Chapitre 42 : Madame la Directrice

La suite de la journée s'était déroulée dans la joie et la bonne humeur.

Les habitants du douze avaient beaucoup apprécié les efforts déployés par toutes les équipes. Ils furent vraiment surpris par la modernité des équipements que nous avions installés. L'école semblait faire l'unanimité

Je dû me montrer très sociable ce jour-là, car beaucoup de monde avait tenu à venir me parler, me remercier. J'eu l'occasion aussi, de commencer à échanger avec quelques enfants, ils étaient impatients de faire leur rentrée.

Alors que ce n'était pas prévu, mais compte tenu du fait que tout le monde semblait être bien et s'amuser, la journée se poursuivie jusque dans la soirée.

Paylor me félicita pour mon discours, qui, bien qu'improvisé, avait selon elle, une fois de plus sut atteindre son but comme une flèche atteignait sa cible. J'étais de nouveau épuisée, mais satisfaite.

Le lendemain je m'autorisais une grasse matinée avant d'aller rejoindre ma mère et Haymitch, pour les préparatifs de leur crémaillère. Je me sentais plus détendue et reposée après la folie de ces dernières semaines. Le fait de savoir que nous étions en petit comité ce soir me convenait parfaitement. La veille, j'avais été tellement accaparée par tout le monde, que je n'avais quasiment pas profité de la présence de mes amis. Mais c'était normal et j'étais tout de même contente qu'ils aient été là pour ce jour si particulier. Mais ce soir et pour mon plus grand bonheur, les projecteurs allaient être braqués sur d'autres que moi.

J'arriva en début d'après-midi. On pouvait déjà entendre la musique qui provenait du jardin. Le groupe devait être en train de procéder aux réglages pour ce soir.

- Bonjour Maman. Dis-je en entrant.

- Ah ! Ma chérie, tu tombes bien. J'ai besoin d'aide pour accrocher les guirlandes dans les arbres du jardin.

- Pas de problèmes, mais Haymitch aurait pu s'en charger quand même ?

- Oh non ! Il a le vertige dès qu'il monte sur l'échelle. Me dit-elle.

Et puis il est très occupé avec les membres du groupe à répéter pour ce soir

- Comment ça à répéter ?

- Oui, il s'est mis au banjo depuis plusieurs semaines et ses amis du groupe lui ont proposé de jouer quelques morceaux avec eux.

- Au banjo ? Bien. Dis-je, quelque peu dubitative.

- Oh mais tu sais il se débrouille bien ! Dit ma mère de manière très convaincante.

Elle qui semblait si rigide et guindée avant, je la voyais, petit à petit, se transformer une sorte de hippie. Ça devait être l'effet « sexymitch » pensais-je, en rigolant intérieurement.

Alors que nous étions en train d'installer les guirlandes, Gale, Jo, Annie et Finn arrivèrent avec les chaises que j'avais complétement oublié de prendre.

- Heureusement qu'on avait pensé à te laisser un mot pour te dire de ne pas les oublier. Me dit Gale d'un ton moqueur.

- Désolée. Dis-je.

- Bah c'est pas grave, on avait parié de toutes façons et Annie a perdu.

- Vous aviez parié que j'allais oublier les chaises ? Et toi et Jo contre moi ? Elle est belle l'amitié.

Cela les fit rire.

- Catnip ce soir pas de « Stromboli » pour toi ! Me dit Gale l'air sérieux.

- De quoi tu me parles ? C'est quoi encore ça un « Stromboli » ?

- T'as encore perdu Annie ! Dit Jo

- Mais vous allez m'expliquer à la fin ?

- Ah ma pauvre Kat, l'autre soir pendant le jeu des défis, le premier et pour ainsi dire l'unique que tu as été en mesure de relever, a été de gouter au nouveau cocktail d'Haymitch. Cocktail baptisé le « Stromboli » !

Après ça, nous avons découvert une autre facette de toi ! Dit-elle hilare.

Peeta ne t'en a pas parlé ?

- Non, je ne me souviens plus du tout de la soirée, enfin de la fin, donc je me disais bien que j'avais du boire beaucoup, mais je ne pensais pas qu'un seul cocktail suffirait à m'achever.

- C'est d'ailleurs pour ça que j'ai interdit à Haymitch de le proposer à la clientèle. Ajouta Peeta qui arrivait les bras chargés de cartons contenants une partie des amuses bouches pour ce soir.

Salut tout le monde. Ajoutât-il.

Madame la Directrice. Me dit-il en m'embrassant sur la joue, ce qui me fit rougir instantanément.

Je t'aurais bien parlé du « Stromboli », mais tu ne m'en as pas laissé l'occasion hier matin. Dit-il en déposant ses paquets et repartant aussi sec.

- Et vous m'avez fait faire quoi d'autre à part me gribouiller le visage ?

- Chérie, tu peux donner un peu de mou s'il te plait ? Dit ma mère qui était toujours en train d'installer ses guirlandes, juchée sur son échelle.

- Oui, Maman, voilà. Dis-je l'air distraite, attendant qu'ils se décident à parler.

Bon alors répondez moi !

Ils se regardaient les uns les autres, ne sachant pas qui oserait se lancer le premier, Jo sauta à l'eau

- Alors comment te dire ça, « nous » ne t'avons rien faire faire.

TU as bu ton « Stromboli » d'une traite, et quelques minutes après les premiers effets sont apparus, c'est à ce moment-là que t'es mise debout sur la table pour danser, visiblement cela ne nous était pas destiné, mais plutôt à Peeta, et tu lui as dit que tu ne t'étais pas maquillée pour lui, alors tu as été attraper des feutres et tu t'es…tu as essayé de te maquiller comme tu as pu.

Après quoi tu devenais tellement entreprenante avec lui, qu'on a dû le protéger de toi et aussi protéger l'image que ta mère a de toi et on a décidé de rentrer.

Voilà tu sais tout. Dit-elle.

- Vous me faites marcher ? Dis-je.

Annie ?

- Désolée Kat, mais Jo dit la vérité.

Je ne savais plus où me mettre. J'allais faire une pause avec l'alcool pendant un certain temps c'était décidé. Je me demandais bien ce qu'Haymitch avait bien pu mettre là-dedans pour que ça me mette dans un état pareil.

- Oh mais tu sais, ça nous a quand même beaucoup fait rire si ça peut te rassurer. Me dit Gale.

- Je ne suis pas certaine que ça m'aide, non.

- On peut dire qu'à vous deux avec Peeta, vous faites la paire sur le jeu des défis.

Je pense qu'on n'arrivera jamais à atteindre vos niveaux respectifs. Rajouta Jo.

- Katniss chérie, essayes de me suivre ! Me dit de nouveau ma mère.

- Oui Maman désolée. Répondis-je. Voilà, tiens, ça suffit comme ça ?

- Oui ça devrait aller. Me dit-elle.

Pauvre Peeta, pensais-je. Je le mettais à rude épreuve en ce moment. Mais il l'avait cherché aussi dans un sens ! En parlant de lui, il revint de nouveau les bras chargés.

- Attends je vais t'aider. Dis-je.

- Merci. Tiens, tu peux mettre ces boites sur cette table s'il te plait ?

- Peeta, ils viennent de m'expliquer pour l'autre soir.

Je suis vraiment désolée.

- Mais pourquoi ? A mon niveau il n'y a aucun problème. Me dit-il en haussant des épaules tout en continuant de trifouiller ses boîtes.

- Mais si, quand même un peu. Dis-je à voix basse.

Entre l'autre soir à la boulangerie, et la soirée avec le « Stromboli », je ne veux pas…

- …Que je crois qu'on est de nouveau ensemble ? Me dit-il calmement tout en disposant le contenu des boites sur les tables.

Non j'ai bien compris que ce n'était pas le cas.

Je le saurais quand tu seras prête pour ça.

En attendant je profite de tes moments d'égarements sans t'en empêcher, donc ça serait plutôt à moi de m'excuser, mais je n'en n'ai pas envie.

J'ai d'autres boites à aller chercher, ton aide est la bienvenue si tu veux me suivre. Ajoutât-il, comme si de rien était.

Je le suivis.

- Ça ne te pose donc pas de problème à toi, que je profite de toi quand je l'ai décidé ?

- Non puisque je suis consentant et que j'en ai envie aussi.

- Ah ! Mais quand même ce n'est pas bien. Dis-je.

- Tiens tu peux prendre celle- là s'il te plait ? Dit-il en me mettant des boites dans les bras.

- Peeta on peut parler sérieusement deux minutes, s'il te plait ?

- Mais c'est ce qu'on fait. Mais je n'ai pas envie de passer mon temps à tout décortiquer Kat.

Je vis le moment présent et ça me va bien comme ça.

Et visiblement toi aussi. Donc stop, pas plus de questions.

- Pas plus de questions ?

Et celle que tu m'as posé avant de partir de chez moi le soir où nous étions tous les deux ?

- Tu as une réponse à me donner ? Dit-il en me regardant droit dans les yeux.

- Tu la connais la réponse.

- Moi oui, mais toi visiblement pas encore.

Aller, viens, il faut mettre ces boites au réfrigérateur.

- T'es vraiment pénible, tu pourrais t'arrêter deux secondes qu'on puisse parler normalement ? Surtout un sujet aussi sérieux.

- Non, je te l'ai dit je n'ai pas envie de tout décortiquer.

On vient de parler là.

Et même si on devait encore le faire, ça ne ferait que tourner en rond.

Donc pour l'instant je n'ai pas envie et puis je veux simplement finir tout ça et pouvoir me poser un peu après, je suis rincé. Me dit-il tout en me prenant les boites des mains, puis il m'embrassa avant de repartir chercher ce qu'il restait à décharger.

J'étais séchée. Et tel un zombie je me dirigeais de nouveau vers le jardin avec les autres.

Nous passâmes le reste de l'après-midi à terminer les préparatifs. Puis je rentrai chez moi sur les coups de seize heures, pour me préparer, accompagnée de Jo et d'Annie.

Les garçons, eux, estimaient être très bien comme ils étaient. Nous nous préparâmes donc entre filles. Je me maquillai, proprement cette fois-ci, chose que je faisais rarement, mais je savais que ça faisait plaisir à ma mère.

Jo me rejoignit dans ma chambre et se posa sur mon lit.

- Alors il se passe quoi entre Peeta et toi ? Demandât-elle

- Honnêtement ? Je ne sais pas trop.

Et puis il a changé, il semble encore plus libéré, j'ai l'impression qu'il prendre tout à la légère.

Il me provoque, puis l'instant d'après il me plante là. Je n'arrive pas à le suivre.

- Oui il a changé et je le trouve beaucoup mieux comme ça. Me dit-elle sans ambages.

Il a beaucoup travaillé avec notre cher Docteur Aurélius durant ton absence. Il va vraiment mieux.

Je ne vais pas te re dire qu'il a passé une sale période à un moment donné, car tu le sais très bien.

Ce qui n'a pas changé par contre, c'est qu'il t'aime toujours autant.

Alors j'ai besoin de comprendre Kat, qu'est-ce que tu attends pour te laisser vivre ?

- Et toi, comment tu as réussi à accepter de te poser avec Gale ? Lui demandais-je.

- J'en sais rien du tout ! Il a dû trouver comment m'apprivoiser sans doute.

Il est très patient lui aussi. Ça n'a pas été évident au début.

J'avais juste eu l'intention de prendre du bon temps avec lui, mais déjà, il n'a pas été facile à approcher et ensuite quand j'y suis arrivée b'en c'était cuit j'étais amoureuse.

- Je peux te poser une question personnelle Jo ?

- Les enfants ?

- Oui…

- On en a parlé.

Il sait que je ne pourrais jamais en avoir.

Il m'a dit qu'il existait d'autres solutions. Au début je ne voulais pas en entendre parler.

Mais finalement, à bien y réfléchir, je me dis que ça pourrait être sympa d'adopter et de fonder une famille avec lui.

Et puis au lit il est vraiment d'enfer, je ne m'ennuie jamais. Dit-elle en rigolant.

- J'avoue que c'est pareil avec Peeta de ce côté-là. Plus ça va et meilleur c'est !

- Oh ! Elle se confie enfin !

Ça veut dire que vous l'avez fait récemment ?

- Oui l'autre soir, quand nous sommes allées à la boulangerie avec Annie.

Trois fois ! De la folie ! Ça ne nous était jamais arrivé.

Le problème c'est que moi je reste persuadée que je ne lui apporterais pas ce dont il a besoin, et surtout au sujet des enfants.

Je sais que tu me reproches d'être égoïste avec ça, mais ça me fait vraiment peur.

- Mais t'as le temps Kat ! Gale et moi aussi tu sais !

On en a juste parlé une fois ou deux.

On a besoin de finir de se reconstruire avant de penser vraiment à ça.

Je pense que ça devait être ça qui avait rapproché les garçons entre autres.

Outre le fait que t'as réussi l'exploit de leur briser le cœur à tous les deux, ils se retrouvent finalement à gérer plus ou moins les mêmes problématiques avec nous. Donc il se sont trouvés plus de points communs qu'ils ne pensaient au départ. Même Gale a fini par admettre que vous n'étiez pas fait pour être ensemble lui et toi, et que c'était Peeta qui te correspondait.

- Merci de ne pas me juger Jo. Je suis contente que tu ne me déteste plus.

- Ah non pas de "chouineries" entre nous ! Je t'adore aussi !

Bon aller, on va aller sortir Annie de la salle de bain et y aller, on est en train de se faire désirer là.

Nous repartîmes en direction de chez Haymitch et Maman, toutes les trois pomponnées. Nous étions les dernières à arriver, les autres invités étaient déjà tous là. Le jour avait commencé à décliner et les lumières dans les arbres donnaient au jardin une atmosphère de guinguette printanière. Jo se dépêcha d'aller retrouver Gale, qui la dévorait des yeux. Annie alla rejoindre ma mère qui s'occupait de Finn, voyant Peeta se rapprocher de moi.

- Je préfère quand tu te maquilles comme ça ! Me dit-il amusé.

- Moi aussi.

- Tu es vraiment très belle ce soir.

- Peeta…Bon viens !

Je le trainai dans la cuisine.

- Écoutes, tu as raison j'ai toujours des sentiments pour toi.

Tu le sais aussi bien que moi d'ailleurs.

Mais je ne suis pas prête à ce que ça soit de nouveau comme avant entre nous.

Je n'ai toujours pas changé d'avis sur certaines choses.

Et en plus, là, pour le moment je vais avoir pas mal de chose à gérer avec la rentrée.

Tu peux accepter ça pour l'instant ?

- Oui pas de soucis. Je te l'ai déjà dit.

Il m'embrassa tendrement. Puis il me proposa d'aller rejoindre les autres.

- Peeta, juste une dernière chose.

- Oui ?

- J'ai raconté à Jo ce qu'on avait fait toi et moi, l'autre soir.

Mais je n'ai pas envie que tout le monde le sache.

Et si ça devait me reprendre, mais comme je vais éviter de boire pendant quelques temps ça devrait bien se passer, je ne veux pas que tout le monde soit au courant. D'accord ?

- Ok ! Dit-il simplement.

- Je me demande ce qu'a bien pu te faire le Docteur Aurélius pour que tu sois si détendu en ce moment. Lui dis-je perplexe.

- On a juste beaucoup parlé et travaillé.

Aller, viens, on va rejoindre les autres maintenant.

Tout le monde s'amusait et l'ambiance était détendue et conviviale. Paylor avait enlevé, le temps d'une soirée, son masque de Présidente. Nous avions même fini par nous tutoyer. C'était vraiment une belle personne comme on en rencontre peu. Je passai plus de temps aussi à parler avec Enobaria. Nous n'avions pas grand-chose en commun à part les jeux, cependant nous discutâmes beaucoup de son apprentissage de carrière et au final ça l'avait elle aussi détruite. Elle essayait d'oublier comme elle le pouvait. Elle avait même commencé des soins dentaires, afin de faire disparaitre ses dents pointues. Pour oublier et tourner la page.

Le groupe faisait fureur auprès de tout le monde. Et quand Haymitch se mit à jouer du banjo avec eux nous nous mîmes tous à danser joyeusement dans le jardin. On se sentait légers, cette soirée était une vraie parenthèse. Même Beetee dans son fauteuil roulant essayait de suivre le rythme, grâce à Annie qui lui tenait les mains et faisaient balancer leurs bras en rythme.

On se régala tous avec les mets préparés par Peeta et son équipe. Une équipe très sympathique d'ailleurs, que je n'avais jusque-là pas eu trop l'occasion de rencontrer, mais Peeta y remédiât rapidement. Il y avait Delly et Thom également. Thom était ravi de pouvoir passer une soirée avec son vieux compagnon des mines.

Ma mère était radieuse. Elle et Haymitch formaient vraiment un couple atypique mais attachant. En fin de compte je me demandai pourquoi j'avais eu autant de mal à les voir ensemble jusque-là. Haymitch était un homme qui avait une grande importance dans ma vie, et cela depuis des années maintenant. Visiblement ils se complétaient parfaitement avec Maman. Je fis part à ma mère de ce sentiment durant la soirée et je vis ses yeux se remplir de larmes. Je pensai de nouveau à Prim, qui, elle, aurait accepté immédiatement la situation et m'aurait surement sermonné plus d'une fois sur mon attitude à leur égard. Cette pensée me fit sourire.

Le groupe rejoua leur fameuse chanson sur laquelle nous avions dansé Peeta et moi et de nouveau il m'invita à danser avec lui. Ce que j'accepta. Mais cette fois ci il resta sage et moi aussi. Nous restâmes à faire la fête tous ensemble dans cette atmosphère joyeuse et légère jusqu'au petit matin. Même Paylor fut l'une des dernières à partir.

Peeta lui était déjà en train de dormir sur le canapé dans le salon, avec les oies qui elles dormaient sur le rebord. Je le recouvris avec le plaid, qui était à ses pieds sans que personne ne me voit.

J'entendis Annie et Jo m'appeler, il était l'heure qu'on rentre nous aussi. Une fois à la maison nous nous dispersâmes tous dans nos chambres. L'aube était déjà en train de pointer son nez.

Je venais à peine de me mettre au lit quand j'entendis quelque chose frapper l'immense fenêtre de ma chambre. Je regardai et ne vit rien, un oiseau avait dû se cogner pensais-je. Je reposais ma tête sur l'oreiller. De nouveau le même bruit se fit entendre. Cette fois je me levais en ronchonnant et ouvrit la fenêtre. J'entendis alors une voix chuchoter mon nom.

- Katniss…psst...en bas !

- Peeta ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Je croyais que tu dormais chez ma mère.

- Je faisais semblant. Je peux entrer ?

- Attends je viens t'ouvrir. Lui dis-je

Je descendis à pas de loup dans les escaliers, pour n'alerter personne et me rendis dans la véranda pour lui ouvrir.

- Il fait frisquet. Me dit-il en rentrant.

- Tu as besoin de quelque chose ? Demandais-je

- Maintenant que tu le propose, oui, j'aimerais bien rester dormir avec toi, en tout bien tout honneur bien sûr.

- Oui ça tu peux en être sûre, avec tout le monde à l'étage ça ne sera pas autre chose.

Je refermai la porte de la chambre aussi discrètement que possible, tandis qu'il se mettait en caleçon et se faufilait sous les couvertures avant même que je n'ai eu le temps de faire le tour du lit pour me mettre de mon côté.

- En tout bien tout honneur Peeta ! Lui rappelais-je

- C'est bien ce que j'ai dit.

Tournes toi que je puisse te prendre dans mes bras.

J'obtempérais sans dire un mot. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais plus dormi avec lui. Cette sensation me fit un bien fou et je trouvai le sommeil sans encombre.

Le lendemain matin, enfin en début d'après-midi devrais-je dire, je me tournais pensant le trouver là, mais le lit était vide et il n'y avait plus ses affaires.

Je trouvai un simple mot sur l'oreiller : « Je n'ai pas voulu te réveiller, et je ne voulais pas que tu aies à fournir d'explications aux autres alors j'ai préféré rentrer avant qu'ils ne se lèvent, on se voit bientôt. Peeta ».

Cela me soulagea effectivement de ne pas avoir à me justifier sur sa présence dans ma chambre alors que tout le monde l'avait vu en train de « soi-disant » dormir sur le canapé d'Haymitch et Maman.

Je descendis encore un peu fatiguée, les autres étaient déjà debout. Jo et Gale devaient repartir d'ici deux heures environ.

Nous les passâmes à manger et à discuter ensemble.

Le soir je me coucha de nouveau de bonne heure, ayant laissé la porte de la véranda ouverte, au cas où.

Cela faisait maintenant trois semaines que la rentrée avait eu lieu. Chacun avait pris ses habitudes. Et tout se passait bien jusqu'ici. Les élèves semblaient contents d'aller en cours, même les plus petits, bien que les premiers jours aient été plus compliqués pour eux. Principalement le fait de devoir se séparer de leurs parents. Peeta n'était pas revenu dormir à la maison depuis le soir de la crémaillère. J'en étais presque contrariée. J'avais aimé ce petit moment en cachète, rien qu'entre lui et moi. Nous ne nous étions croisés que dans l'enceinte de l'école.

Le mardi de cette semaine-là, on vint frapper à la porte de mon bureau. C'était Delly qui m'expliqua qu'un élève avait été envoyé par le « professeur Mellark ». Je lui dis de le faire entrer. L'élève en question s'appelait Yoni. Il avança jusqu'à mon bureau l'air tout penaud et je lui fis signe de s'assoir dans l'un des fauteuils en face de moi.

- Bonjour Madame la Directrice. Dit-il

- Bonjour, Yoni. (j'avais passé des semaines à tenter de mémoriser le nom des élèves à partir d'un fichier de photos).

Alors, pourquoi le Professeur Mellark t'as-t-il demandé de venir me voir ?

Celui-ci baissa la tête.

- Je t'écoute Yoni.

- Et bien Madame, il m'a surpris en train de faire passer un papier à une amie à moi et il m'a dit de venir vous voir et de vous apporter ça – dit-il en déposant une enveloppe sur mon bureau - et que vous décideriez de ma punition pour avoir perturbé le cours et ne pas avoir été attentif.

- Je vois.

Je pris l'enveloppe, l'ouvrît et lu la lettre de Peeta.

« Madame la Directrice Everdeen,

La Direction de « L'en cas K » s'est récemment aperçue que vous n'aviez pas réglé certaines consommations : 10 « sexymitch » consommés sur place et 3 « superPeeta » également consommés sur place.

Nous regrettons ce fâcheux incident, mettant cela sur le compte de votre probable ébriété, et nous vous proposons de régler ce petit différent dans le placard à balais près de la salle 25 durant la récréation de 10h00.

Espérant Madame, que vous ne vous défilerez pas.

Veuillez agréer mes salutations les plus sincères

Signé Professeur Mellark. »

Je dû me contenir pour ne pas exploser de rire.

- Vous n'allez pas me renvoyer Madame la Directrice ? Demanda Yoni d'une voix inquiète.

- Non je ne vais pas te renvoyer.

Par contre je te donne un avertissement oral pour cette fois.

Si cela devait se reproduire, tu écoperais alors d'heures de retenues pour venir m'aider à classer des dossiers et crois moi ça ne serait pas les meilleures heures de ta vie.

Et tu diras au Professeur Mellark que j'ai bien eu sa lettre et que je suis d'accord avec sa proposition pour la réunion de toute à l'heure.

- D'accord Madame. Merci Madame, encore désolé.

- Tu t'excuseras de nouveau auprès de ton professeur et de tes camarades pour le temps que tu leur as fait perdre.

Au fait Yoni, il disait ce mot que le Professeur Mellark t'a confisqué ?

Il devint tout rouge

- Heu, c'est un peu personnel, je lui proposais de manger avec moi à la cantine.

- Humm. Bon, retourne en classe tu as suffisamment perdu de temps comme ça.

Mais que je ne te vois plus dans mon bureau à l'avenir pour ce genre de choses.

Il ne demanda pas son reste et se dépêcha de sortir.

Peeta exagérait vraiment ! Mais je devais avouer que son message m'avait beaucoup amusé. A dix heures moins deux minutes très précisément, je sortais de mon bureau et prétexta à Delly que je devais aller voir le professeur de mathématiques pour parler du cas de certains élèves en difficultés. Je n'aimais pas devoir lui mentir mais je n'avais aucune envie de lui dire la vérité. Le temps que je descende et que j'arpente les couloirs, la sonnerie de la récréation sonna. Les élèves se dépêchèrent de sortir des classes pour aller profiter de leur récréation de quinze minutes. J'arrivas près du fameux placard à balais et y entra, après avoir vérifié qu'il n'y avait plus personne dans les parages.

- Bonjour Madame la Directrice. Me dit Peeta en souriant.

Ravi de voir que vous vous êtes rendue compte de votre erreur et que vous avez accepté mon rendez-vous.

Vous m'avez cruellement manqué ces derniers temps.

Le placard en question était plongé dans le noir mais la lumière arrivait à passer par le vasistas en haut de la porte.

- Peeta franchement, je ne sais pas à quoi tu joues, mais envoyer un de tes élèves dans mon bureau pour un simple morceau de papier qu'il faisait passer à une copine ! Et avec cette lettre en plus ! S'il l'avait lu ?

- Avec le savon que je venais de lui passer j'étais certain qu'il ne le ferait pas !

Et ça l'a calmé visiblement de recevoir un avertissement de la part de la Directrice. Dit-il en se rapprochant dangereusement de moi.

- Bon alors, je te dois combien exactement pour ces fameux cocktails ?

- Humm, laisses moi réfléchir.

C'est un gros préjudice pour mon commerce, j'espère que tu t'en rends compte. Alors avec les intérêts….

Il ne termina pas sa phrase et m'attrapa par la taille pour me serrer contre lui et commença à m'embrasser. Je me laissais faire avec envie et je l'attrapai à mon tour par la nuque.

- Peeta, dis-je entre deux baisés enflammés, franchement tu n'es pas raisonnable.

- Je sais, dit-il en continuant de m'embrasser, mais ça m'a toujours fait fantasmer l'idée de te retrouver en cachète dans le placard à balais de l'école pour flirter.

Nous étions excités l'un comme l'autre, il était en train de me faire faire n'importe quoi ! Et sur mon lieu de travail en plus ! Quand résonna de nouveau la sonnerie, je ne m'étais pas rendue compte que cela faisait déjà un quart d'heure que nous étions en train de nous bécoter comme des lycéens dans ce fichu placard.

- Grrrr ! Dit Peeta.

C'était trop court, mais je considère ta dette payée, en partie.

- Comment ça en partie ?

Je passerais en sortant du travail à la boutique régler les consommations et on sera quitte ! Lui dis-je

- On verra, il n'est pas improbable que j'envoi d'autres élèves dans ton bureau durant la semaine, te remettre des petites invitations du même genre, à moins que tu n'envisage l'idée de diner avec moi un soir. Dit-il en m'embrassant de nouveau.

- Retournes en cours Peeta ! Tes élèves vont t'attendre et moi j'ai du travail.

Il n'y avait plus de bruit dans le couloir, alors très doucement j'ouvris la porte du placard, vérifia qu'il n'y avait personne et me dépêcha d'en sortir. Je ne me retournai pas pour regarder Peeta, mais je souriais comme une idiote.

Trois jours plus tard (Peeta ne donnant des cours que deux jours par semaine), je demandai à Delly, de bien vouloir aller remettre des documents à Peeta, prétextant qu'il m'avait demandé le dossier d'un élève. J'avais uniquement glissé un mot dans une pochette cartonnée, que j'avais elle-même glissé dans une enveloppe, et qui disait simplement : « 10h00. Placard à côté de la salle 25. K. ». Elle me demanda si ça ne pouvait pas attendre la récréation, et je lui dis en prenant un air contrit que j'étais bien désolée, mais qu'il m'avait demandé ce dossier le matin même et qu'il l'attendait de toute urgence. Delly revint dix minutes plus tard et me dit que Peeta me remerciait et qu'il allait étudier le dossier de fond en comble durant la récréation. Encore une fois je manquai d'éclater de rire, mais je fis mine de rien et la remercia.

La pauvre, je me servais d'elle pour m'aider à faire passer en douce des messages à Peeta afin de d'aller fricoter avec lui durant la récréation. C'était tout sauf sérieux comme attitude. Mais c'était plus fort que moi. Nous jouâmes à ce petit jeu lui et moi durant plusieurs semaines. A chaque fois nous ne faisions que nous embrasser simplement comme le ferait des adolescents. Nous n'allions pas plus loin. Mais j'avoue qu'à force cela commençait à me frustrer.

Aussi un vendredi, alors qu'Annie était partie le matin même pour une semaine dans le District quatre avec Finn, je décidai de le surprendre en le faisant convoquer dans mon bureau après les cours, sous prétexte de devoir faire un point sur un certain projet scolaire dont il m'aurait parlé (ce qui absolument faux évidement). A dix-sept heures il frappa à la porte de mon bureau et s'installa face à moi après avoir bien refermé celle-ci.

- Madame la Directrice a demandé à me voir ? Dit-il.

Que puis-je faire pour vous ?

- Professeur Mellark, vous ne le savez peut-être pas, mais ma colocataire Annie est partie passer quelques jours dans le District quatre avec son fils.

Je pensais donc vous proposer de vous joindre à moi pour le diner, puisqu'il me semble que vous y avez fait allusion au cours de l'une de nos entrevues. Lui dis-je très sérieusement.

- Et bien Madame la Directrice Everdeen, c'est trop d'honneur que vous me faites, là.

Je me dois bien sûr d'accepter votre invitation. A quelle heure me faudrait-il arriver ?

- J'ai encore quelques petites choses à faire avant de quitter l'école, le temps de rentrer et de me préparer, disons dix-neuf heures ?

- Parfait, cela me convient également. Puis-je vous proposer d'apporter de quoi grignoter ?

- Avec plaisir. Et ne prenez pas d'alcool cette fois, cela ne sera pas nécessaire.

Ah et si je puis me permettre, pensez à prendre votre brosse à dent avec vous, il se pourrait que la soirée soit longue et que vous ne soyez trop fatigué pour rentrer. Lui dis-je, avec un regard des plus explicites.

- Je prends note. Je vous dis donc à toute à l'heure, Madame la directrice.

Il sorti du bureau en me saluant de nouveau. Un vrai pitre.

Je me dépêchai de terminer ce que j'avais à faire. Puis je filai à la maison me préparer. Je m'étais montré tellement rapide, qu'à dix-huit heures trente j'étais déjà prête. Je tournai en rond en attendant qu'il arrive. A l'heure prévue j'entendis sonner. Je me dépêchai d'aller lui ouvrir. Je ne lui laissai même pas le temps de dire un mot que je refermais la porte derrière lui et lui sautais dessus. Il m'interrompît juste le temps de mettre au frais ce qu'il avait apporté et il se jeta de nouveau sur moi.

Nous étions en bas enroulés dans des couvertures devant la cheminée, que nous avions allumé.

- Nos petits rendez-vous ne te suffisaient plus ? Me demandât-il.

- Non en effet. Et puis même si je suis la première à les adorer, ces petits rendez-vous comme tu dis, je préfèrerais qu'on se calme un peu quand on est à l'école.

- Je voudrais bien, mais te savoir à proximité, sans pouvoir t'approcher, ça me rend fou.

- Je sais, moi aussi.

- Tu sais à quoi j'ai pensé toute à l'heure quand je suis venu te voir dans ton bureau ?

- J'en ai une vague idée car j'y ai pensé aussi, mais il n'en n'est pas question. Professeur Mellark.

Il rigolât.

- Tu as faim ? Me demandât-il.

- Maintenant que tu le dis…

- Ne bouge pas, je vais chercher ce que j'ai apporté. Tu veux quelque chose à boire aussi ?

- De l'eau ça ira très bien.

Et il partit dans la cuisine, nu comme un vers et revint rapidement les bras chargés.

Je l'aidais pour éviter une catastrophe.

- Elle est absente longtemps Delly ? Me demandât-il.

- Une semaine. Elle voulait aller voir des amies et s'occuper un peu de sa maison.

- Intéressant. Dit-il

- Oui, en effet.

Je me disais que tu pourrais peut-être, rester là cette semaine, pour voir ?

- Pour voir… ?

- Pour voir si on pourrait…

- Tu pourrais finir tes phrases ? Dit-il en rigolant.

- Peeta est ce que tu accepterais qu'on fasse un essaie toi et moi, ensemble cette semaine ?

- Ah ! c'était donc ça. Un traquenard ton invitation, j'aurais dû me méfier. Dit-il rigolant de plus belle.

- Oui, figures toi qu'à la différence de certains, je suis plus subtile quand il s'agit de faire des annonces ou déclarations diverses. Lui dis je

- Ouille ! Tu viens de me briser le cœur !

- Méfie-toi ! Si tu continues je te chasse de chez moi, et tu devras te rhabiller dehors.

- Comme ça toutes tes voisines pourront profiter du spectacle ce qui ne fera qu'attirer plus de monde à la boulangerie.

- Sinon tu comptes me répondre ?

- Attends, je réfléchi, c'est important comme décision.

Est-ce que j'ai envie de passer la semaine avec toi, dont je suis amoureux ?

Est-ce que j'ai envie de te permettre de te rendre compte que tu ne peux pas te passer de moi ?

Est-ce que j'ai envie de prendre ce risque ?

- Peeta…

- Tu connais très bien la réponse à ces questions. Me dit-il l'air sérieux.

- Mais j'ai besoin que tu le dises vraiment.

- Et moi j'ai besoin d'entendre que tu me proposes un essai qui n'en n'est pas vraiment un et que tu m'aimes toujours et que tu vas arrêter de me fuir une bonne fois pour toute. Dit-il calmement.

- C'est bien pour ça que je te propose d'essayer de voir ce que ça donne durant la semaine.

- Non Katniss ! Je ne prendrais pas le risque de re commencer à m'habituer à te voir tous les jours, à vivre avec toi-même pour une semaine si tu n'es pas sûre de ce que tu veux.

C'est à prendre ou à laisser. Dit-il l'air déterminé.

Il m'avait mouché une fois de plus. Ça devenait une salle habitude. Je ne disais plus rien du coup.

- Je ne te dis pas ça méchamment Kat, mais tu dois comprendre.

En fait, je sais que tu comprends, mais il faut que je me protège quand même moi aussi.

- Bien sûr que je le sais, c'est bien pour ça que ça m'a pris autant de temps figures toi !

- Tu veux que je te fasse une confidence ? Me dit-il

- Vas-y.

- J'ai vendu la maison. Depuis des semaines déjà. Mes affaires sont dans un garage que j'ai loué. Je vis uniquement à l'étage au-dessus de la boulangerie maintenant.

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?

- Parce que je ne voulais pas que ça t'oblige à croire que j'avais fait ça par rapport à toi.

- Et c'est le cas ? Tu l'as fait par rapport à moi ?

- Non. Je l'ai fait car je sentais qu'il fallait que je passe à autre chose.

Et puis j'avoue que ça ne me dérange tant que ça d'habiter là. Je m'y suis habitué.

- Et tu t'habituerais à vivre ici tu penses ?

Il ne répondit pas à ma question.

- Tu comptes faire quoi de la dépendance ? Demandât-il

- J'adore quand tu réponds à une de mes questions par une autre…Lui dis-je.

Et bien au début j'avais pensé en faire une maison d'invités.

Ça c'était quand j'ai vu les photos.

Mais quand j'ai visité la maison, et personne ne le sait, j'ai immédiatement pensé que cela serait un super atelier pour toi…Dis-je, avouant ainsi tout haut que, dès le départ, en achetant cette maison, j'avais évidement pensé à Peeta et je savais que si nous l'avions visité ensemble il l'aurait aimé autant que moi.

- C'est bien ce que je pensais. Dit-il en se levant et en s'habillant.

- Mais où tu vas ? Lui dis-je, d'un coup, paniquée. J'ai dit quelque chose de mal ?

Il ne répondit pas, une fois de plus et parti, comme ça, en me laissant ! Je restais prostrée, seule, nue, enroulée dans mes draps, pleurant à chaudes larmes devant ma cheminée.

Une heure plus tard j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir de nouveau et le vis arriver un sac sur le dos.

- Mais à quoi tu joues ? Lui demandais-je toujours en pleurant

- Si je dois passer la semaine ici, il fallait bien que j'aille chercher des affaires me répondit-il, l'air de rien.

Puis il s'accroupit près de moi et pris ma tête entre ses mains et me força à le regarder.

- Dis-moi, ça t'a fait quoi de me voir partir, sans savoir si j'allais revenir ou non ?

Si je voulais ré essayer ou non ?

- Mal, peur, ça m'a paniqué !

- Voilà, maintenant tu sais ce que tu ressens vraiment et ce que j'ai ressenti quand tu m'as chassé de ta chambre d'hôpital.

- Mais qu'est ce qui ne vas pas chez toi Peeta ?

Pourquoi tu as fait ça alors que j'essaye de faire de mon mieux pour recoller les morceaux.

- Parce que moi je ne t'ai pas abandonné et qu'il te fallait un électrochoc pour comprendre.

Par ce que ce n'est pas une semaine que je veux passer ici, avec toi, mais ma vie.

Parce que ça suffit maintenant, que ça soit toi qui décide de ce qui est bon ou pas pour moi, ou pour nous.

Par ce que je t'aime et que parfois l'amour ça fait mal, mais à deux on fait en sorte d'arranger les choses.

Je pleurais toujours comme une madeleine.

- Je suis tellement désolée. Lui dis-je.

Je ne voulais pas te faire autant de mal. Tu arriveras à me pardonner ? Lui demandais-je suppliante.

- C'est déjà fait depuis longtemps.

Mais il faut que tu arrives à te pardonner à toi-même pour que ça fonctionne.

Et tu vas me faire le plaisir de terminer tes séances avec le Docteur Aurélius, parce que pour le coup, si tu dois re commencer à me chasser de ta vie, ça sera la dernière fois !

Il semblait vraiment très sérieux en disant cela.

- Katniss, est ce que tu veux vivre avec moi ?

- Oui je veux vivre avec toi.

- Toujours ?

- Toujours.