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Chapitre 42 - Sphinx Island Partie 4

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Je me glisse sous les draps pour essayer de m'endormir, mais j'entends des bruits très suspects venant de la salle de bain. On dirait... des gémissements, ou des soupirs ? Oh non... Si Marco prend une douche si longue... c'est qu'il fait "ça". Vaudrait mieux que je m'endorme avant son retour, sinon ça sera gênant. Lorsque Marco revient de la douche, je fais semblant d'être profondément endormie, mais c'est un peu difficile maintenant que le parfum d'ananas me chatouille les narines.


Je me réveille seule dans le lit, les draps sont froids. Marco m'a laissé un petit mot sur les vêtements qu'il m'a préparé. Mon commandant me demande de m'entrainer sans lui avec les membres de la division, car dès aujourd'hui les commandants et les capitaines vont se réunir pour discuter de la stratégie à suivre pour la guerre. Je comprends que les choses sérieuses vont commencer, l'ambiance encore festive va laisser place à une longue préparation mentale et physique en vue de la bataille pour libérer Ace et protéger le nom de notre équipage.

J'observe le tatouage à mon poignet, le symbole noir de mon équipage. Quand je le regarde, j'ai honte d'avoir été laissée en dehors de cette guerre qui me concerne tout autant que n'importe lequel de mes frères. Mais j'essaie de rester positive, je ne veux pas être un boulet pour eux, ni même pour Marco. Je sais parfaitement qu'il va en chier durant la bataille, et je ne veux pas prendre le risque qu'il soit tué par ma faute.

Je me lève rapidement de mon lit, subissant de plein fouet l'alcool de la veille. Je me rassieds quelques instants sur le lit, le temps de reprendre contenance. Je décide de me laver les dents pour effacer mon haleine de chacal et de prendre une douche en même temps, combo. Je ressors ensuite pour m'habiller et filer prendre un petit déjeuner et un bon jus d'orange.


Dans le réfectoire, les hommes font la queue pour obtenir une tasse de l'or noir, du café. Beaucoup d'entre eux a une tête de déterré, avec une vague ressemblance à des zombies. De mon côté, je suis ravie de ne pas être dépendante de cette drogue légale qu'est le café. Je préfère prendre un jus de fruit ou de l'eau, car je considère qu'il est normal que notre corps soit fatigué et qu'il faut savoir l'accepter. Le café amène souvent à une dépendance qui oblige à boire toujours plus de café pour tenir le coup. Pourquoi je pense comme ça ? Avez-vous déjà vu l'effet du manque de café sur un sims qui vient de rentrer de son travail ? Eh bien... On dirait qu'il va faire une dépression. Voilà comment un jeu m'a convaincu d'éviter de boire une drogue liquide au goût assez dégueulasse. Hum, je divague.

Je m'installe sagement à une table dans un coin de la salle, dégustant le lait froid de mon bol de céréales. Mon grand verre de jus d'orange frais est un délice que je savoure par petites gorgées. Quelques membres de ma division me rejoignent après avoir obtenu leur drogue nommé café. On parle peu car ils ont nettement la tête dans le cul. Lorsque nous terminons notre nourriture, nous partons tous ensemble pour nous réunir sur le pont.


Nous ne parvenons pas à ressembler la division dans sa globalité, plusieurs membres ont beaucoup trop abusé de l'alcool hier soir. Nous abandonnons l'idée de les intégrer à notre entrainement matinal. Comme d'habitude, nous organisons des combats par duos, et mon camarade Masaru habituel me rejoint.

Nos premiers adversaires combattent à l'aide de leurs poings, comme nous. Le duo est composé d'un grand costaud et d'un autre gars de taille ordinaire avec une musculature bien dessinée. De mon côté, j'ai assez peu de muscle, j'ai seulement réussi à affiner ma silhouette grâce aux entraînements. Et vu comment je bouffe tous les jours, je ne m'en plaindrais pas. J'avoue... La bonne bouffe me fait de l'oeil à tous les repas. Pouvoir profiter de la cuisine de vrais cuisiniers, c'est quand même mieux que celle que je me faisais dans mon monde, steack haché avec des pâtes assaisonnées de beurre et de fromage râpé. Rien de très diététique.

Nous commençons le combat assez doucement, le temps de nous échauffer un peu. Mais au bout d'une dizaine de minutes, nos adversaires commencent à nous mettre la pression en imposant leur rythme. Je me prends quelques coups douloureux dans les côtes et le ventre, ça ne fait pas plaisir... heureusement que j'ai pas mes règles sinon ça serait compliqué. Au bout d'une trentaine de minutes, et d'une bonne dizaine de coups amortis, nous changeons enfin d'adversaires. J'ai mal partout, je sais que je vais avoir plein de bleus sur le corps. Mon camarade et moi prenons le temps de boire un peu d'eau et de souffler avant de débuter le nouveau combat, cette fois contre un duo d'épéistes. J'écope de quelques griffures d'épées, mais rien de grave comparé à Masaru qui a reçu un bon tranchant de lame sur l'extérieur du bras.

Nous affrontons encore un certain nombre de groupes avant d'en avoir enfin terminé avec l'entraînement. Je m'occupe de soigner un peu les blessés avec mes flammes bleues, puis je peux enfin m'occuper de moi-même. Je me soigne du mieux que je peux avant d'aller prendre une bonne douche pour dégager toute cette sueur.


Le repas de ce midi m'a fait le plus grand bien, mes commandants favoris ont profité de ce moment pour me rejoindre et passer un peu de temps avec moi. Marco m'a volé la moitié de mon dessert, Izou la moitié de mon soda et Thatch la moitié de mon plat, m'obligeant ainsi à aller me resservir. Je suis heureuse de passer du temps avec eux, j'ignore encore combien de temps ils vont rester sur l'île avec nous. Je peux peut-être leur demander ?

- « Marco ? Sais-tu dans combien de temps vous allez partir ? » - dis-je avec un peu inquiétude.

- « On part après-demain, tôt le matin yoï. » - dit-il d'un ton très neutre.

- « Je vois, je pensais que vous partiriez dans un peu plus longtemps. » - dis-je avec déception.

- « Désolé Héra, on n'a pas vraiment le choix. » - dit-il avec un sourire désolé.

- « On va te manquer hein ? » - ajoute Thatch avec amusement.

- « Évidemment que vous allez me manquer ! Je vais m'inquiéter pour vous. » - dis-je avec insistance.

Thatch me pince la joue en disant que je suis trop mignonne, suivi par Izou sur mon autre joue. Quand les deux là me relâchent, le phénix qui me prend doucement par la main. Nos mains restent ensemble sur la table, accrochées l'une à l'autre dans le plus grand des calmes, personne ne relève le geste.


Je suis tranquillement installée sous l'arbre près de la plage avec Can à côté de moi. Les commandants, les capitaines et Père discutent autour d'une carte de Marineford posée sur un grand tissu au sol. Quelques pierres permettent d'éviter que la carte ne s'envole. Plusieurs dizaines de pions en bois utilisés par les stratèges ornent la carte sur divers endroits. Je ne vois pas grand-chose d'ici, mais je connais déjà le déroulement de la guerre.

Can à côté de moi essaie d'ignorer le rassemblement des pirates, surement pour éviter de se sentir coupable de ne pas les prévenir. Pour moi aussi c'est difficile, mais je repense sans cesse aux impacts négatifs que notre intervention pourrait avoir sur le déroulement de la guerre et même bien après. Marineford offrira une belle mort à notre Père, une mort digne de sa glorieuse vie, même si nous aurions préféré profiter de sa présence encore quelques longues années. Pourquoi le contraindre à mourir d'une maladie qui le fera agoniser dans le plus grand silence ? Il mérite une belle mort.

Je peux entendre des éclats de voix provenant des capitaines, ils donnent chacun des hypothèses concernant les stratégies de la marine. Aucune d'entre-eux ne semble particulièrement inquiet au sujet de sa propre survie ou de celle de son équipage, on peut voir la confiance qu'ils portent à notre père. Can décide de débuter la discussion pour détourner notre attention du sujet de la guerre.

- « Y paraît que tu as faits les 7 minutes au paradis avec Marco ? » - demande Can pour me titiller.

- « J'avais débuté avec Thatch, mais il m'a peloté les fesses, du coup Marco a pris sa place. » - dis-je pour banaliser la situation.

- « Vous êtes resté un sacré bout de temps dans ce placard, vous y fessiez quoi hum ? » - me questionne Can avec des sous-entendus.

- « Rien de particulier. On a attendu qu'on vienne nous signaler la fin, mais personne ne s'est manifesté. » - dis-je en mentant un peu.

- « Tu aurais pu saisir ta chance dans ce placard. Pourquoi tu n'as rien tenté ? » - dit-il sans comprendre.

- « Ce n'était pas le moment. Nous étions enfermés pour 7 minutes dans un placard non verrouillé. Je dors avec Marco toutes les nuits, pas besoin du placard. » - dis-je pour me justifier.

- « Sous-entends tu que vous avez déjà ? Hum tu vois ? » - demande-t-il avec un regain de curiosité mal placée.

- « Non. Mais ce n'est pas tes affaires Can. » - dis-je pour essayer de clore le sujet.

- « Roh, tu es vraiment une rabat-joie. Tu pourrais partager des détails quoi, après tout ce qu'on traverse ensemble. » - dit-il en boudant.

- « Je vais pas te partager les détails de ma vie sentimentale, trop de gens s'en mêlent déjà. Et si tu veux des détails, commence déjà par m'en donner sur la tienne. » - dis-je calmement.

- « C'est pas faux. J'arrive pas à pécho les infirmières, je ne suis pas assez séduisant pour elles. Elles sont vraiment difficiles. » - dit-il avec exaspération.

- « Il y a beaucoup d'hommes sur ce navire, autant dire que la concurrence est rude pour arriver à en séduire une. Laisses tomber Can, elles sont trop matérialistes pour toi. Tu n'es pas fait pour aller avec l'une d'elles. » - dis-je pour lui faire comprendre.

- « T'as raison putain. Si seulement l'équipage comptait plus de femmes... » - dit-il avec lassitude.

- « C'est ce que tout le monde souhaite, moi ça me déplaît pas comme ça. » - dis-je simplement en haussant les épaules.

Nous continuons de discuter comme ça toute l'après-midi, échangeant sur des sujets variés. Nous parlons du monde de One Piece mais également de notre monde de naissance. Can et moi sommes très différents, mais notre vie de pirate nous a rapprochés.


/ Veille du départ /

Marco a insisté pour que nous dormions ensemble une dernière fois avant son départ, j'ai évidemment accepté sa proposition. C'est pourquoi nous avons migré quelques affaires jusqu'au campement du village, afin de dormir dans la tente que je partage avec les infirmières. Autant dire que ça va être très étrange, puisque Marco pourra nettement voir que je n'ai rien de commun physiquement avec ces femmes fatales.

Nous sommes rentrés au village par la voie des airs, en volant sous sa forme de Phénix. Si j'ai bonne mémoire, c'est la troisième fois que nous volons ensemble comme ça. Sa forme de phénix est magnifique, ses flammes sont d'une beauté incomparable. L'oiseau de feu brillait dans la nuit, tout le monde devait pouvoir nous voir.

Actuellement, j'attends mon tour devant la salle de bain que nous prête généreusement une vieille dame. Marco est dans la douche, il se savonne avec notre gel douche à l'ananas, je peux sentir l'odeur d'ici. Il sifflote gaiement tandis que j'attends avec mon pyjama dans les bras et ma trousse de toilette dans une main. Lorsqu'il sort, il m'offre un sourire radieux puis il me laisse la place. L'odeur du gel douche a envahi la pièce comme s'il avait versé tout le contenu de la bouteille, heureusement que j'aime bien cette odeur, j'imagine à peine l'odeur effroyable s'il utilisait un gel douche typiquement masculin genre odeur cuir et cookies. Ouai, ça existe réellement dans mon monde !

Je sors de la salle de bain après m'être lavée les cheveux, une serviette trône sur mes épaules pour récupérer l'eau qui perle de mes longs cheveux. Marco m'a attendu avec patience même si je n'ai pas été très longue, je ne suis pas amatrice des longues douches. Nous allons remercier la vieille dame de nous avoir prêté sa douche, et celle-ci nous offre une petite boîte de biscuits faits maison juste par générosité. Nous sortons de la maison avec nos affaires sous le bras et la boîte de biscuits. La nuit est déjà tombée sur l'île, laissant les insectes chanter et l'obscurité rafraîchir la température. L'ambiance est digne d'un soir d'été en camping avec des amis, c'est très agréable.

Marco marche à ma gauche habillé d'un pyjama complet pour une fois, chaussé par ses sandales, et pour ma part j'ai revêtu une chemise de nuit entre ouverte et un short mi-long avec les zori que m'a généreusement prêté Izou. Je peux voir que Marco se rapproche petit à petit de moi, comblant l'espace qui nous séparait. Ses doigts viennent doucement s'accrocher aux miens dans un geste mignon. Nous marchons presque main dans la main jusqu'au campement situé à une petite centaine de mètres.

- « Tu es prêt mentalement à dormir dans la tente des infirmières ? J'ai le sentiment qu'elles vont nous surprendre. » - dis-je pour discuter un peu.

- « Je ne suis pas inquiet, je t'ai à mes côtés. » - dit-il en resserrant sa prise sur ma main.

- « Tu vas faire des jaloux tu sais ? Dormir avec autant de femmes. » - dis-je en plaisantant.

- « Ils ont de quoi être jaloux, je t'ai rien que pour moi yoï. » - dit-il d'un regard brillant.

Je lui offre un sourire en rougissant, ses mots résonnent différemment dans ma tête. Nous continuons de marcher en nous observant mutuellement par des coups d'œil rapides. Je conduis le phénix jusqu'à notre tente, en l'ouvrant par l'arrière. Mon sac de couchage est déjà prêt juste derrière l'ouverture. Marco dépose ses affaires dans un coin avant d'attraper un sac de couchage. De mon côté, je secoue mon couchage dehors pour éviter les mauvaises surprises. J'ai horreur des insectes, si je trouve une araignée ou un scorpion dans mon couchage, je jure que je serrais capable de hurler.

Marco attrape le coin de mon couchage pour commencer à faire une manipulation, apparemment on peut coupler deux sacs pour en faire un plus grand. Ingénieux ! Il l'installe ensuite sur le sol par-dessus un tapis de mousse comme ceux qu'on utilise pour faire du yoga. Il ouvre le couchage pour m'inviter à y entrer, et je m'exécute rapidement pour être au chaud. Marco referme la tente avant de s'engouffrer à côté de moi. On est un peu à l'étroit, mais en me blottissant bien contre lui, nous sommes parfaitement installés. Je suis au chaud dans ses bras, ma tête repose contre le creux de son épaule. Je le serre contre moi comme un ours en peluche géant, c'est vraiment bien.

Les infirmières ne sont pas encore là, surement encore entrain de prendre leur douche. Elles arrivent qu'environ 15 minutes plus tard, toutes habillées de tenues plus légères comme des petites robes, des pyjamas ou des vestes. Certaines demandent à Marco de fermer ses yeux pour qu'elles puissent se mettre en tenue pour dormir. Il le fait sans se faire prier, tandis que j'ajoute ma main par-dessus ses yeux en guise de sécurité. J'évite de me retourner afin de leur laisser un peu d'intimité. Lorsqu'elles terminent de se changer, Marco et moi pouvons enfin regarder. Certaines portent des pyjamas, style nuisette sexy ou tee-shirt avec un short, d'autres ont opté pour l'assortiment de lingerie sexy. Marco semble assez surprit de voir dans quelle merde il s'est foutu en voulant venir ici. De mon côté... j'ai l'impression de ressembler à un sac à patates. En ce moment je donnerai n'importe quoi pour avoir au moins un pyjama mignon avec une licorne, car j'ai l'air négligée à côté d'elles. C'est très complexant.

Les dames se préparent pour demain en étalant des crèmes de nuit sur leur visage et leur corps, elles ont un rituel beauté pour le soir avant de dormir. Je me demande vaguement si c'est réellement utile de dépenser autant d'argent dans des crèmes en tous genres. Marco me déconcentre de mon analyse de concurrence en déposant un baiser sur ma joue. Je lui fais un grand sourire amusé tandis qu'il décide de me chatouiller les côtes. Je ris énormément en essayant de le repousser pour qu'il arrête car je commence à avoir très mal aux joues et aux côtes à force de rire.

Nous finissons par nous calmer lorsque l'heure du coucher est décrété par les infirmières car ''il faut dormir pour être belle''. Marco me reprend dans ses bras et je m'y blottis en le serrant contre moi. Je veux profiter de lui encore quelques heures avant de devoir attendre pendant plusieurs jours son retour de la guerre.


/ Matin du départ /

Marco nous réveille assez tôt, suffisamment pour avoir le temps de nous préparer avant de partir vers la plage. Nous y allons à pied, afin de passer le trajet ensemble en tête à tête, rien n'est dit de cette intention, mais nous le voulons tous les deux. Marco et moi marchons main dans la main en prenant notre temps pour savourer ce moment seuls. Je me sens comme sur un petit nuage, mais je suis également un peu nerveuse, j'ai peur d'avoir l'air ridicule ou bizarre à un moment. Nous mangeons les biscuits que la grand-mère nous a préparé, ils sont délicieux, ils sont aux amandes.

Néanmoins toute bonne chose à une fin, et nous finissons par rejoindre la plage ou faire nos aux revoirs. Père et quelques pirates sont déjà présents avant le départ, plusieurs têtes se tournent vers nous lorsque nous arrivons vers eux. Thatch et Izou m'offrent un sourire et un clin d'oeil complice. Hormis les infirmières, tous les pirates qui sont laissés à terre sont présents.

- « Mes enfants, nous reviendrons avec Ace. Attendez-nous ici, et protégez l'île. » - dit-il de sa voix puissante.

Père est un grand homme vraiment très imposant, un véritable meneur d'hommes. Plusieurs hommes n'ont pas peur de pleurer d'appréhension et de peur pour leur père et leurs frères. Je me sens un peu patraque moi aussi, mais j'essaie de faire bonne figure car je n'aime pas pleurer devant des gens, même s'ils sont ma famille. La première division nous salut depuis le navire, et je leur offre un grand signe de main pour leur dire au revoir.

Marco de son côté commence à faire ses aux revoirs aux hommes qui resteront avec moi. J'ai du temps pour faire mes adieux à notre Père. Je m'avance doucement vers lui, essayant de capter son regard. Je lui offre un sourire un peu triste, mais j'espère vraiment qu'il reviendra en vie auprès de nous.

- « Oyagi, ne prend pas trop de risques, on a besoin de toi. » - dis-je d'une voix un peu timide.

- « Je serai prudent, ma fille. » - répond-il d'une voix douce.

Père se penche vers moi, mettant un genoux au sol pour m'offrir une étreinte contre son corps de géant. Je me sens un peu plus rassurée et je suis heureuse de pouvoir lui parler avant son départ. Izou et Thatch sont les suivants à venir auprès de moi, ils m'offrent tout les deux un énorme câlin trop serré qui menace de me briser les os. Néanmoins, je profite quand même de cette étreinte avec eux comme si c'était la dernière. Ensuite Can m'offre une poignée de main en guise d'au revoir, me rappelant ensuite notre promesse en montrant son petit doigt. C'est Marco que j'étreins en dernier. Il me serre dans ses bras pendant un long moment avant de m'offrir un baiser sur la tempe, son regard se plonge dans le mien, faisant battre mon coeur beaucoup plus vite.

- « Reviens en un seul morceau d'accord ? » - dis-je doucement.

- « Promis. Pas de folies en mon absence okey yoï ? Tu as mon numéro d'escargophone en cas de problème ? » - demande-t-il avec une lueur d'amusement.

- « Promis, juré mon commandant. J'ai ton numéro Marco, appels-moi tous les jours ! » - dis-je avec amusement à mon tour.

- « Je le ferai. D'ailleurs, concernant notre rendez-vous yoï, je l'organiserai à mon retour, je ferai quelque chose de bien d'accord ? » - dit-il avec douceur.

- « Je compte sur toi. » - dis-je avec un peu d'embarras.

Marco m'offre un sourire réconfortant en passant sa main contre ma joue. Mon visage devient beaucoup plus chaud lorsque ses yeux fixent mes prunelles comme s'il cherchait à voir le fond de mon âme. J'ai le coeur qui tambourine quand j'imagine à quoi pourrait ressembler mon premier rendez-vous avec lui, ou plutôt, mon premier rendez-vous tout court depuis le début de ma vie.

Marco me confie une lunette de vue à utiliser pour observer les navires de loin. Il se transforme avec sa forme hybride d'oiseau pour remonter à bord du navire, suivi des autres commandants et de Père. Pour nous sur la plage, notre coeur se serre en laissant notre famille partir sans nous, c'est dur. Marco, Thatch, Izou, et pleins d'autres nous font de grands signes depuis le bastingage tandis que le navire s'éloigne lentement. Nous restons sur la plage à leur souhaiter bonne chance tant que nous sommes capables de les discerner à l'horizon.

Nous reprenons tous ensemble la route du village, nous dépêchant de traverser la jungle pour retrouver une ambiance plus chaleureuse. Les infirmières nous avaient rejoints sur la plage juste avant le départ de nos nakamas, mais elles n'ont fait aucun adieu. Je me doute bien qu'elles ne sont pas réellement membres de l'équipage, sans doute sont-elles sous contrats avec Barbe Blanche pour le soigner.

Lorsque nous arrivons au village je m'en vais pour grimper les parois rocheuses de la montagne afin de suivre un petit sentier qu'un pirate m'a indiqué. D'après-lui le sentier mène vers une petite plateforme rocheuse au sommet, qui permet d'observer les navires au large. Il me faut toute mon énergie et tout mon courage pour parvenir jusqu'en haut, mais la récompense est là. J'utilise la longue vue pour voir le Moby Dick s'éloigner de plus en plus de l'île. Mon coeur bat à toute vitesse sous le coup de l'effort et de la précipitation, mais j'avoue que mon cardio s'est beaucoup amélioré depuis que je m'entraîne. Le navire est tout petit au loin, mais j'essaie d'en garder un souvenir clair.


Le navire a disparu depuis près d'une heure, seul le bruit du vent comble le silence. Derrière moi, je peux voir le village dans son ensemble, les pirates qui se déplacent et les personnages âgés qui discutent. La vue est belle. Quelques Sphinx se baladent paisiblement dans le village, c'est surprenant.

Un bruit puissant retenti au loin, ce qui détourne mon regard du village pour le reporter sur l'océan. D'autres bruits ressemblant à des coups de canons se font entendre, ils semblent très loin. J'observe l'horizon avec ma longue vue, et j'y trouve un navire avec une proue de dragon attaquant des navires avec des proues en forme de mammouth et de scorpion. Je peux sentir des vagues de haki s'échapper du combat, c'est incroyablement puissant. Je pense pouvoir affirmer qu'il s'agit de Shanks Le Roux arrêtant la flotte de Kaido. Il me semblait avoir lu que Kaido avait tenté d'arrêter Barbe Blanche en chemin pour Marineford, et que Shanks avait protégé notre équipage en empêchant Kaido de s'en mêler. Je dois reconnaître que le Red Force doit posséder une technologie incroyable pour battre des records de vitesse, ou que Shanks doit connaitre des courants marins secrets.

Je sors de ma poche mon escargophone pour prévenir Marco de la situation. Je ne pense pas que notre île soit en danger, mais nous risquons de voir arriver des pirates tombés à la mer et des décharges de haki difficiles à supporter pour les personnes fragiles du village. Je préviens également mes frères en leur hurlant des choses depuis le sommet, on se comprend difficilement mais ils finissent par comprendre ce que je hurle. J'observe le combat naval, même s'il est trop loin pour y voir vraiment quelque chose d'intéressant. J'aurais au moins assisté un peu à la guerre. Une petite part de moi aurait aimé être présente pour voir le plus grand événement de One Piece à mes yeux. Je dois rester calme car Marco et mes frères auront besoin de tout notre soutien lorsqu'ils reviendront pour enterrer Ace et Père aux côtés des pirates du Roux.

D'ici là, j'attendrai avec impatience les journaux que nous recevrons pour nous indiquer le résultat de la guerre.


La suite au prochain chapitre ! ;)

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Ruko-Yoru: Merci pour tes commentaires, dommage que tu n'as pas de compte, j'aurais pu te répondre directement !

Je galère un petit peu pour écrire les chapitres, mais comme je m'attarde pas sur les scènes peu importantes, j'arrive à écrire du contenu pour les chapitres. Ensuite, j'ai déjà quelques événements placés sur ma timeline du futur. D'ici quelques chapitres, je risque de commencer à rentrer dans les zones d'ombres du mangas, et je vais devoir inventer. Quand on écrit sur un/des (héhé) équipages qui ne sont pas l'équipage des héros, c'est toujours moins riches en détails.

J'aime bien écrire, mais j'aime encore plus savoir que mes fictions plaisent à mes lecteurs. En ce moment je jongle principalement avec la fiction de Héra et celle de Koubai, c'est pas simple. Je suis moi-même une lectrice de fanfictions, je voulais ajouter ma pierre aux fictions déjà existantes, afin d'aider les autres à rêver un peu.