Salut, je poste un nouveau chapitre rapidement parce que je ne sais pas dans combien de temps je pourrais en poster un nouveau, j'ai plusieurs semaines assez chargées qui s'annoncent.
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser votre avis ! :)
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Chapitre 23 : La tragédie des capitaines
- C'est la première fois après des années de carrière dans cet établissement que j'assiste à un tel spectacle. C'est inacceptable !
- INACCEPTABLE ! appuya McGonagall à la suite de Dumbledore, d'une voix forte. UNE HONTE !
Slughorn se conta de darder un regard noir sur les deux élèves assis face à eux alors que le directeur continuait son sermon. Evan Rosier et Severus Rogue étaient dans le bureau du directeur, ils regardaient leurs chaussures d'un air honteux, de temps en temps ils osaient relevés les yeux vers Dumbledore mais le regard sombre de leur directeur leur faisait dévier rapidement le regard.
Ils avaient tous les deux un beau coquard et de nombreux bleus sur leur visage. Le nez de Evan pissait le sang, il avait été cassé lors de la bagarre. Dumbledore avait autorisé Pomfresh à seulement remettre le nez en place mais c'était tout. L'infirmière ne les soignerait pas davantage. Severus avait la lèvre fendue et un hématome commençait à se former sur sa joue. Ils avaient tous les deux les phalanges en sang, remplies de bleus qui commençaient à apparaître.
- Votre comportement n'est pas digne d'un capitaine de Quidditch, continuait Dumbledore d'un ton sec, les yeux brillants de colère et de déception. Vous avez à vous deux créer une véritable émeute et une bagarre générale dans le stade. Vous êtes censé représenter votre équipe, votre maison au travers du sport. Vous devez transmettre des valeurs telles que la cohésion, le fair-play, l'esprit du sport. Aujourd'hui vous avez agi à l'encontre de toutes ses valeurs. VOUS AVEZ AGI COMME DES ANIMAUX !
Les deux adolescents sursautèrent devant le brusque éclat de colère du directeur. Ils s'ignoraient religieusement depuis qu'ils avaient été emmenés dans le bureau de Dumbledore.
Le directeur passa une main sur sa robe de sorcier violette, comme pour en enlever les plis. Ils se racla la gorge devant les regards légèrement effrayés de ses élèves, derrière lui les directeurs de maison des deux concernés se contentaient de l'appuyer en silence.
- J'ai donc trouvé une punition parfaitement adaptée à vos attitudes honteuses. Etant donné votre passif à ce sujet, et les nombreuses retenues que vous avez récolté à la suite de vos différentes… altercations précédentes, et qui n'ont pas semblé vous assagir, j'ai choisi d'opter pour une nouvelle approche.
Les deux garçons se tendirent sur leur siège, la panique se lisant sur leur visage.
- Un mois sans Quidditch, annonça simplement le directeur. Vous n'aurez pas le droit d'approcher le terrain de Quidditch, de toucher à un balai, ou d'interagir avec quelconque sujet en rapport avec vos équipes. Pas de réunion, pas d'entraînement. Rien. Sous peine de sanctions. Et vous perdez 100 points chacun.
- Quoi ? Vous ne pouvez pas faire ça, s'excita Severus en se levant de son siège.
- C'est impossible ! On a les entraînements à prévoir, des matchs à préparer ! Comment vont faire nos équipes sans nous ? Hein ? Nous sommes les têtes pensantes de nos équipes ! Comment elles vont vivre sans nous ? Hein ? Comment ? se plaignit Evan d'une voix d'enfant en se penchant vers le directeur.
- Rosier, Rogue, vous n'avez pas à parler à M. Dumbledore sur ce ton ! Calmez-vous enfin ! s'agaça le professeur de métamorphose.
Les deux garçons se calmèrent, légèrement honteux, ils s'assirent correctement.
- Pas de Quidditch pendant un mois, c'est mon dernier mot. Vos équipes se débrouilleront très bien sans vous, termina Dumbledore. Maintenant retournez dans vos salles communes et sans débordements si possible.
Ils se levèrent rapidement, saluèrent leurs professeurs et le directeur, et partirent sans demander leur reste, l'âme en peine.
C'était une véritable tragédie. Aucun des deux ne pourraient survivre un mois sans toucher à un balai ou sans diriger leur équipe respective.
Une fois dans le couloir ils se tournèrent l'un vers l'autre et crachèrent en même temps d'une voix froide.
- Tout est de TA faute !
Ils se fusillèrent du regard après avoir prononcé le même reproche et chacun partit dans la direction opposée de l'autre, non sans avoir lancé un énième regard meurtrier à l'autre.
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Severus se laissa tomber dans un canapé de la salle commune, un air furieux sur le visage. Il ne prononça pas un seul mot alors que ses amis le regardaient surpris. Severus Rogue ne perdait jamais une occasion de se plaindre, surtout qu'il avait dû se faire réprimander et punir par le directeur.
- Le dirlo t'a coupé la langue ? demanda Louis et Mary lui donna un coup de coude pour le faire taire.
- Arrête Louis, tu vois bien qu'il est mal, dit Charlotte d'un ton prudent.
- On a déjà assez d'un dépressif, alors si Sev s'y met, ça sent la folle ambiance pour les prochains jours, grommela Louis en jetant un coup d'œil à Sirius affalé dans son fauteuil, l'air sombre.
- Ce que t'es insensible Louis, le réprimanda Charlotte d'un ton sec.
Le garçon roula des yeux, et échangea un regard éloquent avec Mary, qui fit une moue ennuyée. Elle ne comprenait pas le brusque changement d'humeur de Sirius, qui ne prononcer quasiment plus un seul mot depuis quelques jours, mais celui Severus paraissait logique, il venait de perdre le match, et il avait dû se faire sacrément réprimander par le directeur à la suite de la bataille générale qu'il avait créé avec Rosier.
- Loulou est un homme sans cœur, après presque sept ans tu devrais l'avoir remarqué, dit finalement Mary.
Le garçon ne s'offusqua pas le moins du monde, il savait qu'il avait un total manque de tact et de sensibilité.
- Mais c'est pour ça que vous m'aimez mes chéries, répliqua-t-il en passant ses bras derrières les épaules des deux filles.
Charlotte éclata de rire alors que May regardait Louis de haut en bas en d'œil critique.
- C'est vrai que nous fait passer le temps avec toutes tes histoires de cul, ajouta finalement Mary.
Ses deux amis éclatèrent de rire. Charlotte tourna son regard vers les deux grognons qui continuaient à ruminer dans leurs coins.
- Bon, vous allez finir par nous dire pourquoi vous faites la gueule ?
- Charlotte ! s'offusqua faussement Louis. Quel manque de tact !
Mary ria alors que Louis continuait son cinéma et que Charlotte l'ignorait royalement.
- Rosier à gâcher ma vie, maugréa finalement Severus.
- Vraiment ? Tu boudes parce que t'as perdu le match ? répondit Charlotte, ahurie.
- Dumbledore nous a privé de Quidditch pour avoir déclencher une baston générale sur le terrain, annonça Severus en relevant son regard noir sur ses amis.
Tout le monde regarda Severus avec un air halluciné, même Sirius sortit de son état léthargique pour observer son ami d'un air inquiet. Charlotte gloussa légèrement, nerveuse, Louis resta bouche bée, Mary prit une expression horrifiée.
- Mais...mais… pendant combien de temps ? balbutia Charlotte.
- Un mois.
- Sev, on t'aime beaucoup, mais sache que pendant le prochain mois à venir on va t'éviter, dit Louis d'un air sérieux.
Charlotte et Mary lui donnèrent toutes les deux un coup de coude et il émit un gémissement plaintif.
- Ce que voulait dire Louis, grinça Mary en lançant un regard noir au garçon, c'est qu'on va tout faire pour te soutenir pendant cette épreuve.
Charlotte hocha vivement de la tête, et Sirius marmonna son affirmation. Louis finit par acquiescer d'un air crispé. Le capitaine allait être invivable pendant le prochain mois, le Quidditch était toute sa vie, en plus des filles, alors si on le lui enlevait il allait être d'une humeur massacrante. Louis ne donnait pas chère de la peau d'Evan Rosier, Severus le voyait comme la cause de tous ses problèmes.
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Evan était de nouveau enroulé dans son plaid à même le sol dans son dortoir. A la différence que cette fois-ci Dorcas était elle aussi enroulé dans un plaid à sa droite. Leurs amis les regardaient avec des mines inquiètes.
- Vous pensez qu'ils vont sortir de là un jour ? chuchota Eliott.
- Je sais pas, mais l'heure est grave, répondit Peter sur le même ton.
- Il ne veut même pas célébrer notre victoire, évidemment que l'heure est grave. On approche de la fin du monde, répliqua vivement Cynthia.
- Et Dorcas, c'est quoi son problème ? demanda doucement Kat.
- Aucune idée, marmonna Tracey.
- Elle allait très bien avant de parler à Black il y a quelques jours, expliqua Josh.
- Black est un con, déclara Peter. Je vous jure que s'il a osé faire de mal à Dorcas je ne donne pas chère de sa peau.
- Ne saute pas sur des conclusions hâtives, intervient Nick qui était resté silencieux jusqu'à présent. Je vais demander à Libby si vous voulez, avec Catchlove elle doit être au courant de tout.
Ses amis se tournèrent vivement vers lui et le poussèrent littéralement en dehors du dortoir pour qu'il aille glaner des informations auprès de sa petite-amie.
- T'as intérêt à revenir avec des infos ! Sinon je ne donne pas chère de ta peau Nicky ! lui hurla Eliott dans les escaliers.
- Ne l'écoute pas, rectifia Josh. C'est un crétin !
Il asséna une petite tape derrière la tête d'Eliott qui grommela des insultes.
Le petit groupe était maintenant regroupé à l'entrée du dortoir, ils se tournèrent vers leurs deux amis qui discutaient mollement entre eux, enrubannés dans leurs plaids. Ils étaient en pleine déprime. Pour Evan c'était évidemment, sa suspension pendant un mois à toute activité liée de près ou de loin au Quidditch qui l'avait mis dans cet état. Il ne savait plus quoi faire, il était littéralement obsédé par ce sport, et sans celui-ci, il avait l'impression d'être perdu.
Dorcas n'avait parlé à personne de sa discussion avec Sirius et elle n'avait pas envie d'aborder le sujet pour l'instant. Alors elle préférait se morfondre avec Evan dans un plaid particulièrement confortable.
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Une heure plus tard Evan et Dorcas avaient été tiré de force du dortoir des garçons pour se rendre dans la salle commune, où leurs camarades célébraient la victoire de l'équipe contre les Serpentard.
Les deux amis étaient affalés dans un canapé de la salle commune, et affichait un air grognon alors que leurs amis s'amusaient devant eux. La musique résonnait dans la salle commune, les élèves discutaient allégrement une bière à la main, ou un verre rempli d'un alcool plus fort.
Seul Dorcas et Evan n'avaient pas envie de s'amuser. Tracey et Peter en remarquant la mauvaise humeur de leurs amis échangèrent un regard décidé, et d'un commun accord fondirent sur leurs amis. Ils fourrèrent de force à chacun un verre dans leurs mains.
- Vos têtes de dépressif ça va cinq minutes, mais maintenant c'est fini ! s'exclama Peter.
- Amusez-vous, on l'a bien mérité, ajouta Tracey.
Evan poussa un grognement avant de boire son verre d'une traite. Au point où il en était, il voulait se mettre minable pour oublier cette sanction injuste. Il aurait préféré être collé jusqu'à la fin de sa scolarité.
Dorcas elle se leva, et poussa un profond soupir avant de se diriger vers les dortoirs.
- Je suis désolé, mais je ne me sens pas en forme, je vais aller me coucher, marmonna-t-elle et en quelques pas elle avait disparu dans les escaliers menant au dortoir.
Tracey sonda la salle à toute vitesse et repéra rapidement Kat et Cynthia en pleine discussion avec des étudiants de quatrième année. La jeune fille se dirigea rapidement vers ses deux amies, elle attrapa un bras à chacune et sans leurs laisser le temps de réagir les traîna jusqu'au dortoir.
- Urgence au sommet.
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Willow lança une œillade agacée vers le groupe que formait des septièmes années de Poufsouffle.
- Je ne comprends pas comment elles peuvent continuer à lui adresser la parole.
Harrison roula des yeux et Lily haussa des épaules, pas contrariée, alors qu'elle était la principale concernée.
- Il est leur ami, si elles veulent continuer à lui parler ça ne me concerne pas, dit Lily.
Willow lui lança un regard éberlué.
- Mais enfin ! Elles n'ont aucun sens de la loyauté.
- Will, Remus a été horrible avec Lily mais ça ne justifie pas le fait qu'ils perdent tous ses amis. Cette histoire concerne Lily et lui. Elles font ce qu'elles veulent, et ne t'inquiètes pas elles ont bien montré leurs désaccords envers le comportement de Remus.
- Est-ce qu'on peut ne pas parler de lui ? soupira Lily en rangeant son livre de sortilèges dans son sac. Je n'ai aucune envie de passer mon temps libre à parler de ce connard.
Willow soupira mais finit par acquiescer, sans cesser de lancer des regards mauvais vers Elizabeth et Rachel qui discutaient tranquillement avec Amycus et Remus à l'autre bout de la salle commune dans les canapés.
- On fait toujours le nouvel an ensemble chez moi ? demanda finalement Harrison en changeant de sujet.
Un sourire joyeux étira le visage de Lily à la mention des prochaines vacances. Les vacances de noël arrivaient à grand pas. Dans quelques semaines elle serait chez elle, elle n'aurait plus à suivre tous ses cours qui l'ennuyaient, et surtout elle n'aurait plus à croiser Remus tous les jours. Bien évidemment avant il y aurait le bal de noël, James avait d'ailleurs prévu une nouvelle réunion en urgence pour réexpliquer les consignes après la catastrophe de la dernière fois.
- Évidemment, répondit Lily.
Ils avaient prévu de faire une tournée des bars à Bristol, là où habitait Harrison. La soirée promettait d'être à la fois amusante et tranquille, ils ne seraient pas entourés de tout Poudlard, et pourront profiter seulement entre amis.
- Je voulais demander à Elizabeth, Rachel et Daniel de nous accompagner, continua Harrison.
- Ça serait top, acquiesça Lily. Ça fait tellement longtemps qu'on a pas passé de soirée ensemble.
- C'est vrai qu'on ne les voit plus beaucoup en ce moment, reprit Willow, toujours de mauvaise humeur.
Lily et Harrison échangèrent un regard ennuyé, et continuèrent à discuter de leur nouvel an en ignorant les commentaires de Willow sur leurs deux amies.
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Greta siffla alors que Libby sortait de la salle commune. Une deuxième année était venue prévenir la jeune fille que son petit-ami l'attendait devant la salle commune. Libby rougit furieusement, et lui dit d'arrêter son cinéma.
- Tellement innocente, soupira Alecto à côté de la blonde.
- C'est un spectacle dont je ne me lasserais jamais, ricana Greta. Notre petite Libby qui rougit dès la moindre allusion à son beauuuuuu Gryffondor.
- Si elle était là elle vous dirait de vous taire, les coupa Ellen alors que les deux filles gloussaient bêtement.
- Mais d'une manière tellement polie…
- ...qu'on ne la prendrait pas au sérieux, compléta Alecto.
Les deux amies se tapèrent dans les mains avant de rire.
- Je ne sais pas comment elle vous supporte à longueur de journée, cette fille est une sainte, dit John qui était assis à côté d'Ellen.
- C'est sûr que pour supporter Greta il faut beaucoup de courage, intervient James d'un ton sec.
Il était assis sur un fauteuil à l'opposé de la blonde et lui lança un regard noir. Il était toujours vexé de la remarque de la jeune fille sur sa relation entre lui et Lily. Greta lui tira puérilement la langue et répliqua d'un ton joueur.
- Si tu es vexé c'est parce que j'ai raison.
James l'ignora soigneusement et se replongea dans son livre. John fit les gros yeux à Greta, Ellen se mordillait la lèvre gênée, et Alecto n'avait pas l'air de croire ce qu'il se passait. Il était rare que James et Greta se disputent. Evidemment comme tout le monde ils s'étaient déjà embrouillés pour des petites broutilles, mais cette fois ça semblait différent. Et ça l'était. James était réellement vexé par les propos de Greta, et Greta était excédé par le comportement aveugle et immature de son ami, qui ne lui ressemblait plus du tout. Cette Lily Evans avait un sacré effet sur James, et pourtant l'instant Greta n'était plus sûre que cela soit positif.
- Je rêve ou vous êtes encore en froid ?
James ne répondit pas et Greta roula des yeux excédés. En effet, cela faisait plusieurs jours que les deux meilleurs amis ne s'adressaient la parole qu'aux travers de piques.
- C'est James qui boude pour un rien, encore.
- Je ne boude pas. Je n'ai juste pas envie d'entendre encore une fois à quel point je suis faible et influençable.
- Je n'ai pas dit ça James, tu déformes tout.
Le garçon claqua la langue agacée et finit par se lever, son livre à la main.
- Je vais aller dans mon dortoir, ici je ne peux pas lire tranquillement, sans être distrait par un nuisible.
Il planta son regard dans celui furieux de Greta et se dirigea vers son dortoir d'un pas rapide. Greta se leva et suivit son meilleur ami, prête à s'expliquer. Elle ne voulait pas rester en froid avec lui, surtout pour un sujet aussi stupide. Si James semblait rester camper sur ses positions depuis leur dispute, Greta elle était prête à faire un pas vers lui. Elle en avait marre de ses piques ridicules.
James lui claqua la porte du dortoir au nez. Greta souffla, furieuse et elle entendit la voix de James résonner de l'autre côté de la porte.
- Je t'entends souffler comme un bœuf d'ici ! Va voir ailleurs si j'y suis Greta !
La Serdaigle ouvrit la porte et pénétra dans la pièce telle une furie. Elle était énervée maintenant. Elle en avait cure d'essayer d'être la plus mature des deux, les gamineries de James l'avaient poussé à bout.
James était assis sur son lit, un air profondément buté sur le visage. En apercevant Greta il reposa son livre à côté de lui et fusilla son amie du regard.
- Tu vas arrêter d'agir comme un enfant de cinq ans James et tu vas m'écouter ! s'énerva Greta en l'empêchant de parler.
Le regard autoritaire de sa meilleure amie lui coupa toute envie de répliquer. C'est qu'elle ressemblait beaucoup à sa mère dans ces moments-là, et il avait l'impression d'être un enfant pris en faute. Il fronça des sourcils et ses lèvres ne formèrent plus qu'une ligne pâle, vexé.
- James, reprit plus doucement la jeune fille en s'asseyant sur le rebord du lit. Je sais que tu as très mal prit ce que je t'ai dit concernant Evans, mais je ne voulais pas te faire de la peine, ni insinuer que tu étais faible et influençable.
- Pourtant c'est l'impression que ça donnait, répliquait James d'une voix vexé.
Greta réprima un sourire devant l'attitude enfantine de son meilleur ami.
- Je m'inquiète pour toi c'est tout. Je ne t'ai jamais vu passer autant de temps avec une autre fille que moi, et avant que tu ne dises quoique ce soit ce n'est pas de la jalousie. Evans ne prendra jamais ma place, je suis irremplaçable dans ton cœur je le sais.
James roula des yeux devant la tentative d'humour de sa meilleure amie, et marmonna d'un ton plus léger.
- Ce n'est pas la modestie qui t'étouffe.
Cette fois Greta laissa un sourire étirer ses lèvres et elle attrapa la main de son meilleur ami. James releva son regard chocolat et le planta dans celui affectueux de la blonde. Il se détendit et il poussa un léger soupir, d'un signe de tête il signifia à Greta qu'il l'écoutait.
- Tu ne t'en rends pas compte mais tu n'as jamais regardé une fille de la façon dont tu l'as regarde. C'est comme… comme si tu es hypnotisé par elle, par la moindre de ses réactions. Tes yeux s'illuminent dès qu'elle rit, tu souris automatiquement dès qu'elle te regarde. Tu l'apprécies énormément, plus que tu ne veux te l'avouer, et j'ai peur parce que tu sembles différent autour d'elle. Et, je suis ta meilleure amie, je ne veux pas qu'elle te fasse du mal. Elle sort d'une passe difficile, elle a déjà eu une histoire avec Severus et je ne veux pas que tu sois sa prochaine passade pour oublier Lupin.
Il y eu un léger silence après la tirade de Greta. Elle pouvait voir James réfléchir à toute vitesse, une expression perdue sur le visage. James lui ne savait pas quoi dire, ni quoi en penser. Greta avait raison sur certains points, il n'avait jamais agi avec une autre fille comme avec Lily. Greta lui disait qu'il lui faisait penser à Sirius Black sur certains points, il n'était pas sociable, il n'était pas avenant, et il ne se mêlait pas aux inconnus. Pourtant avec Lily, malgré leurs débuts difficiles, il avait laissé tomber toutes ses barrières. Il se sentait bien quand il était avec elle, il aimait l'entendre rire, il aimait discuter avec elle pendant des heures après les réunions ou pendant leurs rondes, il aimait travailler avec elle…Une pensée revint dans son esprit, il avait surtout eu envie de l'embrasser à Halloween. Il releva un regard perdu et paniqué vers sa meilleure amie.
- Je suis dans la merde.
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Les filles de Gryffondors étaient montées dans le dortoir à toute vitesse une fois que Tracey ait expliqué la sortie précipité de Dorcas. Elles entrèrent dans le dortoir et repèrent rapidement leur amie qui enfilait son pyjama au milieu de celui-ci. Dorcas releva un regard surpris vers ses amies.
- Il faut qu'on parle Do, commença Kat d'une voix douce.
- On voit bien que ça ne va pas depuis quelques jours, continua Cynthia.
- Je veux juste dormir les filles, ne vous inquiétez pas, je suis juste un peu fatigué en ce moment, les interrompis Dorcas en mentant.
- Ne crois pas nous avoir comme ça ma p'tite dame ! s'exclama Tracey pas dupe pour un sous en s'installant sur le lit de la Gryffondor, ses amies à sa suite.
Dorcas sentit ses barrières tomber en observant ses amies la regarder avec inquiétude, toutes assises sur son lit. Les larmes perlèrent aux coins de ses yeux et elle prit la parole la gorge nouée en sentant les larmes couler le long de ses joues.
- J'ai merdé avec Sirius. Il ne veut plus m'adresser la parole.
Kat se leva, attrapa la main de son amie et l'incita à s'asseoir avec elles. Elle passa un bras autour des épaules de la brune et lui caressa le bras instinctivement dans un geste de réconfort alors que Dorcas leur racontait tout, d'une voix tremblante, balbutiant par moment à cause de ses pleurs. De sa fuite ridicule à chaque fois qu'elle croisait Sirius, de ses sentiments flous, à la discussion à sens-unique que Sirius avait eu avec elle. Elle ne s'était jamais sentie aussi faible et pathétique de toute sa vie. Dorcas Meadowes ne pleurait pas pour un garçon, elle n'était pas comme ça.
Les filles l'écoutaient avec attention, ne l'interrompant pas une seule fois. Elles étaient tellement attentives qu'elles n'entendaient pas les hurlements qui provenait de la salle commune.
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- CA NE VA PAS SE PASSER COMME CA ! J'VOUS L'DIT ! DUMBLEDOU NE PEUX PAS M'EMPÊCHER DE JOUER OU D'ÊTRE CAPITAINE !
L'alcool était monté très rapidement à la tête d'Evan. Trop rapidement. Il avait enfilé tous les verres qu'il trouvait cul-sec, ignorant la brûlure de l'alcool coulant le long sa gorge. Il était maintenant debout sur une table, un verre vide à la main, il hurlait sa rage à tous les étudiants présents dans la salle commune. Son équipe qui avait aussi été touché par la nouvelle que lui, poussaient des exclamations à chacune de ses phrases. Un peu plus loin Peter, Eliott, Josh et Nick regardaient la scène avec des airs à la fois amusés et affligés devant l'attitude encore une fois excessive de leur ami.
- On devait peut-être le faire descendre de là ? demanda finalement Josh avec inquiétude. Il est quand même en train de se ridiculiser.
En effet, au même moment Evan, toujours lancé dans son discours enflammé, venait de s'emmêler les pieds et de chuter de la table. La tête brune de leur capitaine, actuellement au chômage, se releva rapidement, rouge tomate. Il se redressa et garda une expression digne sur le visage malgré le ridicule de la situation et les rires étouffés de ses camarades qui ne voulaient pas le vexer.
- QU'IMPORTE LE NOMBRE D'OBSTACLES LE NOMBRE DE FOIS OU JE CHUTERAIS, JE N'ABANDONNERAIS PAS ! JE NE VOUS LAISSERAIS PAS TOMBER MES AMIS !
Peter et Eliott gloussèrent bruyamment et lancèrent tous les deux un regard sévère à Josh.
- T'as pas intérêt de l'interrompre, c'est sûrement le plus beau moment de l'année. Le grand capitaine déchu complètement torché, qui fait un grand discours en étant totalement ridicule.
- J'espère que quelqu'un a pris une photo de sa chute, ajouta Eliott.
- C'est fait, répondit Nick en secouant son appareil photo devant son visage.
Eliott lui planta un baiser sur la joue et s'exclama d'un ton faussement énamouré.
- Je t'ai déjà dit à quel point je t'aimais ?
- Un véritable homme à marier, railla Peter.
Nick roula des yeux avant de rire. Josh soupira mais finit par se détendre à son tour alors que Evan se mettait à chanter.
- QUI EST UN ROSIER, NE SE LAISSE PAS RIDICULISER ! ON N'ABAT PAS UN ROSIER ! SINON ILS VOUS PIQUERONT ! GARE AUX ROSIERS !
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Une fois que Dorcas eut finit de tout raconter à ses amies elle releva un regard incertain vers elles, ne sachant pas quelles seront leurs réactions. Elle sentit la prise de Kat se resserrer autour de ses épaules ce qui la rassura.
- Do, je pense qu'on sera toutes d'accord sur ce que je vais dire, commença doucement Cynthia. Tu dois aller parler à Sirius, et rapidement. C'est la seule solution, et tu le sais.
Dorcas se mordit la lèvre. Elle était incapable d'aligner deux mots devant lui, et il ne voudrait sûrement pas lui adresser la parole.
- C'est la meilleure chose à faire, assura Kat. Tu dois lui parler, lui dire ce que tu ressens même si tu es totalement perdu. Il comprendra. Sinon tu vas le regretter.
- Il ne veut pas me parler. Comment voulez-vous que je l'approche ? Il va m'envoyer bouler dès que je tenterais de lui adresser la parole.
Le regard de Tracey s'illumina et un léger sourire étira ses lèvres pulpeuses.
- J'ai une idée. Mais on va avoir besoin de Catchlove.
