Oui, oui, je sais ! Je suis en retard, plus ou moins, ou moins que plus. Mais j'ai couru partout ce matin, alors je vous le met maintenant.
Guest: Eleazar a pu le faire parce qu'il était marié depuis plus de dix ans avec sa femme. C'est une des conditions. La cour va voir la situation sous un autre angle. Mais ne t'en fais pas, à un moment ou à un autre il faudra bien qu'il choisisse. Bisous !
Guest: Bella est à bout de nerf, elle a donc lâcher les chevaux, on ne peut pas lui en vouloir. Carlisle va finir par réagir, je te le promets. Il faut juste le bousculer un peu. Bisous !
Guest: Merci beaucoup, j'aime également beaucoup ce chapitre, voire je pense que c'est mon préféré. Bisous !
Guest: Carlisle n'arrive pas à diriger sa colère comme il le voudrait, il ne sait plus où il en est. C'est un homme qui a l'habitude de diriger, de commander et malheureusement il doit s'y prendre autrement avec sa femme. Mais il y arrivera, avec un peu d'espoir. La marquise se tirera toute seule dans les pieds de toute manière. Bisous !
Bianca31: Je dirais qu'il va y avoir un peu plus de 30 chapitres, je ne sais pas encore précisément. Il se peut que quelqu'un en ait eu après la vie d'Edward, mais qui ? Bisous !
ninidezil: Isabella a explosé, littéralement. La servante elle va finir pas se faire avoir à un moment ou à un autre. Quand à Carmen, on en peut plus, vivement qu'elle...se suicide vraiment par exemple. Bisous !
Voilà voilà, allez je ne vous retiens pas plus longtemps. Bonne lecture.
Carlisle fulminait dans le couloir en se mordant les lèvres. S'il avait voulu dire à sa femme que ses sentiments avaient évolué, cette idée avait disparu devant son entêtement. Oh il l'aimait, mais à voir son caractère actuel, il préférait garder ça pour lui. Elle était insupportable ! Elle ne lui adressait pas la parole depuis des semaines et ne lui laissait pas l'occasion de s'expliquer. Quand elle avait dit que la guerre entre eux était enclenchée, il n'avait pas cru que ce serait à ce point.
Elle était là, mais sans l'être totalement. Pas un mot. Pas de bonjour, d'au revoir. Rien que des ordres transmis à ses gardes. Quand elle avait dit qu'elle ne lui adresserait plus jamais la parole, Carlisle n'avait pas cru que ce serait possible. Elle attendait toujours qu'il soit occupé pour sortir de ses appartements ou tout simplement elle n'en sortait plus.
Carlisle aurait bien campé devant sa porte pour lui montrer sa détermination, mais pour l'instant il avait bien assez de soucis comme cela. Les frontières étaient de plus en plus instable et ses commandants étaient tous aux aguets. D'où viendrait la première attaque il ne le savait pas et il ne le saurait certainement qu'au dernier moment. Il aurait bien voulu en parler avec Isabella, mais même ses conseillers elle ne les écoutait pas. Est-ce que leurs ennemis profitaient de leur querelle interne pour se renforcer ? Parce que l'ambiance entre eux n'avait échappé à personne. La reine se faisait de moins en moins présente au réception, elle s'enfermait de plus en plus dans son petit cercle de proche et le comble de tout, le peuple était en train de le reprocher au roi.
Toutes les cérémonies auxquelles ils étaient censé se présenter ensemble, il y avait été seul. Le peuple avait été extrêmement déçu de ne pas voir sa nouvelle reine. Isabella était appréciée des volterriens, surtout depuis l'attaque du château. Bien évidemment, puisque rien ne rester secret, l'histoire du retour de la marquise et de la colère de Bella avait fait le tour du royaume. Sans vraiment savoir ce qu'il se passait entre eux, le peuple accusait le roi de déshonorer sa femme et que c'était la raison pour laquelle ils n'avaient pas encore d'enfant. Autant dire que la marquise n'osait plus sortir de ses appartements, même les domestiques la tuait du regard. Il fallait qu'il trouve des solutions et vite. Malheureusement il n'avait que deux bras et dans la situation actuelle, il n'avait pas le temps d'aider Carmen plus que ça.
Carlisle continuait à faire les cent pas dans le couloir, attendant un signe de sa femme. Ils devaient se mettre d'accord pour la réception du soir. Des Bruinois venaient sur invitation de Carlisle qui cherchait à rester en paix avec eux. S'il y parvenait, une des frontières pourrait déjà se tenir tranquille. Il avait compté sur le côté diplomate de sa femme, mais elle ne semblait pas encline à lui venir en aide.
- Je suis navrée mais elle refuse de vous laisser entrer, lança Athénodora en sortant des appartements de Bella.
- Dites lui bien que c'est une affaire d'état et non pour parler de notre couple...
- Je suis désolé mais la reine estime que l'un ne va pas sans l'autre, répondit la dame de compagnie avec un sourire en coin.
Carlisle serra les dents et la détailla. Athénodora semblait ravie de la situation. Elle jubilait un peu trop à son goût.
- Cette situation semble vous faire plaisir, se fâcha-t-il en voyant son air satisfait.
- Je dois reconnaître que je suis plutôt contente de voir la reine loin de votre influence.
- De mon influence ? demanda Carlisle en grimaçant.
Il s'approcha d'elle en fronçant les sourcils. Depuis quand n'avait-il pas vu que cette femme le détestait ? Leur relation n'avait jamais été bonne, tout au plus cordiale, mais il n'avait jamais vu ce feu en elle.
- Qu'entendez vous pas là je vous pris ?
- A quoi bon tenter de vous expliquer, vous n'écoutez que vous, exactement comme vos frères, trancha-t-elle en tournant les talons.
- Frères que vous avez fort bien connu, j'en conviens, la stoppa-t-il en cherchant à savoir où elle voulait en venir. Mais je ne crois pas vous avoir promis le mariage comme ils l'ont fait et d'aussi loin que je m'en souvienne, Isabella a déjà une mère.
Athénodora le fusilla du regard en tentant de retenir sa colère. Elle ne devait pas oublier devant qui elle se trouvait. Le roi et pas n'importe lequel.
- Je vais rejoindre la reine, si vous voulez bien m'excuser, lança-t-elle en tournant les talons.
- Que me reprochez vous au juste ? demanda le roi vraiment curieux de le savoir.
- Absolument rien et puis même si j'avais le droit de penser du mal de vous, jamais je ne serais en mesure de le dire, rétorqua-t-elle avec un sourire hypocrite.
Les sourcils de Carlisle se froncèrent encore plus. Il avait souvent dit à Aro qu'il savait reconnaître un bon adversaire, malheureusement, il n'avait pas assez bien regardé Athénodora. Le roi l'attrapa par le coude et la retint.
- Qu'êtes vous en train de mettre dans la tête d'Isabella ? s'inquiéta-t-il aussitôt sentant son cœur battre à tout rompre.
- Je n'ai rien à dire, vous vous en sortez à merveille tout seul, répliqua Athénodora en retirant son bras avec vigueur. Elle est jeune, elle est belle et pleine d'esprit. Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus protecteur qu'elle et vous la détruisez petit à petit. Comme vos frères l'ont fait avec moi. J'avais Demetri pour m'aider à avancer, Isabella a était assez intelligente pour ne pas avoir d'enfant de vous. Ainsi, elle a encore une chance de retrouver sa liberté. Je ne suis restée que pour mon fils, pour qu'il ne soit pas loin de sa famille, mais est-ce vraiment un cadeau que je lui ai fait ?
Carlisle était tout ouïe, il n'avait jamais pensé à se méfier d'elle. Aro oui.
- Votre fils le traitait comme un domestique, Aro ne lui adressait jamais la parole et il n'y a que vous qui pensiez un peu à lui. Voilà pourquoi vous étiez le seul que j'appréciais à l'époque. Seulement il a fallu choisir un héritier quand Edward est mort et c'est vous qui avez dissuadé Aro de choisir Demetri. Était-ce la place de roi qui vous intéressez ou bien la femme qui allait avec ce mariage ?
Le roi n'en croyait pas ses oreilles. Athénodora lui en voulait parce que Demetri n'était pas devenu roi à sa place. Parce que ce n'était pas lui qui avait épousé Isabella.
- Demetri n'était pas prêt pour devenir roi...
- Vous ne l'êtes pas plus, trancha-t-elle en le regardant de haut en bas. Quelques mois au pouvoir et déjà les frontières sont intenables. Votre peuple vous en veux et votre femme vous déteste. Tout ceci aurait pu être évité si seulement vous aviez renvoyé votre maîtresse. Mais ce serait connu si les frères Volturi savaient se conduire plus comme des hommes que comme des lapins.
- Vous avez une bien piètre opinion de moi, mais il ne vous ai jamais venu à l'esprit que je pouvais tenir à Isabella ?
- Bien sûr que vous y tenez, comme toute chose précieuse qui enrichie votre patrimoine. Une belle jument pouvant vous offrir une magnifique progéniture. Mais Bella n'est pas une chose ni une bête de concours.
Carlisle en resta muet de stupeur. Il ne s'était pas attendu à autant de ressentiment de la part de cette femme. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien dire à Isabella ? Rien de bon à en juger par cette discussion. Heureusement qu'Alice était revenue auprès de la reine, sinon il ne dormirez plus, enfin encore moins que le peu qu'il dormait déjà.
- La colère d'Isabella est justifiée, je ne suis pas certain que la votre le soit, lança-t-il en tentant de garder son calme.
Le rire d'Athénodora empli le couloir aussitôt. Il était froid et amère.
- J'ai faillit devenir reine de Volterra, puis Sulpicia est arrivée, votre frère Caïus m'a soutenu et m'a sorti du trou parce qu'il m'aimait bien. Puis au final, j'ai cru qu'il m'aimait tout court. Je lui ai donné ce que j'avais de plus précieux, mon honneur ! Lui faisant confiance, je lui ai donné un fils, pour qu'au final il ne m'offre jamais le respect et la distinction qui m'était dû. Caïus aurait dû m'épouser et faire de Demetri son fils légitime. Au lieu de ça, il n'a jamais voulu froisser son frère ! Voilà que vous, vous entrez en jeu. Carlisle vous avez toujours été celui avec le plus grand cœur dans cette famille et pourtant vous êtes celui qui s'en ai le moins servi. Vous aviez la capacité de raisonner vos frères, chacun d'entre eux et vous ne l'avez jamais fait. Vous ne vouliez pas plus que moi qu'Edward devienne héritier. Demetri était plus âgé, vous auriez très bien pu faire jouer de votre sagesse pour une fois et vous auriez pu élevé votre fils. Mais la guerre a toujours été plus importante pour vous. Essayez d'imaginer où nous en serions si chacun avait prit les bonnes décisions. Demetri serait roi, il serait prêt à l'être et il serait marié à Isabella. Et tout le monde se porterait pour le mieux. Vous vous seriez avec votre maîtresse et Edward serait probablement encore en vie.
- Je vous interdit de parler de mon fils..., s'énerva aussitôt Carlisle en serrant les dents.
- Pourquoi ? Parce que j'ai raison. Au fond de vous, vous savez que c'est la position de votre fils qui l'a fait tuer. J'avais dit à Demetri de ne pas aller dans cette forêt en sachant qu'il y avait des tensions là bas, mais votre fils n'en a fait qu'à sa tête comme toujours. Voyez où ça les a mené.
Les lèvres de Carlisle se mirent à trembler, ce n'était pas parce qu'il ne parlait jamais de la mort d'Edward qu'il l'avait oublié. Son fils lui manquait chaque jour et elle était entrain de remuer le couteau dans la plaie.
- Aujourd'hui, votre femme m'a offert une chance de retrouver un peu d'honneur. Je suis la dame de compagnie de la reine, même si je ne suis pas mariée, même si mon fils n'est pas légitime. Qui ici en aurait fait de même ? Personne ! Elle est l'être le plus sensible et emphatique que j'ai vu de ma vie. Elle m'offre sa protection, comptez sur moi pour lui offrir la mienne. Si pour ça je dois faire obstacle entre vous deux, je le ferai avec une grande joie. Elle n'a pas à subir des promesses illusoires des hommes de cette famille comme moi je l'ai fait.
Carlisle la regardait froidement à présent. Il n'allait pas pouvoir compter sur elle pour calmer Isabella, bien au contraire. Depuis combien de temps chuchotait-elle à l'oreille de sa femme pour qu'elle le déteste ?
- Maintenant si vous voulez vraiment être plus honorable que vos frères, vous ferez ce qui est juste, enchaîna-t-elle sûre d'elle. N'ayant toujours pas d'enfant, il serait peut-être temps de reconnaître Demetri comme héritier et de le former pour la tâche qui lui incombe s'il vous arrivez quelque chose.
Les dents du roi grincèrent. Demetri n'était pas prêt et à ses yeux, son neveu ne le serait jamais. En revanche, elle n'avait pas tort sur le fait qu'il devait annoncer un nouvel héritier. La guerre menaçait aux frontières et il ne fallait pas laisser ce poste vacant.
- Dernier petit conseil, la reine ne lâchera rien tant que la marquise pointera encore le bout de son nez, vous devriez l'exiler ou encore mieux, la tuer, si vraiment vous tenez à votre femme comme vous le prétendez. Ça se serait une belle preuve d'amour, mais pour ça il faudrait encore que vous l'aimiez.
Athénodora retourna dans les appartements de la reine sous le regard glacial du roi. Aro avait toujours eu raison de se méfier d'elle. Athénodora les détestait. Malheureusement Isabella lui faisait une confiance aveugle. De plus, une idée sournoise et insidieuse venait de naître dans l'esprit de Carlisle. Est-ce que cette femme avait joué de ses connaissances pour organiser l'assassinat d'Edward ? Serait-elle allé jusque là ?
C'est dans le doute que le roi retourna à son bureau. Les dossiers s'accumulaient et il commençait à ne plus avoir le temps de tous les vérifier, il détestait ça. Isabella avait été d'un grand secourt sur ce point et il s'en rendait compte. Elle ne voulait même plus jeter un œil dessus. Prenant les rapports militaires il se mit à les examiner pour se rendre compte que ce n'était pas bien reluisant. A part Vespal qui se tenait tranquille, les quatre autres pays les bordant les menaçaient. Opale bien plus qu'un autre. Il était un général redoutable, mais il avait du mal à être un roi. Pour la simple et bonne raison qu'il ne savait que se battre. Il n'avait même plus le temps de se défouler avec son second pour passer ses nerfs. Ces documents allaient le rendre fou. Comment faisait Aro pour ne pas perdre la tête ? « Il déléguait » se fit entendre la voix de Sulpicia dans sa tête. C'était peut-être le problème de Carlisle, il ne pouvait pas tout contrôler et il était en train de s'en rendre compte.
Alors qu'il se frottait le visage de fatigue, un domestique vint le prévenir que le commandant Whitlock souhaitait avoir un entretien avec lui. Que faisait-il ici ? Il était censé rester à la frontière jusqu'à la fin de semaine pour son rapport. Inquiet, le roi le fit entrer. Le blond se présenta dans sa tenue militaire. Il ne s'était même pas changé, ce qui n'annonçait rien de bon.
- Bienvenu commandant, le salua Carlisle en repoussant ses rapports. Dites moi tout, si vous êtes ici je suppose que quelque chose s'est produit.
- Votre Majesté, le salua le blond avec une révérence. Je suis venu vous voir car j'ai reçu des informations concernant Opale. Le roi est mourant et le prince James se prépare à prendre sa suite.
Le soupir de Carlisle fut profond. Il ferma les yeux en se massant les tempes.
- Il ne manquait plus que ça, grogna-t-il en faisant signe à Jasper de s'asseoir. Comment avez vous eu cette information ?
- Disons que j'ai des sources, sourit énigmatiquement l'ami de la reine.
- Quelqu'un de la confrérie infiltré en Opale peut-être, ajouta le roi en scrutant sa réaction.
Le sourire de Jasper se fit encore plus présent. Il avait vraiment dû mettre Bella dans une colère noire pour qu'elle lâche une telle information. La brune ne lui aurait jamais dit dans le cas contraire.
- Dois-je craindre que Phénixis connaisse tout de nos rapports militaires ? s'inquiéta Carlisle attendant impatiemment une réponse.
- Seulement ceux qui peuvent le mettre en danger, répondit honnêtement le commandant ne souhaitant pas tourner autour du pot. Phénixis n'a jamais cherché à se servir de toutes ces informations pour faire le mal, mais pour se protéger. Ce pays a fait énormément de sacrifice pour conserver la paix, notamment se séparer de sa princesse. Ce n'est pas parce que nous sommes doués pour nous battre que nous aimons cela.
- J'ai envie de vous faire confiance, j'ai envie de faire confiance à Phénixis parce que j'ai l'intime conviction que si ce pays ressemble à sa princesse, alors il ne peut pas y avoir plus droit et honnête. Oui Isabella m'a caché pas mal d'informations mais maintenant que je les connaît toutes, je n'arrive pas à lui en vouloir. Union et vérité, n'est-ce pas ? Devrai-je me considérer de la famille à présent ?
Jasper regarda le roi de plus prêt et s'inquiéta soudain. Il ne l'avait jamais vu aussi fatigué. Les cernes se creusaient de plus en plus sous ses yeux. A en juger par l'état du bureau, il était débordé. En écoutant les hommes des régiments, Carlisle était aimé par tout le monde. C'était un général juste et puissant. Alors pourquoi le rôle de roi semblait tant lui peser. Lui qui était si doué pour tout diriger.
- Je suppose qu'elle vous a tout dit, lança le roi dépité.
- Je n'ai pas encore vu Isabella depuis mon retour, les seuls informations que j'ai me vienne de ma femme, répondit-il honnêtement. Et selon elle, il n'y a rien de positif à en dire.
- Isabella est rentrée dans une colère noire, expliqua le roi ne sachant même pas pourquoi il en parlait avec le commandant. Elle ne m'a même pas laissé le temps de lui expliquer quoique ce soit. Elle m'a hurlé dessus, elle m'a jeté ses sentiments au visage pour mieux les reprendre ensuite, elle m'a menacé. Et elle croit que tout ça ne me touche pas.
Jasper écoutait religieusement. Il n'était pas un espion pour rien, chaque information était bonne à prendre et savoir écouter quand quelqu'un était au bout du rouleau était une bonne façon d'obtenir des informations fiables.
- Elle me déteste, se désola le roi en fermant les yeux. Je ne sais plus quoi faire. Je n'ai pas le temps de m'occuper de la marquise et je ne peux pas laisser une amie à la rue. Je ne suis même pas sûr que son départ calme la colère de ma femme. Isabella me ment depuis le début de notre mariage avec cette poudre... enfin ça vous deviez le savoir.
- Personne n'a jamais obligé Bella à faire quelque chose qu'elle refusait de faire, sauf lorsqu'il a été sujet d'épouser l'héritier de Volterra et à voir sa réaction, c'est une décision qui n'a jamais été à son goût, répondit Jasper en haussant les épaules.
- Elle m'a épousé par défaut, comprit Carlisle en haussant les épaules. Pourquoi cela me fait mal de le savoir ? Je me le demande bien.
Jasper fronça les sourcils en ne comprenant pas vraiment où les menait cette discussion. D'ailleurs pourquoi était-ce à lui qu'il se confiait ? N'avait-il pas d'amis pour ça ? En y réfléchissant bien, il n'en avait probablement pas. La seule qui aurait pu l'écouter était Sulpicia et malheureusement, elle avait prit le partie de Bella. Jasper commença à s'inquiéter de l'état de son nouveau roi. Il ne serait pas bienvenu qu'il flanche alors que la guerre était à leur porte.
- La première fois où je suis revenu ici, je lui ai hurlé qu'elle était folle d'avoir choisi le prétendant le plus dangereux des deux, que vous me faisiez peur et qu'à voir sa tête elle devait avoir peur de vous également.
Carlisle redressa la tête aussitôt, curieux de savoir où il voulait en venir, tout était bon à prendre pour avoir un peu d'espoir.
- Elle m'a répondu qu'elle n'avait pas peur de vous, mais de la situation. Qu'à choisir, elle avait prit le seul des deux qu'elle pourrait aimer.
Un petit sourire triste apparut sur les lèvres du roi. Dès le début, Isabella avait cru en lui, alors que ça avait été tout le contraire pour Carlisle. Elle avait été certaine, qu'un jour, elle pourrait tomber amoureuse de lui. Or lui, n'y avait jamais pensé. Ça lui été tombé dessus sans qu'il comprenne. Elle l'avait choisi malgré sa maîtresse, parce qu'elle espérait qu'il voit autre chose en sa femme qu'une alliance.
- Bella vous aime, lança Jasper en grimaçant. Ce n'est pas pour me réjouir et ce n'est pas pour me faire bien voir que je vous le dit. J'ai même l'impression de trahir ma meilleure amie en vous disant cela. Mais tout comme elle s'est sacrifiée pour que je sois heureux avec Alice, je vais sacrifier un peu de ma fierté et de mon ressentiment envers vous pour l'aider. Bella mérite d'être heureuse, elle mérite d'avoir quelqu'un qui l'aime et surtout qui l'aime plus que tout. Plus que sa maîtresse, plus que son pays, plus que sa vie.
- Je le sais, répondit Carlisle les yeux brillants avec sincérité. J'en suis conscient.
Jasper allait lui hurler de se bouger le cul dans ce cas, mais il s'arrêta quand il constata la posture de l'homme qui lui faisait face. Il en avait gros sur le cœur. Carlisle retenait ses sentiments comme il l'avait toujours fait.
- Vous l'aimez, comprit Jasper en soupirant avant de se frotter le visage. C'est si difficile que ça de lui dire ?!
- Oh que oui ! s'exclama le roi en grimaçant. Vous auriez vu son visage, ses yeux remplis de haine quand elle m'a dit de me jeter du haut d'un pont ! D'entendre qu'elle ne voulait pas d'enfant de moi parce que j'étais un mauvais père et que je l'empêcherai d'être une bonne mère. Elle m'aime autant qu'elle me déteste actuellement et je ne sais pas comment faire pour qu'elle m'écoute. De plus, Isabella m'a formellement interdit de faire appel à vous pour la raisonner, à croire qu'elle me connaît sur le bout des doigts.
Jasper se mit à rire à gorge déployée. Il avait vraiment dû la transformer en monstre pour que Bella en vienne à dire tout cela.
- Et vous bien sûr, vous me racontez tout alors qu'elle vous a formellement interdit de le faire, analysa le commandant en secouant la tête. Vous faites tout de travers aussi. Moi même j'ai toujours un doute concernant vos intentions, comment voulez vous qu'elle n'en ai pas ? Bella est très rancunière et têtue, comptez sur elle pour être coriace. Il va vous falloir un peu plus que de l'apitoiement sur vous même si vous voulez la récupérer. Elle demande quelqu'un de fort, qui se battra pour elle, comme Bella s'est battu pour vous.
- Je sais me battre, mais pas sur ce genre de combat, avoua Carlisle en se rendant compte que Jasper n'était pas aussi insupportable qu'il le pensait au final.
- Il n'y a rien de bien différent, il serait peut-être temps que vous vous en rendiez compte. C'est une Swan et une consœur. Du caractère, elle en a à revendre. De plus, personne ne vous fait des éloges dans son entourage. Comment voulez vous qu'elle pense du bien de vous ? Vous avez fait revenir son ennemie ici et la marquise fait tout ce qui est en son pouvoir pour le faire comprendre à Bella. Qui vous a parlé de cette poudre ? Car je suis sûr que ça ne vient pas de vous. Le jour où vous l'avez espionné vous a bien assez servi de leçon. Alors je pense personnellement que ça vient de cette femme. La marquise est heureuse de vous voir aussi mal. Parce qu'alors elle peut continuer son jeu encore longtemps. Vous n'avez pas le temps de lui trouver une nouvelle demeure et bien trouvez quelqu'un pour le faire ou encore mieux, laissa la se débrouiller.
A vouloir aider la marquise à tout prix, il était en train de perdre sa femme. L'entendre de la bouche de Jasper ne lui fit pas du bien, mais bizarrement ça rentrait beaucoup mieux. Carmen n'était pas bien intentionnée et elle ne le serait jamais. Voilà ce qu'Isabella s'époumonait à lui dire et ce que Jasper tentait de lui faire comprendre.
- Qui devrais-je mettre sur ce sujet selon vous ? demanda Carlisle se rendant compte qu'il ne pouvait pas être partout à la fois.
- La reine douairière me semble apte et tout à fait consciente de la situation, répondit Jasper ravi d'avoir pu le raisonner. Elle n'aura aucun mal à trouver ce qu'il faut à la marquise en un temps record.
- Vous avez raison, je lui en parlerai ce soir même. Je comprend mieux pourquoi vous êtes le meilleur ami d'Isabella, lança le roi avec un sourire en coin. Vous êtes plein de bons conseils. Dommage que vous ayez un caractère aussi...
- Sanguin, ajouta le blond en souriant avec fierté. Je suis phénixien et le pire qui soit, il ne faudrait pas l'oublier.
- Un dernier conseil de votre part pour ce soir, allons nous vers une guerre ? s'inquiéta Carlisle en se massant la nuque.
- Oui, sans aucune hésitation, la question qui reste en suspend c'est combien d'ennemi aurons nous ? avoua Jasper en redevenant sérieux.
- J'espère que nous en aurons un de moins ce soir, je comptais un peu sur Isabella je dois le reconnaître, mais je sens qu'elle sera plus du côté de mes ennemis juste pour me tenir tête.
- J'irai lui parler...
- Non, intervint le roi en secouant la tête. Pour une fois je vais l'écouter et arrêter de lui imposer mon point de vue. Vous êtes son meilleur ami, je ne veux pas qu'elle croit que je vous fait basculer dans l'autre camp, elle serait capable de répercuter sa colère sur vous. Je préfère qu'elle ait son ami le temps que vous êtes là, plutôt que vous défendiez ma cause. Je ne vais pas bien, mais je ne pense pas qu'elle aille mieux. Donc prenez soin d'elle comme vous savez le faire le temps de votre présence.
- Un conseil de ma part et de celle d'Alice également, lança Jasper en se levant. Vous pouvez faire confiance à Alistair, nous l'avons vu à l'œuvre lorsqu'il était chez nous. C'est vraiment un bon garde, bien meilleur que je ne l'étais. Il admire Bella, mais jamais il ne posera la main dessus, il la respecte beaucoup trop pour ça. Je serais vous, je m'inquiéterai plus de votre neveu que d'Alistair. Mais ça vous ne le ferez jamais entendre à Bella. Demetri est son ami d'enfance, tout comme moi, donc il est intouchable.
- Je retiens, répondit Carlisle en sentant son cœur battre la chamade. Dites à Alice de faire attention à Athénodora.
Alors que Jasper allait la défendre, Carlisle le fit taire.
- Peut-être ai-je tort, mais j'ai eu une discussion avec elle tout à l'heure et elle m'a bien fait comprendre qu'elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour que jamais Isabella ne me pardonne. Je ne sais pas si elle a fait quelque chose ou si elle compte le faire, mais je ne veux pas qu'elle s'en prenne à ma femme pour se venger de mes frères et moi. Mais elle est, elle aussi, devenu intouchable aux yeux d'Isabella et donc je ne lui ferai pas entendre raison sur ce point. Je risquerai juste de la mettre encore plus en colère et j'ai déjà bien assez à faire avec celle actuelle. J'ai une confiance aveugle en Alice et Jane, je n'en ai aucune en Athénodora.
- Bien, je passerai le message.
Jasper se dirigea vers la sortie et se prépara à aller retrouver sa femme et son amie.
- A oui, un dernier conseil, s'exclama Carlisle avec enfin un grand sourire. Apprenez à mieux jouer aux échecs, Isabella s'amuse à nous laisser gagner alors qu'elle peut nous anéantir en seulement quelques coups.
Le sourire du commandant s'élargit à son tour, il tourna un regard complice vers le roi.
- Je l'ai toujours soupçonné, me voilà rassuré d'être enfin fixé sur cette question.
C'était la première fois que le roi et le commandant se parlaient sans animosité et c'était plutôt réconfortant. Un domestique ne tarda pas à venir chercher Carlisle, pour qu'il se prépare pour la cérémonie du soir. Est-ce que la reine y serait présente ? Il s'en inquiéta jusqu'à tard. Les invités commençaient déjà à entrer dans la salle de bal et Isabella ne pointait toujours pas le bout de son nez.
Jusqu'à ce qu'il entende les murmures dans la pièce. La reine était présente ! Isabella portait une robe bleu roi qui lui allait à merveille. Pourtant on pouvait voir à son visage froid et sévère, qu'elle n'avait pas plus envie d'être là qu'autre chose. Ses yeux étaient cernés, son sourire inexistant, ce n'était pas la Isabella de d'habitude. Elle ne jeta même pas un regard à son mari et s'installa à ses côtés sans un mot.
- Vous êtes venu, se réjouit Carlisle heureux d'enfin pouvoir la voir.
Elle ne tourna même pas les yeux vers lui, pas un mot, pas la moindre réaction. Carlisle sentit son cœur se réduire en miette, il n'avait pas envie de la voir comme cela. Il se sentait mal et il était certain qu'elle ne devait pas se sentir mieux. Il avait l'impression de revoir la Isabella d'avant leur mariage. Celle qui ne faisait que manipuler les gens. Il y avait bien plus en elle que ça.
- Je sais que je vous ai déçu et que vous ne souhaitez pas me pardonner. Mais je sais aussi que cette fois ci je n'ai pas à me reprocher une tromperie ou une trahison. J'ai repoussé la marquise, même si ce que vous avez vu ne jouait pas en ma faveur. Je comprend votre point de vue et j'admets que le mien peut paraître bancale. Mais je n'aime pas vous voir aussi malheureuse. Vous n'avez pas à vous enfermer dans vos appartements pour m'éviter. Vous ne voulez pas que je vous touche, très bien, je ne le ferai plus jusqu'à ce que vous m'ordonniez le contraire. Mais vous ne m'empêcherez pas de me battre pour vous reconquérir. S'il y a bien un combat que je dois gagner c'est celui là.
Elle tourna enfin son regard vers lui, mais n'ajouta pas un mot. La reine le jaugea quelques secondes puis se retourna ensuite. La partie allait être rude, mais Jasper avait raison, c'était un combat de longue haleine, il fallait juste qu'il tienne la cadence. Le roi de Bruine se présenta devant eux avec son fils. Il semblait froid, on disait de lui qu'il était rude et méchant. Une traductrice de chez eux avait fait le voyage pour faciliter leur échange. Les bruinois ne voulait sois disant pas apprendre d'autre langue que la leur.
- Bienvenus à vous, je suis heureux et enchanté de vous recevoir ce soir sur les terres de Volterra..., commença Carlisle alors que la traductrice se mettait au travail.
Bella les regardait froidement, sans prendre part aux présentations, elle faisait acte de présence, ce n'était déjà pas mal. Sans Alice, elle ne serait même pas venue. Mais d'avoir entendu de son amie que la guerre était proche et que les frontières de tiendraient pas longtemps ainsi, l'avait convaincu de venir jeter un coup d'œil sur un de leur potentiel ennemi.
- Écoute le celui là avec ces belles paroles, qu'espère-t-il ? Que nous allons nous abaisser devant un voleur, ricana le roi Bruinois en parlant à son fils.
Carlisle attendit la traduction impatiemment et la traductrice ne semblait plus savoir où se mettre.
- Ils sont enchanté aussi de vous rencontrer, mentit-elle avec un sourire de circonstance.
- Un voleur de terre et un mur phénixien. On m'avait pourtant promis une beauté. Certes elle est tout à fait acceptable mais nous en avons des biens plus alléchantes chez nous. Paraîtrait qu'elle ait de l'esprit, se moqua à nouveau l'homme sous les rires de son fils.
- Ils... vous font savoir que les lieux sont beaux et qu'il n'en existe pas de pareille chez nous ce qui est fort dommage, enchaîna la traductrice qui semblait avoir l'habitude de gérer ce genre de situation délicate.
Les souverains de Volterra les regardaient avec attention. Carlisle sentait que quelque chose n'allait pas, si même Isabella avait tiqué c'était que les négociations démarraient mal. Pourtant leur propos n'étaient pas tout à fait le reflet de leur attitude.
- J'attends avec impatience que la guerre commence père, nous pourrons enfin voir leur arrogance se réduire à néant. Et puis, si vous vous ne voulez pas de cette reine, moi je ne dirais pas non. Mais si je touche aux affaires de James, il ne nous laissera jamais récupérer nos terres.
- Ce petit est un vrai renard. Mais je dois admettre qu'il est bon. Cette guerre sera la plus mémorable que nous ayons connu, nous verrons enfin la chute de Volterra.
La traductrice racontait de jolies histoires pour sauver la situation. Carlisle fronça les sourcils en ne se sentant vraiment pas à l'aise. Puis tout à coup, sa femme se leva de sa place et un sourire éblouissant apparut sur ses lèvres. Elle descendit de l'estrade et s'installa devant leurs invités. Isabella s'était transformée en quelques secondes pour devenir majestueuse. Que venait-il de se passer au juste ? Carlisle était totalement perdu.
- Je vous conseille de surveiller vos mots, car je suis très susceptible en ce moment, lança Bella avec les yeux brillant. Les bruinois sont d'une stupidité hors du commun. Insulter des souverains devant des témoins peut vous valoir la prison en Volterra, le saviez vous ?
Le choc s'inscrivit sur tous les visages, notamment sur ceux des bruinois.
- Maintenant nous allons arrêter de jouer à ce petit jeu, vous parlez aussi bien notre langue que je parle la votre, trancha la reine en tournant autour d'eux.
- Qui vous a apprit notre langue ?! s'énerva le roi Bruinois trouvant que c'était un blasphème.
- Je suis phénixienne, je n'ai pas l'intention de vous avouer tous mes secrets. Chez nous, nous n'hésitons pas à éduquer nos filles, ça leur évite de donner naissance à des êtres sans cervelle. Mais j'aimerai bien en apprendre un peu plus sur cette guerre dont vous parliez. Le prince James semble en être le chef. Que vous a-t-il promis de plus que des terres ? Car il n'a rien à offrir en réalité.
- Sale petit fouineuse ! J'attends avec grande impatience votre mort...
Le roi bruinois se rendit enfin compte de ce qu'il venait de dire. Carlisle se statufia sur son trône, ces hommes venaient de les prendre pour des imbéciles et sans Isabella, il n'aurait jamais compris leur stratagème.
- Son pays est sans le sous, il n'a même pas de quoi payer la dette qu'il nous doit. Mais peut être vous a-t-il promis de partager des terres de Volterra une fois que vous nous auriez envahi. Vous savez ou vous êtes n'est-ce pas ? demanda la reine avec un sourire hypocrite. Vous êtes à Volterra, le pays qui a gagné le plus de guerre sur ce continent. Savez vous qui en est le roi ? Le général qui de toute l'histoire de ce pays a gagné le plus de bataille. Savez vous qui en est la reine ? Une princesse de Phénixis, le pays qui n'a jamais flanché face à cet ennemi redoutable. Souhaitez vous vraiment voir ces deux pays s'allier contre vous ?
Le roi de Bruine n'en menait pas large. Isabella venait de le terroriser et le regard de Carlisle le paralysé sur place. Comment allait-il pouvoir se sortir de ce mauvais pas ?
- Majesté que proposez vous ? lança la brune en regardant son mari. Ces hommes nous ont insulté, nous ont menacé de mort et compte bien nous faire la guerre. Devons nous les laisser repartir en vie ?
Les gardes bruinois se mirent en place pour intervenir, mais n'en eurent pas le temps. Jasper avait déjà mis son couteau sous la gorge du roi et les autres gardes de Volterra s'était mis en place. La rage de Carlisle bouillonnait dans ses veines. Mais il se mit tout à coup à réfléchir en général et non en roi. Il fallait qu'il soit plus malin que James cette fois ci.
- Le prince va rester en notre compagnie et évitera de fuir. En attendant son père rentrera dans son pays et évitera de mettre son armée à disposition d'Opale, sinon... son fils mourra. Volterra s'est montré plus que conciliant ces derniers années. Nous cherchons un moyen d'amener la paix sur le continent, enfin. Mais il semble que pour une fois où nous sommes disposé à nous calmer, quelqu'un cherche à relancer une guerre. Si le prince d'Opale la veut, il l'aura. Mais je préférerai éviter de tuer des innocents pour son bon plaisir. Rentrez chez vous Majesté et faites bien passer le message au futur roi d'Opale. Nous ne fléchirons pas, nous ne laisserons aucun ennemi en vie et encore une fois, nous gagnerons, peu importe le nombre que vous serez. Car l'armée de Volterra a toujours eu une chose qui vous fera toujours défaut. L'unité.
Les gardes entourèrent le prince de Bruine et l'embarquèrent. Le temps des négociations étaient terminés. Volterra allait à nouveau entrer en guerre et ça ne sembla réjouir personne.
Nous y voilà, une guerre, ça ne va pas forcément réjouir Bella qui au fond est une pacifiste. Bisous !
