Bonjour à tous,

Un dernier merci à tous pour vos chaleureux retours sur ma fic ! Ce fut un plaisir de l'écrire, même si sur la fin c'était compliqué.

J'ai beaucoup apprécié écrire cette « version longue », sans laquelle je pense la fic aurait été un peu fade 😉

N'hésitez pas à aller voir mon autre fic « Un sentiment de déjà vu » si vous avez aimé celle-ci. Je vais faire une pause dans l'écriture un petit moment car vraiment je n'ai plus le temps en ce moment, mais je reprendrai un jour, c'est sûr !

Merci encore, et bonne lecture !

Épilogue.

Le petit garçon leva sa main potelée vers le gros chat orange allongé sur le tapis, et lui attrapa la queue. Il la tira vers lui et tenta de la mettre dans sa bouche, mais afficha une expression de déception quand son père l'attrapa par le col.

- Laisse Pattenrond tranquille si tu ne veux pas te faire griffer, conseilla Harry à son fils.

Il portait James dans ses bras tout en faisant le tour du salon, et finit par s'installer dans le canapé, le petit garçon sur ses genoux. Il montait et descendait les jambes de plus en plus vite, ce qui faisait rire James aux éclats. Harry sourit en voyant son fils en demander encore.

- Vous en êtes où dans vos recherches ? demanda une voix derrière Hermione.

Elle s'arracha à sa contemplation de son meilleur ami et de son filleul, et se tourna vers Ginny.

- On a trouvé quelque chose de bien ! répondit Hermione. Une belle maison à l'Est de Londres.

- A l'est ? répéta Ginny.

Elle baissa la voix.

- tu n'as pas peur que Papa et Maman Malefoy vous reprochent de vous installer trop loin ?

- Ils n'ont pas le choix ! répondit Draco qui venait d'entrer dans le salon avec un plateau chargé de tasses.

Il fit léviter le plateau jusque sur la table basse, et agita sa baguette pour servir du thé. Hermione lui sourit gentiment, et fit les gros yeux à Ginny. L'air gêné, celle-ci tenta de se rattraper.

- Et vous emménagerez quand ?

- D'ici la fin du mois, repris Hermione. Si tout va bien.

- Pourquoi une maison si loin du centre ? demanda Harry qui luttait à présent avec son fils qui tentait de lui escalader la tête.

- On a cherché des appartements prêts du chemin de traverse, repris Draco. Mais ça ne convenait pas. Trop petits, ou mal agencés.

- Et puis ce n'est pas comme si le transplannage était compliqué, ajouta Hermione en posant un regard tendre sur Draco.

- C'est vrai ! lança Ginny comme pour clore le sujet. Sinon, on n'a toujours pas décidé où on partirait en vacances l'été prochain !

Hermione jeta un coup d'œil à Harry et vit qu'il faisait la moue. Elle se leva et s'installa à côté de lui sur le canapé. Elle attrapa James qui explorait l'arrière du dossier avec grande attention, et le posa sur ses genoux.

- Harry, dit-elle doucement en jouant avec les cheveux touffus de James. Si tu n'es pas partant pour ces vacances, c'est maintenant qu'il faut le dire.

Ginny discutait avec Draco sur de potentiels lieux où passer les quelques semaines de l'été qui approchait maintenant à grands pas. Hermione en profita pour sonder Harry sur sa réelle envie de vacances en couples.

- A vrai dire, répondit Harry après un silence un peu pesant, je n'avais jamais envisagé passer mes vacances d'été avec Draco. L'an dernier, il fit une pause puis repris, on est partis avec Ron, et c'était franchement chouette. Mais là, je ne sais pas, j'ai l'impression que ça sera différent.

Il avait dit tout ça à voix basse pour ne pas que Draco puisse entendre et Hermione l'en remercia.

- Ecoute Harry, il va falloir t'y faire. Ron et moi c'est terminé. Je partage ma vie avec Draco maintenant.

- Je sais, coupa-t-il avant qu'elle ne puisse dire autre chose. Mais comprends que j'ai un peu du mal à m'y faire. J'accepte ta relation, c'est juste que ça me rappelle beaucoup de mauvaises choses.

- Je comprends, répondit Hermione en posant sa main sur la jambe de son meilleur ami. Ça va passer, justement. Ces vacances seront l'occasion de passer du bon temps tous ensemble et pour toi, d'associer Draco à des choses positives.

James avait à présent la tête en bas et les fesses en l'air. Il avait plongé entre les genoux d'Hermione et cherchait à attraper Pattenrond qui s'était réfugié sous le canapé.

- Dis donc, dit-elle en souriant à Harry, il est bien agité ce petit bout de chou !

- Il est toujours comme ça ! soupira Harry en s'affalant contre le dossier du canapé. Il ne s'arrête que pour dormir, et crois moi, ce n'est pas facile !

- J'ai l'impression en effet, répondit Hermione. Un vrai vif d'or ! ça doit te rappeler de bons souvenirs.

Elle adressa un clin d'œil à Harry et reporta son regard sur Draco et Ginny. Ils discutaient tous les deux comme deux vieux amis, et Hermione se demanda si un jour elle verrait Harry à la place de Ginny. Si un jour, Harry pourrait oublier.

La fin de l'après-midi arriva et Harry annonça leur départ.

- Nous devons coucher James au moins une heure avant l'heure à laquelle on veut qu'il s'endorme. Un vrai cauchemar.

- Tu ne dis pas ça quand tu lui chante des petites comptines, répondit Ginny avec un sourire en coin.

- Tu chantes des comptines ? répéta Draco avec le même sourire moqueur. J'aimerais bien voir ça !

Ginny se mit à rire, et Harry la regarda avec incompréhension.

- Je plaisante ! ajouta Draco à l'attention de Harry. Tu dois chanter comme une casserole, l'horreur.

- Tu verras toi ! répliqua Harry d'un ton sec. Quand tu auras un fils aussi insupportable que toi, on verra comment tu t'en sortiras.

Sur ces mots, Harry se leva et attrapa son fils qu'il cala dans le creux de son coude. Le petit James se mit immédiatement à jouer avec les lunettes de son père. Tous les quatre se dirigèrent vers la porte du petit appartement d'Hermione, et sans grande cérémonie, se dirent au revoir. Ginny et Harry quittèrent l'appartement avec James dans les bras, en leur promettant de réfléchir à un lieu où passer les vacances d'été.

Hermione retourna sans un mot dans le salon et agita sa baguette pour ranger les tasses et paquets de biscuits vides qui trainaient sur la table. En quelques secondes, le salon avait retrouvé son éclat et personne n'aurait pu soupçonner à ce moment-là qu'une famille avec un enfant turbulent avait passé l'après-midi ici.

- C'est vrai, lâcha alors Draco après d'être allongé sur le canapé. J'espère que notre enfant ne sera pas aussi insupportable que je ne l'ai été.

Hermione, qui était en train de s'installer à côté de lui, s'arrêta une seconde dans son geste, puis fini de s'asseoir comme si de rien était.

- C'est une question d'éducation après tout, répondit-elle d'un ton le plus neutre possible.

Draco installa sa tête sur les genoux d'Hermione et la regarda de ses yeux argentés. Elle se demandait ce qu'il pouvait se passer sous ces cheveux d'un blond presque blanc, et aurait aimé pouvoir entendre ses pensées. Mais même si elle avait été une legilimens nettement plus douées qu'elle ne l'était vraiment, les dons d'occlumentie de Draco lui auraient empêché toute intrusion dans son esprit.

- A quoi tu penses ? demanda Draco d'une voix suave.

- A nos prochaines vacances, répondit-elle d'une voix enjouée pour cacher son trouble.

Draco se redressa et s'adossa contre l'accoudoir.

- Notre Saint Potter n'avait pas l'air très ravi à la perspective de passer des vacances en notre compagnie.

- Ne l'appelle pas comme ça, répondit Hermione en levant les yeux au ciel. Et si, il est très content.

- Tu ne sais pas mentir Hermione Granger ! je te l'ai toujours dit. Mais je peux comprendre. L'idée de passer trois semaines avec un homme aussi beau et intelligent que moi rendrait n'importe qui jaloux.

Hermione sourit en reconnaissant l'homme qu'elle aimait. Du Draco Malefoy tout craché. Elle lui ébouriffa les cheveux et se leva.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Draco l'air déçu.

- Je vais prendre une douche, tu viens ?

Elle lui jeta un regard en coin, et s'enfuit en courant vers la douche, en entendant Draco la poursuivre à toutes jambes.

Le lendemain matin, elle se réveilla en douceur, sentant le corps nu de Draco à côté d'elle. La soirée avait été mouvementée, et leurs affaires éparpillées partout dans la chambre lui rappela leurs ébats torrides. Elle sourit à ce souvenir et se retourna sous les couvertures.

- Bonjour, murmura Draco à son oreille.

- Bonjour, répondit-elle en souriant.

- Bien dormir ?

- On ne peut mieux…

Hermione s'arrêta au milieu de sa phrase. Elle eut une sensation étrange au creux de son estomac, et se redressa pour boire un peu d'eau, d'un verre posé sur la table de nuit.

- Tu vas bien ? demanda Draco inquiet.

- Je ne sais pas… tenta de répondre Hermione qui sentait son estomac se retourner à chaque mot qu'elle prononçait.

Mais la nausée se fit plus forte, et elle se leva d'un bond pour foncer aux toilettes. Elle se pencha à temps et vomi dans la cuvette. Elle entendit Draco se lever à son tour et venir l'aider à se tenir les cheveux.

- Qu'est ce qu'il t'arrive ? tu es malade ? Tu veux que je t'emmène à Sainte Mangouste ?

Hermione sentit son estomac se calmer, et se redressa légèrement. Sans dire un mot, elle s'approcha du lavabo et fit couler l'eau pour se rincer la bouche.

- Et bien, dit-elle en regardant Draco dans le miroir, autant tu as de la répartie quand il s'agit de taquiner Harry, autant tu n'es pas très perspicace quand il s'agit de preuves que tu as sous les yeux.

Il la regarda sans comprendre, ce qui la fit sourire de plus belle.

- Je pense mon amour que je suis enceinte, finit-elle par dire d'une petite voix.

Draco la regarda sans un mot, son visage dénué de toutes expression. Elle se demanda si elle n'aurait pas dû lui annoncer autrement, et s'il avait bien pris la chose. Elle s'approcha de lui et ouvrit la bouche pour parler, mais il la coupa dans son élan.

- Madame Granger, dit-il d'une voix sombre. Cela fait bien longtemps que l'on ne m'a pas laissé sans voix.

- Et ? demanda Hermione qui commençait à s'inquiéter.

- Et c'est la plus merveilleuse nouvelle qu'on ne m'ait jamais annoncée ! lança Draco en la prenant dans ses bras.

Il la serra contre lui et la souleva du sol. Elle éclata de rire face à son enthousiasme aussi soudain que prononcé, et l'embrassa avec fougue. Il lui rendit son baiser et la posa sur le lit.

- Il va vraiment falloir se dépêcher de trouver une nouvelle maison alors, dit-il en lui déposant un baiser sur le nez.

Une pensée morbide traversa alors l'esprit d'Hermione en pensant aux parents de Draco. Allaient-ils accepter que leur lignée soit souillée par une née moldue ? Comment Draco allait-il pouvoir leur annoncer ? Ils avaient déjà eu tellement de mal à accepter leur relation.

- Quoi ? demanda Draco en voyant le visage d'Hermione s'assombrir.

- Tes parents ? répondit-elle sans rien ajouter de plus.

- Je gère mes parents ! répondit Draco d'un air serein. Ils n'ont rien à dire de toute façon. D'ailleurs en parlant de ça, tu t'habilles, et tu viens avec moi.

- Où ? s'inquiétât Hermione.

- Tu ne me fais pas confiance ?

- si bien sûr !

- Alors tu t'habilles, et tu viens avec moi, répéta Draco en attrapant des vêtements moldus.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux sur le palier de la porte. Elle posa sa main sur le bras de son amant et tous deux s'engouffrèrent dans les ténèbres. Hermione sentit son corps se détendre quelques secondes plus tard, et inspira une grande bouffée d'air iodé. Ils étaient au bord de la mer. Le soleil se levait doucement à l'horizon, et le vent balayait le sable de la plage qui s'étendait devant eux.

- Où sommes-nous ? demanda Hermione en plissant les yeux pour observer le paysage qui s'étendait devant yeux.

Draco pointa du doigt une maison quelques centaines de mètres plus loin.

- C'est une maison de campagne de mes parents, dit-il en regardant la maison.

- Pourquoi tu nous as emmené là ? demanda Hermione qui ne comprenait toujours pas.

Draco se tourna vers elle et baissa la tête pour plonger son regard argenté dans le sien. Il fit un pas en arrière, plongea sa main dans sa poche et en sortir un petit coffret en velours.

Il s'agenouilla devant elle, ouvrit le coffret et lui tendit. Hermione quitta son amant du regard et vit une magnifique bague en argent, sertie de diamants, briller de mille feux dans son écrin doré.

- J'attendais le bon moment pour le faire, finit par répondre Draco. Et je pense qu'il n'y aura pas de meilleur moment qu'en ce matin où tu m'as annoncé que nous allions fonder une famille.

Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux, et se retint de ne pas les faire couler.

- Veux tu m'épouser ?

FIN.