CHAPITRE 47 : UN ACCORD SECRET ET UNE MISSION SPECIALE

Derrière son regard inexpressif, l'amiral en chef Sengoku ressent pour la deuxième fois cette sensation de ne plus rien maitriser. La première fois étant cette journée où sa fille et sa femme perdirent la vie devant ses yeux… Aujourd'hui, l'une d'entre elles, lui est revenu en vie pour son grand plaisir, mais gravement malade et affaibli. Il se doit de tout mettre en œuvre pour la protéger et la soigner, quitte à recourir à des moyens peu conventionnels à son statut. A son âgé, son poste lui importe peu désormais.

Borsalino reste silencieux à le fixer dans les yeux semblant perdu dans ses pensées, avant qu'un sourire ne vienne trahir sa réponse.

- Vous connaisseez déjà ma réponse, Sengoku-sama. Je ne suuis pas rancunier, vous le savez très bien. J'acceepte vos excuses ! ~

- Je suis heureux de l'entendre Borsalino. J'ai beaucoup réfléchi ces dernières heures, et j'ai pris conscience de mes paroles et de ma maladresse… et c'est pour cela que je voudrais te confier une mission de la plus haute importance.

Borsalino fronce les sourcils, à la fois curieux et légèrement inquiet de la suite. Jamais son chef n'avait pris un visage aussi crispé, comme si sa vie en dépendait. Néanmoins il garde la bouche close et se contente d'hocher la tête pour lui signifier qu'il l'écoutait.

- Melody est toujours à l'infirmerie en train d'être réanimée. Son état de santé s'est stabilisé ces dernières heures, mais cela peut se détériorer à tout instant. Je ne peux pas faire appel au gouvernement de peur qu'il tente de s'en prendre à elle pour les informations qu'elle pourrait détenir, résume-t-il l'air dépité. J'ai en réalité, deux faveurs à te demander : la première, si tu l'acceptes est de protéger ma fille Melody et de veiller à son bien-être… Je vais essayer de calmer les choses avec Jessica de mon côté. Je reviendrais vers Melody quand elle voudra à nouveau me voir et accepter mes excuses….

- Elle les acceeptera, croyez-moi ~ fait longuement Kizaru. Elle a sa fierté mais elle tieent à vous malgré les reproches qu'elle vous a fait avant son départ. Vous vous resseemblez bien pour cela !

- Nous verrons bien à son réveil, conclut Sengoku. Passons maintenant à ma seconde demande.

Il se recule pour plonger la main dans un de ces tiroirs et en tire une enveloppe de bonne facture avec le cachet officiel de Marineford. Pendant un instant, Borsalino fixe Sengoku et cette enveloppe si soigneusement préparée. Sengoku reste silencieux, observant cette missive entre ses doigts puis relève la tête vers Kizaru, le regard étrangement sombre.

- Je vais te confier à toi seul une mission capitale. Tu ne devras en parler à personne d'autre et me faire régulièrement des rapports sur ton avancement.

- …. Que coontient cette lettre ? s'inquiète Kizaru en croisant le regard de son supérieur.

- Ta mission et tes objectifs sont détaillés à l'intérieur. Je ne t'en dirais pas plus. Mes seules conditions sont les suivantes : ouvre cette lettre uniquement quand tu seras seul et tu ne devrais compter que sur toi-même pour la réaliser à bien. Sinon, je démentirais entièrement son contenu et mon implication dans cette mission, est-ce clair ?

Borsalino sent ses poils s'hérisser sur son corps tandis qu'il réalise lentement le danger que représente cette mission. Sengoku se lève lentement de son siège puis contourne son bureau pour tendre la lettre cachetée à Borsalino qui la prend du bout des doigts, déjà nerveux à son contenu. Sengoku ne fait pas d'autres commentaires et le salue avant de quitter son bureau pour se diriger vers le réfectoire, prendre une pause bien méritée.

Dès la seconde où il est seul dans le bureau, Borsalino regarde fixement la lettre et l'ouvre en délicatesse comme s'il tenait une bombe entre les mains. Les mains tremblantes, il sort une lettre manuscrite avec un uniquement verso. L'anxiété de Borsalino augmente d'un cran… Et si Sengoku s'était payé de sa poire et lui annonçait qu'il était muté ailleurs … ?! Impossible. Il lui a demandé de veiller sur Melody et d'en prendre soin comme si elle était de sa famille. Alors de quoi s'agit-il… ?

Il la déplie lentement, le cœur battant la chamade et lit les quelques lignes qui ornent le papier… Ses yeux s'écarquillent de surprise face à la demande, hors du commun de son supérieur.

« J'ordonne au détenteur de cette missive de réaliser cette mission en toute discrétion dans le but d'accomplir un acte, pouvant nuire à la réputation de la Marine et du Gouvernement Mondial. Dans le cadre d'une urgence médicale, il vous est demandé de convoquer le pirate dénommé, Trafalgar Law, au QG de la Marine afin qu'il mette à notre disposition ses compétences médicales et chirurgicales. Tous les moyens de persuasion sont tolérés, tant que la cible de cette lettre est ramenée au point de rendez-vous dans les plus brefs délais à partir du jour de la remise de la lettre.

Il vous est demandé d'agir en solitaire afin de limiter les conséquences désastreuses en cas d'échecs de la mission ou de la révélation de la collaboration de la Marine avec un criminel de cette envergure. En acceptant cette lettre, vous vous êtes engagés à respecter ces conditions et à remplir cette mission.

Veuillez détruire cette lettre après l'avoir intégrée pour la sécurité de chacune des parties. »

Borsalino relit l'entièreté de la lettre, espérant croire à une mauvaise blague… Mais Le cachet officiel présent sur l'enveloppe lui rappelle la vérité. Lentement, il plie la lettre qu'il replace dans l'enveloppe puis il se relève pour partir à son bureau, réfléchir plus calmement à la suite des événements : la capture de Trafalgar Law.


Tadam ! J'espère que ce chapitre vous aura plu ! J'avance aussi vite que possible sur la suite en continuant de poster les dimanches !

Bisous à vous et à vos com's !

Chesca-Shan