Note : Fic écrite en incluant des mots, comme irénisme, par exemple, mais j'ai pas gardé la liste des mots.
Note 2 : UA du coup school.
A force d'être directeur de cette école, il y avait ces moments, où Fury prenait les choses avec un irénisme aberrant. A cette idée, il entendait déjà Tony rouler des yeux et dire qu'il avait rien fait de si grave, et Clint demander une traduction de ce mot étrange qu'était irénisme. Mais pour l'heure, les deux garçons se contentaient d'admirer la beauté du carrelage sous leurs pieds.
- Bien, maintenant, je veux savoir : lequel a pris l'échelle ? Barton ?
- ...C'était Tony. avoua lentement le gamin châtain qui jouait avec son bracelet en forme de flèche
Tony avait donc pris l'échelle. Fury avançait dans le fait de savoir qui était coupable de quoi pour les punir. Cela était déjà pas mal. Il aimait le fait que son autorité soit assez grande pour que les deux garçons finissent par parler...
- Mais avouez que c'était une bonne idée, m'sieur, lâcha le brun à côté de son copain châtain, en prenant un air crâneur
- Je n'ai pas besoin de ton avis, Stark. Et prendre une échelle pour grimper dans l'école, de nuit, afin d'y glisser je ne sais quoi dans le casier d'un camarade... La dernière fois que l'un d'entre vous a touché à un casier, Barnes a senti la chaussette toute la semaine.
Le regard planté sur Stark, le directeur pu admirer l'éclat de rire certain du gamin brun. Fury savait que Stark avait du mal avec Barnes, qui selon lui "n'avait qu'à pas être trop proche de Rogers". Rogers, qui était la cible préférée du petit génie de l'école. Mais Fury n'était pas dupe. Il savait pertinemment que l'adolescent fier cachait bien plus que juste "de la haine" envers le blondinet.
Il les fixa. Quelque part, il avait soudain un doute sur ce que Tony avait mis dans le casier. Il avait chopé les deux adolescents à la sortie, alors qu'ils partaient, fiers du devoir accompli, dans le noir complet. Mais il n'avait pas encore vérifié leur bêtise, que Stark avait exposé dans ce bureau, avec fierté, quelques instants auparavant.
- Très bien. Suivez-moi vous deux.
- Où ? demanda Clint qui se sentit presque libre
- Vérifier ce qu'il y a dans le casier de Rogers.
- Non ! s'écria soudain Tony qui sembla s'empourprer.
Fury ne put s'empêcher d'avoir un demi sourire, s'alliant avec son oeil unique. Il avait donc raison. Il y avait quelque chose dans le casier. Il commença à avancer, et Stark paru tout faire pour l'empêcher. Mais le directeur resta cet être lunaire et muet, tel un mur, qui écoutait les braillements des deux élèves, en silence. Enfin, ils arrivèrent devant la scène de crime, et Fury ouvrit le casier, alors que Tony essaya de s'enfuir.
Mais c'était sans compter sur le directeur, qui manquait peut-être d'un œil, mais qui savait très bien repérer les gens même derrière lui. Il attrapa le bras de Tony, et attrapa aussi l'enveloppe, scellée d'un cœur.
- Je vois. Et pour cette lettre, il fallait prendre une échelle et venir au beau milieu de la nuit ?
- ...Ouais...lâcha Tony qui parlait beaucoup plus que son camarade, qui lui cherchait une issue facile et rapide
- Hmhm. Tout ça pour qu'il n'y ait aucun témoin, j'imagine ?
- ...Ouais. avoua, bon gré malgré, Tony
Levant son unique sourcil visible, Fury se dit que sous son éclat de génie, Anthony Stark était en vérité un crétin. Risquer autant de problèmes pour une simple lettre d'amour dans le casier de Rogers... Probablement que le gamin n'assumait pas du tout, mais quand même. Il y avait chez lui de l'absurdité la plus totale. Bientôt, la lettre fut remise dans le casier, et Fury les observa :
- Pour cette fois, je vous libère sans aucune sanction. Mais la prochaine fois, Stark, donne-moi ta lettre directement, j'irais la mettre dans le casier avant de partir de l'école.
- Mouais... Ok.
- Ca t'éviteras une colle.
- Ok j'ai dit !
Et la négociation fut faite. Il n'empêche qu'une fois Tony et Clint partis pour rentrer chez eux, Fury, assis à son bureau, eut un petit rire. Décidément, les adolescents étaient vraiment des êtres à part.
