la Grande Salle, Professeur, j'explique d'un ton grave.

- Je lui passé la bague au doigt, Professeur, sourit fièrement George.

Minerva nous regarde tour à tour puis hoche la tête en ma direction.

- Excellent Watson. Allez y. Les Professeurs Carrows ont été mis en incapacité et le Professeur Rogue est malheureusement partis… précipitamment.

Alors que nous reprenons notre route, elle ajoute :

- Excellent aussi, Weasley.

C'est tout juste si elle ne me fait pas un clin d'œil. Je souris et hoche la tête. George a une expression satisfaite.

Bénéfice de Préfète en chef, je connais tous les mots de passe. J'entre dans les cachots où quelques septièmes années sont affalées sur des canapés de cuirs noirs. Le lac fait refléter une lumière verdâtre dans la pièce. La salle commune de Serpentard est l'endroit parfait pour tenir une réunion secrète et mettre au point un plan. George regarde autour de lui avec curiosité mais silencieux. Quand nous entrons dans la pièce, Crabbe et Pansy Parkinson se lèvent d'un bond en sortant leur baguette.

- Qu'est-ce que vous faites là, vous ? crache froidement Parkinson. On va appeler les Carrow.

- Il s'avère, et nous sommes bien triste de vous informer, que les Carrows sont malheureusement en incapacité pour le moment, je susurre, doucereuse. Le Professeur Rogue aurait présentée sa démission. La directrice en intérim, le Professeur McGonagall, néanmoins, nous a demandé de rassembler tous les élèves dans la Grande Salle. Merci d'obéir.

- Sinon quoi ? grogne Crabbe, menaçant.

- Tu vas voir à quel je me débrouille bien avec ma baguette, répond George, d'un ton glacial.

Il s'est avancé d'un pas, baguette à la main. J'hausse un sourcil, appréciant étrangement la vue mais me reprends bien vite, utilisant un sonorus pour augmenter le volume de ma voix.

- Chers élèves, votre directrice, le Professeur McGonagall, réclame expressément votre présence dans la Grande Salle. Immédiatement.

Pansy Parkinson me regarde de haut en bas et me demande avec arrogance.

- Pourquoi viendrions nous ?

- C'est simple Parkinson, parce que sinon je vous rends chaque sortilège que vous allez lancé sur des élèves innocent. Chaque seconde de torture, chaque sortilège impardonnable, je menace de ma voix la plus sérieuse. Je ne m'arrêterais que quand chacune de vos victimes seront satisfaite avec votre punition. Suis-je claire ?

J'ai usé de toute ma force de persuasion, de tout mon sérieux. Et je vois la confiance de Pansy faiblir alors que nombreux élèves descendent de leur dortoir, encore en pyjama. Honnêtement je n'ai pas assez de temps pour mettre ma menace à exécution, mais tant qu'elle y croit c'est le plus important.

- Malheureusement, ce bon vieux Drago n'est pas là pour vous emmener, mais je vous assure que ce sera aussi bien. Demandez aux septièmes années, une fois j'ai même mangé à votre table. En route mauvaise troupe !

Les Serpentards sont très septiques, et jettent des regards interrogateurs aux plus âgés. Ceux-ci toisent George et moi du regard. Finalement, c'est Goyle qui lance la marche et qui sort de la salle commune en se contentant d'un simple regard noir en notre direction. Pansy le suit en traînant les pieds et garde sa baguette pointée vers nous jusqu'à qu'elle sorte.

Nous attendons que tous les élèves sortent de la salle commune, vérifions chaque dortoir et remontons dans la Grande Salle. Sur la route, Fred nous rejoint.

- Mieux vaut aller dans la Salle sur Demande ! nous dit-il en s'y dirigeant à grands pas. Les autres sont arrivés.

- Les autres ? je répète sans comprendre.

- Tu verras, me sourit Fred.

J'hésite. Mon rôle de préfète en chef est de prendre soin des élèves. Mon rôle dans l'AD et de vérifier l'organisation de la résistance.

- McGonagall s'occupe des élèves, me rassure George comme si il lisait dans mes pensées.

J'hoche la tête et le suis dans la Salle sur Demande. Elle est bondée : Kingsley, Lupin, Dubois, Katie Bell, Angelina Johnson, Alicia Spinnet, Bill, Fleur, Mr et Mrs Weasley se sont ajoutés à la foule. Je salue Dubois qui me félicite sur la tenue de l'AD. J'hausse les épaules.

- C'est Neville qui a tout fait.

- Il a dit la même chose à ton propos, sourit Angelina.

Harry pénètre dans la salle.

- Harry, qu'est-ce qui se passe ? interroge Lupin.

- Voldemort est en route… on barricade l'école. Rogue a pris la fuite…, annonce-t-il gravement. Qu'est-ce que vous faites ici ? Comment avez-vous su ?

- On a envoyé des messages aux autres membres de l'AD. Tu ne voulais pas qu'ils ratent la fête ! s'exclame Fred. L'AD a prévenu l'Ordre du Phénix… effet boule de neige.

- Quel est le programme Harry ? Par quoi on commence ? demande George.

- Ils évacuent les élèves les plus jeunes, et tout le monde doit se retrouver dans la Grande Salle pour s'organiser ! On va se battre !

Un rugissement sonore s'élève dans la foule. J'ai des frissons.

Ils se jettent tous en dehors de la Salle sur Demande, en route vers la Grande Salle. Sur le chemin, Dean tape mon épaule, Luna me sourit, Lavande me fait un clin d'œil, me demandant si je les suis. Je suis soudainement horrifiée par le fait que chacun des membre de l'AD est devenu un membre de ma famille et que la perte de l'un d'entre eux me crèverait le cœur. J'inspire profondément et m'apprête à les suivre mais je vois Ginny et Mrs Weasley en grande discussion.

- Tu n'es pas majeure ! s'exclame Mrs Weasley. Je ne te permettrais pas ! Tu dois rentrer à la maison !

- Certainement pas ! je suis dans l'Armée de Dumbledore !

- Un gang d'adolescents !

Je m'apprête à réagir mais Fred me devance.

- Un gang d'adolescents qui va se battre contre lui, ce que personne d'autre n'a osé faire ! réplique Fred avant moi.

- Elle a 16 ans ! hurle Mrs Weasley. Elle est trop jeune ! Qu'est-ce qui vous a pris de l'emmener avec vous ?!

Fred et George semblent un peu honteux. Bill essaye de convaincre Ginny de ne pas venir. Ginny regarde vers Harry pour qu'il l'aide mais il lui fait non de la tête. Elle tente de me regarder moi mais je ne croise même pas son regard. Affronter Voldemort ? Ok. Molly Weasley ? Jamais de la vie.

- Très bien, soupire-t-elle. Je vais vous dire au revoir maintenant et …

Des bruits confus se font entendre, puis un coup sourd : quelqu'un remonte le tunnel et s'est cassé la figure en chemin. Le nouvel arrivant se laisse tomber sur chaise, remettant ses lunettes cerclées d'écailles correctement.

- C'est trop tard ? ça a déjà commencé ? Je viens seulement d'apprendre ce qu'il se passait…, nous dit Perceval Weasley avant de laisser la fin de sa phrase mourir.

Le pauvre vieux ne s'attendait pas à voir le Weasley au complet. Le silence gênant devient de plus en plus gênant. Je pense que j'étais plus à l'aise en compagnie des Serpentards quelques minutes plus tôt. Je me tourne vers Remus.

- Alors vous êtes Papa ? je demande, interrompant le silence et laissant leur espace aux Weasleys.

Remus sursaute.

- O-Oui ! Il s'appelle Teddy, en hommage au père de Tonks. Il est avec elle… chez sa mère. J'ai une photo !

Je jette un coup d'œil à George qui semble pétrifié, stupéfixié, mais je sais que ma place n'est pas avec lui. Ça ne regarde que les Weasley. Fleur, Harry et moi nous nous penchons donc sur la photo que nous montre Remus. Un bébé minuscule, avec une touffe de cheveux bleus turquois agitait ses poings vers l'objectif. Je pousse une exclamation énamourée, tout de suite suivie par Fleur. Harry a un sourire ému et fier à la fois.

- J'ai été un imbécile ! s'exclame Percy, avec tellement de force que Remus manque de lâcher la photo. Je me suis conduit comme un idiot, comme une andouille prétentieuse, comme un….

- Un crétin adorateur du ministère assoiffé de pouvoir et déloyal envers sa famille, achève Fred.

- Oui, c'est ce que j'ai été !

- Tu ne saurais mieux dire, sourit Fred en tendant la main vers Percy.

Mrs Weaslery bondit sur Percy, poussant Fred et serrant Perceval dans ses bras. Percy présente ses excuses à son père qui est allé le serrer dans ses bras. Percy explique aussi ses raisons. Il est rentré en contact avec Alberforth. J'ai une pensée émue pour le vieillard, je sais qu'il ne viendra pas se battre avec nous. Il n'y croit pas. J'avais vaguement tenté de le persuader, de garder espoir mais honnêtement… le pauvre vieux a vu sa famille mourir, son frère fricoter avec un mage noir, et donner cours au suivant. Pour finalement voir le deuxième mage noir survivre. Vu comme ça, ça a l'air bien déprimant.

- Il est vrai que nous comptons sur nos préfets pour assurer une fonction de commande en des périodes telles que celle-ci, sourit George en posant sa main sur mon épaule, baissant les yeux vers moi d'un air entendu, et imitant Percy dans ses moments les plus grandiloquents. Maintenant montons là haut avant que tous les bons mangemorts ne soient déjà pris.

- Tu es donc ma belle sœur, sourit Percy à Fleur.

- Ah ! En parlant de ça… maman ! s'exclame Fred. George a demandé Elizabeth en mariage !

- Il… a… quoi ?!

Molly se tourne vers moi, baisse les yeux vers la bague. J'ai un sourire mal assuré et dis d'une voix timide :

- Surprise ?

Molly pousse une exclamation de joie et prend George et moi dans ses bras avec force, embrassant ma joue, maternelle, et Mr Weasley me frotte amicalement le dos.

- Mes félicitations, sourit Arthur.

- Vous n'êtes pas trop jeune ? demande soudainement Mrs Weasley. Vous n'avez que…

- Molly, rassure doucement Arthur. Je suis sûre qu'ils savent tous les deux si ils sont trop jeunes ou pas.

- Félicitations ! nous sourit Fleur, heureuse.

Alors que Ginny, Mr et Mrs Weasley tombent sur un compromis. Bill s'approche de moi et me serre dans ses bras.

- Bienvenue chez les Weasley.

- Un honneur, je souris.

Nous allons finalement dans la Grande Salle. Même à distance, je sens le regard de George sur moi, s'assurant de ma présence et moi de la sienne. Percy est occupé à discuter avec Mrs Weasley mais je vais à sa hauteur et lui demande avec appréhension.

- Mycroft Holmes ?...

- Toujours en vie. Il avait été attaqué par des mangemorts il y a quelques semaines. Il est parti en fuite et est introuvable depuis.

Voyant mon teint pâle, Percy ajoute très vite :

- Il est en vie.

Je lui réponds par un petit sourire soulagé qui est tout ce que je peux lui offrir pour le moment.