Lorsqu'on eut fini d'examiner et de soigner ses plaies, Itami remercia Sakura, qui disparut à l'extérieur de la tente en lui conseillant de prendre un peu de repos. Un moment, Itami resta assise sur le bord du lit d'appoint, harassée. Les événements de la journée se bousculaient encore sous son crâne. Elle revoyait son combat, l'obscurité qui l'avait happée, la main tendue qu'elle avait refusée, Pain, Nagato, Naruto… Elle appréhendait le moment où il lui faudrait finalement sortir, affronter la destruction de son village. Où dormirait-elle ce soir, au juste ? Au milieu des gravats ?

Elle avait conscience, toutefois, de ne pas pouvoir repousser indéfiniment le moment. À contrecœur, elle tendit la main vers son t-shirt déchiré par les puissantes mâchoires du chien multicéphale de Pain et l'enfila de nouveau, le passant par-dessus sa tête, sentant le tissu contre sa peau nue et une désagréable odeur canine dans ses narines. Ses sandales étaient posées par terre près du lit, et elle glissa ses pieds à l'intérieur avant de se relever. Elle était seule dans la tente, debout au milieu de l'espace chichement meublé. Voilà. C'était le moment de vérité.

Juste au moment où elle faisait les deux premiers pas en avant, la toile de la tente s'écarta et, soulevant le pan au-dessus de sa tête, Kakashi entra. Itami s'arrêta net. Un instant, ils se fixèrent en silence. L'atmosphère s'était brusquement modifiée à son entrée. Quelque chose semblait avoir changé entre eux, quelque chose était différent, d'une certaine façon. Visiblement mal à l'aise, Kakashi semblait le ressentir autant qu'elle et en avoir également conscience. Il se racla nerveusement la gorge :

-Tout va bien ? s'enquit-il.

Itami joua de l'épaule, celle dont elle avait laissé une bonne partie dans la gueule d'un chien gigantesque, et eut une moue satisfaite. L'articulation bougeait de nouveau normalement, comme si rien ne s'était passé, ou presque. Il lui semblait qu'elle était légèrement rouillée. Rien que quelques entraînements en guide de rééducation ne pourraient résoudre. Tout ça pour ça… Laisser une partie du bras entre les crocs d'un monstre pareil, mais récupérer le plein usage de son bras quelques heures plus tard… Et penser mourir, penser perdre ses proches, pour qu'en fait ils se tiennent devant vous sous une tente à la fin de la même journée. Elle serra les dents et balaya cette pensée.

-Le ninjutsu médical fait des miracles, jugea-t-elle platement. Et toi ?

-Physiquement, ça va.

Il y avait un sous-entendu dans cette phrase qui lui serra le cœur – probablement parce qu'elle comprenait très bien où il voulait en venir. Elle le considéra une seconde avant de reprendre :

-Que s'est-il passé, Kakashi ? Que t'est-il arrivé, aujourd'hui ?

Kakashi parut hésiter avant de répondre.

-Longue histoire, finit-il par dire en se grattant la tête, l'air circonspect. Je crois que… Je crois que j'ai vu mon père. Ça sonne un peu fou, non ?

À sa surprise, Itami secoua négativement la tête. Elle avait un air grave. Et l'air de comprendre. Sans qu'il sache pourquoi, cette idée lui déplut. Qu'avait-elle vu, elle ? Qu'avait-elle vécu, quand il n'avait pas été – quand il aurait dû être – à ses côtés ?

-Tu lui as parlé ? voulut-elle savoir.

-Ouais. Il m'a posé des questions sur moi, sur ma vie. Et je… Je lui ai dit que je lui avais pardonné, tu sais. Pour ce jour-là. Que j'ai fini par comprendre pourquoi, au cours de cette mission, il a désobéi à toutes les règles ninja pour sauver son équipe.

Itami acquiesça de la tête – l'air, encore, de parfaitement comprendre. Kakashi éprouva un nouveau pincement de curiosité.

-Et toi ? l'interrogea-t-il.

Elle détourna le regard et ses yeux se perdirent dans le vide.

-J'ai cru que c'était la fin, avoua-t-elle finalement, et il sentit son cœur se serrer douloureusement. Mais je… Je crois que je n'étais pas prête.

-Moi non plus, admit-il. Je pensais que, le moment venu, j'accepterais sans difficulté que c'était fini pour moi, mais à la dernière seconde…

-C'est ça, approuva Itami.

De nouveau, le silence se fit entre eux. Chargé de quelque chose d'indéfinissable.

-Naruto a appris la vérité, reprit Itami au bout de quelques instants.

Kakashi eut l'air à la fois choqué, étonné, et déstabilisé. Il accusa le coup avant de demander :

-Comment ?

-Par Minato lui-même. Apparemment, il avait laissé un peu de son chakra dans son sceau. Il est apparu à Naruto lorsque Kyubi s'est déchaîné et que sa huitième queue est apparue.

-Huit… ?

-Tu as raté quelques épisodes, sourit doucement Itami.

-Tu lui as parlé ?

-À Naruto, tu veux dire ? Au sujet de ce qu'il a appris ? Non, expliqua-t-elle en secouant la tête. Pas vraiment, pas encore. Il faudra, mais ce n'était pas le moment.

Kakashi montra qu'il comprenait d'un hochement de tête puis, de nouveau, il y eut un bref silence.

-J'ai vraiment cru que tu étais mort.

Il leva un sourcil, l'air de ne pas savoir quoi répondre. Le ton de la voix d'Itami l'avait surpris, aussi. Ce n'était pas le même que d'habitude.

-Moi aussi, confessa-t-il. Je pensais que cette fois, c'était la fin pour moi. Pour une fois, je suis heureux de m'être trompé.

-Pourquoi ?

Kakashi prit le temps de répondre. Il avait l'impression que beaucoup plus qu'une phrase se jouait dans cette réponse, dans les mots qui franchiraient ses lèvres.

-J'aurais eu des regrets.

Le temps qu'il cligne de l'œil, il lui sembla qu'Itami s'était rapprochée, réduisant la distance qui les séparait. Sans qu'il comprenne très bien pourquoi, son cœur s'était mis à battre un peu plus vite. Peut-être parce qu'il sentait une tension nouvelle sous la tente, comme si l'espace s'était chargé d'électricité.

-Quel genre de regrets ?

Cette fois, c'était sûr, elle s'était déplacée. Elle se tenait désormais si près qu'en tendant le bras il aurait pu la toucher. Le temps de méditer sa réponse et de déglutir nerveusement, il fit un pas en avant, presque inconsciemment, sans même vraiment s'en rendre compte. Il était si près maintenant qu'elle pouvait presque sentir son souffle sur son visage.

-Je…, commença-t-il.

Il ne finit pas sa phrase. Itami avait levé les mains et posé les doigts sur les bords de son masque, de part et d'autre de son visage. Kakashi en oublia de respirer. Une éternité parut s'écouler le temps qu'elle baisse son masque, découvrant la moitié inférieure de son visage. Kakashi resta immobile, attendant la suite, le cœur battant si fort qu'il était certain qu'on pouvait l'entendre dans toute la tente.

Puis Itami se hissa sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur les siennes.

Ce n'était pas vraiment qu'il ne s'y était pas attendu. En fait, il pensait – voulait – faire exactement la même chose depuis le moment où il avait soulevé un pan de la tente pour y entrer. Peut-être qu'un jour, il lui raconterait comment il avait piétiné devant la tente pendant plusieurs minutes avant de se décider à entrer, allant et venant, faisant les cent pas pendant qu'il se demandait s'il trouverait le courage de faire ce qu'il rêvait de faire depuis… Eh bien, un bon moment maintenant.

Visiblement, Itami avait plus de courage que lui. Sitôt remis de sa surprise, il lui rendit son baiser. Ses mains se posèrent sur ses hanches et il l'approcha de lui jusqu'à sentir son corps collé contre le sien.

Autour d'eux, tout disparut. Cette tente qui aurait dû être l'hôpital de Konoha, réduit à néant ; les gravats qui auraient dû être leur village, rasé ; les blessés, les combats du jour, leur Hokage dans le coma, la menace qui grondait encore au-dehors. Ce fut un baiser avide, empli d'urgence, de désir aussi, de sentiments tus et réprimés depuis trop longtemps, et puis, aussi, d'un certain soulagement. D'abandon, en tout cas.

Puis, brusquement, Kakashi fit un bond en arrière.

-Merde, jura-t-il.

Le souffle court et les joues roses, Itami lui adressa un regard à la fois stupéfait et un peu paniqué. Kakashi baissa la tête, l'air concentré, et leva l'index pour lui faire signe de patienter. Il avait légèrement rougi. Itami croisa les bras et se balança nerveusement d'un pied sur l'autre. Puis Kakashi releva la tête et croisa de nouveau son regard. Visiblement gêné.

-Inoichi, expliqua-t-il finalement. Je dois y aller. Tu veux venir ?

-Je…

Elle n'eut pas l'occasion de finir sa phrase. Une main écarta la toile de la tente, faisant entrer la lumière de la fin de journée. La silhouette de Raido se dessina dans l'ouverture. Le temps qu'il apparaisse, Kakashi avait déjà relevé son masque, dissimulant la rougeur de ses joues et récupérant son habituelle expression indéchiffrable – et Itami ne put s'empêcher de penser qu'il était probablement redoutable au poker.

-Je te cherchais ! lança Raido à Itami. Je pensais bien que tu aurais fini.

Kakashi détourna le regard, mal à l'aise malgré son extraordinaire capacité à donner le change, et Itami espéra que Raido ne se rendrait pas compte qu'elle rougissait furieusement.

-Viens, reprit Raido. J'ai quelque chose à te montrer.

Une étincelle d'amusement brillait dans ses yeux. Elle n'eut pas le courage de le décevoir mais ne put empêcher son regard de dériver vers Kakashi, qui haussa les épaules. Raido plissa les yeux, peut-être suspicieux.

-J'arrive, bafouilla Itami.

Elle contourna Kakashi pour le rejoindre. Leurs yeux se croisèrent mais aucun mot ne fut échangé. Elle sortit de la tente en l'y laissant et suivit Raido à l'extérieur.

-Alors ? s'enquit-elle. Qu'est-ce que tu voulais me montrer ?

-Tu verras, répondit-il mystérieusement.

Elle leva les yeux au ciel mais n'insista pas. De toute façon, elle obtint vite une réponse. Au bout de quelques mètres, au détour d'un amas de gravats, elle put apercevoir ce qui le réjouissait ainsi.

Des maisons. Des rangées de bâtiments, soigneusement alignés, et flambant neufs.

-Qu'est-ce que… ?

-On a bossé tout l'après-midi, expliqua joyeusement Raido. Enfin, surtout Yamato. Il reste un sacré boulot et reconstruire Konoha nous prendra plusieurs semaines, mais on pare au plus urgent pour abriter les habitants. Et regarde.

Il tendit la main en direction d'un immeuble bas, à l'aspect vaguement familier, qui se dressait sur un emplacement qu'elle connaissait bien.

-J'habitais là, murmura-t-elle.

-Tu habites toujours là, s'amusa-t-il. Enfin, d'ici quelques temps, quoi… Ce n'est pas meublé, repeint, tout ça…

-Dommage, soupira Itami. Je donnerais n'importe quoi pour une bonne douche et mon lit.

-On a installé des tentes pour la nuit, la réconforta Raido. Suis-moi, je t'y emmène.

Itami se laissa donc guider par Raido. Malgré l'obscurité naissante, les villageois de Konoha étaient encore majoritairement au travail. En passant près d'eux, Itami les regarda attentivement. Malgré la tâche à accomplir, malgré les événements du jour, il y avait des sourires, des rires même. De l'espoir.

Puis ils s'éloignèrent un peu, jusqu'à arriver à une mer de toiles de tente alignées à perte de vue. Itami laissa échapper un sifflement.

-Vous n'avez pas chômé.

-Tu m'étonnes ! Bon, je te laisse là ? Ça va aller ?

-Oh, oui. Je me trouve une tente et je m'effondre. Avec un peu de chance, je serai debout d'ici la semaine prochaine.

Raido pouffa discrètement puis hocha doucement la tête. Lorsqu'il reprit la parole, toutefois, il y avait une certaine gêne dans sa voix :

-Ok. Alors à plus.

Il sembla hésiter une seconde, puis il posa sa main sur son épaule. Le geste était simple, banal, et pas inhabituel. Au cours des années, il l'avait fait bien des fois. Il y avait eu, entre eux, plus de démonstrations d'affection que cette seule main sur son épaule. Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de nouveau dans ce geste-là. Quelque chose qu'aucun mot ne suffirait à dire.

-Content de savoir qu'on est tous les deux encore là, ma vieille.

-Moi aussi, sourit-elle. Moi aussi, Raido.


Il faisait nuit dehors et le calme était enfin tombé sur le champ de bataille. Ou sur le village. Elle n'arrivait pas vraiment à dissocier les deux et se demandait si elle y parviendrait de nouveau un jour ; si son village, l'endroit où elle était née et où elle avait grandi, serait à nouveau, un jour, Konoha, purement et simplement, plutôt que le lieu d'un carnage manqué, l'endroit où tant d'horreurs s'étaient déroulées, où tant de sang avait coulé, où ils étaient passés si près de la catastrophe et d'un point sans retour.

Elle était épuisée, à la fois physiquement et mentalement, et pourtant le sommeil ne voulait pas venir. Les scènes de la journée se rejouaient encore et encore sous son crâne, et elle les voyait défiler derrière ses paupières dès qu'elle fermait les yeux. Il lui semblait encore sentir les crocs déchirer les chairs de son bras. Elle avait l'impression de sentir encore les chakras des ninjas de Konoha disparaître brutalement. Alors parfois, dans le noir de sa tente, elle les cherchait au-dehors pour se rassurer, sans même ouvrir les yeux, juste pour les sentir palpiter dans la nuit, comme des petites flammes bien assurées.

Puis l'un de ces chakras se fit sentir à proximité, bien plus près que les autres.

Itami se redressa brusquement sur son matelas et tendit l'oreille. Elle entendit les bruits de pas, presque silencieux pourtant, qu'elle ne parvint à saisir que parce qu'elle y avait été entraînée la grande majorité de sa vie. Elle repoussa sa couverture et se leva, frissonna lorsque ses pieds nus touchèrent le sol froid, et se planta au milieu de la tente. La toile se souleva au niveau de l'entrée et une silhouette sombre se glissa à l'intérieur, laissant retomber la toile de tente sur son passage.

-Tu aurais pu frapper, fit-elle remarquer.

-À quelle porte ? rétorqua Kakashi.

-Ou prévenir.

-Je savais que tu ne dormirais pas. Pas après une journée pareille.

Il ne précisa pas à quel moment de la journée il faisait référence, mais peu importait : il avait raison. Preuve, s'il en fallait une, qu'il la connaissait par cœur.

-Que voulait Inoichi ? voulut-elle savoir.

-C'est encore le bordel, dehors, expliqua-t-il. Il y a beaucoup à faire… et peu de temps pour le faire. Il faut également se préparer au cas-où une nouvelle attaque surviendrait. Et il y a le problème de Tsunade, naturellement.

-Ils vont vouloir nommer un autre Hokage.

-Probablement, reconnut Kakashi.

-Mais ce n'est pas pour ça que tu es venu, reprit Itami.

Il esquissa un semblant de sourire sous son masque, dans l'obscurité. Aucune chance qu'elle puisse le voir, donc, et pourtant elle le devina, le sentit à la seconde de silence qui passa, à un petit quelque chose dans l'atmosphère. Elle sourit à son tour.

-Je n'aime pas laisser les choses inachevées, reprit-il alors.

-Toujours perfectionniste, commenta-t-elle avec amusement.

Puis il bougea.

Jusque-là, ils s'étaient tenus face à face, lui quelques pas devant l'entrée de la tente, elle devant lui, debout là où elle s'était arrêtée après s'être levée. Ils étaient restés immobiles, comme si, peut-être, chacun attendait que l'autre se décide. C'était presque un jeu. Voir lequel craquerait le premier.

Ce fut lui.

Kakashi tendit la main. Ses doigts frôlèrent sa joue, dessinèrent le contour de sa mâchoire puis, comme s'il s'était enfin décidé après une longue hésitation, il arrêta sa main, la posant doucement sur son visage. D'un geste presque inconscient, Itami appuya sa joue contre sa paume. Presqu'imperceptiblement, son pouce lui caressa la joue. Sa main libre se porta à son masque et le tira vers le bas, découvrant la ligne de sa mâchoire, le grain de beauté qu'il avait près de la bouche, le dessin de ses lèvres et l'extrémité de son nez.

Sans rien dire, Kakashi se pencha vers elle, et leurs lèvres se touchèrent de nouveau.

D'abord, ce fut moins enfiévré que sous la tente médicale, moins affamé - plus tendre. Puis les mains d'Itami se refermèrent sur les pans de sa veste et le tirèrent vers elle. Leurs corps entrèrent en contact et leur baiser se fit plus insistant. La main libre de Kakashi vint se poser dans le creux de ses reins pour la serrer contre lui.

Itami fit un pas en arrière, sans le lâcher, et leurs bouches se séparèrent un instant. Elle l'entraîna à sa suite et il se laissa faire, une étincelle dans le regard, puis se baissa de nouveau vers elle, et leurs lèvres se retrouvèrent naturellement.

Parce qu'il y avait quelque chose de juste dans ce moment. De normal. Quelque chose qui faisait sens. D'un coup, les pièces du puzzle se mettaient à leur juste place, le passé en valait la peine. Du sens, oui, c'était le mot juste.

Quelque chose de juste donc, de sensé, dans ses mains sur son corps, ses lèvres sur sa bouche et, bientôt, sa peau contre la sienne. Du sens. Chacune de ses courbes allait parfaitement avec les siennes, épousait les contours et les angles de son corps.

Elle se laissa emporter par ce tourbillon de lèvres, de mains, de contact obstiné. Elle ne sut jamais comment ils étaient passés de l'entrée de la tente au lit qui se trouvait au fond, mais, finalement, elle sentit le contact du matelas contre son dos nu, les lèvres de Kakashi glisser sur sa gorge, et voilà, c'était si… naturel. Facile. Comme s'il avait toujours été écrit que cela finirait par arriver, dès cet instant où ils s'étaient volontairement snobés dans la rue, dès ce moment où il lui avait demandé de devenir sa partenaire d'entraînement, dès le jour où elle avait tourné le dos à Konoha et était partie en emmenant un petit bout de lui-même avec elle. D'une certaine façon, tout ça, ils ne savaient pas trop comment, avait mené à cet instant, au poids de sa poitrine contre la sienne, à sa main accrochée dans ses cheveux.

Enfin.


[A/N: Enfin, c'est le cas de le dire ! Il nous aura fallu 35 chapitres pour en arriver là... J'espère que vous apprécierez ce nouveau chapitre et que vous serez toujours dans les parages pour le prochain !]