Les villageois se bousculèrent pour épier la famille de l'enfant pendant sa mise en bière. Le fossoyeur jeta des pelletées de terre sur la boîte en bois d'acajou. Monsieur Grindelwald étreignit solidement sa femme brisée par le chagrin. Un compte-rendu indiquait froidement les courtes informations sur la cause du décès. Siegfried Grindelwald, né le 15 mars 1888, était décédé de la petite variole à l'âge de huit ans. Son demi-frère Gellert âgé de treize ans regarda la tombe disparaître, la main cramponnée de leur demi-sœur Wilhelmine âgée de seize ans sur sa cape. Le printemps était anormalement froid. Agacé par les murmures curieux de la foule peu respectueuse des funérailles, monsieur Grindelwald sorti une baguette d'ébène de sa poche. Le sort muet fut lancé sur la foule qui s'éparpilla sans un bruit, confuse et désorientée.
Monsieur Grindelwald s'était marié trois fois et avait eu huit enfants dont deux étaient encore en vie.
–~ Des pleurs. Presque silencieux. Une odeur de jasmin et de menthe poivré écœurante provoquant une céphalalgie brûlante. ~ –
Le voile de la mort n'était pas rejetée par cette famille de sang-pur qui l'acceptait avec placidité. Puissant seigneur, Lord Grindelwald avait un gout prononcé pour la force et les femmes. Il avait aimé les trois qu'il avait épousé avant de s'en lasser. Armé d'un sourire acerbe, il se dirigea vers la noble demeure familiale nichée en flanc de montagne. Il aimait de manière égale et sans limite chacun de ses enfants. Sa barbiche grise et parfaitement coupée rappelait à ses deux derniers héritiers que l'âge avait prise sur lui.
Posant la main dans le dos de sa femme, il l'entraina vers le castel plus sinistre désormais que le rire délicat du petit Siegfried ne serait plus qu'un souvenir hantant leur cœur. Wilhelmine rejoint son père, pleurant silencieusement. Les yeux toujours posés sur la tombe scellée, Gellert demeura circonspect, étrangement indifférent à la mort de son petit frère. Il aurait aimé ressentir la moindre émotion. La première pensée qui le traversa fut que son frère n'était donc pas le futur sorcier puissant que la magie obscure des forêts des Carpates avait révélé. La deuxième pensée fut qu'il allait devoir rattraper les devoirs de la journée à la suite de son absence. La troisième pensée alors qu'il gagnait sa chambre d'une propreté impeccable et arrangée avec beaucoup de gout fut qu'il pourrait utiliser celle de Siegfried pour ses expériences.
Après un long moment de réflexion, il jugea préférable de ne se l'approprier qu'à l'été quand il reviendrait afin de laisser à ses parents le temps de digérer la mort de Siegfried. Pénétrant dans le salon familial, il écouta les pleurs étouffés de sa belle-mère geignant que les maladies des moldus les conduiraient tous à Niflhel. Le patriarche eut un geste de la main en direction de son fils : « Gellert, komm mein Sohn. Ich habe einige Bücher, die Ihre Nächte in Dumstrang befriedigen werden. »
Des mèches blondes délicatement posés remuaient à l'allure d'un vent inexistant sur le visage de l'homme venant d'assister à la scène sans comprendre les propos échangés. De l'allemand, peut-être ? Ses yeux passèrent d'un vert pomme à l'orange. Il regarda le souvenir s'évaporer devant lui et son regard se posa sur la geôle et la forme recroquevillée sur le lit dormant lourdement. Habillé sombrement, encapuchonné comme à son habitude, Appolon ne comprenait pas où il se trouvait. Soudainement, sans que ça ne lui provoque aucune réaction de surprise, un homme aux longs cheveux gris se retrouva à ses cotés.
–~ Les pleurs. Les odeurs. Ça lui tiraillait l'esprit. D'où ça provenait ?~ –
« Où suis-je ? questionna le membre de l'ordre à son protecteur de toujours.
─ Appolon, tu ne peux pas rester ici. Il va réaliser que tu es là.
─ Qui est-ce ?
─ Personne…, souffla l'homme, viens avec moi. Reviens.
─ Comment faire, Albus ? »
Les yeux bleus d'Appolon se tournèrent vers lui n'exprimant rien d'autre que le vide. Il regarda la main tendue du grand mage.
« Sentez-vous ces effluves, Albus ? Qui pleure ?
─ Appolon, venez ! » ordonna Dumbledore dans la pièce parfaitement silencieuse.
La main toujours tendue de l'homme se dirigea vers Appolon qui posa la sienne dessus. Pleurs. Odeurs. Il devait trouver qui pleurait ! Immédiatement, il se désagrégea sous les doigts de l'homme en une fine poussière noire et argentée. Se retrouvant brutalement sous la forme d'un adolescent aux longs cheveux roux, Dumbledore regarda le manoir de ses parents avec colère. Il se retourna vivement pour gifler la présence derrière lui, mais sa main fut arrêtée par un adolescent blond aux cheveux court qui sourit avec une tendresse brûlant. Enfin, il était revenu !
« Te manquais-je à ce point, Albus, pour que tu te glisses dans mes rêves ?
─ Je partais…
─ Qui était avec toi ? questionna Gellert qui se pencha pour récupérer un restant de poussières noir argenté au sol entre les doigts de son ancien amant.
─ Siegfried ! »
Les yeux de Grindelwald s'ouvrirent médusés par le prénom du garçon décédé quatre-vingt-quatre ans plus tôt. Ils se retrouvèrent projetés dans le cimetière familial face à la tombe de son petit frère. Il regarda les six tombes de sa fratrie et les deux de ses parents. Sa sœur Wilhelmine était aujourd'hui une vieille femme vivant dans le manoir familial avec son mari, leur fils, leur belle-fille et son petit-fils qui n'avait jamais eu d'enfants traumatisés par la mort violente de sa sœur après la seconde guerre mondiale pour se venger de Gellert. Elle se tenait là, semblable à ses seize ans, le fixant froidement : « Du hast die Eltern mit Trauer getötet. Du hast sie haben ihr Erbe ausgelöscht. Es wird keine Familie Grindelwald mehr geben. Du hast deine einzige Liebe verloren. War Macht es wert? »
Tu auras fait disparaitre tout l'héritage de Père, tuer les parents de chagrin et perdu ton unique amour. Est-ce que le pouvoir en valait le coup ?
« Oui… » Répondit-il calmement, tournant un regard désolé vers Dumbledore sachant parfaitement que la question venait de lui. Il ouvrit les lèvres sous la surprise, sentant l'effleurement de celles du roux sur les siennes et alors qu'il s'apprêta à y répondre, remontant sa main derrière sa nuque, le roux disparu dans une cruelle torture.
Une douleur au cœur réveilla brutalement Gellert Grindelwald, se retrouvant seul dans sa petite cellule. Il leva les yeux vers la seule et inutile source de lumière, posant sa main sur son cœur.
Albus Dumbledore ouvrit les yeux, baissant la baguette. Elphias Doge l'interrogea du regard et Albus fit non de la tête. Elphias Doge travaillait au ministère de la justice et était le meilleur ami d'Albus depuis leur deuxième année à l'école de Poudlard. Il connaissait l'expression qui parcourait le regard de son ami.
« Il s'est échappé.
─ Où était-il ?
─ Dans l'esprit de Gellert.
─ Albus, ne me dites pas que…
─ Non, rassura Dumbledore avec douceur, il a disparu avant que Gellert ne se rende compte de sa présence.
─ Bigre, il ne va pas pouvoir continuer à sauter d'esprit en esprit de la sorte. Albus, vous devez le ramener. As-tu tenté de prévenir Malcom ?
─ Minerva a essayé de le joindre, sans mon accord, mais Malcom est en mission. Elphinstone et Robert refusent de nous informer de la teneur de cette dernière et nous ne pouvons expliquer l'urgence de la situation.
─ Parlez moi sans ambages, Albus, Appolon va-t-il revenir ?
─ Il est le seul à pouvoir le décider. »
Elphias s'installa au bord du lit, ses doigts se posant sur le front d'Appolon d'un calme apparent, son feu brûlant s'étant éteint.
« Avons-nous bien fait d'accepter lui et ses amis dans l'ordre ? Ils étaient si jeunes.
─ On ne peut empêcher la jeunesse de vouloir se battre pour la liberté.
─ Albus, retrouvez-le. Vous ne pouvez pas m'avoir confié cet enfant et me provoquer tant de chagrin. »
Appolon Picott observa la roseraie verdoyante. Dans des tasses fleuries, un thé jaunâtre reposait laissant une douce odeur de jasmin et de menthe poivré qui pourtant l'écœurait sans en connaître la raison. Les pleurs étaient presque inaudibles et pourtant il les entendait si vivement. Les odeurs entêtantes des fleurs et du thé lui brouillaient l'esprit de manière peu naturelle comme le sont souvent les souvenirs.
Malgré la surprise, le membre de l'ordre ne parvint pas à l'exprimer en voyant le jeune adolescent recroquevillé contre les pierres brunâtres tentant de pleurer le plus silencieusement possible. Appolon tourna brutalement le regard vers des rires. Il pensa reconnaîtra les voix de Lucius Malfoy, de Bellatrix Black, d'Auguste Flint et d'autres enfants de sangs-purs qui appelaient Sirius visiblement à sa recherche. Les yeux gris voilés de larmes l'adolescent se relevèrent brutalement. Appolon pensa avoir été vu, mais un homme passa au travers de lui pour se pencher vers l'adolescent.
« Monsieur Black, vais-je devoir sévir ? »
Le souvenir fragmenté et tortueux tournoya. Plusieurs se chevauchant entre eux. Sirius devant un thé regarda douteux une femme qu'Appolon connaissait. Katherine-Henriette Ariès était de la même promotion que lui. Elle avait été répartie à gryffondor. Elle avait épousé Petrus Beauvais, de l'école de beaux-bâtons profitant d'une certaine pureté et d'un peu de renom dans ce mari. Borgne, elle avait toutefois un charme certain. Elle se leva, venant tourner la chaise de l'adolescent, glissant sa main sur le tissu de sa robe pour lui retirer, engouffrant sa main dans le tissu fin de son pantalon d'été.
Le cœur d'Appolon s'accéléra sous la stupeur, fixant les services de la femme débutant sur le garçon pétrifié. Les doigts de l'adolescent se crispèrent sur la charbonnette entre ses doigts…
« Monsieur Black ? »
Déglutissant l'adolescent fixa son précepteur. Les deux souvenirs se chevauchaient et Appolon tenta de comprendre chaque sens. Tom Jedusor menaça le garçon en pleurs de sa baguette et se rapprocha mécontent. Il semblait sur le point de lancer un sort, mais il finit par plier les genoux, enlaçant l'adolescent. Le visage torturé, Jedusor enfuit ses doigts dans les cheveux de ce petit qu'il avait tenu entre eux dès sa naissance. Il ne supportait pas de le voir ainsi.
« Vous devez accepter votre dépucelage. Savez-vous la difficulté de demander à une fidèle des sangs-purs plutôt que de laisser vos tantes ou cousines se charger de ce moment ? Croyez-moi, cette femme vaudra mieux que les attouchements avunculaires.
─ Je …
─ Sirius, dites-moi n'importe quel nom présent ici. Vous aurez votre première fois aujourd'hui, je ne peux pas l'en empêcher. Je ne peux que vous laisser le choix de la personne.
─ J'veux pas.
─ Il le faut, n'importe qui m'ira. Dites-le-moi et je me chargerai de le convaincre.
─ …vous… »
Se renfermant entre ses bras, Sirius agrippa brutalement les doigts sur la robe de son maître, ses ongles s'accrochant aux tissus de de l'homme cherchant son contact, vendant un peu de son innocence et de sa rébellion contre un peu de sécurité. Sous l'effroi de ce moment, Appolon vit Tom Jedusor hésiter et redresser le visage de Sirius pour l'embrasser lentement d'un chaste baiser, sa main glissant sur son corps tremblant visiblement torturé entre son envie de saisir cette virginité délicate et celle de ne pas blesser le gamin. Des bruits de pas l'interrompirent. Il se redressa brutalement.
Appolon tourna sur lui-même et fixa les yeux de Severus Snape qui n'avait semble-t-il pas vu l'éteinte et observait curieux Sirius au sol s'étant recroquevillé et se mettant honteusement à pleurer silencieusement.
« Qu'est-ce qu'il a Sirius ? Pourquoi madame Beauvais est-elle blessée ?
─ Ce n'est rien, mon garçon. Sirius a fait une mauvaise plaisanterie. Je vais aller voir madame Beauvais. Soyez aimable, prenez soin de mon petit Prince. Montrez-moi que j'ai bien fait de vous prendre avec moi quelques jours. Soyez aimable avec Monsieur Black. »
Tom Jedusor ne savait pas comment le fils de Prince avait fait pour passer outre le sort de confusion et trouver Sirius. Severus hocha de la tête. Il se rapprocha lentement de Sirius. Il senti brutalement sa robe être tirée et manqua de se cogner la tête contre les pierres. Relevant le bras pour frapper le gryffondor imbécile, il senti une main le retenir et des lèvres se poser sur les siennes. Un simple baiser papillon maladroit, puis des doigts venant se glisser sur le tissu du vêtement de Severus.
« Je peux te toucher ? souffla le lionceau.
─ Oui. » répondit le serpent.
Sirius le regard trouble, débuta une masturbation du serpentard passant du blanc au rouge. Le garçon ne savait pas embrasser mais savait user de ses doigts. Appolon grogna. Allait-il devoir assister en permanence aux ébats entre Snape et Black ? Geignant, Severus plaqua les mains sur sa bouche pour retenir des geignements sous un plaisir qu'il découvrait entre les doigts de l'autre adolescent. Appolon fixa Tom Jedusor, clairement visible par Sirius, qui l'observait lui faisant signe d'aller plus loin. La rage d'Appolon fit flamboyée le souvenir et un instant Sirius le regarda soufflant son nom avec panique.
Le souvenir se fractionna à nouveau. Le thé était froid. Sirius regardait sa main. Il n'avait jamais pensé qu'un jour il irait lui-même touché quelqu'un ni… que ce soit un moment… aimé. Devant lui son mentor était agacé.
« Vous auriez dû le saillir, il était inutile de le faire jouir et de le laisser partir. C'était facile, monsieur Black. Snape me le doit et vous en aviez envie.
─ Il tremblait… Et j'sais pas… comment on fait…
─ Comment on fait ?
─ Pour …saillir… vous ne m'avez pas dit.
─ Je puis faire appeler monsieur Rogue, et vous montr…
─ Non… Non…, balbutia Sirius ses grands yeux s'ouvrant sous la surprise, ne l'obligez pas à cela !
─ Si ce n'est pas lui, acceptez madame Beauvais !
─ …Le barbon Black ne me laissera pas tranquille tant que je ne l'aurais pas fait ?
─ Je vous assure que j'en suis navré.
─ Je le ferais.
─ Irez-vous jusqu'au bout sans la blesser ?
─ Oui.
─ Vous êtes un bon garçon, Sirius. »
La main posée dans ses cheveux de son précepteur changea pour une main féminine au vernis rouge. Elle babillait joyeusement tout en se mettant nue. Installé sur le lit, Sirius tremblait d'effroi mais laissa la femme commencer à le déshabiller. La rage augmenta à nouveau dans le cœur du concierge. Soudainement les yeux gris de l'enfant se posèrent sur Appolon Picott, la femme disparaissant le laissant seul dans une chambre au drap souillé. Vêtu uniquement d'une chemise ouverte, il tira le drap entre ses cuisses pour cacher une virilité tachée d'une marque de rouge à lèvre.
« Est-ce que je suis en train de rêver ?
─ Pas tout à fait, monsieur Black, vous êtes dans vos souvenirs.
─ Pourquoi vous êtes-là ? Vous avez jeté un legilimancie sur moi ?
─ Non, monsieur Black. Vous avez fait des progrès en occlumantie, à ce que je vois.
─ Mon précepteur m'a entrainé, mais Snape a réussi à entrer dans mon esprit l'autre fois.
─ Il progresse vite. Apprenez à devenir plus. »
Appolon alla s'installer sur le lit, refermant la chemise du garçon, posant la main dans ses cheveux.
« Vous devez parler à Dumbledore de tout ça.
─ Dumbledore connait les traditions des nobles. Pourquoi êtes-vous dans mon souvenir ?
─ Je… ne sais pas, reconnu Appolon.
─ Vous êtes étrange en ce moment, Monsieur Picott.
─ Étrange ?
─ Vous ne claquez plus des doigts, vous riez de nos farces, vous mangez des menthablue toute la journée.
─ Vraiment ? Je fais cela ?
─ Oui, vous m'avez traité de consanguin…, ça m'a fait mal… et dit que votre famille était liée à la mienne.
─ Ah… Je m'excuse Sirius. Votre famille est consanguine, mais ça ne fait pas de vous un monstre et ne croyez pas que le sang vous oblige à une destinée. Vous n'êtes pas seul. Maintenant, dites-moi : Est-ce que je tenais ma baguette à la main droite ? »
Le souvenir se fractura et ils se retrouvèrent dans un couloir de Poudlard. Le double d'Appolon Picott, immobile, riant d'une farce de chaussures collées au sol des cancrelats fuyant Rusard de nuit. La main de Sirius dans celle de Remus, l'entrainant à courir plus vite. Sirius regarda son double immobilisé, redressant le regard vers Appolon.
« Encore en train de marauder la nuit, une mauvaise habitude… »
Appolon se rapprocha de son double immobile. Il riait, la baguette à la main droite une montre à son poignet quelques peu cabossée.
« N°1… quelle petite guêpodard l'a piqué…
─ Monsieur ? questionna Sirius en l'entendant arrêter de parler.
─ Attendez monsieur Black, ne changez pas de souvenir. Pensez à cette nuit-là. Ne bougez pas… Pensez à avant. Juste avant. »
Appolon se dirigea derrière Appolon occupé à parler avec deux autres hommes. Il regarda son ami Caradoc Dearborn, professeur d'ouverture au monde et langue d'Europe et Edgard Bones, travaillant au ministère dans la régulation des créatures marines. Prewett sous ses traits et les deux hommes étaient en discussion, Rusard passant à coté d'eux à la poursuite des étudiants. Ils étaient tous les trois membres de l'ordre. Qu'est-ce-que ?
« Monsieur Black, concentrez-vous sur eux-trois !
─ Mais… Je ne savais pas qu'ils étaient là, bafouilla Sirius.
─ Concentrez-vous ! L'inconscient enregistre davantage que vous ne le croyez. »
« …il est… …le coma… …manque de volonté
─ Je m'inquiète pour lui… …ainsi… …raison ?
─ Il a été piégé. Il n'aura pas eu ce qu'il…
─ Quel dommage…
─ Cimetière… …Prewett l'a sauvé…
─ Je suis… …tard… »
« Monsieur Black restez concentré ! »
C'était trop tard, tout avait disparu. Sirius regardait le concierge. Appolon avait blanchi. Il n'était pas tombé dans un piège. Non. Il s'en souvenait maintenant. Les sorts de torture, les endoloris. Il avait fait exprès de provoquer Marc-Aurèle en le voyant arriver pour lui voler un objet, sachant que le fils Greengrass préviendrait son père sans savoir que les jumeaux Prewett avaient volé son identité et qu'ils viendraient le secourir. (Au moins l'un des deux.) Il l'avait fait parce qu'il avait besoin d'informations et que Marc-Aurèle était un bavard qui ne savait pas se contrôler mais qu'il n'était pas un monstre. Par Albus, il se mettait à croire lui-aussi que des gens pouvaient être sauvés. Trop de temps avec le vieux fou. Appolon se souvenait avoir tendu un piège à l'homme.
« Monsieur Black… »
Le cimetière se recouvrit de neige. Appolon grogna, regardant son corps torturé sur la pierre cénotaphe à la mémoire de Morgane. Il fit rapidement disparaître le sang, d'un geste de la main et la douleur de son visage, s'effaçant doucement. Son souvenir s'agrippa un objet, le dissimulant dans un trou dans la pierre.
Appolon récupéra l'objet que son souvenir avait caché.
« Qu'est-ce que c'est ? questionne Sirius, se rapprochant méfiant.
─ Un deluminateur modifié.
─ Un deluquoi ?
─ Vous n'allez pas tarder à vous réveiller, je n'ai que peu de temps. Sirius écoutez-moi. Cet objet sert à emprisonner les lumières. Il peut également permettre d'entendre quiconque prononce notre identité. Et de nous rendre auprès des personnes le disant.
─ Cool !
─ Non, pas cool, monsieur Black. Cet objet a été modifié. Quiconque prononce le nom du mage noir Voldemort l'actionne à tous les disciples de ce dernier qui n'ont plus qu'à se téléporter pour tuer ou torturer la personne le disant. Il permet aussi d'épier une conversation. Bien caché dans une pièce, un mot peut l'activer.
─ Monsieur, est-ce que vous allez mourir ?
─ Vous n'écoutez pas ce que je dis. J'étais dans le parc pour tester cette théorie. Je reconnais que j'ai été assez idiot de ne pas me sauver directement en reconnaissant Marc-Aurèle et de vouloir en profiter pour voler l'objet et le questionner.
─ …Monsieur, est-ce que vous allez mourir ? »
Appolon se troubla. Sirius était en train de se réveiller. Le souvenir était en plein soleil alors qu'il aurait dû être la nuit. Les images devenaient floues.
« Il faut récupérer cet objet et… Sirius écoutez-moi… Prévenez Dumbledore ou n°1, Picott ! Prévenez-moi de cette conversation.
─ Monsieur, est-ce que vous allez mourir ?
─ Pourquoi ne cessez-vous de répéter cette question ?
─ Votre corps… »
Picott regarda les os de ses doigts, se bloquant de stupeur. Est-ce qu'il était en train de mourir ?
Une chevelure décolorée, un putain de gosse avec de grands yeux qui le fixèrent. Des larmes dans ce gamin effronté, venant se nicher dans son corps.
« Charlie…, murmura dans l'incompréhension Sirius.
─ …Par Merlin, pourquoi ça…, Grogna le concierge, posant sa main squelettique sur ce maudit souvenir. »
Tom Jedusor apparu, les maraudeurs se mirent à courir. Des étudiants. « Happy ! » s'écria un adolescent. « Siry … » souffla Regulus. « Appolon, personne ne doit savoir qui… » Dumbledore se pencha. « Vous êtes la honte de cette famille ! » s'écria la mère de Sirius. Toutes les pensées dégoisaient face au réveil en train de subvenir de Sirius.
« …Vous… …allez mourir ?
─ Je ne vais pas mourir, monsieur Black. Dites-le à Charles… et si ça doit arriver, dites-lui de ne pas user de son corps comme engrais pour fleurir ma tombe.
─ Monsieur Picott, vous allez… »
« Sirius ? Souvenez-vous. Vous devez parler à Dumbledore et Appolon. Vous m'entendez ? »
Redressant un regard hébété, Sirius fixa James, Remus et Peter qui le regardaient intrigués. Il s'était réveillé d'un troublant rêve. Cela semblait si réaliste.
« Sirius, est-ce que tu rêves souvent de monsieur Picott ?
─ Hm ?
─ Tu as fait des drôles de bruits et… disons… »
Remus pointa rougissant le drap de Sirius couvrant son entre-jambe dure et pégueux sous le rire de James qui en avait mal au ventre.
« Quoi ? MAIS NON ! s'écria Sirius.
─ Tu as le droit de bien aimer le concierge…, railla James
─ Quoi ? mais non ! Mais non ! »
❦ღ⁂웃⁂웃⁂웃⁂웃ღ❦
Référence :
Catherine-Henriette Bellier, épouse de Pierre de Beauvais surnommée « Cateau La Borgnesse » et âgée de 34 ans, a sur la demande de la mère de ce dernier initié le roi Louis XIV au sexe alors que ce dernier est âgé 14 ans.
Caradoc Dearborn, Edgard Bones et Elphias Doge sont des personnages d'Harry Potter. (Comme pratiquement tous les personnages que j'utilise.)
Commentaire :
Je ne pense pas toujours à mettre les références, n'hésitez pas à les demander.
❦ღ⁂웃⁂웃⁂웃⁂웃ღ❦
Autre : Une fanfiction « a handjob with me ❥❤ » a été créé pour raconter le passage Severus / Sirius si vous voulez voir Sirius prendre pour une fois les choses en main. Ok, je sors.
Dans deux/trois jours la suite. Eh ! Yes.
