Bonjour Gang !
1 ou 2 chapitres encore et quelques bonds dans le temps pour terminer cette histoire.
J'espère que j'ai fait des heureuses en terminant cet écrit, moi je suis heureuse de le faire.
On va avancer un peu dans le temps dans ce chapitre.
J'ai répondu aux reviews par MP. Allez voir votre compte, il semblerait que FF n'envoie plus d'alerte pour les MP.
isasoleil
Chapitre 25 : SE FAMILIARISER
BELLA
Septembre 2010
-Bonjour Bella.
-Bonjour Addison.
Je pris place sur la chaise devant le bureau de ma gynéco.
-Alors… comment ça va ?
-Je vais bien, je n'ai plus aucune douleur. Par contre, mes règles ne sont toujours pas revenues. J'imagine qu'après une fausse couche c'est normal ?
-Hummm… en fait… tes règles devaient être revenues. Tu as fait ta fausse couche en juin, nous sommes en septembre, tu aurais dû avoir 2 cycles déjà.
-Et bien non! Rien depuis ma fausse couche ! Vous croyez qu'il y a un problème ? c'est inquiétant ?
-Je vais d'abord commencer par t'examiner. Tu aurais dû avoir tes règles les deux derniers mois. Est-ce que tu as eu des rapports non protégés ?
-Oui… Oui… mais Edward a une vasectomie.
Je ne comprenais pas du tout où elle voulait en venir.
-Alors on va te faire une échographie pour vérifier ce qu'il se passe.
-Vous croyez que je suis enceinte ?
-C'est ce que nous allons vérifier aujourd'hui.
-Je ne peux pas être enceinte. Je n'ai aucun symptôme !
-Ce n'est qu'une supposition vu l'absence de règles. On va te faire passer un bilan complet, on sera ce qu'il en est.
-D'accord.
Je m'installai sur la table d'examen, mes pieds dans les étriers et je laissai la gynéco faire l'examen.
-Tout semble ok. Ton col d'utérus est ferme. On va faire une échographie.
Je m'installai en me remontant sur la table d'examen. Elle posa une couverture sur mes cuisses et leva mon chandail pour mettre le gel avant de poser la sonde sur mon ventre. Elle était silencieuse et mon regard était fixé sur l'écran, anxieuse.
-Tout est normal Bella. Je ne comprends pas pourquoi tes règles ne sont pas revenues. Je ne vois aucun signe d'une grossesse.
-D'accord.
-Est-ce que Edward a reçu le résultat de son spermogramme ?
-Je ne sais pas. Nous n'en avons pas reparlé vu que les bébés étaient de mon ex-mari. J'ai supposé que sa vasectomie était toujours valide.
-La seule explication plausible que je pourrais y voir, c'est qu'en détachant les restes des bébés lors de ton curetage, c'est que j'ai enlevé un peu trop d'endomètre et que la muqueuse utérine ne se rempli plus de sang. Donc le sang ne se libère plus pour les règles.
-Ça pourrait revenir à la normale ?
-Normalement la muqueuse ne se refait pas. Je pratique des endométrectomies régulièrement pour toutes sortes de raisons médicales. Il se pourrait que tes règles ne reviennent pas du tout ou alors très peu.
-D'accord. Est-ce que je pourrais devenir enceinte ?
-Pour l'instant je n'ai pas de réponse à te donner. Pour plus de sécurité, je te conseille d'utiliser une méthode de contraception, le temps de voir si tes règles reviennent ou non. À moins bien sûr que le spermogramme du Dr Cullen soit négatif.
-Oui, certainement….
-Je te fais un papier pour un bilan sanguin. Et on se revoit dans deux mois, si tes règles sont revenues. On investiguera de façon plus approfondie à ce moment-là.
-Parfait. Merci Addison. Bonne journée.
Je quittai son bureau satisfaite et inquiète à la fois. Elle semblait douter que l'absence de règles soit une bonne chose et en même temps, il est presque improbable que je sois de nouveau enceinte. Je décidai donc de me ranger sur l'hypothèse que mon endomètre était endommagé et que mes règles étaient absentes pour cette raison. Je me dirigeai vers la cafétéria de l'hôpital pour rejoindre Edward.
Je pris des salades pour ensuite prendre une table près de la porte. Je saluai plusieurs collègues en passant au travers la salle par la même occasion. Edward entra dans la pièce et sourit quand il me vit. Je répondis à son sourire, heureuse de constater que l'homme qui se dirige vers moi puisse être l'homme qui partage ma vie.
-Hey… dit-il en se penchant pour m'embrasser.
-Hey Dr Cullen…
-Alors ton rendez-vous ? demanda-t-il en prenant une bouchée de salade.
-Bien, je suppose. Elle s'inquiète que mes règles ne soient pas de retour. Elle veut que je fasse un bilan sanguin et un suivi avec elle si mes règles ne reviennent pas. Elle m'a aussi fait une échographie, pour vérifier la possibilité d'une grossesse.
Edward arrêta de mastiquer sa nourriture.
-Grossesse ? tu es enceinte ?
-Non bien sûr que non. Mais à ce propos, il serait bien que tu aies le résultat de ton spermogramme.
-Oui oui… je vais m'occuper de vérifier le résultat cet après-midi. Je suis certain qu'il sera négatif, il l'a toujours été et ma vasectomie date de 4 ans déjà.
-Ouais, c'est juste… si le test est positif va falloir penser à une contraception, c'est tout.
-Ok… T'inquiète pas je vais m'en occuper.
Nous avions discuté encore un moment avant qu'Edward ne doive retourner à son travail. Nous nous retrouverons ce soir à la maison avec les six enfants. J'avais promis aux enfants de faire une soirée cinéma, des pogos, des ailes de poulet, des nachos et de la crème glacée pour le repas du soir. Il était aussi convenu que nous mangerions devant la télé.
Novembre 2010
La routine avait repris avec l'école, les lunchs, le patin, la guitare, les leçons et je devais moi aussi retourner au travail dans quelques jours. Les cours de danse que je donnais au New Moon avaient du succès.
On galérait un peu avec les horaires d'Edward à l'hôpital, il avait été mis sur une opération délicate sur un jeune garçon de 4 ans et ça le bouleversait. Ce jeune garçon avait la même tumeur que son neveu Laurent avait eu i ans (voir chapitre 6). Son chef de département avait demandé les meilleurs internes pour faire l'évaluation d'un cas difficile et trouver une stratégie d'intervention. Edward n'avait pas été mis sur ce cas au début car il venait de reprendre la médecine. Mais lors d'une rencontre du service des internes et des résidents en chirurgie plusieurs avaient parlé de ce cas qui rendait les internes fous de ne pas trouver d'approche pour extraire la tumeur. Edward avait pris son courage à deux mains pour informer ses collègues qu'il avait déjà pratiqué une intervention de ce genre. On lui avait demandé de faire une présentation de l'opération et il s'est replongé dans cette partie de sa vie, relisant encore et encore le dossier de Laurent, regardant les films radiographiques et les vidéos des échographies. Il était dans un état émotionnel désastreux et j'étais à la limite d'appeler Carlisle pour qu'il fasse pression et le faire remplacer de cette intervention, il n'était que l'ombre de lui-même. Sa présentation fut reçue avec les honneurs et il avait été placé sur l'intervention comme premier chirurgien assistant le chef de la chirurgie. Aujourd'hui était la journée de l'intervention. Les responsables du département avaient même mentionné à Edward que suite à ce cas, ils pouvaient glisser un mot au conseil d'administration de l'hôpital et le faire pratiquer en solo.
Dû à l'implication d'Edward sur cette intervention, la fréquence des filles à la maison n'était pas aussi régulière qu'on l'aurait souhaité. Tanya compréhensive et agréable, elle s'occupait des filles et je l'aidais à mon tour si elle devait travailler en soirée alors qu'Edward était à l'hôpital. Les filles avaient été surprises que leur papa soit un docteur comme leur papy. Elles avaient eu droit à une version édulcorée de la raison pour laquelle Edward avait pris une pause. Tanya et moi avions développé une amitié et je lui avais assuré que je ne prendrais jamais sa place auprès des filles. Edward m'avait confié que c'était sa plus grande crainte. Jacob et Sam étaient eux aussi toujours disponibles pour s'occuper des pratiques à la patinoire pour Carlie et Félix. Ils étaient tellement concentrés sur leur sport. Nous avions assisté tous les enfants et tous les parents à une compétition scolaire de patinage artistique et ils avaient obtenu la 4e position. Nous étions très fiers d'eux. De plus, ça aidait beaucoup Félix pour son déficit d'attention. Il accumulait les réussites scolaires depuis qu'il patinait régulièrement avec Carlie. Ils faisaient leurs travaux ensemble et Félix avait maintenant une estime de lui beaucoup plus grande.
Nous avions cette fameuse discussion avec Félix et Carlie. En fait, quand je dis, nous, je veux dire, Edward, Tanya, Jacob, Sam et moi. Il nous fallait mettre les mêmes règles dans chacune des maisons et que tout soit clair pour tout le monde. Malgré leur jeune âge, il était plus prudent de prévenir que de guérir. Nous avions établi que les portes des chambres devaient restées ouvertes quand ils s'y trouvaient tous les deux dans la même. Que se tenir la main c'était bien pour leurs âges et que l'envie de s'embrasser devrait attendre. Ils avaient compris nos inquiétudes et nous avaient certifié qu'ils n'avaient pas encore envie de s'embrasser, du moins, sur la bouche et avec la langue.
Sans surprise c'est Edward qui avait eu la réaction la plus vive lors de la discussion. On avait dû lui faire comprendre que changer les chambres d'étage et de regarder un film sur des canapés différents n'étaient pas une option. On a aussi dû lui faire comprendre que de s'installer sur une chaise entre les deux chambres de nos aînés lorsqu'ils sont ensemble devait cesser et aujourd'hui, je regrettais d'avoir installé ce foutu babyphone lorsque nous avions emménagé. Edward écoutait le moindre bruit suspect, il était certain d'entendre des bruits de baiser, c'était n'importe quoi. Il fallait nous aussi leur démontrer que nous leur faisions confiance. Tanya et moi avions discuté et elle comme moi sentait que nos enfants seraient attachés l'un à l'autre pour toute la vie. Impossible de dire s'il vivrait une histoire d'amour pour l'instant mais l'amitié et l'attachement étaient vraiment fort.
Mon portable sonna.
-Bella ?
-Bonjour Carlisle… alors, il va bien ?
-Oui il va bien. Je suis fier de lui. Edward m'a demandé de t'appeler, il ne va pas pouvoir renter ce soir. Il va t'appeler plus tard dans la soirée.
-L'intervention est terminée ?
-L'opération est un succès…
-Raconte…
-J'étais dans les gradins avec les autres internes à regarder l'opération. Le chef a fait un malaise durant l'opération, il était extrêmement sous pression de réussir. Le gamin a fait une hémorragie et le chef a fait un choc vagal, s'écroulant au sol. Edward s'est retrouvé à prendre en charge toute la salle d'opération. C'était comme si, il n'avait jamais arrêté de pratiquer. Il était sûr de lui, en confiance. Les internes s'en sont remis à lui complètement et ont suivi ses demandes, ses décisions. Il a contrôlé la situation comme un chef, il a stoppé l'hémorragie et il a continué à réséquer la tumeur. Les autres internes ont paniqué sur le moment mais il les a mis en confiance.
-Je suis heureuse pour lui.
-Un chirurgien expérimenté est venu pour remplacer le chef et il s'est seulement placé près de la table. Il n'est aucunement intervenu. Edward ne l'avait même remarqué tellement il était en contrôle de la situation. Je suis tellement fier de lui Bella… il est fait pour ça… il l'a toujours été…
-Je ressens une certaine fierté aussi. Je suis soulagée aussi. Il était tellement stressé de participer à cette intervention. Je crois qu'il va enfin avoir une bonne nuit ce soir.
-Oui… il est fatigué… fier mais fatigué…
-Merci pour les nouvelles Carlisle… à bientôt
-Au revoir Bella…
Il avait réussi. Il avait fait cette opération. J'avais hâte de le voir ce soir. J'avais hâte qu'il me raconte comment il a vécu sa première opération depuis son retour. Le dîner étant maintenant dans le four, je me dirigeai vers la garderie pour les récupérer mon bébé et Samuel à l'école. Félix se rendait à la patinoire avec le transport scolaire prévu dans le programme sport-étude et Tanya le ramènerait ici en même temps qu'elle prendrait Carlie.
Décembre 2010
J'avais repris le travail et c'était vraiment super. J'étais toujours à l'étage de la pédiatrie et j'avais repris mes marques avec mes collègues sur le département. Je faisais l'envie de toutes les collègues féminines de l'hôpital vu mon statut de petite-amie du nouveau chirurgien pédiatrique sexy comme l'enfer, dixit les infirmières. Edward en tenu de bloc avec son calot était encore plus sexy comme l'enfer que lorsqu'il sortait de la douche ou lorsqu'il prenait du plaisir. C'était juste trop sexy comme l'enfer…
Je suis en pause repas et je me dirige vers l'étage du centre mère enfant pour rendre visite à Alice. Alice, ma meilleure amie, qui depuis 2 semaines est hospitalisée ici pour grossesse à risque. Suite à son échographie morphologique, ils avaient découvert que la grossesse d'Alice était une grossesse gémellaire. Elle allait avoir des jumelles. Deux petites filles qui doivent rester le plus longtemps possible dans son ventre. Lors de l'échographie, la gynéco, la Dre Addison lui a également fait une échographie endovaginale et lui a mesuré un col court. Alice a tout de suite été mise au repos à la maison et a refait un suivi la semaine suivante pour à nouveau prendre une mesure de son col et il avait encore une fois raccourci. Elle a passé d'autres examens, des prises de sang et elle a été admise sur le département jusqu'à la fin de sa grossesse. Son col étant court, elle a eu un cerclage du col utérin*. Ce qui fait qu'elle ne doit plus se lever inutilement, elle doit passer le plus clair de son temps en position couchée ou inclinée. Il doit y avoir le moins de pression possible sur son col.
Elle avait été choquée et complètement déstabilisée. Toutes ses créations pour le défilé ont été suspendues et ça la rend malade. Elle n'est jamais restée en place de toute sa vie. Elle a toujours été active et ne s'est jamais empêchée de faire ce qu'elle voulait quand elle le voulait. Elle va devoir garder ses modèles pour l'an prochain et ce n'est pas une bonne chose à ce qu'elle m'a dit.
Jasper essayait de rester calme et bizarrement je le trouve plus calme depuis qu'Alice est ici. Je crois que de savoir Alice ici le rassure sur le bon déroulement des choses. Mais Alice ne le voit pas du tout du même œil, ça craint.
Je toquai à la porte de la chambre.
-Entrez… bougonna mon amie.
-Salut ma belle ! vous allez bien aujourd'hui ? dis-je en l'embrassant.
-Suuuu-ppeerrrr ! je m'é-claaaaat-teee !
-Alice, arrête de ronchonner.
-Putain Bella… je suis clouée à ce putain de lit, toute la putain de journée ! Fait chier putain!
-Ça fait beaucoup de putain ça…
-Bella fait moi sortir d'ici merde ! je vais mourir d'ennui.
-Relaxe Alice. Profites-en pour te reposer. Quand les jumelles seront là tu ne pourras plus le faire.
J'essayais de garder mon calme, mais surtout j'essayais de garder mon envie de rire tellement elle était en pétard.
-M'en fiche ! je veux aller créer des robes! faire des couvertures ! des rideaux pour la chambre de mes filles ! pas rester ici pour les 3 prochains mois! Putain de bordel de merde !
-Tu n'as pas le choix Alice. Tu dois rester ici pour mener à terme ta grossesse.
Elle soupira. Elle ne restait jamais en place et c'était de la torture pour elle d'être clouée au lit.
-Tu ne te le pardonneras pas si tu n'écoutes pas les consignes des médecins. Tu dois tout faire pour que tes filles puissent naitre en parfaite santé et au plus près possible du terme. Déjà que la gynéco ne te fera pas dépasser les 37 semaines, tu pourrais faire un effort non ?
-Ouais… Ouais…
Je lui donnai un morceau de sandwich au poulet.
-Alors t'a vu Angela hier ?
-Ouais… elle est magnifique avec son gros ventre et SUR SES DEUX JAMBES !
-Tu es de mauvaises foi… rigolais-je.
-Non… je suis en colère ! J'ai un col incompétent ! T'imagine ?
Je rigolai encore plus et elle poussa un grognement.
La porte s'ouvrit sur un membre du personnel de l'hôpital. Une dame d'une cinquantaine d'année très mince avec un dossier dans les mains.
-Bonjour, je suis venue vérifier si vous aviez mangé tout ce qu'il y a dans votre assiette de ce midi Miss Brandon.
Alice ne lui répondit pas et la fusilla du regard. La dame regarda le cabaret et vit qu'il n'y avait que le yaourt qu'Alice avait ingurgité. Le reste était intact.
-Hummm… vous devriez manger tous les aliments dans votre cabaret et encore plus.
-J'ai pas de place pour manger. J'ai deux bébés qui prennent toute la place ! J'aimerais bien vous y voir…
-Vous ne prenez pas assez de poids Miss Brandon.
-Je sais. Je sais. Regardez je mange un sandwich, ça va pour vous ? Vous êtes contente ?
-D'accord Miss Brandon, je reviendrai contrôler votre poids plus tard cet après-midi.
-Vous l'avez fait hier matin?
-On se voit plus tard mis Brandon.
-Putaiiiinnnn !
Pauvre Alice, elle ne tiendra pas.
-Ok Alice… tu dois vraiment te calmer. Il faut que tu acceptes que pour les 12 prochaines semaines, tu vas passer ton temps dans ce lit.
-GRRRRR…
Ça suffit !
-Alors, quand vas-tu te calmer et accepter ce qu'il t'arrive ?
-Pourquoi tu me fais ça ? tu es ma meilleur amie, tu devrais me supporter dans mes états d'âmes.
-Je dois aussi te botter les fesses si tu dépasses les bornes.
-Pffff…
-Donc, tu veux bien faire un effort Alice ?
-Ouais…
-Tu verras, ce seras beaucoup plus facile pour toi et pour Jasper.
-Je sais… il est tellement inquiet. Il a peur que je meurs…. Comme Maria… je ne sais plus quoi faire pour le rassurer… il a toujours cet air torturé et ça me rend folle.
-Alice… il a vécu des choses tellement horribles. Il a peur de te perdre toi aussi.
-Je fais comment pour le rassurer ? j'ai peu d'être nulle et de le faire se sentir encore plus mal.
Elle se mit à pleurer.
-Alice… Tu n'as qu'à respecter les consignes des médecins...
-Et si je n'y arriver pas ? sanglota-t-elle.
-Bien sûr que tu vas y arriver. Tu veux que je t'apporte des livres ?
-Je n'aime pas lire. Si j'avais ma machine à coudre, ça m'arrangerait, renifla-t-elle.
-Ce serait difficile Alice, tu dois rester allongée.
-Fait chier…. Soupira-t-elle.
On frappa à la porte. Je regardai l'heure et me rendis compte que ma pause était presque terminée.
-Bonjour je suis Adèle Smith. Je suis bénévole ici sur le département. Je passe dans les chambres pour discuter avec les patientes.
-Non merci madame, répondit Alice.
-Je donne aussi des cours de tricot. Vous pourriez occuper votre temps en tricotant de la layette pour votre bébé. J'ai plusieurs patrons qui pourraient vous intéresser.
-Non merci.
-Alice c'est une super idée, m'exclamais-je. Vous pouvez entrer madame, Alice se fera un plaisir d'apprendre à tricoter.
-Je-sais-tri-co-ter Bella !
-C'est parfait alors… Bon après-midi avec madame Smith.
-Non Bella… attends… fais-moi un câlin !
Je souris et lui fis un câlin.
-Bella… merci… merci d'être mon amie.
Pauvre Alice. J'espère qu'elle saura accepter l'aide des gens qui l'entourent.
J'arrivai à mon bureau et je vis le Dr Karev installé sur ma chaise.
-Enfin ! Bella !
-Docteur... Vous m'attendiez ?
-Oui… J'ai besoin de toi.
-Dis-moi qu'est-ce que je peux faire pour toi charmant docteur ?
Il prend ma main et m'entraîne vers le couloir.
-J'ai besoin de ta douceur maternelle. On a un petit garçon qui sanglote dans la 504. Les infirmières sont débordées le département est plein et les parents sont aux urgences et en salle d'opération, ils ont eu un accident de voiture il y a 1h30. La famille va arriver du Canada dans la soirée. Tu crois que tu peux t'occuper de lui ? Il est inconsolable.
-Bien sûr… quelle question.
Je faisais ça souvent quand il y avait un enfant seul sur le département pour une raison ou autre. Enfin, lorsque l'enfant n'avait pas besoin de soin autre que de l'affection, réconfort et de câlins. Je le faisais aussi pour des enfants plus vieux qui avaient besoin de compagnie le temps que les parents s'échappent 1 heure ou 2 pour remettre leurs idées en place.
-Il s'appelle Tom et il a 22 mois. Il a quelques ecchymoses, rien de bien grave. Il est arrivé ici encore bien attaché dans son banc d'auto. Tous ses signes vitaux sont bons, les radios aussi. Aucun indice de commotion cérébrale. Il a juste besoin de tes bras. Comme d'habitude, une infirmière va venir faire un contrôle régulièrement. Si tu as besoin tu sonnes la cloche. Merci Bella.
-C'est bon Alex, je m'en occupe.
J'entre dans la chambre et je vois le petit bonhomme debout dans le lit de bébé avec le visage rouge, ravagé par les larmes qui hurle sa vie. Je m'avançai doucement vers lui. En lui parlant calmement.
-Hey petit bonhomme… Tu viens voir Bella… murmurais-je
-ma….man…
-Ta maman va bientôt être là chéri… je vais rester avec toi, on va attendre maman… Allez viens…
Je le pris dans mes bras. Il se débattait, hurlant, criant, frappant, se raidissant. Je chantai une chanson doucement, lui caressant les cheveux. Je levai les yeux vers la porte qui se refermait sur le Dr Karev. Je continuai sans relâche à le calmer, comme je l'avais fait si souvent avec mes enfants. Je sentais que la force qu'il mettait à protester sa peine commençait à lâcher. Je me promenai avec lui dans mes bras, en caressant sa petite tête, qu'il avait fini par poser sur moi, juste en haut de mon cœur. Quand je senti sa respiration se calmer et se réguler, je m'installai confortablement dans une chaise berçante et je nous recouvris d'une couverture.
Je me laissai aller dans mes pensées. J'étais heureuse d'avoir repris le cours de ma vie. J'avais repris ma place de maman, mais j'avais aussi repris une vie de petite-amie, d'amante et de femme. J'avais aussi repris mon travail. J'étais bien, en paix avec les derniers mois de ma vie. En paix avec la trahison de Jacob, en paix avec mon infidélité avec Edward, en paix avec ma place que j'avais reprise auprès de mes enfants, en paix avec mon futur avec Edward, les garçons et les filles.
Une infirmière entra doucement dans la pièce et avec une couverture chaude, une bouteille d'eau, une brique de jus, des fruits et des petits biscuits au beurre. Elle plaça doucement le tout sur la table basse. Elle fit un petit contrôle
-Tu as besoin de quelque chose ? demanda-t-elle doucement.
-Quelle heure est-il ?
-Bientôt 16h00. Le changement de garde pour le personnel de soir est en cours.
-Ok… Juste avertir Edward que je suis occupée ici et qu'il devra s'occuper de la marmaille ce soir.
-D'accord… sa chirurgie est terminée la patiente vient d'arriver sur l'étage. Il devrait passer la voir, je vais lui dire que tu es là.
-Merci
EDWARD
Je venais de terminai une appendicectomie sur une jeune fille de 14 ans et j'avais fini mon rapport et une dernière visite à ma patiente. Je me dirigeai vers le bureau du personnel pour voir si Bella était prête à rentrer avec moi.
-Dr Cullen ?
-Oui ? Julia c'est ça?
-Oui, je suis Julia.
-Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
-J'ai un message pour vous.
Je hochai la tête.
-Bella… elle m'a demandé de vous informer qu'elle était dans la chambre 504 avec un jeune patient. Ses parents sont aux urgences et la famille doit arriver plus tard dans la soirée. Donc… elle a dit et je cite « dites-lui qu'il devra s'occuper de la marmaille ce soir », récita-t-elle avec un petit sourire amusé.
J'écarquillai les yeux. La marmaille… ouais… ils sont tous là ce soir…
-Humm… ouais… pas de problème… merci Julia, répondis-je espérant qu'elle n'ait pas remarqué le moment de panique dans mes yeux.
Elle souriait à nouveau, amusée. Elle l'a vu, elle a remarqué que je paniquais un peu. Le dr Cullen opère les gamins, mais il a la trouille de s'occuper de 6 enfants en même temps.
La vie au quotidien avec Bella est magique, facile, sexy. Mais quand les six enfants sont présents à la maison, Bella gère ça mieux que moi. En fait, je gère mes filles et elle ses garçons donc, la tâche est plus facile. Je suis débrouillard, je cuisine, mais toutes les routines en même temps… woah ! Ce sera une première pour moi.
Je me glissai doucement dans la chambre 504. Bella était là, cajolant le petit garçon qui tenait contre lui une brique de jus et un paquet de petits biscuits.
-Edward… c'était bien ta journée ?
-Oui… impec… 2 chirurgies, 3 congés, 2 admissions… la routine.
-Tu as terminé ?
-Oui… j'étais passé te prendre pour rentrer à la maison.
-C'est que je vais rester ici plus tard ce soir, ça ira pour toi ? avec les enfants je veux dire ? tu vas être ok? Je peux demander à Jacob…
-Non… non… ça ira… je vais me débrouiller. Je passe chercher les plus jeunes et c'était déjà prévu que Jacob vienne déposer Carlie t Félix après l'entrainement.
-D'accord. Embrasse tout le monde pour moi.
Je l'embrassai doucement.
-À plus ma belle…
-Ne te laisse pas avoir par Noah… il doit dormir dans son lit…
-Oui oui pas de problème…
Mais c'était là tout le problème. Ce petit monstre se glissait dans notre lit chaque nuit sans que ni moi, ni Bella ne s'en rendre compte. Il était bon pour ne pas nous réveiller et j'étais mauvais pour le retourner dans son lit. Souvent quand je rentrais tard après une garde, il se réveillait et venait m'accueillir avec son doudou. Il ne disait rien, m'attendant en haut des escaliers. Il tendait juste les bras. Comme si le fait que je n'étais pas rentré, l'empêchait de dormir paisiblement. Je le prenais et je le câlinais pour le remettre dans son lit. La plupart de temps je m'endormais avec lui pour me réveiller quelques heures tard courbaturé. Bella me grondait chaque fois, elle disait que Noah devait apprendre à rester dans son lit et dormir seul. J'avais une faiblesse et cette faiblesse était Noah et sa petite chaude mais sur mon visage pour m'endormir.
Je fis le tour des services de garde des écoles de nos enfants pour les récupérer et je me stationnai dans le garage de notre maison. Lily-Rose, Samuel, Emma et Noah se précipitèrent hors de la voiture pour entrer dans la maison, en laissant les sacs à dos, les boîtes à lunch et tous les vêtements et chaussures.
Je soupirai.
-Hey ?! Venez ranger vos choses… Vous savez que chacun doit s'occuper de ses sacs et ses vêtements pour ne pas donner un surplus de travail aux parents !
J'entendais des pas revenir vers la porte et 3 enfants la tête baissée ramassant ses sacs et vêtements le plus vite possible en passant par-dessus les uns les autres dans une cacophonie extrême.
-Edar…
-Oui Noah ?!
-Tu m'aides, mon crochet il est trop haut.
-Oui mon bonhomme, avec plaisir.
-Merci.
Il me claqua un bisou sur la joue avant de courir à l'intérieur et j'accrochai son manteau.
Je me dirigeai vers la cuisine et ouvris le frigo. De la viande hachée, des salades. Je fis rapidement des hamburgers et mélangeai une salade verte avec plein de légumes. Ce sera vite et les enfants ne rechigneront pas à manger.
Tout était prêt, j'allai à la recherche des enfants. Dans la chambre des filles Lily-Rose faisait un travail de mathématique. Je corrigeai rapidement son travail et signai le contrôle de la semaine dernière tout en la félicitant. Emma avait un livre dans les mains et tentait de lire l'histoire en s'aidant des images. Je pris quelques minutes pour lire le petit livre avec elle avant de me dirigeai vers la chambre des garçons. Samuel dans un cahier d'exercices de maths et Noah qui faisait rouler ses petites voitures. Samuel me demanda de vérifier son travail et ensuite tout le monde s'installa à la cuisine.
J'étais en contrôle et assez fière de moi. Aucun des enfants ne faisait la chicane et ils m'ont même aidé à débarrasser la table et mettre la vaisselle au lave-vaisselle. Direction les salles de bain. Samuel en premier, ce fut rapide. Lily-Rose par la suite et je lui fis volontairement sauter le lavage de cheveux pour ne pas me taper la crise du brossage, idem pour Emma. Je laissai Noah plus longtemps dans la douche et son savon mousse 3 couleurs, pendant que les trois autres finissaient de mettre leurs pyjamas et se brosser les dents. On se rejoignit au salon où Samuel s'occupa de mettre un épisode d'un dessin animé.
La porte d'entrée s'ouvrit dans un vacarme brisant la tranquillité qu'y régnait depuis notre retour. Jacob intimait à Félix de se calmer alors que j'allais à leur rencontre.
-Salut mon grand…
Félix était dans un état émotionnel épouvantable. Il avait les yeux rouges, les poings serrés et le visage fermé. Il me regarda.
-Salut…
-Tu es en colère ?
-Oui… c'est ce con de Dylan… il a blessé Carlie…
-QUOI ?!
Carlie entra dans la pièce avec un pansement improvisé à la main avec de la glace et elle pleurait se tenant tout près de Jacob, ses patins encore dans les pieds avec les protèges lames en-dessous.
-Salut Edward… Je l'ai vu tombé… pauvre chouette… je l'ai ramené tout de suite après que le coach a mis la glace.
-Merci…
-paaaaa… paaaa…. J'ai mal…
-Je savais que tu avais mal… tu m'as menti, ragea Félix.
-Viens-là a chérie, montre-moi ta main.
À l'évidence, Félix était furieux contre Dylan. Je pris ma princesse dans mes bras et la serrai avant de la faire asseoir sur une chaise devant moi. Elle pleurait plus que lorsqu'elle est arrivée. Félix la bousculait un peu avec ses questions et son ton ne me plaisait pas, mais j'hésitais entre lui dire d'arrêter de lui parler comme ça et le laisser continuer pour savoir toute l'histoire. Je laissai passer même si j'avais l'impression d'assister à une chicane de couple qui revenait d'une danse de fin d'année et que ma fille avec laisser tomber son cavalier pour le quater back de l'équipe de foot.
Misère !
-Tu aurais pu tomber sur la tête ! Dylan est un con ! cracha Félix.
-Arrête Félix… Je me suis barrée les pieds…
-Dans les siens oui ! Pourquoi tu as patiné avec lui ?!
Elle souleva les épaules.
-Il allait trop vite... et d'abord pourquoi il voulait tant faire cette choré avec toi ? il patine avec Abby pour l'année en cours pas avec toi ?
-Abby a de la difficulté à le faire d'accord… il voulait que je lui montre… renifla-t-elle. -C'est raté… c'est lui qui ne sait pas faire… Abby le fait très bien…
Il continuait de marmonner des insultes contre Dylan, sans que je ne comprenne vraiment tous les mots qu'il disait et Jacob fini par hausser la voix pour le faire taire.
-Félix il reste des hamburgers, tu veux bien en faire chauffer un pour toi et un pour Carlie ? tentant de lui changer les idées.
-Oui…
-Merci Félix… j'ai tellement faim… hoqueta-t-elle.
Il la regarda tristement un moment avant de se dirigeai vers le frigo.
-Bella n'est pas là ? demanda Jacob.
-Non, elle est restée avec un jeune patient à l'hôpital. Accident d'auto. La famille n'était pas encore arrivé pour prendre la relève les parents sont dans un sale état.
-Tu as gérer tous les petits monstres ? demanda-t-il.
-Oui oui…je commence à être habitué à la tribu au complet… Mais tu pourrais rester un peu, le temps que je m'occupe de Carlie ?
-Bien sûr.
Il aida Félix à faire chauffer le repas et mettre les condiments dans les burgers. Félix posa un burger devant Carlie avec une brique de jus de fruits.
-Merci…
Jacob était facile à vivre, à côtoyer. Je l'appréciais vraiment. J'enlevai le tissu de la main de Carlie. Son poignet était bleu et mauve et un peu tordu et surtout très enflé.
-Est-ce que tu peux bouger ta main, ma chérie ?
Elle tenta de la bouger mais cria. Va falloir une radio, ça doit être cassé.
-On va devoir aller aux urgences prendre une radio de ton poignet.
Je levai les yeux vers Jacob en me grattant la nuque.
-C'est cassé ? … demanda-t-il.
-Sûrement…
-Stupide Dylan… grogna Félix, mais ni moi ni Jacob ne le réprimanda.
-Tu pourrais rester avec les garçons ? Je vais appeler Tanya si elle peut se libérer du travail et venir récupérer Emma et Lily.
-Ne la dérange pas… vas-y… je vais m'occuper d'eux… Emma s'est endormie sur le canapé. Lily-Rose ne doit pas être difficile à mettre au lit.
-Ok… super… je m'occupe de mettre les filles au lit avant de partir. T'aura que les garçons. Merci.
-De rien… pas de problème…
-Carlie mange s'il-te-plait… je mets tes sœurs au lit et on va aller aux urgences. On appellera maman dans la voiture.
Tanya allait faire une crise.
Je pris Emma dans mes bras et la serrai contre moi. Elle avait un peu de bave qui coulait au coin de sa bouche et je l'essuyai de mon pouce en souriant. Je regardai le reste de la tribu et leur annonçai la suite de la soirée.
-Carlie est tombée sur la glace et son poignet est probablement cassé. Je dois aller avec elle aux urgences. C'est Jacob qui va rester avec vous les gars ok ? il va s'occuper de vous mettre au lit d'accord ?
-Ouep ! accepta Samuel.
-Oui Edar.
-Moi papa, je reste ici ?
-Oui Lily, c'est presque l'heure du dodo. Viens dans ton lit et tu pourras lire jusqu'à 20h30 et tu te coucheras d'accord ?
-Ok…
J'installai mon bébé dans son lit et je bordai Lily et je redescendis à la cuisine, après avoir pris des cachets pour la douleur pour Carlie. J'entendais Jacob discuter avec nos aînés. J'écoutai avant de signaler ma présence.
-Je suis désolé d'avoir crié sur toi. J'ai eu tellement peur. dis Félix doucement.
-Je sais, j'ai eu peur moi aussi j'ai eu peur… il me tenait trop proche de lui…
-Je… je… je ne veux pas que… tu patines avec lui… il n'est pas assez bien… pour toi…
C'était encore une fois une déclaration de tout l'amour que Félix portait à ma fille et j'hésitais entre être malade et fier de lui. Je savais que Félix prendrait toujours soin de Carlie qu'il ferait tout pour la protéger, mais j'avais aussi peur qu'ils vivent une histoire comme j'ai vécu avec Tanya. Seulement de l'amitié, pire un amour d'adolescent qui finirait mal avec l'un des deux le cœur brisé. J'espérais juste que nous les parents serions assez attentifs pour les guider dans leur relation et n'intervenir que s'il était vraiment nécessaire. J'avais accepté la force de leur amitié, j'avais calmé mes angoisses mais je devais rester alerte.
-Je ne patinerai plus avec lui…
-Surtout que tu m'as moi et on est habitué ensemble.
-Je sais…
Félix se leva et la serra contre lui doucement. Comme je l'avais déjà vu faire avec Noah ou Emma quand ils avaient de la peine. Mais ça devenait un peu long…
-Ok ma belle, on y va… tiens prends ça… dis-je en lui tendant un verre d'eau et des cachets.
Félix se mit à genoux devant Carlie.
Il fait quoi là !
Il prit une de ses jambes l'une après l'autre et lui enleva ses patins.
OK ! Du calme Edward ! Il a 10 ans ! il ne lu fait pas une demande en mariage !
Elle mit des petites bottes et me suivi dans la voiture. On arrivait dans le stationnement quand mon portable sonna.
Tanya !
-Oui Tanya ?
-Carlie elle va bien ? Edward qu'est ce qu'elle a ? mon dieu est-ce que c'est grave ?
-Oui elle a bien … on est en route pour les urgences ! j'imagine qu'elle a une fracture du radius…
-Radius !? C'est quoi un putain de radius Edward !
-Maman… je vais bien… rigola Carlie…
-J'ai vu sur la page Facebook du club de patinage que tu avais été blessé. Est-ce que Félix a été blessé aussi ?
-Oui… il va bien… je ne patinais pas avec lui, mais avec Dylan…
-Oh….
-Pourquoi tu dis « oh » Tanya ?
-Edward… plus tard tu veux… Les filles sont restées avec Bella ?
-Non… Bella travaille ce soir, exceptionnellement… Les filles dormaient quand Jacob a déposé nos deux patineurs… il est resté avec les garçons et il va surveiller les filles si elles se réveillent.
-Ok… c'est bon… je vais l'appeler pour voir comment ça se passe quand je termine ici au salon…
-On est arrivé Tanya… je vais devoir te laisser… on se parle plus tard.
-Bye Edward… bye ma puce…
Je fermai la communication et aidai Carlie à entrer aux urgences. Je pris la direction du bureau des médecins directement. Il y avait des avantages d'être chirurgien dans cet hôpital.
-Dr Cullen ?
-Émilie… bonsoir… tu pourrais me faire passer dans le bureau du médecin de garde svp ? ma fille a fait une mauvaise chute sur la glace lors de son entrainement.
-Viens… je crois que le médecin de garde va être facile à convaincre ce soir…
-Dr Cullen dit-elle en entrant dans le bureau.
-Oui Émilie, répondit-il en gardant les yeux sur un dossier.
-Vous avez une patiente spéciale…
Il les yeux vers nous.
-Hey ma princesse… qu'est-ce qu'il y a ? dit-il à Carlie.
-Je suis tombée sur la glace en patin et je me suis fait mal au poignet, répondit-elle sans ronchonner sur le « ma princesse ». Apparemment mon père avait encore le droit de l'appeler comme ça alors que moi, non.
Mon père prit ma fille et l'installa sur la table d'examen. Je pris place sur une chaise et donnai les cartes d'identité de Carlie pour son dossier à Émilie. Il lui posa des questions et nous envoya en radiologie pour confirmer la fracture et ensuite nous diriger vers la salle des plâtres. Mon père expliqua sa convalescence à Carlie.
-On va garder le plâtre en place pour au moins 3 semaines princesses. On fera une autre radio et on verra si on peut l'enlever ou le laisser encore 1 ou 2 semaines. C'est une fracture assez fréquente, elle est simple et ça va guérir assez facilement ma belle.
-Je vais pouvoir aller à l'École ?
-Oui… sans problème, tu écris de l'autre main il me semble ?
-Oui…
-Tu as le choix des couleurs… alors ?
-Rose papy…
-Évidemment où avais-je la tête…
Mon père fit le plâtre tout en discutant avec nous et bientôt nous étions revenus à la maison. Carlie appela sa mère pour lui raconter que papy lui avait fait un plâtre rose et qu'elle avait hâte de lui montrer. Il était un peu plus de 22h quand Bella nous accueilli avec Félix dans la cuisine.
-Hey vous deux…
J'embrassai ma belle et fermai les yeux quelques secondes. Je me tournai pour aider Carlie avec sa veste et Félix était déjà près d'elle, à son service. Je soupirai silencieusement. Enfin j'ai cru que c'était silencieusement.
-Hey… il est triste de ce qui est arrivé… chuchota Bella.
Elle savait que leur proximité me rendait mal à l'aise.
-Je sais… ce n'est pas de sa faute…
-Il s'en veut d'avoir crié après elle…
-Il s'est excusé… Carlie va bien…
Je refermai mes yeux et posa mon menton sur le haut de la tête de Bella. Après quelques minutes Carlie demande de l'aide pour aller au lit. Félix tournait en rond entre les deux chambres pour s'assurer que Carlie allait bien et je le trouvais très attentionné envers elle. Je bordai ma fille et ouvris le babyphone en l'avisant que j'allais l'entendre si elle avait besoin de quelque chose. Je souhaitai une bonne nuit à Félix avant de monter trouver ma belle dans notre chambre.
En arrivant sur le palier en haut de l'escalier, j'y trouvai Noah avec son doudou. Il me tendit les bras et je le portai jusqu'à son lit. Je le bordai, l'embrassai et quittai sa chambre.
J'entrai doucement dans la chambre et une odeur de gel douche aux fraises, empli mes narines.
-Grosse journée ? demandais-je.
-Humm… oui… viens avec moi…
Je regardai ma belle faire mousser le gel douche à la fraise sur son corps. Elle les yeux vers moi et me fit signe de la rejoindre. Je me senti durcir.
Il y avait 2 verres d'alcool sur le comptoir. J'en pris un et le goûtai.
-Amaretto Sour ?! tu deviens experte en cocktail toi aussi ?
-Ouais… c'est juste trop bon ce truc…
Me déshabillant à mon tour, je la rejoignis sous la douche, l'eau chaude me fit le plus grand bien. J'avais eu une longue journée. Mon amour m'accueillit avec un sourire radieux en m'embrassant.
-Alors ce petit bonhomme de la 504?
-Il va bien… sa grand-mère était assez reconnaissante que je sois restée avec lui pour câliner son petit trésor le temps qu'elle puisse venir elle-même.
-Tu es quelqu'un de bien mon amour. Je t'aime.
-Je t'aime aussi.
Elle fit mousser du savon et entreprit de me laver.
-Quelques fois, je regrette d'avoir une vasectomie valide quand je te vois avec un bébé dans les bras… j'aurais aimé te faire un bébé… dis-je doucement.
Elle pressa ma main.
-Je sais qu'on a une belle et grande famille, mais j'aurais aimé te voir enceinte avec ta grosse bedaine, donner la vie, mettre un enfant au monde en sachant qu'il est une partie de toi et de moi…
-Edward, chéri… je sais… moi aussi… mais la vie que nous nous sommes fait me satisfait… je ne sais pas si je serais capable de prendre la décision de devenir enceinte à nouveau. Avec le travail, tes gardes et les enfants… on est très occupés…
-Je sais ma belle… c'est juste… oublie ça… embrasse-moi.
Elle m'embrassa en savonnant toujours mon corps. D'abord les épaules, puis les bras, le torse, les fesses et enfin mon sexe. Ma virilité, dressée, fière. Foutrement dure de désir pour elle. Tout en m'embrassant à pleine bouche, elle commença à caresser mon sexe. Sa main experte allait et venait le long de ma verge. Je me laissai faire, profitant de l'instant. Puis je sentis son autre main venir caresser doucement mes testicules déclenchant un feu dans tout mon corps. Elle quitta ma bouche pour déposer une pluie de baiser sur mon torse, puis mon ventre. J'observai la scène et je la vis se mettre à genou devant moi. Le feu dans mon corps augmenta et j'étais tellement dur que ça me faisait mal.
Je sentais déjà mon sexe se contracter et palpiter d'être au fond de sa gorge. Tout en continuant ses mouvements, elle se rapprocha et posa sa langue à la base de ma bite. Lentement elle remonta jusqu'à mon gland et recommença avant de me prendre dans sa bouche faisant buter mon gland au fond de sa gorge. Ce geste m'arracha un gémissement de plaisir.
-Hummm…. Ouiii….
Elle me suçait avec passion, ses lèvres enserrant ma bite, sa langue tournant autour de mon gland. Elle me dégustait comme si j'étais une putain de friandise et j'aimais ça. Bella était ma déesse du sexe, elle n'avait aucune gêne à me faire plaisir et aimait le sexe autant que moi. Je pouvais déborder mes envies, et elle les accueillaient toujours en y prenant plaisir.
Elle continua sa douce torture avant de reprendre son souffle, resserrant la pression de sa main, continuant à me masturber. Nos regards se croisèrent un instant et elle posa de nouveau sa langue sur mon sexe, mais cette fois la fit glisser sous mes testicules continuant les mouvements de va et vient avec sa main sur ma dureté.
-Putain…
Alors qu'elle s'apprêtait à reprendre ma bite dans sa bouche à son rythme, je la saisis par les cheveux et enfournai ma bite dans sa bouche pour la lui baiser. C'était brusque et sauvage et j'avais une vue sur son visage qui m'hypnotisait. J'enfonçai ma bite de plus en plus loin dans sa gorge et elle jouait avec mes testicules, j'étais au bord de ma libération. J'arrêtai mon mouvement dans sa bouche et desserrai a prise dans ses cheveux et je me branlai pour me libérer sur ses seins. J'étais épuisé, fatigué, mes jambes me cédèrent sous mon orgasme et je me retrouvai à genou devant Bella. Elle souriait et j'étais soulagé. J'avais encore un malaise après le sexe plus sauvage.
-Ça va ? demandais-je en lui caressant les cheveux.
-Bien sûr que oui. Arrête de t'en faire. Je te l'ai dit de te laisser aller à tes désirs. Si ça ne me plaît pas, si je ne suis pas d'accord, je vais t'arrêter.
-Merci ma Bella…
Je l'embrassai avec passion, insérant ma langue dans sa bouche sans même en demander la permission. Elle gémissait et répondait avidement à mon attaque. L'eau de la douche devint glacée et je nous fis lever et je fermai le robinet. Je nous fis sortir et j'enroulai ma belle dans une serviette pour la sécher. Je mis un boxer après avoir déposé les deux verres d'alcool sur la table de nuit.
-Reste là, ne bouge pas…
Je pris une course au sous-sol pour aller vérifier que Carlie était correcte. La lumière de sa lampe de chevet était ouverte et elle dormait paisiblement. Félix était couché sur le sol, sur le pas de sa porte avec son oreiller et une couverture. Il se réveilla.
-Edward… Carlie va bien ?
-Elle va bien mon grand… tu devrais dormir dans ton lit… elle va aller bien…
-Je sais… j'ai juste besoin de la voir… de voir qu'elle va bien… je suis désolé…
-Tu n'as pas à être désolé Félix. Elle a fait le choix de faire cette choré avec Dylan, elle croyait aider Abby à mieux comprendre les mouvements.
-Je sais.
-Ça aurait pu fonctionner. Ce qui est arrivé ce soir, c'est un accident, un bête accident et ça aurait pu arriver quand elle patinait avec toi aussi.
Il secoua la tête négativement.
-Tu ne m'en veux pas ?
-Bien sûr que non…
-Je veux m'occuper d'elle et la protéger. Je veux le faire bien.
-Je sais… mais, c'est une grosse responsabilité pour un garçon de 10 ans.
Il ne répondit pas.
-Félix… Carlie est chanceuse de patiner avec toi et de t'avoir comme ami. Nous sommes chanceux de vous avoir dans notre vie avec Bella et tes frères.
-J'aime bien notre grande famille moi aussi.
Je lui caressai les cheveux.
-Bonne nuit mon grand.
-Bonne nuit Edward.
Je revins dans la chambre et Bella souriait avec le babyphone dans les mains. Je fermai la porte et actionnai le verrou.
-Tu as laissé trainer tes oreilles ?
-Ouais… il était inquiet que tu sois fâché contre lui parce qu'il n'a pas protégé Carlie contre Dylan. Je suis contente que tu l'aies rassuré. Je t'aime.
-Je t'aime aussi.
Je pris une gorgée de l'alcool et je déposai un baiser sur ses lèvres. Je soulevai les draps. Je la fis s'installer au milieu sur le ventre et je me permis de lui passer son lait pour le corps lui massant tous les muscles avec attention. Elle soupirait.
-hummm… je pourrais m'habituer à ça…
-Je veux que tu en profites.
Je lui passai son lait sur toutes les parties de son corps alors qu'elle était sur le ventre. Je la fis se retourner et je continuai de la masser et la caresser avec son lait de corps. Quand j'eu terminé, je finis mon verre et je l'embrassai langoureusement.
-Tu as sommeil ? demandais-je.
-Humm… ça dépend…
-Tu veux jouir ?
-ouiiii…. Murmura-t-elle.
-Je vais te faire jouir très fort…. Mais tu vas devoir être silencieuse, ce soir, nous avons 6 paires de petites oreilles dans cette maison.
-Fais-moi jouir Edward… je serai silencieuse…
Elle se mit à soupirer de satisfaction quand j'empaumai ses seins mes grandes mains et que je pinçai ses tétons de mes doigts. Mes doigts agiles restèrent sur ses seins alors que je déposai des milliers de baisers sur son corps. Ma bouche descendait petit à petit vers son petit joyau. Bella ouvra les jambes me laissant m'installer entre elles me donnant accès à sa féminité. Je déposai de doux baisers sur son ventre et ses cuisses avant de glisser ma langue sur son clitoris. Je le fis rouler entre mes lèvres, le léchai tendrement puis le suçotai doucement.
Je sentis ses cuisses s'écarter encore plus comme pour m'inciter à y aller plus profondément. J'enfonçai alors ma langue entre ses lèvres intimes et la fis aller et venir entre les chairs humides avant de revenir sur son petit bouton de rose tendu pour moi. Bella empoigna mes cheveux et me pressa contre elle alors qu'elle jouissait sur mes lèvres. Je l'entendis miauler faiblement alors qu'elle tortillait son corps et emprisonnait ma tête dans ses cuisses.
Lorsqu'elle relâcha sa prise sur ma tête, je vis qu'elle avait un oreiller sur le visage et je compris le faible miaulement qui avait été étouffé par l'oreiller. Je la retournai sur le ventre alors qu'elle était encore dans la descente de son plaisir relevant seulement son bassin dans mes mains pour me glisser en elle. D'abord doucement pour la laisser profiter de son orgasme et de plus en plus durement faisant claquer nos peaux l'une contre l'autre. Elle avait le visage enfoui dans le matelas et s'accrochait aux draps. Je la martelai, butant au fond de son ventre, cognant mon pubis contre ses fesses rebondies et je la vis trembler, vibrer de tout son corps, sentant les parois de son vagin m'emprisonner en elle durement, atteignant notre jouissance. Bella miaula à nouveau et moi je grognai en me déversant en elle.
-Merde Edward… c'était foutrement bon… murmura-t-elle en reprenant son souffle.
Je la fis se lover contre moi après avoir enlevé le verrou de porte et nous avoir vêtus de sous-vêtement. Noah pouvait venir investir notre lit dans la nuit.
Aucun son dans le babyphone et aucun son venant des chambres à l'étage. Je fermai les yeux.
-Foutrement bon oui…
Merci de me lire
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Isasoleil
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