Note : Alors pour information, je ne suis pas entièrement d'accord avec la manière dont l'auteur décrit le comportement de Sam. Oui Sam est du genre à vouloir se mêler des affaires de cœur de son partenaire (cf. Bien évidemment le rendez-vous arrangé avec Joelle dans la saison 6) mais de là à ce qu'il soit allé aussi loin d'après les accusations de Callen, j'en doute un peu tout de même. Mais bon, je respecte tout à fait son choix qui se défend totalement surtout au vu du chemin parcouru par Grisha. Je crois d'ailleurs que l'auteur à fait « grandir » Callen bien plus rapidement que les scénaristes de la série.

...

Sam stoppa le moteur de la Challenger, et se rangea sur le bas côté de la maison. « C'est relativement calme, on dirait. »

« Mmm » Callen surveilla les environs quelques instants et opina de la tête. « Prends l'arrière de la maison, juste pour être sûr. »

« Ok »

Ils sortirent du véhicule. Sam passa par la porte arrière, et Callen s'engagea vers celle de devant en sortant sa clé. Sam n'était guère surpris quand il marcha dans le jardin. Après tout, il y avait tellement de choses que son partenaire lui avait caché depuis des mois. Il n'était donc pas choqué de voir que le jardin autrefois en friche était dorénavant bien entretenu. Mais cela ne faisait que renforcer son sentiment de délaissement. Même Kensi et Deeks était au courant de la relation de leur chef d'équipe, et avaient même rencontré la jeune femme. Ils en savaient bien plus que lui qui venait à peine d'assimiler tous les changements qu'avaient opéré son partenaire.

Pendant ce temps, de l'autre côté de la maison, Callen vérifia les environs, une fois de plus. Il vérifia ensuite la porte d'entrée pour y trouver de potentiels signes d'effraction. A première vue, tout était normal. Il finit par ouvrir la porte, et sortis son arme de son étui. Il se déplaça prudemment dans la maison, ouvrant la porte de derrière pour Sam.

« Le rez de chaussé est ok. » murmura il avant de passer à l'étage. Sam le suivit, mais tout semblait en ordre comme au rez de chaussé.

« Tout va bien. » Callen de toute évidence rassuré, rangea son arme et se dirigea vers le placard. Il prit quelques affaires, une photo le représentant lui et Deja qui se trouvait sur la table de chevet et redescendis.

Sam de son côté, regardait autour de lui. Des meubles neufs, des murs repeints, une salle à manger avec une table sur laquelle était installée une nappe et une cuisine accueillante et chaleureuse composaient l'ensemble de cette maison bien emménagée.

Cette image était bien loin de la maison où Callen vivait quelques mois auparavant. Elle représentait à elle seule, toute la transformation que Callen avait opéré.

Callen récupéra un objet sur le manteau de la cheminée que Sam n'eut pas le temps de voir, le jeta dans le sac, avant de passer un dernier regard sur la pièce avant de décider qu'il avait tout ce qu'il lui fallait. « Allez viens, je dois parler à Gibbs. »

Le retour pour le hangar à bateau, fut une fois de plus silencieux. Sam commençait sérieusement à bouillir de l'intérieur. Il avait besoin de réponses et le plus tôt serait le mieux.

« Economise ta salive. » Callen qui se trouvait sur le siège passager, secoua la tête avant de soupirer. « Ecoute, tu as tous les droits de te sentir délaissé ok ? Je suis vraiment désolé d'en être arrivé là. De toute évidence, ce n'était absolument pas comme cela que j'avais prévu de te la présenter, mais c'est arrivé. Et oui Kensi et Deeks sont au courant. Deeks parce qu'il est bien meilleur enquêteur qu'il n'y parait et Kensi est au courant parce que c'est elle qui m'a ramené quand j'ai eu cette fracture à l'épaule. Je ne pouvais pas ne pas lui dire. »

« Alors pourquoi tu ne m'as rien dit à moi ? »

« Parce que tu es du genre à me pousser dans mes retranchements, à interférer dans ma vie et tu me traites comme si je n'étais absolument pas capable de me débrouiller seul. J'ai besoin de cette marge de manœuvre, de faire cette démarche seul et si je te l'avais dit avant, je n'aurais pas eu mon mot à dire, tu aurais essayé de prendre le contrôle. Si on en était arrivé là, notre histoire aurait été terminée et il est hors de question que ça arrive. C'est comme ça. Et c'est uniquement de mon fait parce que je me suis débrouillé pour que cela fonctionne. »

Sam prit une profonde respiration, gérant tant bien que mal la colère qui lui montait au nez. « Tu ne penses pas que ce tu viens de dire n'est-ce pas ? »

« Je n'ai jamais été aussi sérieux que ma vie, sauf peut être lorsque j'ai dit à Deja que je l'aimais. »

« Tu m'as caché le fait que tu avais découvert quel était ton prénom, et ta copine avec laquelle tu vis dans une maison totalement meublée et décorée qui ne te ressemble absolument pas, parce que tu penses que j'aurais pu interférer ? »

« Je ne fais pas que le penser, Sam, je le sais. Même ta femme en a conscience. Tu aurais déjà écrit ce que je vais dire quand je la demanderai en mariage quand j'aurais le dos tourné, et tu m'aurais fait comprendre peu subtilement par ce biais, qu'il était temps que je m'engage encore plus sérieusement et je ne sais pas ce que j'aurais fait pour mériter ça. Encore pire, je n'aurais jamais eu la certitude que c'était la femme de ma vie. »

« Et alors, c'est le cas ? Est-ce qu'elle est la femme de ta vie ? »

« Tout ce dont je suis certain, c'est que je ne la mérite pas. »

Sam baragouina un juron incompréhensible. « Je n'essaie pas d'interférer. J'essaie juste d'aider. » argumenta-il.

Callen secoua la tête. « Non, tu n'essaie pas d'aider. J'ai besoin que tu sois mon partenaire sur le terrain ainsi que mon ami, et j'ai besoin de toi pour élucider cette affaire et trouver l'ordure qui a fait ça afin qu'on puisse retourner à la normale. »

« Tu m'a délibérément tenu à l'écart. »

Callen détacha sa ceinture et sortis de la voiture. « Et crois moi, je le ferais encore une fois, si cela était nécessaire. »

Il claqua la porte du véhicule, et se dirigea vers le hangar à bateaux. A l'intérieur, Hetty et Deja discutaient sur le canapé, avec Eric en visio conférence depuis le centre opérationnel. Deja semblait aller bien, mais il savait que ce n'était qu'une façade. Au moins Hetty lui avait donné un pantalon. Ouvrant le sac, il y récupéra son sweet-shirt préféré et lui tendit. « Tiens. »

Elle lui offrit un petit sourire. « Merci. »

Il s'agenouilla devant elle, dégageant délicatement une boucle de cheveux de son visage. « Tu tiens le coup ? »

« A peine. » murmura elle. « Mais Hetty est de très bonne compagnie et le thé excellent, alors cela me tient occupée. Enfin je crois. »

Prenant une profonde respiration, il lui massa gentiment le genou avant de se lancer. « Dee, j'ai peur d'avoir de mauvaises nouvelles à t'annoncer. »

L'espace d'un instant, elle ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieure. « C'est Lindy n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« A quel point c'est mauvais ? » Elle était terrorisée de la réponse qu'allait lui apporter Grisha, mais elle avait besoin de savoir.

« Elle ne s'en est pas sortie. » répondit il gentiment. « Je suis tellement désolé ma chérie. »

La jeune femme essaya de lutter contre les larmes, mais depuis ce matin les choses allaient de pire en pire et c'était trop. Une larme solitaire fit son chemin sur sa joue, suivit par d'autres. Callen la prit dans ses bras en enroulant ses bras autour du dos de la jeune femme, murmurant des paroles apaisantes dans son oreille. Mais il savait que rien de ce qu'il pouvait dire n'arrangerait les choses. Il pouvait lui assurer une seule chose, c'était qu'il allait attraper Bogdanov et lui faire payer.

Essuyant ses joues, Deja se retira délicatement de l'éteinte. « Est-ce que Ted est au courant ? »

« Le médecin légiste s'en est chargé. »

« Et Jess ? »

« Jess est à l'hôpital. Marty m'a dit qu'il l'avait placé dans un coma artificiel pour le moment. Je n'en sais pas plus. »

« Ok » même si bien sûr, rien n'allait. Mais c'était tout ce qu'elle pouvait obtenir pour le moment. Il y aurait du temps plus tard, pour faire le deuil de Lindy. Pour le moment, la priorité était d'attraper son assassin.

« Callen ? » intervint la voix d'Eric.

Il leva la tête. « Oui Eric ? »

« Gibbs appelle. »

Il se leva. « Passe le à l'écran. »

Le visage de Gibbs apparu à l'écran, les sourcils froncés d'inquiétude. « Qu'est ce qui se passe ? »

« Est ce que tu as tous tes agents dans le coin, Jethro ? » Callen ne perdit pas de temps en banalités d'usage.

La question directe fit se froncer les sourcils de Gibbs encore plus. « Mes agents? McGee est avec Abby, Ellie est derrière son bureau. »

« Des nouvelles de Tony et Ziva ? »

« Techniquement, ce ne sont plus mes agents à présent… Paris. » répondit il évasivement avant d'étudier la posture de son ami.

« Callen, qu'est ce qui se passe ? »

Callen prit une profonde respiration. « Le fils de Bogdanov m'a retrouvé. Il a fait exploser le café de Dee, ce matin. Deux personnes décédées, et quatre blessés, c'est le dernier bilan pour le moment. »

« L'opération en Serbie. »

« Ouais. »

Gibbs se massa l'arrière du crâne. « Est-ce que le directeur est au courant ? »

« Je viens de le mettre au courant, Agent Gibbs. » intervint Hetty qui s'était matérialisée dans le champ de vision.

Gibbs la salua. « Avez-vous une idée sur comment as il pu savoir où tu vivais Callen ? Ou sur l'existence de Dee ? »

Callen haussa les épaules. « Rien de tel qu'une routine erratique quand on tient un restaurant. »

« Mmm » Gibbs fit passer son regard sur la jeune femme, qui se trouvait assise derrière Callen sur le canapé. « Tu vas bien Dee ? »

Deja opina rapidement de la tête « Je vais bien Jethro. »

De toute évidence, ce n'était pas la vérité, mais il préféra ne pas insister. « Je n'ai pas de raisons de croire qu'il a des sous-fifres ici à Washington, mais je vais me renseigner, me montrer prudent, informer les autres, et joindre Tony. Tu as besoin d'aide à Los Angeles ? »

« Ça va aller. Garde bien les yeux ouverts. Si on ne l'attrape pas, il viendra te trouver. »

« C'est bien noté. Tiens-moi au courant. » laissa il entendre sur son ton si particulier, qui ressemblait bien plus à un ordre qu'à une suggestion.

« Ca serait fait. »

L'écran devint noir et Callen plissa les lèvres et s'adressa à Éric. « Des nouvelles de Jay ? »

A l'entente de ce prénom, Deja leva la tête. « On n'a pas de nouvelles de Jay ? »

Callen secoua la tête. « J'essaie de le trouver. Éric ? »

« Cedar-Sinai, comme Jess. »

« Il n'est plus porté disparu. » Callen faisait retourner les informations dans sa tête, essayant de trouver un sens, et analysant si quelque chose pouvait lui échapper. « Dee, est ce que tu absolument certaine, que personne d'autre n'a de clé de l'appartement ? elle n'était pas dans le coffre. »

« Non… » elle se tourna vers Éric. « Éric ? est que tu as un dossier d'une certaine Keira McMullen admise qui aurait été admise à l'hôpital ? »

Éric fit une rapide recherche. « Non, personne de son nom-là n'a été enregistré. »

Avalant sa salive, Deja fixa Callen du regard. « Elle était plutôt étrange ces derniers temps. J'ai découvert qu'elle traînait autour du bureau, il y a quelques semaines. Elle arrive en retard, pose des questions sur l'appartement, des questions sur nous. Je n'y ai pas spécialement prêté attention, mais maintenant que tu me dis que la clé ne se trouvait plus dans le coffre… ça pourrait être plutôt suspect… »

« Oui, ça pourrait tout à fait être une piste. » il se tourna vers l'écran. « Éric, Nell trouvez-moi Keira et vite ! »