Bonsoir à tous, suite des aventures des Chevaliers d'Or! Une petite armée va se former pour lutter contre Pluton... Mais comment engager la Guerre Sainte?

Je tiens à remercier encore une fois tous ceux qui me soutiennent: grâce à vous, les 1000 vues ont été dépassées! Ça me motive encore davantage à écrire, car encore une fois, l'épilogue ne sera pas le dernier chapitre...

Disclaimer: vous vous en doutez, les personnages et l'univers de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada, Shiori Teshirogi et Megumu Okada. Tout le mérite leur revient! Les OC présents dans cette histoire et dans le volume précédent m'appartiennent, donc dans l'hypothèse (peu probable) où vous voudriez vous en servir, je vous prierais de me demander l'autorisation.


Les discussions allaient bon train sur savoir comment agir. Attaquer directement les Enfers avec l'intégralité des troupes ? Les laisser venir au Sanctuaire ? Se battre sur plusieurs fronts ? Toutes ces idées étaient parfaitement défendables, mais il fallait trouver un plan d'action qui conviendrait à tous. Le plus prudent serait de les laisser venir attaquer, car le Sanctuaire aurait le temps d'organiser sa défense mais d'un autre côté, il était impossible de savoir l'étendue des armées de Pluton. Attaquer avec l'ensemble des troupes directement aux Enfers posait également problème : si les Chevaliers d'Or et les Généraux Marinas pourraient sans doute s'éveiller au 8ème sens et garder leur conscience aux Enfers, ce ne serait pas le cas de la plupart des Guerriers Divins, des Chevaliers d'Argent et de Bronze. Bien sûr, Athéna et Poséidon pourraient un peu donner de leur sang, mais ils devraient ensuite récupérer, et ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps. Et puis, autre élément : attaquer avec l'intégralité des troupes ferait perdre l'effet de surprise.

-À un moment ou un autre, nous devrons nous rendre aux Enfers. Il est donc indispensable que nous offrions à chacun de nos soldats un moyen de résister et de garder sa conscience, car il est impensable que tous s'éveillent au 8ème sens.

-Je suis d'accord avec mon oncle. Quelqu'un aurait-il une idée ?

Le Cancer leva la main pour prendre la parole. -Je sais qu'un de mes prédécesseurs, Sage du Cancer, avait gardé des sceaux baignés du sang de l'Athéna du 15ème siècle pendant son mandat de Grand Pope, ce qui lui permit de faire jeu égal avec Hadès et Thanatos au 18ème siècle. Je suis persuadé que notre Grand Pope avait prévu l'éventualité que nous en ayons à nouveau besoin et en a gardé quelques-uns, datant de l'Athéna de sa génération.

-Oui… C'est sûrement le cas. Je propose que nous nous arrêtions là pour aujourd'hui, le temps de nous reposer un peu. Il faudra du temps aux Enfers pour se rendre compte de la désertion de Rhadamanthe et ses troupes, cela nous laisse un certain avantage. Dès demain, nous réfléchirons à un plan d'attaque.

Aldébaran se proposa d'héberger les Marinas dans son temple, elle en profiterait pour aller dormir chez Sheratan. Logan laissa son temple aux Guerriers Divins et Arthur le sien aux Spectres. Ils étaient un peu serrés, mais Athéna ne souhaitait pas que les demeures des sept Chevaliers qui n'étaient plus soient occupées, même temporairement. Les invités ne s'offusquèrent pas, conscients que la douleur de la perte de trois Chevaliers d'Or était encore bien vive…

Lorsqu'il atteignit la cinquième maison, Arthur s'arrêta. L'Armure d'Or du Lion s'était reconstruite sous sa forme totémique et avait perdu de son éclat, comme si la perte de sa valeureuse porteuse lui avait fait ôté toute joie de vivre. Car oui, même s'il avait du mal à appréhender le concept, le Capricorne savait que toutes les Armures des Chevaliers d'Athéna étaient vivantes, comme douées d'une conscience propre. Seule Sheratan est capable de leur parler, à croire que c'est un truc de Bélier… Que pouvait-il se passer dans la tête de l'Armure ? Le fait d'avoir échoué à protéger sa porteuse actuel contre l'un de ses anciens porteurs favoris ? Il y avait peut-être de ça… Arthur vit alors le corps de sa petite sœur, et ne put s'empêcher de verser quelques larmes. Même si les renégats avaient de bonnes raisons… Il ne pourrait pardonner à Némée si facilement. Le gréco-français sentit alors la main de Julia prendre la sienne, et en silence, ils se dirigèrent vers la maison des Gémeaux, afin de rendre également un dernier hommage à Julius. Et puis, dormir ensemble, se sachant l'un à côté de l'autre, serait rassurant pour eux deux.

Dans la maison du Taureau, Dimitri finissait de mettre au lit les Généraux Marinas. Ils avaient beau être de puissants combattants, la plupart n'étaient encore que des enfants ou des jeunes adultes… Depuis combien de temps était-il le Général du Dragon des Mers ? Si longtemps, comparé à eux. À vrai dire, il ne se souvenait même pas de sa vie d'avant, tant il était rentré tôt au service du Seigneur Poséidon et avait su se montrer digne de la Scale du Dragon des Mers. Pendant de longues années, Dimitri s'était entraîné, avait parcouru le monde à la recherche des autres Généraux, et assisté le Dieu des Mers et des Océans dans la gestion de son Sanctuaire. Et si sa loyauté était évidemment à Poséidon, le Dragon des Mers savait que ce n'était pas que pour lui qu'il se battait. Il fut tiré de ses pensées par Aldébaran, venue lui demander comment ça allait.

-Très bien, je te remercie. Ta maison est très accueillante, tu es sûre que ça ne te dérange pas qu'on reste tous là ?

-Pas du tout, au contraire ça me fait plaisir de pouvoir dormir un peu avec ma femme.

Ces deux-là n'avaient pas grand-chose à se dire… Le Taureau finit par briser le silence.

-Quelque chose ne va pas ?

Le russe resta silencieux, comme s'il cherchait ses mots. En réalité, il avait peur. Pas forcément pour lui, mais plutôt pour les autres Généraux, la famille qu'il n'avait jamais eue. Ces jeunes méritaient une vie qui se résumerait à autre chose que des combats incessants.

-Je suis un peu anxieux, je t'avoue. Pas pour moi, non, plutôt pour les plus jeunes. J'aimerais de tout cœur qu'ils connaissent une vie autre que celle de la guerre. De mon côté, je m'en fous un peu, je pense que je resterais au service du Seigneur Poséidon toute ma vie. Ça me convient très bien. Mais eux… Aria n'a que 14 ans, et même Gaspard, qui est le plus vieux d'entre eux à part moi, n'en a que 21. Je les considère un peu tous comme des frères et sœurs, et je pense que la réciproque est vraie. Ça… Ça me ferait vraiment de la peine qu'ils meurent dans le combat à venir, même si je sais qu'ils feront de leur mieux. Si nous survivons à ce combat, je demanderais au Seigneur Poséidon de leur donner une vie normale.

-Mais est-ce vraiment ce qu'ils veulent ?

-Comment ça ?

-Je t'admire, Dimitri, tu le sais ? Mais je pense vraiment que tu vas droit dans le mur avec cette idée. Laisse-moi terminer, s'il te plaît. Je sais qu'ils ont fait le choix de combattre au nom de Poséidon et qu'ils le font avec fierté et il est possible aussi que tous ces combats leur pèsent. Mais plutôt que de demander à ton Seigneur de leur donner une vie normale, ne serait-ce pas plus judicieux de leur laisser le choix ? Je sais que ta demande part d'une bonne intention, mais quel intérêt pour eux de reprendre une vie « normale » s'ils sont heureux de celle qu'ils vivent actuellement ? De plus, si tu les considères vraiment comme ta famille, penses-tu vraiment qu'ils aimeraient que tu prennes cette décision sans leur demander leur avis ?

Dimitri se tut. Aldébaran avait raison, il le savait… Il pensait vraiment bien agir, mais cette idée était mauvaise. Qui était-il pour décider à leur place de la vie de ses frères et sœurs ? Le Dragon des Mers remercia le Taureau, qui alla vers le temple du Bélier. Elle allait avoir besoin de câlins de son mouton pour passer une bonne nuit…

Au 3ème étage, Arthur et Julia priaient devant la dépouille du Chevalier de la Coupe, qui s'était également montré digne de celle des Gémeaux. L'italienne pleurait doucement, si malheureuse d'avoir perdu sa moitié alors qu'ils se revoyaient enfin, après 17 longues années… De son côté, le gréco-français jura à son frère d'armes (et beau-frère) tombé de rester à jamais aux côtés de Julia, que celle-ci puisse faire son deuil et être heureuse, car c'était ce qu'elle méritait. Elle enleva son Armure afin de s'aérer un peu, de cesser d'être écrasée par la peine et la responsabilité, au moins pour un instant. Arthur l'imita bien vite, et il se mirent au lit peu de temps après, collés l'un à l'autre, ayant besoin de ressentir la chaleur de l'autre, sa présence si rassurante et apaisante. La tête reposée sur le torse du Capricorne, le Gémeaux la releva pour croiser ses yeux améthystes dans les bruns de son fiancé.

-Mon cœur ?

-Oui chaton ?

-Je t'aime.

-Moi aussi je t'aime.

Ils passeraient sûrement pour les niais de service… Mais peu importe. C'était leur manière de s'aimer et en cette période troublée, l'amour serait sans doute ce qui déterminerait le tournant de cette Guerre Sainte…

Chez le Cancer, Logan lisait pendant qu'El Hadji méditait. Le Poissons se triturait les méninges : quel idiot il avait été d'avouer au Cancer qu'il avait quelque chose d'important à lui dire ! Ça lui avait échappé, car il était persuadé qu'ils allaient mourir du choc des deux Athéna Exclamation… Mais ils étaient tous les deux bien vivants, certes peut-être plus pour très longtemps avec la Guerre Sainte à venir, mais en cet instant précis, c'était le cas. L'australien ferma son livre sèchement, puis se dirigea vers le lit que le sénégalais avait mis à sa disposition avant de se faire interpeller par ce dernier.

-Tu ne voulais pas me dire quelque chose, Logan ?

Bordel, il lâchait rien ce crabe. -Non, rien d'important. Vraiment.

-Tu es sûr ? Ce n'est pas l'impression que tu m'as donné tout à l'heure.

-Je t'assure que tout va bien.

Surtout, ne pas croiser son regard, sinon il allait céder. Logan savait qu'il ne pourrait résister bien longtemps à l'enquête d'El Hadji, alors autant tout faire pour l'éviter. Mais le Cancer saisit le bras du Poissons, qui paniqué se retourna et donna une tape sur la main de son ami pour qu'il le lâche.

-Ne me touche pas. Combien de fois faudra-t-il que je te le répète ? Mon corps est dangereux !

-Je le sais très bien, mon petit poisson. Et je sais que ça te rend malheureux, alors s'il te plaît, dis-moi ce qui ne va pas.

Logan détournait le regard, le seul moyen pour lui de garder son calme. Il aimerait tant dire au Cancer ce qui lui pesait sur le cœur, mais il savait que depuis qu'il avait fait ce pacte de sang avec son maître Daphné, il lui était interdit d'espérer quoi que ce soit dans ce domaine…

-Va-t'en, El Hadji. Je n'ai rien à te dire.

-Mais tu vas arrêter de fuir, bordel ? C'est à cause de ton sang empoisonné, c'est ça ? Mais même si je venais à être blessé par celui-ci, je sais que tu me soignerais avec les Faithful Roses ! Alors je t'en prie Logan, dis-moi ce qui ne va pas ! Tu… Tu ne me fais pas confiance ?

L'australien resta muet, mais peu à peu, il se sentit céder… Et finalement, la bombe retentit.

-Je t'aime.

Un silence pesant régna dans la pièce pendant plusieurs longues minutes, avant que le Cancer n'éclate d'un rire franc. Pas méprisant ou arrogant, ni même de dépit, non, un rire franc, sincère et authentique.

-C'est… C'est ça qui te faisais peur ? Mais moi aussi je t'aime !

Logan resta bouche bée (un peu comme un poisson mort, c'est… C'est rigolo.), comme s'il ne s'attendait pas à la réponse d'El Hadji.

-Tu… Tu es sûr que tu m'as bien compris ? Je… Je t'aime, mais plus qu'un ami, tu comprends ?

-J'avais parfaitement compris. Et je le savais. Je n'osais pas faire le premier pas, de peur de te brusquer, mais sache que de mon côté aussi, je t'aime. Mais… Pourquoi ne me l'as-tu pas dit plus tôt ?

Un tourbillon d'émotions submergea le Chevalier d'Or des Poissons, qui ne savait pas comment réagir. Tout ce qu'il put faire, c'est réagir aux lèvres du Cancer posées sur les siennes. Ils s'embrassèrent plusieurs fois, Logan pleurant silencieusement. Enfin, il avait trouvé le moyen d'aller de l'avant après la perte de son maître et de sa sœur. Enfin, il s'autorisait à être heureux.

-Je… J'avais peur de ta réaction… Et après ce qui s'est passé avec mon maître, je pensais que toute relation m'était absolument impossible, que je risquerais de faire du mal à la personne que j'aimerais… C'est pour ça que lorsqu'on a affronté les renégats, que je sentais qu'on ne survivrait pas… J'ai paniqué, et j'ai voulu te dire ça. Si… Si j'avais su que c'était réciproque…

-Chuuuuuut. Inutile d'épiloguer là-dessus. L'important, c'est que nous nous soyons dit ce que nous avions sur le cœur.

Le lendemain matin, tout le monde se rassembla au 13ème étage pour décider de la marche à suivre, mais Rhadamanthe prit la parole, affirmant avoir une information capitale à transmettre.

-Un de mes espions m'a fait le rapport du fait suivant : il semblerait qu'un mystérieux guerrier ait infiltré les Enfers et se dirige vers Giudecca. Et si son identité n'a pas été certifié, tous sont unanimes sur un point : il portait une Armure d'Or !


Beaucoup d'évènements dans ce chapitre, même si ce n'était que de la transition! Qui peut don bien être le Chevalier d'Or qui s'est éveillé au 8ème sens? La réponse demain!

Si ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à fav, follow ou laisser une review, ça fait toujours plaisir. D'ici demain portez-vous bien et surtout, que brûles votre Cosmos!