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Browston
Chapitre 26
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Lundi 26 juillet. Suite.
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Sharon se tourna a nouveau vers collègues, puis vers des amis.
" Le samedi, c'était consacré aux amis et collègues. Oui, parce que ses collègues étaient aussi des amis. Alors on faisait des soirées. On riaient, et ils refaisaient le monde à chaque fois. Vous auriez dû voir ça. Des policiers et des civiles débattant sur le monde. C'était trop drôle. "
Elle se tourna ensuite vers la famille du défunt.
" Le dimanche était consacré à la famille. Nous allions tous les dimanches voir ses parents. Et quelle fierté ils arboraient quand il leur racontait qu'ils avaient appréhendés des suspects. Il n'était pas qu'un simple homme, il était policier avant tout. Et moi, et bien, j'en suis fiers.
Il me manquera. Il me manque déjà depuis ce tragique événement. J'ai appris à vivre sans lui. Ça a été dur, mais j'y parviens peu à peu. Reste aux autres à suivre cette voie. Je sais que quelques collègues ont encore du mal à faire leur deuil et je suis là, s'ils ont besoin de moi. Comme je sais qu'ils seront là, si j'ai besoin d'eux. Mon mari aimait rire, aimait ses collègues, ses amis, sa famille, alors, merci de suivre son chemin et de faire de même que lui. Riez, chantez dans vos voitures, jouez, débattez, et surtout aimez vous les uns les autres."
La musique retentit est madame le commissaire vint plier le drapeau avant que Clint, Clarks, Matthews et Thompson saisirent le cercueil et le déposèrent sur la plateforme. Le cercueil était prêt à être enfouie. Chacun des policiers rejoignit son épouse, alors que Kate vint chercher Clint elle-même. L'homme s'effondra dans ses bras, alors le cercueil descendait à présent dans la terre. Les fleurs étaient ensuite déposées, puis tout le monde se retira alors que la musique continuait de sonner. Clint étant venu avec la voiture de Clarks, fut emmené par Kate dans la sienne. Elle ne voulait pas le laisser seul.
Chez Madame Remington m, seule, la famille et les proches, ainsi que Matthews, Thompson, Clarks, Erik, Clint et Hill étaient présent. De petit clans se formaient de ci et là. Tout le monde parlait du défunt ou profitaient de l'occasion pour prendre des nouvelles du reste de la famille.
Erik et Clint s'étaient mis à l'écart un moment. Ce fut à ce moment où Clint lui apprit que l'affaire était close et que Lang procédait à l'arrestation de Bretford. Clint avait senti son téléphone vibrer a cet instant, et il se doutait que c'était Pietro. Il finit la conversation avec son père puis regarda ses messages à l'abris des regards indiscrets.
" Comment ça va?
- Ça pourrait aller mieux
- Je me doute. T'es où? s'inquiéta tout de même Pietro.
- Toujours chez Remington.
- D'acc, tu restes chez moi ce soir?
- J'en sais rien.
- Mon père ne voudra pas que tu repartes à l'hôtel.
- Peut-être, mais, je sais pas si je vais dormir chez toi."
À peine avait fini de taper son SMS que madame le commissaire vint le voir.
" Comment allez-vous brigadier-chef ? demanda madame Hill.
- Madame le commissaire, je vais bien, merci, mentit Clint.
- Je voulais que vous sachiez que l'affaire suis son cours, nous sommes sur une piste, lui apprit-elle.
- Ah oui? Kaplan a un informateur c'est ça? supposa Clint.
- Peut-être bien, répondit la femme vaguement.
- Comment ça peut-être bien?
- On travaille dessus Barton.
- Kaplan a ses sources. Et il savait qu'on allait débarquer. On devrait creuser de ce côté là. Il connaît le tireur. Si on chope son informateur, on pourra coincer Kaplan et le connaissant, il nous livrera le tireur sans état d'âme si on l'accuse de meurtre, proposa Clint.
- C'est une bonne tactique mais je verrais, répondit elle seulement.
- Vous voulez jeter un œil à mes rapports? proposa tout de même Clint.
- C'est déjà fait Barton, l'informa t-elle.
- Ah... Vous m'en avez jamais parlé, souligna Clint.
- Vous n'êtes plus sur l'enquête Barton. L'enquête Kaplan n'existe plus. C'est l'affaire Remington maintenant. Et... C'est une enquête criminelle, vous n'y êtes plus affecté, lui apprit-elle telle une claque.
- Tout ça pour rien quoi? ! Des mois d'enquêtes pour rien... Laissez-moi jeter un oeil à votre enquête madame, supplia Clint.
- On verra va, Barton, on verra ça. En attendant reposez-vous un peu... Je sais combien c'est éprouvant, dit-elle ensuite.
- Mouais, je vais aller voir Lensherrs.
- Allez y."
Clint alla rejoindre Erik, qui semblait essuyer ses larmes, il s'assit à ses côtés.
" Erik... Ça va?
- C'est pas juste quand même non? répondit le plus vieux.
- C'est injuste, oui, ça aurait dû être moi.
- Non, ça aurait dû être quelqu'un de beaucoup plus vieux, déclara ensuite Lensherrs.
- De toi? C'est ça? Dis pas n'importe quoi. C'est moi qui l'est envoyé au casse pipe, marmonna Clint.
- Quel métier on fait... Des fois quand je vois ces connards, je me demande pourquoi on fait tout ça? On risque notre vie pour des petits cons comme ca. Remington était un idéaliste, et on peut vraiment dire qu'il est mort pour la patrie", prononça Erik alors que les larmes coulaient encore.
- Chuttt... Calme-toi,.. fit Clint qui avait du mal de voir son ami pleurer comme ça.
- Monsieur Barton? l'interpella Sharon.
- Madame Remington, répondit Clint en se levant.
- Merci d'être venu pour lui, je suis sure qu'il doit être ravi de vous avoir tous ici aujourd'hui, déclara t-elle en lui prenant le bras tout en l'emmenant vers le bar. Et n'oubliez pas. Vous devez lui rendre hommage en riant, et en chantant, pas en pleurant, Ajouta t-elle.
- C'est tellement dûre, avoua Clint les larmes aux yeux.
- Je sais... Mais faîtes votre deuil, Clint, vous n'y êtes pour rien, je vous l'assure. Il est parti maintenant, oubliez qu'il est mort de cette manière. Et puis il est mort sans souffrir vous savez, j'étais là à ses côtés. Il est parti dans son sommeil. Vivez pour lui, je vous en prie.
- Merci madame", fit Clint alors que Sharon partait voir d'autre convive.
Clint se servit un autre verre, cette conversation lui avait fait un peu de bien. Il s'éloigna et envoya un message à Pietro.
" Ton père a l'air aussi effondré que moi. Je l'ai jamais vu comme ça.
- J'ai l'impression que de te voir triste l'affecte d'autant plus.
- T'as peut-être raison, avoua Clint.
- Tu apprendras que j'ai souvent raison.
- Petit con.
- Moi aussi je t'aime, déclara subitement Pietro.
- Re, petit con."
Ce dernier message le fit sourire. Décidément cet homme le faisait toujours sourire dans n'importe quelle circonstance.
Les Lensherrs décidèrent de repartir et comme il l'avait prédit, Kate forca Clint à les suivre. Le dîner était silencieux, heureusement que Luna et Wanda étaient là, elles meublaient pour leur parents. Après ce repas très silencieux, Clint sorti un instant. Il s'assit sur le canapé du salon de jardin et profita de pianoter un message, alors que Kate et Erik leur préparaient une boisson chaude.
" J'ai dîné chez toi, je vais surement dormir ici, supposa Clint.
- Tu vois que j'ai toujours raison.
- Oui, c'est vrai, quand t'as pas tort, tacla Clint.
- Enfoirés.
- Petit con", répondit Clint souriant alors que le couple le rejoignait.
Le silence se prolongea également, tout le monde pensait à Remington. Clint buvait son café silencieusement devant le coucher de soleil et pensait également à Pietro. Il était d'un réconfort pour lui. Il ferma les yeux et repensa à ses lèvres sur les siennes. Qu'il avait tant aimé la texture et la douceur de celles-ci. Il avait de plus en plus de mal à résister à l'appel de son cœur. Il savait qu'il était tombé amoureux de ce garçon et qu'il ne pourrait plus résister longtemps. Il savait également que ce n'était pas bien d'être avec lui. Il était jeune, et c'était le fils de son meilleur ami, mais l'amour triomphait toujours de tout. Il était dans ses rêveries lorsque Kate l'interrompit.
" Je t'ai préparé la chambre d'ami, Clint.
- Ah... fit-il en ouvrant les paupières. Merci mais... Je vais rentrer.
- Reste là, je t'en prie, tu sais bien que ça ne nous dérange pas, insista t-elle.
- Je sais bien, Kate, ne t'inquiètes pas pour moi, je vais rentrer à l'hôtel, je vais pas me balader en tenue d'apparat demain matin", plaisanta Clint.
Erik acquiesça mais souligna tout de même.
" Bien que nous sommes très classe là dedans.
- C'est vrai. Bon..."
Clint se leva et Kate fut surprise qu'il s'en aille déjà.
" Tu t'en vas déjà?
- Il est 9h30 déjà. Je vais y aller. Ne t'inquiètes pas Kate et merci pour tout. Erik, à demain.
- A demain, bonne nuit.
- Bonne nuit. "
Clint se faufila hors de la demeure et se dirigea vers l'hôtel. En rentrant, il prit une douche, puis se mit dans son lit.
Dans les draps, Pietro venait de prendre place dans ses pensée. Même si Remington hantait toute ses nuits, Pietro prenait de plus en plus de place dans son coeur et dans ses pensées. Clint sortit brusquement des draps et passa un survêtement, Pietro lui manquait terriblement et il avait envie de le prendre dans ses bras, il avait envie de le serrer contre lui et de l'embrasser.
Il rejoignit sa voiture et fila vers la caserne. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait le mur, et savait maintenant où se trouvait la chambre du jeune homme. Il se glissa jusqu'à sa fenêtre et frappa au carreau.
Pietro semblait dormir et mit un peu de temps avant de réagir. Il fut surpris de voir Clint de l'autre côté de la vitre.
" Clint? Qu'est ce que tu fais là?" demanda t-il alors qu'il ouvrait la fenêtre.
Le brigadier chef se glissa dans sa chambre et ne répondit pas.
" Clint?" Réitéra le jeune, alors que le policier s'engouffra dans ses bras.
Pietro surpris, se laissa prendre, puis entoura le plus vieux et lui caressa doucement les cheveux, alors que Clint respirait l'odeur du cou du plus jeune. L'étreinte dura quelques minutes puis le policier releva les yeux. Il glissa sa main sur la nuque de Pietro et ses lèvres percuterent celles du jeune. Un long baiser s'en suivi. Un baiser sensuel et passionné. Pas un baiser chaste comme ils s'étaient déjà donnés. Non, ce baiser là, était sensuel, et bestial. Leur langues jouaient l'une contre l'autre, et leur dents s'entre choquaient tellement le baisers était intense.
Clint délaissa les lèvres du jeune pour aller les coller contre le cou du jeune qui gémit aussitôt. Pietro se laissa prendre la peau de son cou, alors qu'il reculait afin d'emmener le policier dans son lit. Clint l'en empêcha le serrant plus fort contre lui. Pietro était tout excité, Clint était enfin à lui. Il sentait que lui aussi en avait tout autant envie. Il se laissait dévorer le cou, alors que les mains de Clint se balladaient sur son dos et le bas de ses reins.
Clint, de son côté, avait envie de goûter la chaire et cessa ses caresses afin d'ôter le maillot du jeune homme et de continuer de pouvoir parsemer de baiser, d'autre partie de son corps.
Pietro fini par les faire pivoter, bascula Clint sur son lit et s'allongea sur lui afin de dévorer lui aussi son cou. Clint avait les yeux fermés et le Pietro pouvait entendre dû a ses gémissements qu'il aimait ça. Pietro avait attendu si longtemps pour pouvoir embrasser Clint où il voulait. Il en profita de ce fait, en enlevant également le maillot de Clint et continua de parsemer le policier de baiser sur ce buste qui n'avait pas eu beaucoup l'occasion de voir.
Clint de son côté, se laissait parsemer de baiser. Ça faisait bien longtemps que personne n'avait embrassé cette partie du corps, et à chaque baiser, des frissons lui parcouraient le corps. Ses bras enveloppaient tout de même le sokovien, il aimait sentir ce corps musclé contre lui. Il aimait sentir les muscles du dos de Pietro sous la pulpe de ses doigts. Il était tout excité par ce corps qui se languissait de lui.
Après avoir embrassé les pectoraux et les abdos de Clint, le jeune se glissa à nouveau au niveau de son visage et attrapa son menton dans la bouche. Clint sourit à ce geste, c'était une première pour lui. Pietro senti les lèvres de Clint s'étirer et cessa de l'embrasser afin de le contempler.
Clint finit par ouvrir les yeux, ne sentant plus les lèvres du pompier sur lui. Les garçons se sourirent pendant un moment, réalisant que tout deux étaient satisfait de cette issue.
" Tu vas finir par te faire prendre un jour, déclara Pietro.
- À faire le mur?
- Oui.
- Le risque en vaux la chandelle, répondit Clint.
- Je te manquerai de trop"
Sous entendu le jeune, alors que Clint acquiesça seulement puis caressa le visage de Pietro qui le regarda au dessus de lui.
" T'avais besoin de réconfort?" demanda Pietro.
Le policier acquiesça une nouvelle fois, puis attira le visage de Pietro contre son épaule. La main du brigadier se plaqua aussitôt dans les cheveux mi-long du pompier, glissant doucement entre ses mèches.
" Je savais que tôt ou tard, j'allais succomber à la tentation, avoua Clint.
- Je suis parfait, lanca le jeune.
- J'irais pas jusque là."
Pietro releva la tête et fronça les yeux tout en grimaçant, Clint pouffa de rire.
" Je ferais mieux de partir non? Avant de me faire choper.
- C'est agité en ce moment. On a pas mal de départ de feux.
- Comment va madame Kyle, au fait? Enfin Smith?
- Elle est stabilisée, elle a une fracture ouverte à la jambe, rien de trop grave. Ça aurait pu être pire. T'étais déjà sur l'enquête? s'intéressa le pompier.
- Ouais, depuis vendredi on est dessus. Je suis content qu'on ait réussi a boucler ça. Enfin qu'on, il s'est grillé tout seul. Bon... Tu m'envoie mon maillot? demanda Clint.
- Deux minutes..., Marmonna Pietro.
Clint sourit et obéit, sentant la joue de Pietro se poser contre sa clavicule.
Les deux minutes se transformèrent en dix, puis en vingt, puis Clint retenta à nouveau de s'éclipser.
" Cette fois, je ferais mieux d'y aller. En plus il se fait tard. Je bosse demain.
- Moi aussi, marmonna Pietro sans bouger.
- Allez vilain garnements, donne moi mon t shirt."
Pietro soupira, puis descendit du lit, il ramassa le t-shirt de Clint qui se mit sur ses pieds. Clint enfila son maillot avant que Pietro s'engouffra encore dans les bras de son amant.
" Je t'aime Clint, déclara le sokovien.
- Je sais Pietro..."
Clint caressa encore ses cheveux puis le jeune fini par se décoller et ouvrit la fenêtre.
" Monsieur", fit-il pour l'inviter à sortir.
Clint sourit et déposa un baiser chaste à Pietro avant de se glisser par la fenêtre.
