- Chapitre 30 -
I Am the Only One – Ursine Vulpine et Annaca
Echos – Saints
Nina Chuba - White Shirt
Bulow – Own me
Nina Chuba - I Can't Sleep
Message de Sasuke :
"T'es malade ! Si je devais fuir Ten
je te prendrai avec moi."
Il se demandait comment elle pouvait douter une seule seconde de lui. Il lui avait promis qu'il ne l'abandonnerait pas. Il était beaucoup trop amoureux d'elle pour envisager une seule seconde sa vie sans elle. Leurs familles craignaient à mort, il avait décidé qu'ils construiraient leur propre famille ensemble, avec Hope bien entendu, hors de question que le chat ne fasse pas partie de leur futur.
Sasuke esquissa un sourire. Il avait tellement hâte de retrouver cette espèce de boule de poile ultra collante et bavarde. Il jeta un regard en coin à sa grand-mère qui se tenait droite comme un i et qui fixait d'un regard froid son père. Il fronça les sourcils quand il vit la mâchoire de sa grand-mère se contracter. Étrange il ne l'avait jamais vu être aussi déstabilisé de toute sa vie.
Il posa machinalement son portable sur la table en bois et se mit lui aussi à regarder son père qui était debout devant l'immense télévision qui montrait des images d'Hinata Hyuga en boucle. Sasuke n'eut pas le temps de respirer que son père fit brusquement volte face et le prit si violemment par le bras qu'il laissa échapper un cri de surprise. Son père le traîna avec une force spectaculaire et le jeta littéralement dans sa chambre. Son corps heurta douloureusement les lattes en bois du plancher et avant même qu'il ne se relève, il entendit son père hurler :
-Toi tu restes là !
Et il ferma la porte à clés, plongeant Sasuke à la fois dans le noir et l'incompréhension la plus totale.
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C'est sa grand-mère qui lui ouvrit la porte le lendemain matin. Il fut surpris de voir que son visage était aussi implacable que d'habitude, comme si l'attitude violente de son père ne l'avait pas étonné plus que ça. Comme si tout ce qui s'était passé avait été absolument normal.
-Nous allons prendre le petit-déjeuner sur la terrasse, il fait un temps beaucoup trop agréable pour rester enfermé à l'intérieur.
Sasuke l'avait à peine écouté, la seule chose qu'il voulait c'était de récupérer son portable. Il aurait déjà dû être dans l'avion depuis une heure maintenant. Il était censé être à Konoha dans la putain de mâtiné. Tenten allait s'inquiéter et il savait pertinemment que ce n'était pas le moment de lui causer des soucis. Elle n'avait pas besoin de ça.
-Où est mon téléphone ? Demanda t-il à sa grand-mère qui s'était déjà installée sur une chaise en osier.
Un serviteur lui servait du thé vert dans une tasse en porcelaine, et ce ne fut qu'une fois qu'il eut fini et qu'elle eut goûté une gorgée qu'elle daigna le regarder.
-Où est mon père ? S'insurgea t-il.
-Ton père est parti pour affaire, toute ses histoires l'ont un peu contrarié...
-Un peu !? Il m'a littéralement enfermé dans ma chambre ! Grand-mère je ne suis plus censé être ici, j'avais une correspondance pour Konoha.
Sa grand-mère apporta de nouveau sa tasse à ses lèvres et plongea son regard dans le sien.
-Ton père a décidé que tu ne partais plus.
Sasuke laissa un échapper un rire amère ce qui lui valut un regard noir de la part de son aînée, sauf qu'il n'en avait strictement rien à faire.
-Pardon ? Je ne pars plus ?
Il s'était approché d'elle et la surplombait de toute sa hauteur. À cet instant elle lui parut si petite et si vulnérable, mais cela ne dura qu'un instant, car Ari Uchiwa fit claquer sa langue contre son palais et lui dit d'un ton sec :
-Il est temps que je m'occupe de ton éducation jeune homme, tu es d'une insolence exécrable.
Sasuke secoua la tête de gauche à droite, tout ce qui sortait de la bouche de sa grand-mère était d'une absurdité absolue.
-D'abord Shion Yamazaki, puis Hinata Huyga, ton père ne peut pas prendre le risque de te perdre Sasuke, à partir d'aujourd'hui tu resteras ici avec moi. Un professeur particulier viendra te faire cours régulièrement, tu passeras ton examen d'entrée à l'université dans une école d'ici.
Une nausée lui monta à la gorge. Il était devenu si livide que sa grand-mère le regarda d'un air presque inquiet.
-Tu devrais t'asseoir et manger quelque chose, on dirait que tu vas t'effondrer.
-C..c'est..c'est impossible, balbutia t-il, ça ne..ne peut pas être..vrai.
Ari Uchiwa se contenta d'hausser les épaules et claque des doigts pour que l'un des serviteurs qui attendait debout prêt d'eux serve à Sasuke un jus d'orange.
-Je peux pas rester là, j'ai..j'ai une petit-amie.
Ari Uchiwa leva les yeux au ciel.
-Tu seras bientôt fiancée à une autre jeune fille d'une importante famille, tu n'as pas besoin d'avoir une "petit-amie".
Déjà ? Hinata avait à peine disparu de sa vie, qu'ils avaient déjà replanifié son futur ? C'était arrivé hier soir. Comment avaient-ils pu être aussi rapides ? Ils lui avaient gardé une fiancée de coté ou quoi ?
-Vous ne pouvez pas me retenir contre ma volonté ! Vous agissez contre mes droits !
-Tu es un Uchiwa, tu n'as pas de droit, ton unique devoir est de suivre à la lettre les ordres de ta famille, de ton clan, pour lui faire honneur comme il en a été depuis des générations.
Sasuke bouillonnait maintenant de rage. Il était si furieux que lorsqu'on lui présenta un verre de jus de fruit, il le balança à travers la pièce.
-Vous êtes tous dingue ! Bordel c'est exactement pour ça que tout le monde fuit !
-Je te prierai de baisser d'un ton jeune homme, fit d'une voix doucereusement froide sa grand-mère.
-C'est ça ! Vociféra Sasuke, regarde moi bien, je me casse d'ici !
Et sur ses dernières paroles, il partit en courant dans sa chambre, prendre un sac sans vraiment regarder ce qu'il y avait dedans. Il n'avait pas le temps pour ça. Son passeport et son portefeuille était encore là. Il prendrait un putain de bus s'il le fallait, mais il rentrerait à Konoha.
Il sortit en trombe de sa chambre, mais lorsqu'il voulut passer la porte d'entrée, il tomba nez à nez avec deux colosses en costume noir.
-Navré Monsieur, mais nous avons pour ordre de vous garder à l'intérieur, il vous est interdit de sortir d'ici.
-C'est une blague ? Grinça Sasuke furieux.
Il laissa tomber son sac par terre et fit demi-tour pour hurler sur sa grand-mère.
-C'est une putain de blague ?! Vous me confinez comme une princesse dans une tour !
-Tu tiens vraiment ce mélo dramatisme de ta mère, soupira Ari, tiens toi bien et tu sortiras d'ici plus vite que tu ne crois. Tu seras diplômé dans quatre mois, ce n'est rien quatre mois dans une vie et ensuite tu iras travailler avec ton père, tu voyageras dans le monde entier et tu auras une fortune à faire envier n'importe quel milliardaire.
-J'en veux pas de cet argent ! Je ne veux pas de cette vie ! Je veux retourner à Konoha !
Ari poussa finalement un soupire d'exaspération.
-Ce que tu peux être borné, et ce que tu peux parler fort de si bon matin, c'est insupportable de prendre son petit-déjeuner avec toi.
Une rage sans nom traversa Sasuke. Cela ne servait à rien de parler avec elle, cela revenait au même de parler à un mur. Il serra les poings si fort. Son père, ce lâche, n'était même pas là pour lui dire lui-même qu'il était prisonnier ici. Quel enfoiré !
-Où est mon portable ? Demanda t-il plus calmement.
Il fallait qu'il envoie un message à Tenten pour lui expliquer la situation. Si elle n'avait pas de nouvel de lui, elle allait paniquer, elle allait croire qu'il l'avait abonné et elle le haïrait pour ça et pour rien au monde il ne supporterait sa haine à elle.
-Je n'en sais rien, fit Ari agacée, je ne touche pas à tes affaires.
Pourtant tu te mêles bien de ma vie privé, pensa t-il amèrement.
Il avait de plus en plus de mal à respirer. Son père avait dû prendre son téléphone avec lui. Il était dans l'incapacité totale de communiquer avec Tenten. Il n'avait pas prit son ordinateur portable avec lui, il n'y avait qu'un téléphone fixe chez sa grand-mère, sauf qu'il ne connaissait aucun numéro de téléphone par cœur. L'air lui manqua de plus bel. Il ouvrit la porte de la terrasse et marcha pied nus dans l'herbe froide. À peine eut-il mis un pied dehors qu'il vit du coin de l'œil les gardes que son père avaient embauché pour le garder ici s'approcher de lui.
Il était piégé dans un cage doré.
Fuck.
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-Je veux récupérer mon téléphone.
Sasuke n'avait jamais été aussi direct avec son père. Il ne lui avait jamais parlé aussi sèchement d'ailleurs. Il avait pour habitude d'être terrifié par lui, sauf que maintenant la seule chose qu'il ressentait envers son père c'était de la colère.
Fugaku arqua l'un de ses sourcils et le foudroya de son regard le plus noir. Sasuke maintenait le regard nullement effrayé. Il avait attendu une semaine que celui-ci revienne. Une putain de semaine ! Il n'avait pas pu parler à Tenten depuis une semaine, elle était probablement en panique totale, il le serait s'il n'avait pas de nouvelle d'elle depuis autant de temps.
-Je veux mon téléphone, répéta Sasuke tout en ayant pris bien soin d'articuler chaque syllabe.
Son père l'ignora royalement et dans le fond de la pièce il entendit sa grand-mère pousser un soupir agacée.
-Je t'en prie Sasuke, cela fait une semaine que tu nous bassines avec ce téléphone, passe à autre chose.
Il ne daigna même pas regarder sa grand-mère, mais il serra tout de même les poings. Chaque parcelle de corps fulminait de colère.
-Utilise le téléphone fixe, grommela Ari.
Sasuke ferma un court moment les paupières, avant de les ouvrir de nouveau pour regarder sa grand-mère comme si elle était la personne la plus bête du monde.
-Je te l'ai déjà dis, j'ai besoin de mon portable pour parler à ma copine, je ne connais pas par cœur son numéro.
Fugaku laissa échapper un rire jaune.
-Ah c'est donc elle qui t'envoie tout le temps des messages, j'ai dû l'éteindre, ça commençait sérieusement à m'agacer ses "bip bip" constant.
Sasuke écarquilla les yeux. Il lui fallait son téléphone maintenant. Tenten devait être morte d'inquiétude.
-Rends le moi !
Fugaku n'apprécia absolument pas le fait que Sasuke hausse le ton contre lui.
-Rends le moi imm...
Il fut brusquement coupé par une gifle monumentale qui le fit légèrement reculé. Sasuke fut tellement surprit que son père ose lever la main sur lui qu'il en oublia de respirer durant deux secondes.
-Fugaku ! S'écria Ari, était-ce vraiment nécessaire ?
Le patriarche Uchiwa ne fit aucunement attention à sa mère, il s'approcha de son inutile de fils, le seul qui lui restait et pas le meilleur en plus que de ça, et le prit violemment par l'oreille. Il tira fortement pour ramener le visage de Sasuke prêt du sien.
-Ne me parle plus jamais sur ce ton, dit-il d'une voix aussi froide que la glace.
Sasuke acquiesça mécaniquement. Son père lui lâcha l'oreille et celui-ci recula de plus belle. Jamais en dix-sept ans de sa vie son père n'avait levé la main sur lui. Jamais. Son cœur battait à tout rompre. Il était entrain de faire un cauchemar.
-Je ne vois pas pourquoi tu voudrais parler à une fille de Konoha, tu es promis à un avenir brillant et à un mariage beaucoup plus arrangeant...
-Elle s'appelle Tenten, le coupa Sasuke d'une petite voix.
-Pardon ? Grinça Fugaku qui n'appréciait de moins en moins l'attitude rebelle de son fils.
-J'ai dit qu'elle s'appelle Tenten, répéta Sasuke, et elle a moins le droit de savoir ce qu'il se passe ! Elle n'a pas eu de mes nouvelles depuis une semaine.
-Et alors ? Fit Fugaku en fronçant les sourcils.
Sasuke le dévisagea d'un drôle d'air.
-Elle..elle a le droit de savoir.
-Tss, elle ne fait même plus partie de ta vie, de toute façon elle t'aura oublier d'ici quelques jours !
-Bien sur que non ! Elle ne va pas m'oublier comme ça, on est ensemble ! Je suis son mec, elle va continuer à m'envoyer des messages jusqu'à ce qu'elle sache, elle va devenir dingue, je peux pas..je peux pas la laisser, sans nouvelle, elle...elle doit savoir.
Fugaku soupira et se pinça l'arrête du nez. Il commençait sérieusement à perdre patience.
-Tu vas lui dire quoi ?
-Ça te ne regarde pas, osa dire Sasuke en le regardant bien dans les yeux.
Il n'aurait pas dû faire ça. Il n'aurait pas dû le provoquer, mais ça avait plus fort que lui. Il était encore un peu sonné par la gifle, mais il savait que de toute façon il n'avait plus rien à perdre.
-Très bien, qu'elle est le code d'entrée de ton téléphone.
-Pourquoi tu veux savoir ça ?
-Cela ne te regarde pas, je te demande pour la dernière fois, qu'elle est le code de ton téléphone ?
Sasuke serra ses lèvres l'une contre l'autre. Pourquoi voulait-il avoir accès à son portable ? Il était absolument hors de question qu'il le sache. Il ne faisait pas du tout confiance à son père.
-Sasuke, réponds ! Ragea de toute sa fureur Fugaku.
Sasuke secoua la tête de gauche à droite. Hors de question. Il était hors de question qu'il le lui donne. Son père lui avait déjà tout prit, mais il n'aurait pas ça.
-Très bien, je n'ai qu'à le deviner, cela ne peut pas être bien compliqué.
Sasuke ne fit pas attention à sa remarque. Il fixa les doigts de son père pianotait sur son téléphone. Celui-ci n'aurait droit qu'à trois essais de toute façon et son téléphone se bloquerait automatiquement. Il était impossible que celui trouve son code. Enfin, il l'espérait. Lorsque son père fit une légère grimace, Sasuke sentit comme une bouffée d'espoir l'envahir. Il n'avait pas trouvé. Il le vit essayer une seconde fois et froncer les sourcils si fort qu'on aurait dit qu'il était fou de rage.
-Vous êtes ridicule tous les deux, finit par dire Ari en s'approchant doucement d'eux, Fugaku laisse ce téléphone et Sasuke lève toi voyons, à force de rester par terre tu vas finir par ramasser la poussière.
Ni Sasuke, ni Fugaku ne firent attention à Ari qui finit par lever les yeux au ciel. Sasuke crut défaillir lorsqu'il vit son père esquisser un sourire, il avait trouvé. Il avait trouver le code de son téléphone.
-La date d'anniversaire de ta mère, comme c'est original, se moqua Fugaku.
Sasuke se leva d'un bond.
-Père, s'il te plait, rends le moi.
Fugaku lui lança un regard si noir qu'il le pétrifia. Sasuke s'en voulait d'être terrifié par son père mais c'était plus fort que lui, Fugaku était effrayant.
-Père, souffla t-il alors qu'il le voyait écrire quelque chose puis poser son téléphone sur la table.
-Voilà, tu n'as plus à t'inquiéter à propos de ta "copine".
-Quoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce que t'as fait ?
-J'ai mis un terme à cette histoire ridicule, tu n'existes plus à ses yeux autant qu'elle n'existe plus aux tiens maintenant.
Sasuke contracta la mâchoire si fortement qu'il en eut mal. Son monde s'arrêta de tourner. Son cerveau s'arrêta lui aussi. Il n'avait pas prémédité de lever le poing sur son père, son corps agissait sans qu'il ne le veuille, Fugaku l'intercepta sans aucune difficulté et lui fit une clés de dos tout en plaquant contre le mur.
-COMMENT OSES TU LEVER LA MAIN SUR MOI, TON PROPRE PÈRE !
Sasuke hurla de douleur, de rage, jura de toute ses forces, se débattit du mieux qu'il le pouvait, mais son père était plus grand, plus costaud, plus fort. Encore une fois, il se retrouva propulsé dans sa chambre, sauf que cette fois-ci à peine Fugaku avait refermé la porte à clé que Sasuke s'était relevé et avait tambouriné la porte de toute ses forces.
-Je te hais ! Je vous hais tous les deux ! Laisse moi partir d'ici !
Fou de rage, il ouvrit la porte de la fenêtre. Il habitait au premier étage, il sauta par dessus la fenêtre et se mit à courir le plus vite possible. Il n'était peut être pas doué en combat rapproché mais il avait toujours été très bon en course. Il piétina les fleurs du jardin, et évita de justesse la main d'un garde du corps qui s'était élancé à sa poursuite. Sasuke prit son élan et sauta sur la barrière qu'il commença à enjamber, l'un de ses pieds était passé de l'autre coté, il ne lui en restait plus qu'un lorsqu'il se sentit violemment tiré par l'arrière.
Pas un mais trois gardes du corps le plaquèrent sur le sol, il était tellement écrasé qu'il manqua de s'asphyxier. Finalement, ça aurait peut être mieux ainsi, il aurait dû crever là, parce que ce qui l'attendait était pire que la mort elle-même. Il était prisonnier de sa propre famille.
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Shion.
Hinata.
Elles avaient tout bouleversé en partant. Elles avaient rendu les anciens furieux et paranoïaques. Elles étaient parties et c'était sans doute la meilleure décision qu'elles avaient prises mais elles avaient laissé derrière elles un capharnaüm. Sasuke aurait dû en faire autant quand il en avait l'occasion au lieu de s'acharner à prendre des putains de cours de Russe pour impressionner un père qu'il n'arrivera jamais à combler. Cela faisait deux semaines qu'il était enfermé dans sa chambre, ne sortant que pour manger ou assister à des cours avec un professeur particulier. Sa grand-mère lui parlait peu. Son père, il ne l'avait plus vu depuis leur altercation. Tant mieux d'ailleurs, parce qu'il le haïssait tellement fort qu'il ne supportait plus d'être dans la même pièce que lui. Il pouvait crever il n'en verserait pas une seule larme. Cela le rendait dingue de ne pas savoir ce que son père avait pu dire à Tenten. Il y pensait perpétuellement. Elle avait été une véritable bouffée d'oxygène dans sa vie, il s'était même aperçu qu'il était capable de tomber amoureux et que la vie n'était pas qu'une suite de plan organisé, mais qu'elle était imprévisible. Il avait tellement, tellement, envie d'être elle.
Il l'aimait tellement.
Et son père avait tout détruit. Ce monstre.
-Sasuke, l'appela Ari d'une voix neutre.
Il regarda du coin de l'œil sa grand-mère à l'autre bout de la table. Elle le fixait d'un air légèrement préoccupé.
-Tu maigris à vue d'œil, tu manges à peine, tu devrais faire plus attention à ta santé.
Il plissa les yeux avant de soupirer et d'hausser les épaules. Sa cuillère plongea dans le bol de soupe de légume vert, jouant avec le liquide grumeleux.
-Qu'est-ce que t'en as à faire de toute façon ?
Elle écarquilla les yeux d'un air choquée.
-J'aimerais sincèrement que tu cesses de me parler toujours sur ce ton Sasuke, et je te signal que tu es mon unique petit-fils, c'est normal que je me préoccupe de toi.
Sasuke ricana. Il n'avait jamais rien entendu d'aussi stupide.
-Tu penses sincèrement que me retenir prisonnier ici avec toi est une bonne chose ? Et je te rappelle que je ne suis pas ton unique petit-fils.
Ari fronça les sourcils et lui intima du regard de ne pas prononcer le prénom de celui qui avait déjà ruiné la réputation de la famille Uchiwa.
-Itachi avait bien eu raison de se casser, susurra t-il sur un ton qu'il espère le plus provoquant possible.
-Itachi ne fait plus partie de notre famille.
Sasuke serra sa cuillère et sans détourner le regard, il affirma d'une voix forte :
-Itachi est mon frère, il est ma famille.
Il n'aurait jamais pensé prendre un jour la défense de son frère aîné, après tout, il l'avait haï aussi lorsque celui-ci était parti, lorsqu'il l'avait abandonné à leur père. Il sentait un peu bête d'avoir rejeté son frère lorsque celui-ci avait essayé de reprendre contact avec lui. Il aurait eut un allié.
-Il n'existe plus, tu...
-Tu penses sincèrement grand-mère que lorsque je serai diplômé et que je pourrai travailler avec père je resterai ? Vous pensez vraiment tous les deux que je n'oublierai pas ce que vous m'avez fait et je vous obéirai au doigt et à l'œil ?
Ari ne cilla pas une seule seconde, mais Sasuke put néanmoins voir sa mâchoire se crisper. Il savait qu'elle n'était pas si bête après tout, alors il en profita pour lui dire le fond de sa pensée. De toute façon, il n'avait plus rien à perdre.
-Le jour où je me casserai d'ici, je ne reviendrai plus, et toi et père vous n'existerez plus à mes yeux. Vous aurez beau m'appeler, me menacer, je ne vous parlerai plus jamais, ça sera comme si on aura jamais été de la même famille.
Ari resta silencieuse. Elle ne fit pas le moindre geste lorsque Sasuke se leva de table sans finir son assiette pour s'enfermer dans sa chambre. Non, elle resta imperturbablement calme, ce n'est qu'une fois qu'elle prit son verre d'eau pour l'amener à ses lèvres qu'elle s'aperçut qu'elle tremblait.
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Sasuke ne sut pas si c'était à cause de ce qu'il lui avait dit ou si elle ne supportait plus de l'avoir à la maison tout le temps, mais il fut autorisé à être scolarisé dans le prestigieux lycée d'une ville d'à coté du village où vivait sa grand-mère.
Il était emmené en voiture par des gardes du corps, enfin, ils ressemblaient plus à des hommes de main qu'à des gardes du corps censé le protéger. Ils le surveillaient constamment, scrutant le moindre de ses faits et gestes. Ils ne le laissaient respirer qu'une fois qu'il entrait dans l'enceinte de l'établissement.
En tant que nouvel élève, en tant que jeune héritier, en tant que beau garçon, Sasuke n'était pas passé inaperçu dans son nouvel établissement. Les filles et les garçons voulaient en permanence lui parlaient, et il avait fallu qu'il se montre désagréable pour qu'on lui foute la paix. Il n'avait pas l'intention de se faire des potes, il avait l'intention de fuir de ce putain de bled et il y arriverait.
Il avait réfléchi pendant deux semaines et il savait exactement comment faire.
Le mardi, de 14h à 15h il n'avait pas cours, il était censé rester en permanence ou dans la bibliothèque. Ses gardes du corps restaient en permanence devant la porte d'entrée du lycée. Sasuke avait joué à l'élève obéissant pendant deux semaines, pendant deux semaines à chaque fois qu'il sortait du lycée il allait directement vers la voiture qui le ramenait à la maison. Ses gardes du corps s'étaient légèrement adouci avec lui, il avait gagné leur confiance.
Quel bande de blaireaux.
Aujourd'hui, il avait dans son sac tout ce qu'il lui fallait pour s'échapper. Son portefeuille, ses papiers, un sweat à capuche pour passer inaperçue et quelques vivres.
A 14 heures pile, il s'enfuirait par la foret derrière le gymnase. Il avait longuement regardé sur Google maps vers quel direction il devait passer pour aller vers la gare routière. De là, il achèterait un billet de bus pour le village Nara, et de ce village il prendrait un bus direct pour Konoha. Une fois qu'il aurait fait ces douze heures de route, il irait directement voir Tenten.
Il espérait de tout son cœur qu'elle l'écouterait et qu'elle le croirait. L'idée de la revoir lui plaisait autant qu'elle le terrifiait. Cela faisait un mois depuis qu'il avait quitté Konoha. Il pouvait se passer tellement de chose en un mois. Il espérait juste qu'elle ne le haïrait pas trop. Il ne savait toujours pas ce que son père lui avait envoyé comme message, mais il lui expliquerait tout.
Sasuke regarda sa montre.
13h59.
Dans une minute sa vie changerait à jamais.
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-Tu te rends bien compte que ton attitude est des plus ridicule Sasuke, le réprimanda Ari alors qu'elle faisait les cent pas devant lui.
Sasuke ne l'écoutait pas. Il ne la regardait pas non plus. Elle n'existait plus à ses yeux.
-Je t'ai fais confiance, je t'ai laissé avoir un peu plus de liberté et c'est comme ça que tu me remercies ? En t'enfuyant du lycée ?
Sasuke serra les pans de son pantalon entre ses doigts. Il avait envie de mourir. Il avait presque réussi à fuir. Putain, il ne savait pas que ces putains de garde faisaient des putains de ronde tout autour du lycée, inclus la forêt. Son père s'était certainement douté qu'il finirait par fuir un jour où l'autre et avait ordonné aux gardes d'être encore plus présent et méticuleux que d'habitude.
-Tu te rends compte que tu viens toi-même de te priver de toute sortie ? Je ne peux plus te laisser aller au lycée maintenant, tu vas devoir rester ici.
Sasuke leva enfin les yeux vers sa grand-mère.
-Je recommencerai.
Elle s'arrêtera subitement de marcher et le dévisagea d'un air ahurie.
-Mais tu as perdu la tête ! Sasuke tu ne peux pas t'échapper, peu importe ce que tu fais !
Il détourna le regard. Il s'en foutait. Il n'abandonnerait pas. Il ne les laisserai pas gagner. Jamais.
Ari lui fit tout un serment sur le devoir et blah blah blah.
Sasuke ne l'écoutait plus.
Il était déjà ailleurs.
Bien loin.
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Il y avait des somnifères dans l'armoire à pharmacie. Il les avait trouvés un jour par hasard alors qu'il fouillait dans les placards à la recherche d'un doliprane pour la migraine qu'il se coltinait depuis des jours.
Bien qu'il avait affirmé à sa grand-mère qu'il trouverait un moyen de s'échapper de nouveau, Sasuke avait été dans l'incapacité d'échafaudé un nouveau plan depuis une semaine. Il y avait de plus en plus de garde dans le jardin et en dehors de la maison.
Il ne comprenait pas pourquoi son père insistait autant pour le retenir prisonnier. Dans trois mois il aurait dix huit ans, il serait majeur, le retenir prisonnier contre sa volonté serait un délit. D'ailleurs, il soupçonnait déjà le fait d'être prisonnier de cette manière comme un délit, mais bon, ce n'est pas comme si il avait son mot à dire.
Il prit la boite de somnifères entre ses doigts et lut la notice d'instruction. C'était des médicaments assez fort, peut être qu'il pourrait en faire prendre à sa grand-mère pour s'assurer qu'elle dorme à poing fermé et qu'il puisse s'en aller en toute tranquillité. Mais qu'est-ce qu'il ferrait des gardes ? Ils étaient trop nombreux, c'était littéralement impossible de leur échapper.
Dépité, Sasuke reposa la boite de somnifère à sa place.
Il trouverait un autre moyen.
Oui, il finirait bien par trouver quelque chose un jour ou l'autre.
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Sauf que ce jour n'est jamais venu.
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Trois mois et trois semaines.
Dans quatre jours il aurait dix-huit ans.
Et il serait encore là, dans cette maison, à passer ses journées à feindre d'écouter son professeur particulier lui faire cours, feindre de manger les repas que des grands chefs engagés par sa grand-mère, feindre de vivre tout simplement.
Il détestait l'admettre, mais il avait finit par abandonner l'idée de fuir. Personne ne pouvait lui venir en aide puisque personne de l'extérieur ne connaissait sa situation.
Karin avait certainement du penser qu'il était un connard à ne plus donner de nouvelle et elle avait sans doute commencer à traîner avec d'autres personne. Il espérait que la gouvernante qui était restée au manoir Uchiwa s'occupait de Hope. Il détestait le fait de savoir le chaton seul, enfin, maintenant Hope devait plus être chatte qu'un chaton. Quand à Tenten, il devait sans doute faire partie des personnes qu'elle haïssait le plus sur sa liste des personnes qui l'avaient lâchement abandonné.
C'était injuste.
Il avait envie de mourir.
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Il ne réagit pas au fait que sa grand-mère s'était éclaircie la gorge pour essayer d'attirer son attention. Cela faisait des semaines qu'il ne lui adressait plus la parole et il savait que cela la rendait dingue, parce que aussi absurde que cela puisse paraître, il savait qu'elle l'aimait quand même. Il la voyait se plier en quatre pour essayer de lui faire plaisir. Elle lui proposait des parties de jeux de société, ou de faire des balades dans les jardins japonais de ses amis richissimes. Ari ne supportait pas son mutisme.
Tant mieux, parce que c'était tout ce qu'elle aurait de sa part. C'était tout ce qu'elle méritait.
-C'est bientôt ton anniversaire Sasuke, j'avais pensé qu'on pourrait le fêter autour d'un bon gâteau, qu'est-ce que tu aimerais manger ?
Il plongea son regard dans le sien, pour lui faire comprendre qu'il avait bien compris qu'elle s'adressait à lui. Pour toute réponse, il se leva de table et s'enferma dans sa chambre.
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Il avait dix huit ans.
C'était censé être un jour merveilleux. Il y a trois mois de cela, il avait prévu de passer la journée avec Tenten, chez lui, sans personne pour les embêter. Elle lui aurait sans doute préparer quelque chose. Un gâteau ou un cadeau. Et puis ils se seraient embrassés, taquinés et embrassés.
-Sasuke, tu veux bien venir à table s'il te plait ? Lui demanda sa grand-mère.
Il était allongé sur son futon, les yeux vides, fixés sur le plafond. Il était resté enfermé toute la journée, sans vouloir parler à personne. Son père n'avait même pas fait le déplacement pour venir le voir. Il n'y avait que lui et sa grand-mère. Sauf qu'il ne la supportait plus et qu'il n'avait pas envie de venir manger une part de gâteau avec elle. C'était ridicule.
-Sasuke, j'ai un cadeau pour toi, je..je pense que ça te feras plaisir.
Il ne pipa mot. Il l'entendit soupirer et il fronça les sourcils quand il l'entendit ouvrir la porte. Il se remua pour s'allonger sur le coté gauche et ainsi lui tourner le dos.
-Je le pose là, quand tu auras fini de bouder, j'aimerais que tu passes me voir et que l'on discute.
Il ferma les yeux quand il entendit la porte se fermer de nouveau. Pourquoi est-ce qu'elle ne se contentait pas de l'ignorer ? Piqué par la curiosité, Sasuke finit par tourner la tête vers la direction du "cadeau" et il se leva d'un bond lorsqu'il s'aperçut qu'il s'agissait de son portable.
Par quel miracle sa grand-mère l'avait récupéré, il n'en avait pas la moindre idée, mais il fut tellement heureux de le revoir qu'il se jeta littéralement dessus les larmes aux yeux. Il s'empressa de le faire charger. Son cœur battait la chamade. Avec son téléphone portable, il allait enfin pouvoir parler à Tenten, à Karin, à n'importe qui pourrait finalement le tirer de cette situation.
Une minute.
Sa grand-mère avait bien conscience que lui donner son portable était d'une certaine manière lui donner une carte de sortie. Pourquoi aurait-elle fait ça ?
Il sortit doucement de sa chambre et trouva sa grand-mère assise sur un canapé en velours vert. Il s'attendait à ce qu'elle soit entrain de boire une tasse de thé comme à son habitude, mais elle fixait droit devant elle. Quand elle le vit s'approcher, elle esquissa un petit sourire.
-Aujourd'hui est grand jour pour toi, fit-elle d'une voix qu'il trouva étonnamment tremblante.
Où était passé l'indomptable Ari Uchiwa ?
Elle se leva du canapé et lui tendit une enveloppe épaisse. Sasuke la prit et fut surpris d'y voir des liasses de billet.
-Ton père arrive demain matin, il a l'intention de te prendre avec lui en Chine où tu suivras une formation pour être son bras droit dans l'entreprise. Il te fera signer un contrat qui t'empêchera de fuir, et en fin de semaine tu rencontreras ta futur fiancé. Il ne te laissera jamais tranquille Sasuke.
Elle s'arrêta de parler, et fixa pendant un court moment ses chaussures avant de relever la tête pour le regarder d'un air triste.
-Tu nous haïras toute ta vie pour ça, j'en paye déjà les frais avec ton silence. Je te vois dépérir à vu d'œil et...et...
Sasuke sursauta presque lorsqu'elle posa ses mains sur ses avants-bras. De toute sa vie sa grand-mère n'avait jamais eu un geste physique envers lui. Chez les Uchiwa cela ne se faisait pas d'être câlin. C'était même tabou.
-Et je refuse de te voir mourir à petit feu.
-Je ne comprends pas, fit-il incrédule.
-Sasuke tu peux partir, j'ai demandé au garde de prendre congé pour la soirée, tu as dix-huit heures pour t'en aller d'ici avant que ton père ne reviennent.
Il n'en croyait pas ses oreilles. C'était impossible. Sa grand-mère, qui l'avait pourtant fait la moral à chaque fois qu'il avait essayé de se casser, l'aidait à s'enfuir.
-Tu as assez d'argent dans cette enveloppe pour survivre pendant plusieurs mois, tu...
Elle fut coupé par Sasuke qui la prit soudainement dans ses bras. Il était tellement heureux qu'il en avait les larmes aux yeux. Sa grand-mère se détacha et s'essuya brièvement les yeux.
-Allez, dépêche toi, ne perds pas de temps.
Il ne fallut pas qu'elle le lui dise deux fois pour qu'il rassemble ses affaires. Il n'aurait jamais cru pouvoir un jour s'en sortir. Il avait même prévu quelque chose de beaucoup plus sombre pour leur échapper définitivement. Il secoua vivement la tête. Non, il n'aurait pas besoin d'avaler la tablette entière de somnifères, parce qu'il allait sortir d'ici vivant.
Il allait enfin partir.
Sasuke attendit tout de même que son portable soit chargé à cent pour cent, avant d'enfiler une veste à capuche et une casquette. Il rehaussa les lanières de son sac sur ses épaules et noua solidement les lacets de ses converses.
À la porte d'entrée, sa grand-mère, dans son plus beau tailleur, se tenant droite comme on le lui avait toujours appris, le regarda partir. Elle espéra qu'il se retourne, juste une fois, mais Sasuke n'en fit rien. Elle le vit disparaître au bout de la ruelle sans un seul regard en arrière pour elle. Ari supposa qu'il lui en voulait encore et peut être qu'elle l'avait mérité après tout.
Elle referma la porte, et alors qu'elle traversait le salon pour aller se faire un thé réconfortant, elle trouva un petit morceau de papier sur la table en bois ancien. Elle déplia et esquissa un sourire.
Merci.
C'était tout ce qu'il avait écrit et cela lui suffit.
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Ce ne fut qu'une fois qu'il fut installé dans le bus, que Sasuke alluma enfin son téléphone portable. Son cœur battait à tout rompre. Il allait enfin découvrir le message que son père avait envoyé à Tenten. Son doigt trembla légèrement lorsqu'il cliqua sur l'icone Contact, puis sur le prénom de Tenten.
"Tenten,
Je ne rentrerai pas.
Oublie moi"
Sasuke avala difficilement sa salive. S'il aurait pu tué son père il n'aurait pas hésité une seule seconde. Il ne savait pas comment il allait pouvoir se rattraper auprès d'elle.
Sasuke appuya sa tête contre la vitre du bus et regarda le paysage défilé. Peut importe, dès qu'il arriverait à Konoha, il irait la voir directement. Elle méritait une explication et il lui en donnerait une.
Il n'espérait plus grand chose de sa part, et il la comprenait, mais il avait quand même besoin de la voir, de l'entendre parce qu'il l'aimait encore.
Des gouttes de pluie se mirent à tomber sur la vitre, Sasuke s'installa un peu plus confortablement dans son siège et s'autorisa à fermer les yeux pour dormir quelques heures.
Demain serait un nouveau jour, demain serait le début d'un nouveau départ, il était libre et plus personne ne pourrait le faire prisonnier de nouveau. Plus jamais.
Il était le seul maître de sa vie.
R.A.R
Rosine : Tadam voilà la suite hé hé hé j'espère qu'elle t'a plut ;)
French Grammar : Drama is in the air ! Té j'ai kiffé ma playlist je suis en amour de la dernière chanson :D
Splashy Ocean : J'adora ma version de Shikamaru et Sakura aussi, j'aim trop écrire sur eux ! Ben ouais, Kin c'était sûr qu'elle allait réussir à la pécho xD Ino est seule et un peu perdue la pauvre, enfin la pauvre je ne sais pas si on peut la qualifier de pauvre, c'est Ino Yamanaka après tout.
Hé ben non, c'était bien juste un numéro inconnu qui avait appelé Tenten ahaha XD Bon j'espère que tu ne lui en veux plus à ce petit Sasuke, le pauvre bichon il a pas eu la vie facile !
Merci pour ton commentaire ;)
